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EAN : 9782265097469
432 pages
Éditeur : Fleuve Editions (10/01/2013)

Note moyenne : 4.23/5 (sur 63 notes)
Résumé :
Sur un coup de tête, Manuel Gemoni a traversé toute la Terre pour assassiner un obscur vieillard, qu’il ne connaissait même pas. Aux policiers venus l’arrêter, il n’a trouvé qu’une seule chose à dire : « Je l’ai tué parce qu’il m’avait tué ». Pour lui éviter la mort, le commissaire Amédée Mallock devra prouver la folie de Gemoni ou démontrer la parfaite véracité de sa déclaration.Depuis sa toute première journée de commissaire divisionnaire, Mallock a vieilli, mais ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
lyoko
  05 janvier 2019
Très certainement le tome qui m'a le plus plu. Il m'a emmenée dans une contrée ou je ne pensais pas que le polar puisse m'emmener…
Mallock nous fait un aller/retour entre présent et passé, et nous montre l'ignominie humaine sans doute sous son plus mauvais jour, tout en reprenant une partie de notre histoire pas très glorieuse non plus.

L'imagination de l'auteur est fertile et franchement je me plais a suivre les aventures de ce commissaire hors norme. J'aime le personnage , son physique, sa franchise, ses peines, ses faiblesses, enfin Mallock a lui tout seul est un sacré personnage , très humain, très sensible. Et puis la petite touche de fantastique distillée avec soin apporte un atout franchement à ces polars assez sombres.
Et puis il faut que j'avoue que je reverrais de m'attabler avec ce Amédée qui semble maîtriser la cuisine a la perfection…. le temps doit s'arrêter , et on doit y passer un moment merveilleux.
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cannibalector
  22 août 2016
Un voisin prète à Manuel un DVD sur la République Dominicaine. En voyant un vieux dans le documentaire, il pète soudain un cable, part en Amèrique centrale, retrouve le vieux et le tue. Lors de son arrestation, il se justifiera en disant " je l'ai tué parce qu'il m'avait tuè".
Mallock est chargé de le rapatrier en France et va chercher à prouver son innocence.
Des rites vaudous à l'hypnose à distance en passant par la réincarnation, on se tape un grosse tartine de "pseudo surnaturel" saupoudrée de nazis trés trés méchants et d'une bluette à l'ancienne.
Ce roman m'a fait penser à des films comme " le sixieme sens" ou "les autres": soit on part dans le délire de l'auteur et on passe un agréable moment, soit on reste à quai et on s'ennuie.
Ce fut mon cas
Mais ce n'est que mon humble avis
Commenter  J’apprécie          342
gruz
  07 avril 2013
Mallock, un nom qui claque comme un coup de fouet. Mallock, un nom que vous risquez de ne pas oublier.
Précision liminaire : le roman est présenté comme un thriller littéraire. « Littéraire » assurément, « thriller » ne me semble par contre pas adapté à cette histoire. Nous avons plutôt affaire à un polar, un roman noir qui sait prendre son temps. Donc si vous ne recherchez que votre dose d'adrénaline, ce roman n'est sans doute pas fait pour vous.
Le Cimetière des hirondelles est un polar mâtiné de fantastique qui vous réserve son lot de surprises.
La première chose qui marque à la lecture de ce roman est la qualité de son écriture, très au dessus du lot. A ça non, Mallock, n'est pas un scribouillard de plus.
A l'image de son chapitre d'introduction et de sa prose impressionnante (une vraie réussite et une formidable accroche), Mallock vous fera passer par de nombreux états. Son écriture sait être dure, sarcastique, violente, lyrique… En un mot, souvent jouissive.
Le roman nous fait également approcher un formidable personnage principal, mi-ours mi-tigre, auquel on s'attache très rapidement. Sacré bonhomme !
Sensation très étrange à la lecture de ce roman (surtout si vous avez eu le plaisir, comme moi, de croiser l'auteur lors d'une dédicace). Avec un pseudonyme identique au patronyme de son personnage principal, comment ne pas coller le visage et la personnalité de l'auteur sur le personnage de Mallock. le lecteur risque de ce demander qu'est ce qui s'inspire de l'auteur, qu'est ce qui vient de son imagination. Est-ce ça que l'on appelle le dédoublement de la personnalité ? Qui de l'oeuf ou de la poule ? Mais je fantasme sans doute .
