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EAN : 9782265097469
432 pages
Fleuve Editions (10/01/2013)
4.22/5   72 notes
Résumé :
Sur un coup de tête, Manuel Gemoni a traversé toute la Terre pour assassiner un obscur vieillard, qu’il ne connaissait même pas. Aux policiers venus l’arrêter, il n’a trouvé qu’une seule chose à dire : « Je l’ai tué parce qu’il m’avait tué ». Pour lui éviter la mort, le commissaire Amédée Mallock devra prouver la folie de Gemoni ou démontrer la parfaite véracité de sa déclaration.Depuis sa toute première journée de commissaire divisionnaire, Mallock a vieilli, mais ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (34) Voir plus Ajouter une critique
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lyoko
  05 janvier 2019
Très certainement le tome qui m'a le plus plu. Il m'a emmenée dans une contrée ou je ne pensais pas que le polar puisse m'emmener…
Mallock nous fait un aller/retour entre présent et passé, et nous montre l'ignominie humaine sans doute sous son plus mauvais jour, tout en reprenant une partie de notre histoire pas très glorieuse non plus.

L'imagination de l'auteur est fertile et franchement je me plais a suivre les aventures de ce commissaire hors norme. J'aime le personnage , son physique, sa franchise, ses peines, ses faiblesses, enfin Mallock a lui tout seul est un sacré personnage , très humain, très sensible. Et puis la petite touche de fantastique distillée avec soin apporte un atout franchement à ces polars assez sombres.
Et puis il faut que j'avoue que je reverrais de m'attabler avec ce Amédée qui semble maîtriser la cuisine a la perfection…. le temps doit s'arrêter , et on doit y passer un moment merveilleux.
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cannibalector
  22 août 2016
Un voisin prète à Manuel un DVD sur la République Dominicaine. En voyant un vieux dans le documentaire, il pète soudain un cable, part en Amèrique centrale, retrouve le vieux et le tue. Lors de son arrestation, il se justifiera en disant " je l'ai tué parce qu'il m'avait tuè".
Mallock est chargé de le rapatrier en France et va chercher à prouver son innocence.
Des rites vaudous à l'hypnose à distance en passant par la réincarnation, on se tape un grosse tartine de "pseudo surnaturel" saupoudrée de nazis trés trés méchants et d'une bluette à l'ancienne.
Ce roman m'a fait penser à des films comme " le sixieme sens" ou "les autres": soit on part dans le délire de l'auteur et on passe un agréable moment, soit on reste à quai et on s'ennuie.
Ce fut mon cas
Mais ce n'est que mon humble avis
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gruz
  07 avril 2013
Mallock, un nom qui claque comme un coup de fouet. Mallock, un nom que vous risquez de ne pas oublier.
Précision liminaire : le roman est présenté comme un thriller littéraire. « Littéraire » assurément, « thriller » ne me semble par contre pas adapté à cette histoire. Nous avons plutôt affaire à un polar, un roman noir qui sait prendre son temps. Donc si vous ne recherchez que votre dose d'adrénaline, ce roman n'est sans doute pas fait pour vous.
Le Cimetière des hirondelles est un polar mâtiné de fantastique qui vous réserve son lot de surprises.
La première chose qui marque à la lecture de ce roman est la qualité de son écriture, très au dessus du lot. A ça non, Mallock, n'est pas un scribouillard de plus.
A l'image de son chapitre d'introduction et de sa prose impressionnante (une vraie réussite et une formidable accroche), Mallock vous fera passer par de nombreux états. Son écriture sait être dure, sarcastique, violente, lyrique… En un mot, souvent jouissive.
Le roman nous fait également approcher un formidable personnage principal, mi-ours mi-tigre, auquel on s'attache très rapidement. Sacré bonhomme !
