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ISBN : 2070127389
Éditeur : Gallimard (13/01/2011)

Note moyenne : 3.41/5 (sur 102 notes)
Résumé :
Une voiture quitte les rives de l’océan pour Paris à travers la nuit et des nappes de jazz qui s’échappent d’un autoradio.

A son bord, deux hommes. Mister est un pianiste de jazz. Un black amoureux de Trane et de Lady Day. Bob, son complice, son frère de cœur, est un ancien prof de philo reconverti en chauffeur de taxi. Encore plus que Monk ou Getz, lui vénère les classiques grecs et Schopenhauer. Les deux hommes foncent vers la capitale mus par l’obs... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (32) Voir plus Ajouter une critique
seshat123
  08 mars 2013
[Masse critique de janvier]
« Les harmoniques » ou le roman noir à la française, une très belle ballade (avec deux l) dans le plus pur style des classiques de ce genre littéraire.
Mister est pianiste, amoureux de ballades Jazz et de la belle Vera. Un amoureux malheureux car la belle vient d'être assassinée, brûlée vive.
Bob, son meilleur ami, est chauffeur de taxi ; enfin presque ... on ne lui connait qu'un client : le musicien, le seul qu'il emmène en balade. Pour ce roman, sur les traces des assassins de Vera.
Si Bob philosophe et intellectualise tout, Mister, lui, suit son instinct. Or la version officielle de la police, une histoire de drogue comme mobile du meurtre, ne tient pas la route une seule seconde selon lui. Son pif lui dit qu'il faut chercher les coupables ailleurs. Voilà pour l'intrigue.
Mais n'oublions pas le dernier protagoniste du roman: le taxi, une 404 jaune, une dame sans âge mais infatigable, que Bob conduit juché sur des coussins, le siège étant trop défoncé. Indissociable de son conducteur, elle abrite la bande son du livre : tous les standards du jazz jonchent l'habitacle, un monceau de cassettes audio.
Voilà pour l'histoire.
La 4° de couverture nous promet une ballade nostalgique, mais c'est beaucoup plus que cela. Elle sait être rythmée, nerveuse parfois ; puis redevient au détour d'une page une belle alanguie, suivant les mélodies de la playlist.
Le tempo est parfaitement maitrisé par l'auteur. La partition est comme suspendue dans le temps lors des fantomatiques apparitions de Vera ; quelques chapitres disséminés par-ci par-là et chapeautés des titres des chansons de la playlist ; quelques pages en italique qui laissent parler la belle, seule voix féminine du roman, si on excepte Billie Holiday bien sûr.
Voilà pour la musique.
Et les paroles ? J'ai beaucoup apprécié la langue ; elle est belle, riche, précise et vaste à la fois, tous les registres sont présents du plus doux et musical au plus tranchant et sombre. S'agissant d'un roman noir avant tout, le ton peut être parfois cynique et dur.
Mais au-delà de la langue elle-même, ce que j'ai trouvé le plus remarquable est l'atmosphère, l'univers se dégageant du roman. Marcus Malte plante son décor, son ambiance d'une main de maître. Son écriture est très visuelle. L'immersion est immédiate. Par exemple, les premiers chapitres, je m'habituais à la grisaille puis boum! la blancheur de la maison « meringue » qui surgit! Effet garanti.
Les dialogues sont truculents -et oui, l'humour est de la partie - il y a  « du Audiard » dans certaines répliques et pour certains chapitres le comique de situation est jouissif. Je citerais : le chapitre de la 404 plantée (planquée ?) dans un champ de betteraves (ou de patates, seule la présence de la gadoue est confirmée par l'auteur), telle une sentinelle high tech pour espions haut de gamme
ou le film que se joue le barman du club où Mister officie, quand ce dernier vient vers lui en courant pour lui demander de l'aide (comme une pub : 2 amoureux les cheveux au vent qui courent sur une plage l'un vers l'autre.. et le gros plan final sur une paire de menottes roses) : hilarant!
Difficile d'expliquer plus précisément en quoi ces deux chapitres sont à mourir de rire sans faire de spoiler. Ne m'en veuillez pas!
Voilà pour la plume.
Et si je devais reprocher quelque chose ? La fin. Trop longue, l'explication politico-financière du pourquoi-comment n'en finit pas et un peu trop de détails horribles sur la guerre en ex-Yougoslavie à mon goût.
Voilà pour le bémol.
