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EAN : 9782070514045
351 pages
Éditeur : Gallimard Jeunesse (03/02/2000)
4.05/5   21 notes
Résumé :
Rémi n'a qu'une dizaine d'années mais sa vie est déjà bien mouvementée : enfant abandonné, recueilli par des paysans, il est cédé à un saltimbanque, Vitalis. Les voilà partis avec leur petite troupe d'animaux savants sur les routes de France... Mais le sort s'acharne contre eux. Une longue errance commence alors pour Rémy, semée de rencontres, bonnes et mauvaises, de coups durs et d'espoirs insensés... Rémy parviendra-t-il enfin à retrouver ses vrais parents ?
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
deidamie
  29 décembre 2018
« Bonjour les Babélionautes ! Aujourd'hui, on entretient la magie de Noël avec Sans famille, d'Hector Malot.
-Quoi ? Cette oeuvre qui t'apprend les joies de la dépression dès l'école primaire ? Elle va être belle, la fin de l'année.
-Et oui !
Or donc Rémi coule des jours heureux, bien que fort pauvres, chez la douce et aimante mère Barberin. Hélas, les vaches se font encore plus maigres (il faut même vendre la seule de l'étable) et Barberin, revenant de Paris, vend Rémi à un musicien ambulant, Vitalis. le petit garçon, le coeur déchiré, part donc sur les routes et apprend le métier d'amuseur de rue.
-Aaaaaargh.
-Quoi encore ?
-Je me souviens de la série. Qu'est-ce que c'était triste !
-Hé bien, pas tant que ça, justement, et j'ai retrouvé ce que j'éprouvais déjà dans mon enfance. Cette oeuvre me rassurait.
-Ah bon ?
-Mais oui. Bien sûr que certains passages font pleurer, certes, mais le positif l'emporte toujours : Rémi se retrouve presque seul, il est vrai, mais Vitalis lui a appris à être indépendant, il peut donc se débrouiller seul. Pour la petite fille qui ne savait rien faire de ses dix doigts, c'était rassurant de lire « on peut être enfant et apprendre à savoir ». On peut être un enfant tout seul et apprendre à survivre. J'adorais lire ça petite, j'adore toujours aujourd'hui.
-Bon, Déidamie, on va pas se le cacher, hein. Ce qui aide aussi à faire passer la pastille, c'est le caractère de Rémi. Toujours confiant, il ne rumine ni ne se plaint jamais, ne récrimine pas, montre un courage à toute épreuve, zéro malice dans ses actes… encore un môme comme il n'en existe pas.
-C'est vrai qu'il se montre peut-être un peu trop parfait pour qu'on y croie tout à fait. En revanche, j'ai trouvé sa soif d'amour touchante. Rémi est incapable de s'épanouir sans amour ni amis, et j'ai trouvé bellement écrit l'effet que produisent sur lui l'entente et l'attention que les êtres se portent entre eux. Cet amour s'étend aux animaux qui l'accompagnent, bien sûr, et englobe aussi les objets qui l'entourent. le texte reste sans cesse plein de tendresse.
-Ou de niaiserie, hein, ça dépend du point de vue… Et comme c'est rédigé au XIXe siècle, on y trouve donc le plus pur style bloc de béton…
-Pas du tout. Certes, Rémi s'exprime dans un français élégant et accessible. On sent dans cette prose le style « monsieur cultivé qui raconte son histoire dans son fauteuil », un peu comme Dickens avec de grandes espérances, un enfant ne s'exprimerait pas de la sorte. Peu importe.
Le texte est beau, Hector Malot a particulièrement soigné le rythme de chaque phrase pour qu'elle sonne juste et bien, en alignant bien nettement différentes propositions qui n'alourdissent pas la narration, au contraire : elles la développent, elles racontent l'histoire et les cheminements émotionnels de Rémi ou expriment la pensée avec précision. Bref, la syntaxe se révèle à la fois complexe et d'une merveilleuse clarté, c'est un délice à lire. le texte ne chante jamais faux. du bonbon pour la langue.
-Moi, je trouve quand même qu'il exagère un peu avec les animaux et ce qu'ils sont en mesure de comprendre… le coup du « que le voleur sorte des rangs », j'y crois pas une seconde.
-Hem… oui... Pas faux… mais peut-être que le réalisme compte moins que le lien exceptionnel entre Vitalis et ses animaux. Là encore, le roman se montre limpide : les animaux ne sont pas considérés comme des sous-êtres méprisables ; il importe de les traiter avec amour et respect. Les chiens et le singe ne représentent pas seulement des gagne-pains, ils sont aussi des amis, des « compagnons » avec lesquels on partage également les bons et les mauvais jours.
