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André Juillard (Illustrateur)
ISBN : 2361561778
Éditeur : Le Monde (26/06/2014)

Note moyenne : 2.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Le téléphone a sonné. Plusieurs fois. On disait qu'il y avait un type en ville avec un lézard d'un mètre de long ou plus encore... et ça n'avait pas l'air d'un canular.
Même s'il n'est pas interdit de promener ce genre de bestiole en laisse, la population commençait à s'inquiéter. Alors le shérif a voulu voir lui-même, et la situation s'est compliquée.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
LeScribouillard
  13 février 2018
Mes aïeux, qu'il était bien, le festival de Clermont ! Surtout la séance polar, où ils m'ont offert un petit bouquin, seulement...
- Eh ! C'est pas moi qui devais faire cette chronique ?
- Mais qui t'es, toi ?
- Je suis ta 35e personnalité, c'est pas ton jour, normalement.
- Attends, tu es sûr ? On avait pourtant planifié, pour éviter les cafouillages...
- J'ai paumé l'agenda.
- Dis donc, c'est toi qui squatte le cerveau à quatre heures du matin ? J'ai vu un peu à quoi tu pensais, ehh ben...
- Dis donc, tu peux te taire ? On est sur Babelio ! Il y a des gens qui veulent voir une critique, pas un schizophrène qui s'auto-fait une prise de bec !
- Bon, bon... *Court silence.*
- Et sinon, tu l'as lu, "Les cow-boys" ?
*Musique de Nexus VI. Les lettres "REVIEW BREAK" apparaissent en gros sur l'écran de l'ordinateur sur un fond de l'espace infini.*
- Alors je voulais te dire, j'étais plutôt enthousiaste ! D'abord, parce que vu la biographie de l'auteur, c'était du sérieux, quelqu'un qui savait faire les polars ! Et l'illustrateur était celui qui faisait la BD de "L'Épervier", excusez du peu ! Mais au final on se retrouve avec quoi ? Une petite nouvelle totalement décousue, censée dénoncer l'Amérique de Trump en filigrane ! Sauf qu'il n'est jamais nommé, bien sûr ! Non, on attaque indirectement pour éviter les mauvais commentaires sur les réseaux sociaux.
- OK, OK, il y avait de ça, mais en soi, c'est pas trop mauvais. C'est facile de dire que toute la faute est à Trump quand il y a d'autres facteurs en place : les néonazis, les flics racistes, ici les vestiges du Ku Klux Klan... et puis ceux qui ne font rien contre tout ce joli petit monde.
- Non ! Mais je veux dire, en soi, il y a rien de mauvais dans tout ce texte. Les lettres d'amour sont magnifiques, les psychologies ont l'air authentiques, et on voit que l'auteur s'y connaît dans l'histoire noire de l'Amérique. C'est simplement... Oh, c'est dur à expliquer...
- Tu veux parler de tout ce qui ne sert à rien ?
- Exactement ! On a une histoire de reptile qui se balade presque en liberté, le tout est de savoir s'il est dangereux ou non. Mais ça, on aurait pu le résoudre en trois fois moins de pages s'il avait pas fallu en combler ! Et du coup, l'auteur nous balance des scènes presque gratuites, avec des personnages qui ne servent strictement À RIEN.
- Tu veux parler du moment où on voit la sympathique petite famille de Dan le shérif ? Mais c'est pour mettre dans l'ambiance, ça.
- Non, non, bien sûr que non ! Déjà, d'accord, cette scène est bancale, mais je pensais à celle où on voit les réactions de ses acolytes face à un voisin qui a forniqué un lama !
- Évidemment, mais là aussi, ça montre la mentalité des gars du coin...
- Parce que tu vas me dire que dans le Far West il y a des forniqueurs de lamas à tous les coins de rue ? La nièce aveugle qui tirait à la carabine, ça pouvait aller encore, mais ça, franchement...
- En même temps, ils donnent quand même une explication.
- Encore heureux ! Mais pour montrer le fait que les gens du coin sont des arriérés, ils auraient pu penser à quelque chose de tellement, tellement moins idiot. Et qui soit en rapport avec la trame !
- Ouais, je vois ce que tu veux dire. En fait, il y a pas assez d'intrigue et trop de personnages.
- Exactement ! Ils s'étaient dégottés un suspect en or, du genre Hannibal Lecter ou le fou dans "Interstellar", mais à cause du déroulement de l'histoire il apparaît à peine plus de trois pages ! Moi, j'en aurais bien repris, du Japhet Sutpen !
- Ouais, c'est sûr. Mais en-dehors de ça...
- En-dehors de ça ? Tous les personnages sont cons comme des manches à balai ! D'accord s'ils sont de l'Amérique conservatrice, mais si j'étais méchant je dirais que Frank et Sam sont des versions maléfiques de Laurel et Hardy ! le shérif, tu lui enlèves l'étiquette gros dur, c'est le héros progressiste du tout venant comme on en croise partout maintenant dans la littérature à quatre sous, qui va courageusement se dresser contre les méchants avides de traditions et de religions sanglantes. Eloya dans "Résonances", Nelvéa dans "La malédiction de la licorne", Ayla dans "Les Enfants de la Terre", Oeil de Geai dans les cycles 3 et 4 de "La Guerre des Clans"...
- Écoute, c'est pas manichéen à ce point-là non plus ! Et les personnages brillent pas pour leur profondeur, c'est un fait, mais ils sont rudement bien campés ! Marty est tout à fait crédible dans son rôle d'intello sensible, la mentalité de l'Amérique profonde est bien cristallisée, à aucun moment il y a un type qui fait une action qui ne convient pas vraiment à sa personnalité, et Japhet, comme tu dis, est superbe, à la fois fascinant et terrifiant !
