AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
EAN : 9782930223544
154 pages
Éditeur : Esperluète éditions (02/02/2005)

Note moyenne : 4.2/5 (sur 5 notes)
Résumé :

Gilgamesh, le puissant roi d'Uruk, est mourant. A son chevet, deux personnes : le scribe Sînleqe' unnennî et Shamat, la prêtresse, la femme aimée.

La mort proche fouette les mémoires et pose de terribles questions. Elle révèle le difficile retour à soi et à la vie qu'exigent les départs et les séparations. En donnant suite, par cette fiction, au texte traditionnel de l'épopée de Gilgamesh, qu'en tant que conteuse, elle raconta maintes foi... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
TINUSIA
  28 décembre 2014
Il était une fois. Il a été une fois, plutôt.
Gilgamesh.
Dont l'épopée fut écrite en trois mille quatre cents vers, et reprise un nombre incalculable de fois entre la fin du deuxième millénaire avant Jésus-Christ et 250 avant Jésus-Christ. Gilgamesh, peut-être dieu/peut-être homme, roi d'Uruk réputé pour son despotisme, personnage légendaire et mythologique.
Le propos de Myriam Mallié n'est pas de revisiter l'histoire de Gilgamesh dans un roman choral qui réunit au chevet du roi mourant, Sharnat – épouse, amante, prêtresse – et Sînleqe'unnennî – son fidèle scribe -. La chanson de Gilgamesh, Myriam Mallié l'a souventes fois contée. Elle porte ici un regard intime sur les trois protagonistes de son récit, sur leurs relations à eux-mêmes et entre eux. La mort proche oblige au retour à soi.
Sînleqe'unnennî va prendre la parole le premier et donner le ton au sujet de l'ouvrage : une longue réflexion sur la mort, l'amour, la vie. Ce sont trois monologues qui alternent, les voix de trois chants intérieurs qui se succèdent. « Je suis le scribe du roi. Moi qui aime passionnément écrire, je suis vide de mots », pense Sînleqe'unnennî en observant son souverain que la vie quitte lentement. Il regarde aussi Shamat qui assiste Gilgamesh dans ses derniers moments. Et il médite sur la vie de l'une, de l'autre et des deux, ensemble.
Shamat se penche sur sa propre vie : sa vie aux côtés de Gilgamesh. Et lorsqu'il est parti à la quête de l'immortalité, après la disparition d'Endiku, son double, son frère, son ami, sa vie loin de Gilgamesh. Il y est question ici de l'absence, du deuil, de la solitude. « La vie est une succession de départs. Tous intolérables. La résistance du coeur est incalculable ».
Gilgamesh se meurt, lui, l'être qui cherchait le secret d'une vie sans fin. Il revoit son parcours, ses excès, son orgueil, son outrecuidance. « Ma marche était rageuse. Mes pieds frappaient durement le sol. […] Je marchais avec une exaltation pleine de colère et de ressentiment ».
Trois soliloques.
Qui mènent à l'unisson aux mêmes questionnements.
En filigrane, le mystère des mots : la parole, l'écriture.
« Et moi, simple scribe, qui m'a donné ce pouvoir d'écrire les signes de la parole ? »
« Les animaux ont des langages, l'homme a la parole. L'homme est la forme qu'a choisie la parole pour exister »
« L'écriture est au dehors de nous. La parole est dedans »
« Les mots indociles, vivants, débordants, inutiles, je les écartais comme des mouches d'une main agacée. Mon ventre, et mes mains décidaient de mes actions et de mes choix. Pas les mots »
« L'écriture est un apprivoisement, une lutte parfois sauvage pour la tenir là, au plus près de soi »
Sînleqe'unnennî, le scribe, apprendra à Shamat, la prêtresse veuve, à graver les tablettes pour [qu'elle voit sa] douleur en quelque sorte sortir [d'elle] prendre chair ailleurs que dans [sa] chair. Sînleqe'unnennî transcrira la geste de son roi, glorifiera ses hauts faits, insculpera sa géhenne.
Sînleqe'unnennî qui sait que « la vie ne sert qu'à une chose : apprendre à perdre, à accepter ».
Une oeuvre qui donne à méditer sur les grandes questions de l'humanité, a écrit François Emmanuel, écrivain concitoyen de Myriam Mallié.
Lien : http://litterauteurs.canalbl..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
lacrocheteuse
  21 juillet 2014
Gilgamesh (roi) est mourant depuis le début jusqu'à la fin du livre. A son chevet, il y a deux personnes. le scribe et Shamat, la prêtresse, la femme aimée. Dans l'écriture, on sent que c'est une conteuse. Chaque personnage (le scribe et Shamat) raconte son histoire. Une impression d'un des plus vieux texte du monde. Incapacité de la part du scribe d'écrire. La question par rapport au pouvoir. Rapport homme-femme dans le livre.
Commenter  J’apprécie          00

Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
TINUSIATINUSIA   28 décembre 2014
Les mots indociles, vivants, débordants, inutiles, je les écartais comme des mouches d’une main agacée. Mon ventre, et mes mains décidaient de mes actions et de mes choix. Pas les mots
Commenter  J’apprécie          30
TINUSIATINUSIA   28 décembre 2014
Les animaux ont des langages, l’homme a la parole. L’homme est la forme qu’a choisie la parole pour exister
Commenter  J’apprécie          30
TINUSIATINUSIA   28 décembre 2014
Et moi, simple scribe, qui m’a donné ce pouvoir d’écrire les signes de la parole ?
Commenter  J’apprécie          30
TINUSIATINUSIA   28 décembre 2014
L’écriture est un apprivoisement, une lutte parfois sauvage pour la tenir là, au plus près de soi
Commenter  J’apprécie          20
TINUSIATINUSIA   28 décembre 2014
La vie est une succession de départs. Tous intolérables. La résistance du cœur est incalculable
Commenter  J’apprécie          20

autres livres classés : gilgameshVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Les Chevaliers d' Emeraude

Comment s'appelle la petite fille mauve qui est apporté par la reine de Shola ?

Magda
Kira
Anna
Louise

7 questions
273 lecteurs ont répondu
Thème : Les Chevaliers d'Émeraude, Tome 1: Le feu dans le ciel de Anne RobillardCréer un quiz sur ce livre