Sensation très étrange à la lecture de ce roman (surtout si vous avez eu le plaisir, comme moi, de croiser l'auteur lors d'une dédicace). Avec un pseudonyme identique au patronyme de son personnage principal, comment ne pas coller le visage et la personnalité de l'auteur sur le personnage de Mallock. le lecteur risque de ce demander qu'est ce qui s'inspire de l'auteur, qu'est ce qui vient de son imagination. Est-ce ça que l'on appelle le dédoublement de la personnalité ? Qui de l'oeuf ou de la poule ? Mais je fantasme sans doute .
Une chose est donc certaine, Mallock (le personnage) est effectivement sacrement attachant. Ours mal léché, parfois caractère de cochon, avec les fulgurances d'un tigre qui cache au fond une réelle sensibilité. Une vraie ménagerie ambulante, ce Mallock !
Écorché, tantôt désespéré, tantôt d'une force de caractère inouïe, Mallock est un vrai beau personnage de fiction (que de fiction ? Je m'y perds dans cette affaire).
L'histoire à elle seule est passionnante, rehaussée par la verve, l'éloquence et la gouaille de l'auteur.
Une histoire dont il serait criminel d'en donner les tenants et les aboutissants. Une histoire, parfois violente, émouvante et souvent étonnante. Une histoire qui navigue entre plusieurs eaux : enquête exotique, science de pointe, Histoire et fantastique. Mélange détonnant, souvent étonnant, pas toujours de qualité égale, mais qui se place dans le haut du panier de la production actuelle.
Scénario étonnant, belle écriture, fin inattendue : dites, vous attendez quoi pour vous plonger dans ce bouquin ?
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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belette2911
  24 février 2014
Si une hirondelle ne fait pas le printemps, ce n'est pas un cimetière rempli de cet oiseau qui y fera quelque chose… Pourtant, ce roman faussement étiqueté "Thriller" a soufflé un petit vent agréable de printemps lors de ma lecture.
Ce qui n'était pas gagné d'avance parce que, si le début était enchanteur et prenant, la suite a soufflé le froid et le chaud.
Le rythme a diminué lorsque Mallock est entré en scène en République Dominicaine pour tenter de comprendre quelle guêpe avait bien pu piquer Manuel Gemoni, homme honnête et frère d'un membre de son équipe, à traverser le monde pour aller loger des balles dans un vieillard et dire ensuite "Je l'ai tué parce qu'il m'avait tué".
Oui, j'ai eu du mal au départ à me faire au personnage assez spécial du commissaire Amédée Mallock.
Les plus perspicaces d'entre vous auront remarqué que le nom du personnage est le même que celui de l'auteur. Ceci est en fait un pseudo, tout comme Frédéric Dard signait "San-Antonio" ses romans avec son personnage.
Mais ce n'est pas cela qui m'a dérangé au départ : c'est la manière dont le roman était rédigé qui m'en a empêché, les "Pour un Mallock" et autre "Avec un Mallock" n'y furent pas étrangers, comme si "Mallock" était une profession ou une race de chien policier.
Ces quelques exaspérations du "un" sont vite passées et le talent d'écriture de l'auteur a réussi à me faire apprécier ce gros ours qui se la joue parfois comme un dictateur égocentrique (il engage lui-même ses collaborateurs, les mets sur l'affaire qu'il décide et son équipe, elle est la meilleur et bosse à "Fort Mallock").
Ensuite, entre Mallock et moi, le courant a commencé à passer, je l'ai sondé un peu plus, examiné ses blessures, tenté de le comprendre, me suis forcée à le faire parler un peu plus, je l'ai caressé dans le sens du poil et ni une ni deux, j'ai su mieux apprivoiser l'ours Mallock au point que j'ai envie de suivre ses autres aventures policières.
L'auteur manie la plume différemment des autres, utilisant des tournures de phrases plus complexes, plus poétiques, bref, son style d'écriture est recherché, son vocabulaire assez riche, assez poussé, mais cette recherche d'écriture n'empêche pas le livre de se laisser lire et ne le ralentit pas.
Si l'enquête pourrait en rebuter plus d'un allergique au "non rationnel" de par la tournure qu'elle prend durant tout le livre, je peux les rassurer en leur disant que de l'irrationnel peut surgir du tangible.
