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ISBN : 2070315835
Éditeur : Gallimard (21/10/2004)

Note moyenne : 2.7/5 (sur 10 notes)
Résumé :
« Ce qui me fascine dans mon aventure, c'est la marche sur le mur entre la vie et les grandes profondeurs annonciatrices de la mort. C'est aussi le souvenir de ces profondeurs. "Les réanimés ne se souviennent de rien" (de rien, mais de conversations entre les médecins !). La rencontre avec la part de l'homme qui marche, geint ou hurle quand la conscience n'est pas là.
J'ai été conscient de ne plus savoir où j'étais -, d'avoir perdu la terre. Pas d'autre doul... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Aurel82
  30 mars 2017
Je dois avouer que c'est un livre complexe. André Malraux nous livre une oeuvre entre souvenirs et présent, voire même, peut-on parler de délires dus à sa maladie. J'ai eu quelques difficultés mais cela reste une belle lecture néanmoins.
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Alexiss
  17 septembre 2011
J'ai lu "La condition humaine" il y a bien longtemps. Et comme Malraux est un auteur incontournable qui couvre, comme Sartre, un demi siècle d'histoire, j'ai lu ce récit. Il me semble que ça parle d'un homme, Malraux, qui a des visions, ceci sur fond de deuxième guerre mondiale. ça se lit bien, c'est bien fait, mais ça ne m'a pas laissé de souvenirs imprérissables. Je m'attendais en fait à mieux. Je n'ai pas trop compris où il voulait en venir. C'est sans doute à lire en replaçant la sortie du livre dans un contexte historique.
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Fleuryne
  21 février 2016
Délire tourmenté d'un malade qui mèle son passé et son présent. Retour sur la guerre, sur la mort...
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AdrasteAdraste   23 août 2013
- Ce qui commence à disparaître, c'est la formation de l'homme. La science peut détruire la planète, elle ne peut pas former un homme. Les sciences humaines le montrent à merveille. L'Homme n'est pas ce qu'elles posent, mais ce qu'elles cherchent. Ce qui rendait compte du monde avait formé les hommes - en se formant, si je puis dire. Pas seulement les religions: le Romain, qui éblouit l'Europe depuis la Renaissance jusqu'à Napoléon, n'était pas un type religieux.
- Pourquoi n'apprendraient-ils pas à se former tout seuls ?
- L'homme occidental reste informe parce qu'il attend. La science,en tant que croyance et non en tant que science, est croyance en une explication future du monde. Et les Occidentaux ont toujours l'air de croire qu'ils vont remplacer les Croisades par l'instruction civique. La formation de l'homme passe par le type exemplaire:saints, chevalier, caballero, gentleman, bolchevik et autres. L'exemplarité appartient au rêve, à la fiction, c'est la science-fiction.
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Aurel82Aurel82   22 mars 2017
La mort qui tourne autour de moi me livre à ceci, qui me parvint, il y a trente ans, de l'autre côté de la vie.
Le mot : convulsion me hante. Le texte que je corrige depuis onze jours pourrait le prendre pour titre? Pourtant sa violence s'éloigne (non son égarement). J'avais envie d'ajouter à ce récit les souvenirs qu'il appelle aujourd'hui en moi.
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AdrasteAdraste   23 août 2013
Mon aumônier du Vercors connaissait seulement ce que lui avaient enseigné le séminaire de Lyon (jamais il n'était venu à Paris) et un sacerdoce d'une inaltérable charité du cœur. C'est lui qui avait baptisé les Juifs à tour de bras parce "qu'il en resterait toujours quelque chose". L'histoire de l'attaque de la Vistule l'avait frappé de stupeur. Lorsque je lui avais envoyé Les Karamazov, en lui signalant l'importance que beaucoup d'entre nous donnions à la phrase d'Ivan: " Si le monde permet le supplice d'un enfant par une brute, je ne m'oppose pas à Dieu, mais je rends mon billet", il m'avait écrit: C'est un terrible problème, puisque c'est le problème du Mal... Mais le Mal n'est pas plus fort que la Rédemption, la Rédemption est plus forte que le Mal." Moi qui ne crois pas à la Rédemption, j'en suis venu à penser que l'énigme de l'atroce n'est pas plus fascinante que celle de l'acte le plus simple d'héroïsme ou d'amour. Mais le sacrifice, et le Dieu du Christe ne serait pas Dieu sans la crucifixion.
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AdrasteAdraste   23 août 2013
Comment peut-on s'habituer à une attente intolérable ? pendant douze jours, j'ai attendu la décision des médecins; depuis que je suis ici, j'attends, en griffonnant des notes illisibles, l'effet du traitement, ou son échec. Si je dois mourir cette fois, mourir aura-t-il consisté à attendre ? Nous pensons aux maladies comme à des drames; certaines sont des somnolences - des somnolences dont on ne s'éveille pas.
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Aurel82Aurel82   22 mars 2017
Nous connaissons assez ce qui s'est passé ce jour là, pour l'imaginer ; de ce qui s'est passé ensuite, il ne reste rien. Les souvenirs publiés cessent à l'ambulance ; n'espérons pas en découvrir après soixante ans. En Alsace, à la fin de 1944, on ne connaissait plus les noms des survivants de Bolgako. L'Histoire efface jusqu'à l'oubli des hommes ; cette fulguration s'est aussitôt dissipée dans le néant des jours de guerre, car le second régiment, car le second régiment, qui montait en ligne avec les ambulances, a enfoncé la ligne russe.
Il ne reste rien de l'événement. Pour trouver sa lueur surhumaine, la fulguration devait-elle s'effacer? Sinon, ne serait-elle pas perdue dans les récits de délires, de saouleries ou de paniques, que les nations n'aiment guère à retenir?
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Vidéo de André Malraux
E.Couly reçoit Bénédicte Vergez-Chaignon au Panthéon pour sa biographie de Jean Moulin: "Jean Moulin l'affranchi" aux Éditions Flammarion. Chez Jean Moulin, la grandeur allait de soi, écrit André Malraux vingt ans après sa disparition. Vingt-cinq jours clés, vingt-cinq journées particulières ont façonné le destin du grand résistant, dont la vie fut tragiquement écourtée à 44 ans. Une vie magnifiée par la passion et l?amour de la liberté. Mais aussi par le devoir. Né en 1899 à Béziers dans une famille unie et très attachée aux valeurs humanistes, Jean Moulin s?engage à servir la république à travers ses fonctions dans l?administration. Tour à tour sous-préfet, préfet, puis attaché ministériel, il agrémente ses loisirs de sa passion pour l?art, affûte son talent de dessinateur dans les colonnes des grands journaux. Il aime la vie parisienne ; les nuits des années folles au c?ur de la capitale font son enchantement. Est-ce auprès des artistes qu?il a appris à regarder le monde? Avant l?Espagne et le Front populaire, le 6 février 1934 lui ouvre les yeux sur l?histoire en marche. L?historienne Bénédicte Vergez-Chaignon éclaire les «grandes heures» de ce parcours où l?on découvre un homme pétri d?enthousiasme, amoureux, un grand sportif passionné de voitures, d?avions, de ski, que son goût certain pour le bonheur et une haute conception de ce que devait être la France ont encouragé à défendre ses valeurs, à résister ? naturellement.
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