Une chose est donc certaine, Mallock (le personnage) est effectivement sacrement attachant. Ours mal léché, parfois caractère de cochon, avec les fulgurances d'un tigre qui cache au fond une réelle sensibilité. Une vraie ménagerie ambulante, ce Mallock !
Écorché, tantôt désespéré, tantôt d'une force de caractère inouïe, Mallock est un vrai beau personnage de fiction (que de fiction ? Je m'y perds dans cette affaire).
L'histoire à elle seule est passionnante, rehaussée par la verve, l'éloquence et la gouaille de l'auteur.
Une histoire dont il serait criminel d'en donner les tenants et les aboutissants. Une histoire, parfois violente, émouvante et souvent étonnante. Une histoire qui navigue entre plusieurs eaux : enquête exotique, science de pointe, Histoire et fantastique. Mélange détonnant, souvent étonnant, pas toujours de qualité égale, mais qui se place dans le haut du panier de la production actuelle.
Scénario étonnant, belle écriture, fin inattendue : dites, vous attendez quoi pour vous plonger dans ce bouquin ?
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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belette2911
  24 février 2014
Si une hirondelle ne fait pas le printemps, ce n'est pas un cimetière rempli de cet oiseau qui y fera quelque chose… Pourtant, ce roman faussement étiqueté "Thriller" a soufflé un petit vent agréable de printemps lors de ma lecture.
Ce qui n'était pas gagné d'avance parce que, si le début était enchanteur et prenant, la suite a soufflé le froid et le chaud.
Le rythme a diminué lorsque Mallock est entré en scène en République Dominicaine pour tenter de comprendre quelle guêpe avait bien pu piquer Manuel Gemoni, homme honnête et frère d'un membre de son équipe, à traverser le monde pour aller loger des balles dans un vieillard et dire ensuite "Je l'ai tué parce qu'il m'avait tué".
Oui, j'ai eu du mal au départ à me faire au personnage assez spécial du commissaire Amédée Mallock.
Les plus perspicaces d'entre vous auront remarqué que le nom du personnage est le même que celui de l'auteur. Ceci est en fait un pseudo, tout comme Frédéric Dard signait "San-Antonio" ses romans avec son personnage.
Mais ce n'est pas cela qui m'a dérangé au départ : c'est la manière dont le roman était rédigé qui m'en a empêché, les "Pour un Mallock" et autre "Avec un Mallock" n'y furent pas étrangers, comme si "Mallock" était une profession ou une race de chien policier.
Ces quelques exaspérations du "un" sont vite passées et le talent d'écriture de l'auteur a réussi à me faire apprécier ce gros ours qui se la joue parfois comme un dictateur égocentrique (il engage lui-même ses collaborateurs, les mets sur l'affaire qu'il décide et son équipe, elle est la meilleur et bosse à "Fort Mallock").
Ensuite, entre Mallock et moi, le courant a commencé à passer, je l'ai sondé un peu plus, examiné ses blessures, tenté de le comprendre, me suis forcée à le faire parler un peu plus, je l'ai caressé dans le sens du poil et ni une ni deux, j'ai su mieux apprivoiser l'ours Mallock au point que j'ai envie de suivre ses autres aventures policières.
L'auteur manie la plume différemment des autres, utilisant des tournures de phrases plus complexes, plus poétiques, bref, son style d'écriture est recherché, son vocabulaire assez riche, assez poussé, mais cette recherche d'écriture n'empêche pas le livre de se laisser lire et ne le ralentit pas.
Si l'enquête pourrait en rebuter plus d'un allergique au "non rationnel" de par la tournure qu'elle prend durant tout le livre, je peux les rassurer en leur disant que de l'irrationnel peut surgir du tangible.
Il s'est imposé dans mon esprit comme un flash : bon, sang, mais c'est bien sûr… Oui, j'ai compris avant le dénouement final ! le plaisir était double d'avoir trouvé un indice capital. Yes ! Pour une fois que je trouve…
J'ai aimé aussi ce livre pour le mélange entre l'enquête à notre époque et la seconde guerre mondiale, le deux enquêtes se mariant à merveille, décuplant notre envie de tout savoir, de tout comprendre, rassasiant notre curiosité avec parcimonie.
Impossible ensuite de lâcher ce livre !
De plus, discuter avec l'auteur fut un bénéfice non négligeable. Alors que ma lecture était en cours, j'ai appris que si c'était un récit de fiction, il était additionné de certains éléments qui étaient véridiques et ajoutaient un cachet supplémentaire au roman : le personnage de Mister Blue (un mélange de deux personnes), le magasin d'ambre en République Dominicaine, le bar aussi, le resto du Camp David, la collection de voitures de Trujillo… Toutes ces choses que l'auteur avait vue lors de sa reconnaissance dans le pays.
