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EAN : SIE285905_787
Éditeur : Hachette (01/01/1958)

Note moyenne : 3.71/5 (sur 7 notes)
Résumé :
Geneviève de Mussidan n'a pas eu une enfance heureuse. Fille d'un gentilhomme et d'une simple ouvrière, elle est exposée à vivre dans des conditions difficiles. Mais elle aura sa revanche. L'histoire de Geneviève et de sa lutte courageuse contre un entourage hostile est bien faite pour passionner de jeunes lectrices...
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Aelyse
  30 août 2013
"Hector Malot, vends-moi du rêve!" pensais-je en ouvrant ce petit volume de la bibliothèque verte. Parce que Malot, c'est surtout "Sans famille", Rémi le petit poissard, la pauvreté, le courage, toutes les émotions de l'enfance... Un livre que j'ai lu des dizaines de fois avec le même plaisir. Enfant, il est passionnant; adulte, il devient drôle (franchement, ce pauvre Rémi a été marabouté, ce n'est pas possible de collectionner les malheurs comme ça).
J'ai lu "En famille" aussi, c'était pas mal mais il ne m'a pas laissé un souvenir impérissable. Donc, "La petite soeur", c'est parti! de la misère crasse, un enfant malheureux mais honnête et courageux, vas-y!
"L'une de ces maisons avait eu, au moment de sa construction, des prétentions à l'élégance, mais ce n'était plus qu'une bicoque suant la misère."
OUI VAS-Y HECTOR, DONNE TOUT!
Et là, boum patatras. Déception. le résumé disponible sur internet laisse de côté toute la première partie du livre (soit un quart du livre tout de même), ce qui est plutôt déstabilisant quand on cherche une Geneviève et qu'on trouve une Angélique. Je répare cette injustice de suite car je suis dévouée:
Angélique, une jeune ouvrière, honnête et courageuse, sans famille (*clin d'oeil appuyé*), gagne bravement sa vie comme repriseuse. Elle vient au secours de son voisin, un certain M. Passereau, qui est en fait le Comte de Mussidan, un crétin désargenté qui ne survit que dans l'attente d'un hypothétique héritage, dilapide chaque sou sur lequel il tombe, et est bêtement en train de mourir de faim. le Comte a de la superbe et du bagoût, et il s'incruste chez Angélique à tous les repas. Aveuglée par la prestance de son invité, elle ne s'en rend pas compte ou presque, d'autant plus qu'elle est en train de tomber amoureuse de ce singulier personnage... Elle se serait sans doute fait plumer comme une oie blanche si la tante dont M. de Mussidan convoite l'héritage ne forçait celui-ci, par un tour de passe-passe à base de "si tu le fais tu auras une rente, si tu ne le fais pas tu n'auras rien, tra la la", à épouser la belle ouvrière.
Brusque saut dans le temps: la deuxième partie se déroule dix ans plus tard, où nous découvrons la petite Geneviève, fruit de cette union boiteuse. C'est une charmante enfant, talentueuse, douce, de santé un peu fragile et très attachée à sa mère. Avoir un crétin de père qui ne juge les autres qu'en fonction de leurs revenus et court toujours après l'héritage de la vieille tante n'apporte cependant pas un grand soutien dans la vie, et elle aura bien besoin de toutes ses qualités et du soutien aimant de sa mère pour se sortir des quelques épreuves qu'elle devra affronter.
Tout ça n'est pas très enthousiasmant. Les Mussidan ne sont pas riches et doivent faire illusion, mais ne vivent pas dans une misère crasse non plus. Angélique trouve toujours des ressources insoupçonnées de volonté pour s'opposer à son mari, pile quand il le faut. Geneviève est au final plutôt inactive pour une héroïne, puisqu'elle dépend pour beaucoup des actions de sa mère et de son prétendant. Elle se contente donc d'accepter bravement son sort et d'avoir confiance en l'avenir, et de gagner l'affection des autres par son coeur pur, bla bla bla. Et puis voilà les épreuves, quoi: va-t-elle aller ou pas en pension (OHMONDIEU), va-t-elle ou pas décrocher un prix au Conservatoire (OUH OUH), va-t-elle ou pas épouser l'homme de ses rêves (INEDIT).
Je vais encore avoir l'air d'une sadique, mais ça manque de drames, ça manque de rebondissements, ça manque d'aventures. Encore une fois, la jeune héroïne ne rêve que de se marier, et pas d'atteindre le statut d'artiste que son premier prix de Conservatoire (ouh, je vous ai spoilés!) lui permettait pourtant d'espérer, ou d'utiliser intelligemment la fortune qu'elle ne manquera pas d'avoir. Elles sont où, mes tragédies? Y'a même pas un chien qui meurt pour nous tirer la larmichette, bon sang!
Je me suis ennuyée comme un rat mort (ah bah le voilà, mon animal mort, en fait). Ca se lit, c'est sûr, mais ce n'est pas transcendant, ni même passionnant. Des histoires comme ça, il y en a des millions dans toutes les bibliothèques jeunesse du monde.

Tu m'as déçue, Hector.
Lien : http://cequejenlis.canalblog..
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antoinefacebook
  11 mai 2013
J'aimé:
Faire la connaissance des conditions pour marier les fillettes de 15 ans du XIXe siècle. Un peu intéressante l'histoire avec le Compte de Mussidan, un véritable bon à rien qui fait tout pour ne pas travailler maintenant il attend le décès de sa tante millionnaire pour hériter sa fortune...
Pas aimé:
Selon moi le roman n'est pas si dramatique ou palpitante, seulement un peu émouvant avec une conclusion ou final trop "rose".
Commenter  J’apprécie          43

Citations et extraits (1) Ajouter une citation
antoinefacebookantoinefacebook   01 mai 2013
Il n'y a pas besoin de connaître les gens pour leur tendre la main, quand ils sont malheureux et qu'ils ont besoin de nous
Commenter  J’apprécie          20

Video de Hector Malot (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hector Malot
L'écrivain Michel Bussi explique le titre de son roman "Sang famille", depuis la référence au roman d'Hector Malot à la symbolique du sang. En savoir plus sur le livre "Sang famille" : https://bit.ly/2HM6K04
« Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l?obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches. Je vais mourir ici. C?est une certitude. Une seule question me hante, la dernière : jusqu?où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s?ils pouvaient en arracher les souvenirs qu?ils convoitent ? Tout est allé si vite, à peine quatre jours. Je n?étais alors qu?un adolescent parmi d?autres. Un orphelin. C'est du moins ce qu'on avait toujours voulu me faire croire? »
+ Lire la suite
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