J'ai pris grand plaisir à relire Sans famille. Il y aurait également à dire sur l'idéal d'une vie, sur la fierté de Vitalis et la liberté merveilleuse d'aller où l'on veut, sans autre maître que soi-même avec une troupe d'amis, mais je préfère m'arrêter là. Nous risquons de craquer, parce que nous y pensons depuis le début du roman et de cette critique, et sans doute vous aussi…
-… Venez avec nous dans nos aventures
Plus on est de fous et moins la vie est dure
Je suis sans famille et je m'appelle Rémi*…
-Trop tard. Désolées. Vraiment désolées !
-Ah non, "désolée" au singulier s'il te plaît. Moi, j'assume mon maléfisme et je mets des chansons dans la tête des gens sans remords aucun. Bon bout d'an à toulmonde ! Et n'oubliez pas : Ma famille à moi, c'est celle que j'ai choisie*… »
*Extrait du générique de la série animée.
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anne-7
  23 décembre 2012
Rémi enfant trouvé vit chez Madame Barberin où il passe la plupart de son enfance jusqu'au moment où le mari de celle-ci revient dans son foyer et décide de vendre Rémi à un artiste ambulant du nom de Vitalis. Celui-ci accompagné de sa petite troupe va acceuillir le jeune garçon et ils parcourent les routes et les villes et villages de France.
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La31
  03 mars 2019
Ce livre qui date de 1878 a eu une grande diffusion ce qui a permis à beaucoup d'enfants de connaître l'histoire de Rémi, l'enfant trouvé, et du saltimbanque Vitalis, accompagné de ses chiens savants.
Belle histoire émouvante à travers le XIXe siècle sans pitié.
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yuya46
  19 juin 2015
C'est vrai que c'est un roman touchant mais je n'ai pas réussi à être convaincu par l'histoire. Cet enfant qui vit dans la misère mais qui positive et reste heureux malgré tout. C'est vrai que le XIXème est une autre époque inconnue pour moi mais je n'ai pas eu plus que ça d'attachement à ce personnage. Même s'il est poli, gentil, intelligent... j'avais l'impression que cela sonnait faux. Et tous les malheurs qui l'accablent, c'est impossible pour un seul enfant de subir autant en si peu de temps.
Non je suis désolée, j'ai eu beaucoup de mal avec ce livre, j'espère que le tome suivant me touchera plus.
Lien : http://www.yuya.fr/chronique..
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
Dionysos89Dionysos89   05 juillet 2012
Ne voulant point pousser à bout l'exaspération de l'agent, j'appelai Joli-Coeur; mais celui-ci n'était point en disposition d'obéissance, ce jeu l'amusait, il continua sa promenade en courant, et m'échappait lorsque je voulais le prendre.
Je ne sais comment cela se fit, mais l'agent, que la colère aveuglait sans doute, s'imagina que j'excitais le singe, et vivement il enjamba la corde.
En deux enjambées il fut sur moi, et je me sentis à moitié renversé par un soufflet.
Quand je me remis sur mes jambes et rouvris les yeux, Vitalis, survenu je ne sais comment, était placé entre moi et l'agent qu'il tenait par le poignet.
- Je vous défends de frapper cet enfant, dit-il; ce que vous avez fait est une lâcheté.
L'agent voulu dégager sa main, mais Vitalis serra la sienne.
Et, pendant quelques secondes, les deux hommes se regardèrent en face, les yeux dans les yeux.
L'agent était fou de colère.
Mon maître était magnifique de noblesse; il tenait haute sa belle tête encadrée de cheveux blancs et son visage exprimait l'indignation et le commandement.
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deidamiedeidamie   29 décembre 2018
Montre-moi ton chien, je dirai qui tu es. Le brigand a pour chien un gredin; le voleur, un voleur; le paysan sans intelligence, un chien grossier; l'homme poli et affable, un chien aimable.
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Video de Hector Malot (3) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Hector Malot
L'écrivain Michel Bussi explique le titre de son roman "Sang famille", depuis la référence au roman d'Hector Malot à la symbolique du sang. En savoir plus sur le livre "Sang famille" : https://bit.ly/2HM6K04
« Tel un soleil brutal, la lumière du phare des Enchaînés inonde la pièce. Une seconde à peine. Puis l?obscurité reprend le dessus, simplement percée du halo des lampes torches. Je vais mourir ici. C?est une certitude. Une seule question me hante, la dernière : jusqu?où sont-ils prêts à aller pour me faire avouer ? A fouiller ma mémoire, comme s?ils pouvaient en arracher les souvenirs qu?ils convoitent ? Tout est allé si vite, à peine quatre jours. Je n?étais alors qu?un adolescent parmi d?autres. Un orphelin. C'est du moins ce qu'on avait toujours voulu me faire croire? »
+ Lire la suite
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