Pour conclure, vous l'avez compris, j'ai beaucoup aimé la balade en 404 et les ballades jouées. L'écriture est belle, les personnages surprenants et attachants, le décor est brossé avec talent. Merci Babelio et Gallimard pour cette belle découverte, je recommande ce très bon roman noir à la bande son magique. Que les amateurs soient avisés, à découvrir !!
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Stelphique
  01 décembre 2017
Ce que j'ai ressenti:…Comme le doux son d'un coup de coeur….
« Où se niche le génie? Où se niche la sagesse? Où se niche le merveilleux? »
Jazzy, ou comment la musique envahit l'espace d'écriture, fait des Harmoniques derrière le contexte d'un conflit européen, se retrouve entre les lignes d'une poésie noire envolée dans les esquisses d'un corbeau, se mêle au lent ronronnement d'un moteur lancé sur l'asphalte, se perd dans les arpèges d'une passion platonique…Tu l'entends ce Jazz qui se nourrit de nostalgie, de violence et de beauté? Marcus Malte nous ballade sur des notes obscures, réveille des douleurs dissimulées et sublime son polar de lyrisme philosophique.
« Ensuite pour se persuader que l'humanité n'a pas engendré que des porcs et bouchers et ogres barbares, mais aussi quelques fées ou enchanteurs dotés du pouvoir de transformer le bruit en son, les cris en notes, les rafales en arpèges, les plaintes en mélodies, les sanglots longs en violons- la vie en harmonie.
Pour continuer à croire qu'il existe autre chose, autre part. »
Cette enquête atypique menée par deux personnages « Black and White » dans une guimbarde jaune est un moment de lecture intense entre humour et drame. le temps d'une playlist enivrante et de quelques jolies références littéraires, on se plaît à démêler une affaire sombre de meurtre impuni, d'une victime qui aurait pu disparaître de la surface de la terre sans bruit, mais la passion de Vera pour la musique et l'adoration d'un homme en voyant ses yeux, aura suffit à lui rendre un peu de son identité et mettre en lumière le temps de 400 pages, les accents slaves.
« Nul autre don que le don de soi. »
Plus que tout, j'adore l'écriture de cet auteur! Je la trouve expressive, sensorielle, magnifique…Elle s'embrase avec panache jusqu'au bouquet final…Encore une fois, je suis totalement conquise…Au delà de son intrigue menée admirablement jusqu'à la dernière note, on sent une volonté dans le style: la force des mots, le plaisir de rendre hommage à la musique et à l'Art. L'intensité qu'il met dans ses descriptions rend cette lecture bouleversante. Comme un air de musique, elle tourne dans ta tête, cette poésie, et tu lis et relis les passages, te délectant de tant de beauté d'écriture et tu t'envoles vers des courants de pensées essentielles… Marcus Malte, en grand géant, orchestre son histoire avec passion, jouant des basses violentes des canons, d'un tempo plaintif d'un saxophone en mal d'amour, de l'harmonie d'une amitié infaillible…
Flambant Coup de Coeur.

Ma note Plaisir de Lecture 10/10
Lien : https://fairystelphique.word..
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caro64
  11 mars 2013
Avec ce polar polyphonique , Marcus Malte nous offre un roman qui oscille entre une enquête parisienne et le conflit des Balkans. La musique est omniprésente, le roman est noir et corsé.
Bob, ancien professeur de philosophie, parlant dix-sept langues, s'est reconverti en chauffeur de taxi. Il charge rarement un client. Il a de petits besoins. Sa vieille 404, sa première voiture, plus proche de l'épave qu'autre chose regorge d'un nombre incroyable de K7 (eh oui, tout est d'époque !) , tout ce que le jazz a donné de meilleur depuis trois quart de siècle. Ce qu'il aime surtout c'est rouler la nuit. Seul ou avec son ami, un jeune Noir immense au grand coeur qu'on appelle Mister. Mister joue tous les soirs du piano au Dauphin vert, un club de jazz parisien. Mais aujourd'hui le colosse d'ébène, comme disent certains, est triste. Triste, c'est peu de le dire : Vera Nad, vingt ans plus jeune que lui et dont il était amoureux, a été tuée. Elle qui avait survécu au massacre de Vukovar (ex-Yougoslavie) , qui était venue chercher la paix et la sécurité à Paris. Affaire rapidement classée par la police pour qui ce n'est qu'un règlement de comptes entre dealers qui a mal tourné et dont Vera, aspergée d'essence, est la malheureuse victime. Mister n'y croit pas, son pif lui dit que l'affaire est bien plus complexe que ça. Les deux compères vont enquêter, à leur façon, pour connaître la véritable raison de cet assassinat et chercher les vrais coupables.