Il s'est imposé dans mon esprit comme un flash : bon, sang, mais c'est bien sûr… Oui, j'ai compris avant le dénouement final ! le plaisir était double d'avoir trouvé un indice capital. Yes ! Pour une fois que je trouve…
J'ai aimé aussi ce livre pour le mélange entre l'enquête à notre époque et la seconde guerre mondiale, le deux enquêtes se mariant à merveille, décuplant notre envie de tout savoir, de tout comprendre, rassasiant notre curiosité avec parcimonie.
Impossible ensuite de lâcher ce livre !
De plus, discuter avec l'auteur fut un bénéfice non négligeable. Alors que ma lecture était en cours, j'ai appris que si c'était un récit de fiction, il était additionné de certains éléments qui étaient véridiques et ajoutaient un cachet supplémentaire au roman : le personnage de Mister Blue (un mélange de deux personnes), le magasin d'ambre en République Dominicaine, le bar aussi, le resto du Camp David, la collection de voitures de Trujillo… Toutes ces choses que l'auteur avait vue lors de sa reconnaissance dans le pays.
Un "Thriller" qui ne mérite pas son nom, certes, mais qui vaut plus que cette appellation, un roman plus noir, plus sombre, plus fouillé.
Un rythme lent, recherché, une immersion dans toute l'enquête, un personnage central qui ne se donne pas au premier venu, un commissaire qui devrait parfois écouter les autres, un homme bourru mais avec un coeur d'artichaut.
Ah, si le commissaire avait pensé à "Gilette", toute son enquête en aurait été changée… Pour le plus grand malheur du lecteur qui serait passé à côté d'un récit des plus étonnant.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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Bibliozonard
  02 juillet 2013
Synopsis
Amédée Mallock, commissaire au 36 quais des Orfèvres, s’impose un vol pour San Dominge (République Dominicaine). Mission : prendre en charge le rapatriement de Manuel Gemoni en France. C’est le frère de son petit doigt, le capitaine Julie Gemoni (membre du Fort Mallock). Le commissaire prend l’affaire à cœur ouvert. Manuel, agrégé d’archéologie, enseignant chercheur au Collège de France, du jour au lendemain ; après le visionnage d’un documentaire, quitte la maison, s’envole pour la République Dominicaine et assassine Tobias Darbier, un vieil homme qu’il ne connaissait ni d’Ève ni d’Adan.
Impression
La scène d’ouverture intrigante et sanguinaire captive instantanément. Le lecteur pénètre une porte immense et béante où il entend une histoire, il s’en laisse conter avec plaisir et n’a d’autre choix que de s’enfoncer dans l’obscurité. Il ingurgite cette délicatesse déguisée. Celle-ci suscitant en lui une sorte d’émoi, le poussant à un voyeurisme macabre et l’incitant à passer au chapitre suivant.
Car ces mots, Mesdames et Messieurs – S’il veut tuer cet homme, ce vieillard immonde, c’est qu’un jour Darbier l’a tué, lui, Manuel Gemoni – assujettissent le lecteur !
Un mot sur Amédée Mallock :
« Entre Cyrano et Don Quichotte, Mallock était inadapté à son époque et à la terre tout entière. Il avait vu l’hypocrisie et le mensonge triompher, le discours des justes devenir inaudible, mais il n’en continuait pas moins à se battre pour sauver les châteaux de sable de l’avancée des vagues. Grand empereur du paradoxe et roi de l’oxymore, Mallock conjuguait dans un même cœur orgueil modeste, larmes et armes, tendre dureté, empathie et misanthropie ». (p34)
Il pourrait être Charles Ingalls, calme, romantique, amoureux, passionné. Et au-delà de ça, il frôle un Nietzsche enfermé à l’hosto, un Patrick Bateman en devenir, car sur le point de « péter une durite ». Il est intelligent, un niveau social honorable, dangereux, prêt à exploser. La perte de sa dulcinée et de son fils a inexorablement poussé Mallock à nager dans sa tristesse, boire la tasse dans sa rage contenue, plongé en apnée dans sa vie entre deux eaux. Il oscille entre la folie et la compassion. Le sage Amédée murmure au bouillonnant Mallock, l’image est complète. Une enquête à l’image du gaillard : Entre le soleil étouffant des îles, sous 41 °C et l’hiver laiteux, à - 10 °C dans Paris.