- T'as raison, t'as raison... Mais je reste sur ma faim... Surtout qu'ils nous expédient la fin en dix lignes ! Dix ! Si c'est pas malheureux, ça...
- En tout cas, pour une enquête courte, ça reste du bon niveau. Je pense que je vais un peu feuilleter de droite à gauche si je peux pas en récupérer d'autres dans cette collection.
- Vas-y si tu veux... (soupir) Ah là là, heureusement qu'à côté il y avait les courts-métrages que j'ai vus ! Et ça, pratiquement, c'était que du bon...
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raton-liseur
  12 février 2015
Un roman noir où une bestiole joue un des rôles principaux, c'est plutôt original et cela donne une touche exotique à ce livre en tous autres points très classique. On est dans le Mississippi, il est question de port d'armes, de Ku Klux Klan, de guerre du Vietnam, tous les visages sombres des Etats-Unis condensés dans ces quelques pages. Et le titre lui-même, un brin énigmatique.
Et je suis étonnée par la maestria de l'auteur, qui est capable de mêler tout ce qui peut ressembler à des lieux communs sur ce pays que l'on aime détester, sans en faire quelque chose d'indigeste, bien au contraire. Certes, on n'apprend pas forcément grand chose, mais ce n'est pas un livre d'explication qu'a écrit Marcus Malte, c'est plus un livre d'exposition, un livre qui dit les choses, qui décrit un état d'esprit, dans lequel tous ces éléments disparates s'emboîtent pour former au final un tout cohérent sans que l'on sache bien comment ou pourquoi.
Un livre qui se lit facilement, avec une petite touche de sombre poésie noyée dans la trivialité, avec une touche d'horreur tout juste suggérée et très efficace. Une lecture que je recommande chaudement, amateur de polar ou non, un livre disponible dans la collection des Petits Polars SNCF à ne lire que si l'on descend au terminus !
+ Lire la suite
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christinebeausson
  21 août 2014
"L'Amérique, l'Amérique, je veux l'avoir et je l'aurai
L'Amérique, l'Amérique, si c'est un rêve, je le saurai
Tous les sifflets des trains, toutes les sirènes des bateaux
M'ont chanté cent fois la chanson de l'Eldorado
De l'Amérique
Mes amis, je vous dis adieu
Je devrais vous pleurer un peu....."
Ça vous rappelle quelque chose, un petit air dans la tête ?
À chacun ses rêves....
Pour moi l'Amérique reste encore ce pays dans lequel par exemple, dans l'état de l'Iowa, l'interdiction de l'esclavage n'a été ratifiée qu'en 1995, où les personnes atteintes de déficience visuelle peuvent posséder une arme à feu ( car quand même on a autorisé les nègres à se servir d'une arme ),....
Alors nous rêvons en compagnie d'un grand lézard et de lama. Mais ....
Merci à cette petite nouvelle de nous rappeler que l'Amérique ce n'est pas simplement cette petite chanson !
Si vous voulez une raison supplémentaire de faire de l'anti américanisme primaire.... Lisez et vous verrez!
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gloubik
  07 novembre 2017
Comme fréquemment, cette collection est pour moi l'occasion de découvrir un auteur de polar que je ne connaissais pas. Et plus rarement de mettre celui-ci dans la liste des auteurs à suivre ou à découvrir par ailleurs. C'est aussi fréquemment l'occasion de maugréer contre des illustrateurs dont je n'apprécie pas du tout le travail réalisé dans le fascicule.
Une fois n'est pas coutume, le travail d'André Juillard me convient parfaitement et est bien en phase avec l'ambiance que tend à rendre le texte.
Le texte, justement. Hé bien, le texte ne m'a pas paru aussi satisfaisant que les dessins. le trait est tout aussi sûr, mais l'auteur n'a pas l'air de savoir quelle histoire il raconte. Je m'explique. La narration est claire et intelligible dans un français bien construit mais simple. Par contre, j'ai trouvé les personnages pas assez fouillés. Tous les ingrédients sont là mais ça n'a pas pris. Il manque le petit quelque chose qui permet au lecteur d'avoir le sentiment d'être au côté des personnages tout au long des pages. Idem pour la trame. Un certain nombre d'éléments sont mis en place sans que j'ai l'impression que quelque chose se construise. Une mammy centenaire téléphone à la police pour signaler le comportement de son voisin, puis on en entend plus parler. Des bouts de texte s'immiscent dans la narration sans paraître avoir de lien avec le reste du récit. Vous comprendrez le lien à la dernière page quand l'un des personnages est retrouvé pendu. Mais est dit, même pas sous-entendu.
En bref : Voilà donc un récit, riche de potentialités, qui passe à coté de l'un de ses objectifs : donner envie de lire d'autres oeuvres de l'écrivain. Et c'est peut-être dommage. Son style est sympa, mais ce récit est bâclé ou pas achevé. À Voir. Donc, vu le nombre d'autres oeuvres qu'il me reste à lire, je ne repasserais sans doute pas par la case Marcus Malte.
Lien : http://livres.gloubik.info/s..
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AndreeLaPapivore
  27 juin 2014
Un récit très agréable à lire, bourré d'humour, avec un soupçon d'émotion, et des personnages complètement barrés.
Lien : http://andree-la-papivore.bl..
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
AndreeLaPapivoreAndreeLaPapivore   27 juin 2014
Marty ne lisait que des philosophes de l'Antiquité et quelques poètes contemporains dépressifs et tellement confidentiels que même leurs propres mères les ignorent. A croire que c'étaient ses seuls critères de sélection pour les bouquins : écrits avant la naissance du Christ ou tirés à moins de cinquante exemplaires. Ils n'ont pas ça en stock chez Marvel.
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