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ISBN : 2070344665
Éditeur : Gallimard (05/06/2008)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Il y avait Césaria. La vie de Césaria, le bruit de ses talons sous les réverbères, les chasseurs autour d'elle et le chant sacré à l'intérieur. Il y avait Milan Klovisevitch, dit Clovis. Roi déchu. Trahi. Dix ans de taule et la vengeance à venir pour seule nourriture. Et puis, il y a eu la rencontre. La fusion. La passion qui ne s'explique pas. Entre ces deux êtres l'étincelle - de celles qui font exploser un univers. Ou qui le créent...
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Critiques, Analyses et Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
Seraphita
  10 mars 2012
Césaria. Si elle avait pu choisir, elle aurait été une fille d'Ipanema. Mais Dieu l'a faite homme. Alors elle s'emploie au mieux à réparer l'erreur originelle. Clovis, lui, est un homme. Les erreurs, il connaît, sa vie en est remplie. Il sort de prison, avec un projet vissé au corps, mûrement ressassé durant une dizaine d'années de taule. La route de Césaria et Clovis se croise, au carrefour de l'improbable. Une rencontre sous le signe des étoiles, scintillantes de majesté, mais froides et résolument lointaines…
Une rencontre improbable de deux êtres en quête d'un ailleurs : l'intrigue semble assez classique. Une rencontre qui permet à la fois de construire un ailleurs miroitant, mais qui détruit dans le même temps puisque l'ailleurs se dérobe sans cesse. Marcus Malte sait emmener son lecteur au fond de la noirceur, tout en lui permettant, parfois de saisir une forme de beauté dans l'amour inconditionnel que Césaria porte à Clovis. Une beauté cependant vite tempérée par la lueur de folie qui brille dans ses yeux.
Un roman à la noirceur dérangeante, mais aussi fascinante. Sa force réside dans le sens des dialogues et d'une mise en scène presque théâtralisée. « Carnage, constellation » : deux astres qui s'attirent, s'approchent, dans un jeu de forces contraires, jusqu'à l'explosion finale.
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bdelhausse
  22 août 2014
Le style de Marcus Malte est tout à fait spécifique. Cette violence, cette agressivité, cette force brute relèvent d'un procédé efficace pour déstabiliser le lecteur.
On est choqué au départ. Mais au bout de 30-50 pages, on se lasse quelque peu. A ce stade, je me suis rendu compte que je m'étais peu à peu habitué à ce style et que j'avalais les pages sans le moindre problème. On finit même par être sensible à la poésie acérée et vitriolée dans les situations les plus glauques. Il y a un style, une signature.
Reste le récit proprement dit. Rien de bien original, en fait. le roman noir dans ce qu'il a de plus simple. de plus dépouillé. C'est un peu court, jeune homme, dixit Cyrano... On sent aussi à de multiples reprises la dilution du propos. Marcus Malte allonge la sauce pour mieux intensifier son récit. L'effet est net et sans bavure, cela marche. Mais je suis peu sensible à cet artifice d'écriture.
A la fin de la lecture, la question se pose donc... la forme peut-elle primer sur le contenu dans un polar? Personnellement, je répondrai non. D'autres pourraient cependant s'en satisfaire.
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Malahide75
  12 août 2015
Césaria a mis quelques années avant de se trouver. En chemin, elle a aussi trouvé Dieu. Mais aussi importantes soient-elles, ces deux rencontres ne valent rien comparées à celle de Clovis.
Pour Clovis, plus qu'une rencontre, ce sont des retrouvailles, une réunification… une évidence…
Pour le couple, plus grand que la somme de ses parties, une nouvelle vie peut commencer. Reste quelques détails à régler… de petites choses à clarifier… Trois fois rien…
« Carnage, constellation », un titre magnifique qui résume bien ce roman : une météorite flamboyante, aussi éphémère que brûlante, aussi funeste qu'éblouissante.
Le style de Marcus Malte, vif et pénétrant, dépeint avec justesse l'amour fou et aveugle et la recherche de plénitude. L'amour maudit aussi.
Un roman comme un feu d'artifice, plein de fureur et d'éclairs lumineux et colorés.
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EmilieAFDL
  16 mars 2019
Définitivement, si on m'avait vendu ce livre en me disant que c'est l'histoire d'un travesti qui grimpe dans une Jaguar et rencontre l'amour, jamais je ne l'aurais acheté (je ne sais d'ailleurs plus comment on me l'a vendu, mais bravo) mais c'est ainsi que ce roman commence. Alors on est un peu dépaysé, sceptique aussi et on attend de voir. Pourtant, il y avait cette intuition qui me chuchotait à l'oreille que j'allais voir ce que j'allais voir, ça allait grave envoyer ! Ça ne pouvait être autrement. Parce que dans l'étrangeté de ce début de roman, l'étrangeté des personnages, de l'histoire et de l'écriture, il y avait quelque chose de puissant, une espèce de potentiel flagrant. Et parce que Césaria le travesti et Clovis l'ex-taulard, ont des destin, histoire et personnalité très atypiques, j'ai voulu savoir. J'ai été curieuse de découvrir la réunification de ces deux personnages loin de tout clichés, de toutes constructions qu'il m'a été donné de voir dans les romans, ces deux personnages qui n'auraient jamais dû se rencontrer (et me rencontrer), ne venant pas du tout du même milieu. J'ai voulu voir comment ils allaient s'aimer.