L’histoire est découpée en trois parties :
Livre I : Dans les chapitres suivants l’accroche initiale, la première centaine de pages donc, le commissaire prend la température, il constate et confirme la culpabilité évidente de Manuel. Aussi improbable cela soit-il pour un professeur d’archéologie réputé honnête et non violent, considéré comme le « Gandhi » de la famille. Amédée découvre L’île, son histoire dictatoriale à laquelle la victime a activement participé, et s’entretient à qui de droit pour la mise en place du rapatriement de Manuel. Mallock ne peut rien proposer pour dénouer la situation de son ami… Tout l’accuse, c’est limpide et suffisant pour la police locale. Il patauge, il dort éveillé. Il aura un premier entretien avec Manu, après plusieurs jours d’attentes.
Surviennent un coup de théâtre et une fin de première partie mystique. Le tout est étrange, a l’odeur de rumeur, d’antilogique et d’histoires vraies… C’est une énigme qui promet d’être succulente pour le doux et amer commissaire.
Livre II : Vous tabasse la sensibilité, vous assistez impuissant à une croissance non pondérée de l’horreur, la torture, mai ’44… On partage le brouillard du Mallock entre cauchemars, illusions et rationnel, la brutalité à chaque instant de toute époque… et peut-être au-delà des frontières du réel.
Livre III : Vous recevez comme une claque l’augmentation dans l’intensité de la devinette macabre, question pour un triste champion, Mallock doit se recadrer... Le lecteur doit connaître la fin même si ça fait mal.
Un beau coup de dé quelque part où il le faut même si cela ne change rien aux exactions innommables perpétrées par des fous, subies et tatouées au plus profond de chaque individu concerné. L’histoire ne nous corrige pas, mais il est possible de cultiver l’espoir et l’empathie parfois pour sucrer l’amère eau de vie qui nous hypnotise…
Un petit bout de + ou - : (que je voudrais évoquer sans trop en dire...)
. Le "coup" du médaillon, un peu attendu, place à un mouvement du destin ou de la coïncidence qui tombe à pic. Mais le lecteur qui a bien suivi attend l’apparition de la chose. Mallock savait, d’après les faits en sa possession, ce qu’il en était, lui et ses collègues auraient pu se diriger sur cette piste en premier, et ils auraient été fixés. L’extase du moment "..." serait restée intacte s’ils avaient trouvé l’objet au même moment que ... LISEZ LE LIVRE …
. Comment a été prise en charge la sécurité de Manuel après l’hôpital ? Il y a un petit blanc, rien de dramatique. La question est en suspens… N’est-ce pas trop allégé ?
L’auteur s’inscrit dans la lignée des auteurs français (et une Belge !) phares dans « la thriller mania » qui anime les passionnés et pour qui, Fleuve Noir se coupe en quatre : citons Franck Thilliez, Karine Giebel et Barbara Abel. Leur particularité, chacun à leur manière, c’est d’élaborer une idée novatrice, un texte aéré, fluide, des lectures rapides. En général, le principe est identique, la longueur des chapitres ne dépasse pas la dizaine de pages. Il y a une utilisation d’une technique qui consiste à incruster un élément intriguant supplémentaire au compte goutte afin d’accentuer et contrôler l’impatience et l’agitation du lecteur. Cela provoque une lecture effrénée teintée de rage nostalgique (mince ! C’est fini), de compassion (oh ! Le ou la pauvre) et d’esprit de vengeance partagée (bien fait pour ta pomme !). Dans « Le cimetière des hirondelles », l’histoire est plus centrée sur l’action, la centralisation sur le comportement d’un personnage clé (Mallock), sur le développement d’une idée divertissante et fine que sur la profondeur de l’état de la société. Au final, la manœuvre huilée propose un moment divertissant, effrayant, étonnant et idéal pour tout moment de pause, que ce soit en vacance sur une île, au ski, ou simplement à la maison. Et pour boucler la boucle, la couverture aguichante fonctionne très bien avec l’ensemble des ouvrages proposés. Un beau commerce, certes, mais surtout, et c'est le plus important, cohérent et fidèle aux attentes des lecteurs férus de ce type de matière. Un concept qui séduit et fonctionne très bien.