Un "Thriller" qui ne mérite pas son nom, certes, mais qui vaut plus que cette appellation, un roman plus noir, plus sombre, plus fouillé.
Un rythme lent, recherché, une immersion dans toute l'enquête, un personnage central qui ne se donne pas au premier venu, un commissaire qui devrait parfois écouter les autres, un homme bourru mais avec un coeur d'artichaut.
Ah, si le commissaire avait pensé à "Gilette", toute son enquête en aurait été changée… Pour le plus grand malheur du lecteur qui serait passé à côté d'un récit des plus étonnant.

Lien : http://thecanniballecteur.wo..
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emi13
  24 novembre 2014
Manuel Gemani homme sans histoire regarde la T.V. Une idée lui passe par la tête, il doit aller tuer la personne qu'il découvre lors du reportage qu'il est en train de regarder .Il part à l'aube sans le dire à sa jeune femme Kiko ni à leur petite-fille. Il erre pas mal de temps avant de trouver la personne qu'il a vu à la T.V Malgré ses gardes du corps il arrive à abattre l'individu le commissaire Amédée Mallock va devoir mener l'enquête mais il sait qui est coupable de ce crime .Rapatrié en France pour son procès bien des choses vont se passer, Cet homme sans histoire va retourner dans sa vie ultérieure au début du siècle, manigance ? Vérité ? Sous hypnose il va révéler bien des choses sur sa vie antérieure . Peut-on avoir plusieurs vies ? Comment résoudre cette enquête ? le commissaire et ses cinq fidèles ne vont pas toujours comprendre, mais heureusement il y a une fin.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
lyokolyoko   04 janvier 2019
De son côté, Krindel recensé comme l'un des officiers les plus "tarés", appartenait aux divisions SS. et Dieu sait que ces derniers avaient eu une formidable dotation en matière de psychopathes.
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emi13emi13   23 novembre 2014
« Entre Cyrano et Don Quichotte, Mallock était inadapté à son époque et à la terre toute entière. Il avait vu l’hypocrisie et le mensonge triompher, le discours des Justes devenir inaudible, mais il n’en continuait pas moins à se battre pour sauver les châteaux de sable de l’avancée des vagues.
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zofiamiuzofiamiu   25 août 2015
Ours raffiné, il a de frêles poignets avec, au bout, comme greffées, des paluches de boucher. Des yeux fiévreux comme des pierres précieuses éclairent un visage moitié Nick Nolte moitié Depardieu, avec la même masse de cheveux blonds, un nez indéfini et une bouche fine. Son corps d’un mètre quatre-vingt et ses cent kilos, plus proche de celui de l’Américain, ne seront pas de trop pour résoudre cette invraisemblable histoire. Lui qui aime bien maîtriser son environnement et le déroulement de ses enquêtes se prépare à des journées éprouvantes. L’énigme invraisemblable que Manuel Gemoni s’apprête à lui poser aura bien besoin de deux ou trois commissaires pour en venir à bout.
Ça tombe bien, Mallock est plusieurs.
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Amnezik666Amnezik666   15 janvier 2014
Mais qu’est-ce que c’est que cette société de merde, se mit à grogner Mallock, où l’on ne pouvait plus rouler, manger, fumer ou travailler tant qu’on peut, et dire toutes les vérités qu’on veut, les mots qui nous viennent ? C’était quoi ce putain de purgatoire, où les Hommes, nivelés par le bas, ne vivaient plus qu’émasculés, assistés, assurés, botoxés, lobotomisés, loto-misés, liposucés, flashés ? Putain de vie molle, où on allait, queue baissée, autocensurés, à petits pas comptés, chercher ses recommandés ou les résultats, dûment remboursés, de sa coloscopie !
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zofiamiuzofiamiu   25 août 2015
Tu sais, à force d’appeler les aveugles non-voyants, les sourds non-entendants, on devoir baptiser les cons, non-comprenants, et les hétéros, non-enculants, et pourquoi pas les Blacks, non-Blancs ?
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Vidéo de  Mallock
Lecture de la Quatrième de couverture sur un nouveau montage et une nouvelle musique… Pour l'essentiel : prises de vues personnelles (faites au iPhone) et musique de Alan Singley) © Mallock.
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