Alors on va se calmer un peu parce que romantique, ce livre ne l'ai pas du tout. Oh oui Césaria possède bien des étoiles plein les yeux et certainement que l'on croise, ici et là, des instants de grâce propres aux relations amoureuses ; mais quelle violence aussi, quelle agressivité dans cette histoire d'amour, cette histoire de vengeance, cette histoire tout court ! Quelle noirceur dans ces deux âmes qui se cherchent, peinent à se trouver, se poursuivent, se fuient pour se rattraper, se repoussent pour mieux s'épouser ; ces deux personnages qui s'aiment, tout simplement. Mais dans ce roman, rien n'est simple et surtout pas les personnages qui sont un fabuleux mélange de douceur et de violence, tout en contradiction et en complémentarité qui choquent et s'entrechoquent.
Le tout est magnifié par l'écriture, par l'auteur de cette histoire absolument hors norme qui donne de l'éclat à cette obscurité constante qui plane sur le livre, les vies, les gens et le lecteur.
Carnage, constellation est noir, pessimiste, bouleversant. Il ne laisse pas indemne, il bouscule et touche mais pas forcément les choses auxquelles on s'attend en lisant la quatrième de couverture. Ce livre n'est pas une histoire d'amour banale intégrée à un roman noir. C'est un roman noir, point, même et surtout dans l'histoire d'amour.
J'ai trouvé beaucoup de profondeur dans cette intrigue a priori simple mais qui en fait ne l'est pas, renforcée par la complexité des personnages qui la compose. J'y ai trouvé de la poésie, de la violence, de la noirceur et beaucoup d'amour. le tout a en effet donné une histoire qui envoie grave.
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xgalaup
  07 juin 2008
Césaria s'est trouvée en travelo. Elle vit harmonieusement entre ses quelques clients de passage et Dieu. Après dix ans de prison, Clovis sort et n'a qu'une obsession : se venger de celui qui l'a balancé. Ce ne serait que les ingrédients classiques d'un polar si l'amour inattendu et inimaginable entre ses deux personnages n'explosait pas les cadres du récit qui vire au noir et précipite les destins vers une impasse sombre. Comme tout amour romanesque, le leur s'affermit des obstacles, des accidents et des impossibilités. Clovis a du mal à accepter d'aimer un homme même merveilleusement devenue femme. L'intensité de leurs désespoirs et la violence des péripéties font basculer leurs sentiments dans la folie puis dans la mort. Ce roman noir est une tragédie antique d'une grande force.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
Malahide75Malahide75   12 août 2015
Il pense qu’ils se ressemblent. C’est fou. Le même regard. Sitôt qu’ils débarquent, une heure à peine après avoir posé le premier pied sur la dalle en béton. Même si c’est la première fois. Une heure avant de sortir, ils se ressemblent encore.
Moins d’une heure, à présent.
Le gros, le maigre, le jeune, le vieux, le Blanc comme le Noir, comme l’étranger, coupable ou présumé tel. Le même regard, tout est là. Quelle que soit leur peine. Il y a l’abandon dans ce regard. Celui qu’ils ont subi. Il y a toujours un abandon, quelque part, aussi loin qu’on remonte, dissimulé sous une forme ou une autre, sous le couvert d’un chiffon crade ou d’une tapisserie d’Aubusson.. Qu’importe. C’est-ce qui transparaît au fin fond de leurs yeux : quand ? Comment ? Pourquoi ?… Ils cherchent encore à comprendre. L’abandon et cette sorte d’étonnement qui forcément l’accompagne. Tout le reste n’est que crânerie. Le gros bras, les durs, les habitués : pareil. Ils se ressemblent, tous, comme les moutons d’un même troupeau.
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Pixie-FlorePixie-Flore   20 mars 2015
- "Celui qui hait son frère est dans les ténèbres, il marche dans les ténèbres, et il ne sait où il va, parce que les ténèbres ont aveuglé ses yeux"... Viens, murmure Césaria. C'est fini. Maintenant, il sait. Il suffisait qu'il sache. Si tu pardonnes, tu seras grand. La grandeur d'un roi. Tu seras vainqueur. Ses genoux fléchiront devant toi. Pour lui la honte et le remords, pour lui l'Enfer. Laisse-le-lui. Rien ne le relèvera. Il en mourra...
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Malahide75Malahide75   12 août 2015
« Césaria… Césaria… » Il a prononcé son nom, plusieurs fois, sur un ton grave. « Césaria… » Le nom d’une déesse superbe émergeant des mers chaudes du Brésil ; pris au hasard d’un magazine. Que des couleurs vives : le bout de sa langue rose frôlant l’intérieur des incisives, le blanc entrevu, le rouge de ses lèvres qui se décollent et se recollent comme les valves d’un cœur irrigué de sang. « Césaria… Césaria… » Le miroir se couvrait de buée. Césaria s’est détourné. Il a pris son sac à main, et puis elle est sortie.
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ArlieRoseArlieRose   28 août 2018
L'appartement est à l'image de son occupant. Il y a quelque chose de définitivement brisé et c'est l'enfoncement inéluctable, la progression lente vers le fond de l'abîme. Le pire, c'est d'en être conscient, et de faire avec.
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bdelhaussebdelhausse   22 août 2014
En montant dans cette Jaguar, Cesaria ignorait qu'elle allait rencontrer l'amour fou. Et la mort comme un petit jardin. (p.45)
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