« Chaque livre peut se lire séparément, les histoires étant totalement indépendantes, ou bien dans l’ordre chronologique, afin de mieux suivre l’évolution des personnages récurrents. Plus d’info sur mallock.fr » (mention au début livre).
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Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   04 janvier 2019
De son côté, Krindel recensé comme l'un des officiers les plus "tarés", appartenait aux divisions SS. et Dieu sait que ces derniers avaient eu une formidable dotation en matière de psychopathes.
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emi13emi13   23 novembre 2014
« Entre Cyrano et Don Quichotte, Mallock était inadapté à son époque et à la terre toute entière. Il avait vu l’hypocrisie et le mensonge triompher, le discours des Justes devenir inaudible, mais il n’en continuait pas moins à se battre pour sauver les châteaux de sable de l’avancée des vagues.
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zofiamiuzofiamiu   25 août 2015
Ours raffiné, il a de frêles poignets avec, au bout, comme greffées, des paluches de boucher. Des yeux fiévreux comme des pierres précieuses éclairent un visage moitié Nick Nolte moitié Depardieu, avec la même masse de cheveux blonds, un nez indéfini et une bouche fine. Son corps d’un mètre quatre-vingt et ses cent kilos, plus proche de celui de l’Américain, ne seront pas de trop pour résoudre cette invraisemblable histoire. Lui qui aime bien maîtriser son environnement et le déroulement de ses enquêtes se prépare à des journées éprouvantes. L’énigme invraisemblable que Manuel Gemoni s’apprête à lui poser aura bien besoin de deux ou trois commissaires pour en venir à bout.
Ça tombe bien, Mallock est plusieurs.
+ Lire la suite
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collectifpolarcollectifpolar   19 mai 2021
La clim de l’avion bat tous les records.
Amédée se redresse pour tourner le bouton de la ventilation avec ses gros doigts. Ours raffiné, il a de frêles poignets avec, au bout, comme greffées, des paluches de boucher. Des yeux fiévreux comme des pierres précieuses éclairent un visage moitié Nick Nolte moitié Depardieu, avec la même masse de cheveux blonds, un nez indéfini et une bouche fine. Son corps d’un mètre quatre-vingts et ses cent kilos, plus proche de celui de l’Américain, ne seront pas de trop pour résoudre cette invraisemblable histoire. Lui qui aime bien maîtriser son environnement et le déroulement de ses enquêtes se prépare à des journées éprouvantes. L’énigme invraisemblable que Manuel Gemoni s’apprête à lui poser aura bien besoin de deux ou trois commissaires pour en venir à bout.
Ça tombe bien, Mallock est plusieurs.
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Amnezik666Amnezik666   15 janvier 2014
Mais qu’est-ce que c’est que cette société de merde, se mit à grogner Mallock, où l’on ne pouvait plus rouler, manger, fumer ou travailler tant qu’on peut, et dire toutes les vérités qu’on veut, les mots qui nous viennent ? C’était quoi ce putain de purgatoire, où les Hommes, nivelés par le bas, ne vivaient plus qu’émasculés, assistés, assurés, botoxés, lobotomisés, loto-misés, liposucés, flashés ? Putain de vie molle, où on allait, queue baissée, autocensurés, à petits pas comptés, chercher ses recommandés ou les résultats, dûment remboursés, de sa coloscopie !
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Vidéo de  Mallock
Lecture de la Quatrième de couverture sur un nouveau montage et une nouvelle musique… Pour l'essentiel : prises de vues personnelles (faites au iPhone) et musique de Alan Singley) © Mallock.
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