Construit autour du jazz (tempo, paroles, titres), Les Harmoniques paraît classique de prime abord mais se révèle surprenant et d'une grande force. En alternant les récits (le parcours de Vera et l'enquête de Mister et Bob) Malte joue sur deux registres et donne toute sa puissance à ce livre particulièrement noir. Entre burlesque et horreur, ce polar nous fait passer par un arc-en-ciel d'émotions. On sourit , on rit souvent, l'humour étant très présent dans les dialogues, dans les situations cocasses… on tremble parfois, on est ému, très souvent. On retiendra outre des personnages originaux très attachants, un style ébouriffant souvent lyrique, une magnifique écriture qui malgré tout n'épargnera pas le lecteur, notamment lors des passages traitant de la guerre en ex-Yougoslavie et du siège de Vukovar. Un splendide roman noir qui s'ouvre sur l'envie de Mister de voir la mer et se clôt de la même façon… Sonné, on a, nous aussi, des envies de mer au terme de ces 400 pages.
A lire bien sûr en écoutant du jazz. Marcus Malte a tout prévu, il a établi une playlist sur Deezer , cfr le lien :
http://www.deezer.com/fr/playlist/162318621
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gruz
  16 février 2013
La trame générale est connue. le récit aurait pu en être banal, mais c'est sans compter sur Marcus Malte qui propose, telle une ré-orchestration d'un air familier, une partition de haut vol.
Tout d'abord un contexte, bien plus profond que ne laisserait l'imaginer l'introduction, prenant son inspiration dans les pires moments de l'histoire récente de notre continent.
Un duo de choc ensuite, un chauffeur de taxi sans client qui accompagne son ami, pianiste de jazz non violent (à l'opposé du récit, qui lui l'est). Deux personnages assez extraordinaires.
Malte dirige avec maestria tout ce petit monde, ponctuant son récit de morceaux de jazz (pas besoin d'être amateur de genre pour lire le livre, à mon sens, simplement avoir une petite sensibilité musicale).
L'auteur imprime le tempo, claque le timing de ses doigts dans cette histoire d'un pianiste écoutant sa petite mélodie intérieure, en quête de vérité, pour se retrouver confronté à une histoire qui le dépasse.
Parce que Malte est un grand écrivain, sans aucune contestation ! Son écriture est pleine de verve, touchante, sachant être tantôt dure, tantôt irrésistiblement drôle.
Il alterne scènes éprouvantes avec des envolées quasi lyriques, et scènes drolatiques qui font retomber la pression ( ah cette scène d'anthologie du champs de patates, en milieu de roman).
Malte intègre parfaitement la musique à son récit, jazz et blues qui savent transformer souffrance en beauté, ténèbres en lumière.
Marcus Malte, un pro de la (fausse) impro, pour un récit qui reste à l'esprit, une fois la dernière note jouée, justifiant parfaitement le titre du roman.
Merci à Folio et à Babelio pour cette belle rencontre.
Lien : http://gruznamur.wordpress.com
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Sylviegeo
  13 juillet 2017
Un roman où deux personnages donnent le ton et un ton tout musical: le pianiste Mister et son ami, Bob le chauffeur de taxi mélomane et philosophe. Un roman et au auteur que j'ai adoré découvrir. Ho, l'intrique n'est pas complexe, n'est pas déstabilisante mais elle possède tout de même une certaine vigueur et une virtualité assumée. le phrasé est ryhtmé, la lecture est musicale. On sent bien tout l'amour de l'auteur pour le jazz et le respect pour ses artisans. Tout au long du récit, cette musique écoutée, cette musique choisie par nos protagonistes vient mettre un peu de baume sur cette triste histoire. Vera est retrouvée calcinée dans un vieil entrepot au fond d'une ruelle. C'était une jeune actrice, yougoslave, qui aimait bien écouter Mister jouer dans son club le Dauphin Vert. La police met la main sur deux jeunes délinquants/petits trafiquants qui avouent le crime. Bravo! Affaire sordide classée. Mais Mister est loin d'être convaincu. Il entrainera Bob, son ami, son chauffeur, son compagnon musical dans une quête qui les mênera vers ce qu'ils ne voudront ni voir, ni découvrir ni réaliser, ni admettre. Marcus Malte nous décrit un monde violent, cupide, puant, crapuleux; il nous décrit une guerre lointaine/contemporaine. Sans jamais nous en mettre plein la vue, juste ce qu'il faut. Saluons la justesse du ton. On imagine trop bien le reste. On imagine avec ces notes qui flottent, un air de jazz en tête.
Je ne suis pas restée insensible à cette poésie et à cette lecture. Une heureuse découverte pour moi que ce Marcus Malte.
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Citations et extraits (39) Voir plus Ajouter une citation
ArlieRoseArlieRose   22 septembre 2018
Et, en prononçant ces simples paroles, à cet instant précis, il mesura plus que jamais la portée du mot "ami". Pas seulement l'idée mais tout ce que cela comprend en réalité. Il en éprouva sur le coup un sentiment très vif, très fort, comme un courant chaud qui lui traversa le corps.
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ArlieRoseArlieRose   22 septembre 2018
Si tu n'avais droit qu'à un souhait, un seul et unique souhait pouvant être exaucé, quel serait-il ?
Question délicate.
Trop.
Mister s'accorda un délai de réflexion supplémentaire d'environ un demi-siècle et poussa la porte d'une brasserie.
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seshat123seshat123   29 mars 2013
- C'est un champ de betteraves, Bob.
- Et alors ?
- Et alors, à première vue, je dirais qu'on est à peu près aussi discrets là-dedans qu'un taureau mort dans une piscine.
À son tour Bob jeta un coup d'œil sur le décor.
- Qu'est-ce que tu en sais, d'abord, que ce sont des betteraves ?
- T'as raison, dit Mister, j'y connais rien. C'est peut-être bien des carottes, ou des navets. Ou des courges. Si tu veux, on pourra demander ça tout à l'heure aux types qu'on est censés surveiller. Parce que, à moins qu'ils soient complètement aveugles, ils n'ont aucune chance de nous louper.
- La réciproque est vraie : on ne peut pas les rater non plus. C'est le but, non ?
- S'ils nous repèrent, ils ne s'arrêteront pas chez le peintre. Ils vont tracer tout droit et nous filer sous le nez.
Bob secoua la tête.
- Tu te trompes, fils. Ils ne nous connaissent pas. Eux, tout ce qu'ils verront, c'est une voiture garée dans la nature. Pour quelle raison devraient-ils s'en méfier ? On pourrait très bien s'être arrêtés là pour pique-niquer.
- Pique-niquer ?
- Pourquoi pas ? Quoi qu'il en soit, je ne vois rien qui soit susceptible d'éveiller leurs soupçons.
Mister ferma les yeux et inspira à fond.
- Bobby, Bobby, Bobby... exhala-t-il. On est... comment dire ?... On est un putain de taxi jaune en plein milieu d'un champ de patates !
Les doigts de Bob se crispèrent autour du volant. Il laissa passer une poignée de secondes. Regard fixe, droit sur l'horizon. Dans sa caisse à l'arrêt il avait tout d'un homme concentré sur sa conduite.
- Des patates, maintenant... siffla-t-il entre ses dents.
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seshat123seshat123   13 mars 2013
Ils laissèrent derrière eux la rase campagne pour aborder les zones de la grande banlieue. ZUP, ZAC, ZEP, les trois petites cochonnes. Des carcasses démesurées de centres commerciaux étalées dans la plaine. Des hectares et des hectares de parking. Des entrepôts. Des sièges sociaux. Des sigles. Au loin les îlots des cités, barres d'immeubles concentrées, Manhattan pour nabots. À voir le décor on comprenait mieux pourquoi certains mômes se réfugiaient dans les mondes virtuels des consoles. Ou dans la grande gueule des ogres prophètes.
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nadejdanadejda   23 janvier 2011
«Les derniers accords s’estompèrent. le son décrut progressivement jusqu’à n’être plus qu’un sifflement ténu. Puis plus rien.
Mister dressa un index. 
--- Les harmoniques... dit-il

Miroslav leva les yeux aux plafond, s’attendant peut-être à en voir surgir des créatures extraterrestres.
--- Harmeûniques ? C’est quoi, harmeûniques ?
--- Les notes derrière les notes, dit Mister. Les notes secrètes. Les ondes fantômes qui se multiplient et se propagent à l’infini, ou presque. Comme des ronds dans l’eau. Comme un écho qui ne meurent jamais.
..... Ce qui reste quand il ne reste rien, dit Mister. C’est ça, les harmoniques." 

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