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EAN : 9781090662316
Éditeur : La Clef d'Argent (29/04/2016)

Note moyenne : 4.25/5 (sur 4 notes)
Résumé :
Que se passe-t-il au château de la reine Kationa ? Le bruit court qu’elle a perdu la raison et qu’elle redouble de cruauté depuis la mort de Balzane. Ne s’est-elle pas mis en tête, pour la remplacer, par n’importe quel moyen ? Ce désir insensé la pousse à vivre d’étranges aventures : capturer un chant de sirène, vaincre les nains de la Forêt carnivore, affronter le long chevalier rouge ou passer de l’autre côté du miroir ‒ autant d’épreuves qui la mèneront au-... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Shan_Ze
  16 octobre 2019
La reine Kationa est cruelle et redoutable mais elle sait aussi se montrer douce et attentionnée envers les filles du sérail. Les corps glorieux raconte quelques uns de ses aventures les plus fortes comme celle où elle part à la recherche du chevalier rouge ou quand elle vit une vie d'une autre de l'autre côté du miroir...
Déçue par ce roman de fantasy où une femme, Kationa, a une place en tant que chevalier. Malheureusement, il y a trop de moments de violence (je loue l'imagination !) et où la sexualité est bien trop présente, même quand Kationa n'était encore qu'une enfant. Céline Maltère maîtrise parfaitement le sujet, la reine reste sans pitié et change complètement l'image de la femme. Juste un peu passage étonnant : la mère des 3 sœurs qui doit s'enterrer avec son mari, le genre de choses qu'on imagine plutôt dans les (anciennes) sociétés patriarcales, non ?). Bref, un roman étonnant mais un peu trop dérangeant.
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HermantM
  08 novembre 2017
Ouvrage étonnant, particulièrement bien écrit (véritable exercice de style) qui emprunte avec brio la forme des romans de chevalerie ou des chansons de geste, avec leur sens de la cruauté autant que la possibilité infinie de leurs merveilles. Des aventures multiples au service d'une ode au saphisme où le sadisme se justifie de l'amour perdu. Un roman médiéval qui se nourrit à la source du genre mais j'ai également pensé à certains romans licencieux du XVIIIème siècle, tel que ceux d'un certain marquis. Bref, une curiosité ciselée et brûlante à découvrir…
Commenter  J’apprécie          170
Aranae
  02 juin 2016
L'accent n'est cependant pas mis sur la psyché des personnages, mais sur leurs actes. Comme dans les romans médiévaux. C'est là le principal intérêt de cette histoire. Celle-ci est découpée en chapitres narrant chacune une aventure. Vous trouverez difficilement plus épique. En même temps, il en faut pour gagner ses galons de chevalier. Et ici encore, les femmes prennent l'initiative et réussissent à vivre et s'en sortir où les hommes meurent à la chaîne. Et voir des femmes aussi fortes, ça fait du bien.
Et quand on saupoudre le tout d'un imaginaire finement ciselé. En tout cas, c'est pour ça que j'aime tant la littérature médiévale. La magie, le merveilleux comme on disait alors, peut surgir au détour d'un chemin forestier, de sous une souche ou de derrière un arbre. Ici, il n'est guère réjouissant, ce merveilleux. Il a même tendance à tout détruire sur son passage et à menacer la sécurité du royaume. Et il n'est pas expliqué. de toute manière, personne ne peut rien y faire. Il est là, c'est tout. Et bien utilisé !
La trame de fond, le fil rouge de l'intrigue est elle aussi très intéressante. Car elle prête à réfléchir - de quoi serait-on capable de faire sous le coup de la douleur ? - et crée un ensemble cohérent et qu'on a envie de suite. Glaçant, mais cohérent et addictif. Ne me dites pas que vous n'êtes pas intéressés !
La suite sur le blog !
Lien : http://laplume-ou-lavie.blog..
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A2livres
  10 juin 2016
Autant le dire d'emblée, Les corps glorieux est une lecture fascinante, éditée dans la collection KhRhOnyck de la clef d'argent à juste titre car le récit s'attache à narrer les chroniques de la reine Kationa. En fait, ce n'est pas un roman comme on l'entend mais plutôt l'histoire – ou les histoires – de cette femme pour le moins singulière.
Parlons-en justement : d'une force surnaturelle, impitoyable et insoumise, déchainant les passions, elle-même passionnée, pétrie d'orgueil, Kationa se pare des atours de chevalier aussi aisément que de dame de haute lignée. Ne doutant jamais ni de son pouvoir ni de sa beauté, elle coupe les têtes, tranche les membres, éviscère les ennemis comme elle accumule les femmes dans son harem.
Une héroïne donc sans beaucoup d'empathie, d'une grande cruauté, mais étonnamment pas antipathique.
Incroyablement addictifs les récits se succèdent dans cet univers médiéval, féminin, cruel, exalté, charnel. Où les vivants rencontrent souvent la mort mais aussi les morts eux-mêmes. Où des quêtes étranges utilisent sortilèges et potions, épées et poisons. Quêtes féroces mû par le désir et le plaisir, mais aussi par la perte de l'être aimé. Où les aventures baroques croisent sirènes étranges, nains dépravés et autres créatures quelque peu différentes des standards habituels.
D'une inquiétante étrangeté, les récits s'apprécient comme un cabinet de curiosités : avec fascination.
La plume est maitrisée, envolée, magnifique.
Eminemment épique, troublant et captivant, il faut lire Les corps glorieux.
Deux autres tomes sont prévus, contant les histoires respectives des soeurs de Kationa. Me voilà déjà curieuse d'en faire la lecture.
Chronique et extrait en vidéo sur le lien ci-dessous.
Lien : https://youtu.be/8XxImO9jB_0
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
MarpesseMarpesse   20 mai 2016
La sorcière que j’étais arriva chez le chevalier rouge avec la bête de somme, la chouette et le nourrisson qui braillait. Elle demanda qu’on lui donnât asile pour la nuit car la route l’avait harassée. On voulut qu’elle se présentât: qui était-elle, d’où venait-elle, où allait-elle? Pourquoi avait-elle gravi cette montagne? Elle n’accepta de fournir des explications qu’au seigneur du château. Avec son attirail dont elle refusait de se séparer, on la fit entrer dans une salle où le chevalier dînait: assis, il paraissait plus grand qu’un chevalier debout. Il était long et plat, anguleux et juteux du sang dont il ne se lavait pas. À sa vue, elle fut mal à l’aise… C’était un échalas douteux comme l’était sa demeure: la toiture était trouée de toutes parts; les tapisseries, mangées par la vermine, pendaient prodigieusement aux murs qui s’effritaient; une dalle sur trois, par son absence, risquait de vous faire trébucher…
C’est là que la sorcière revit Helga! Ses jambes faillirent se dérober devant la beauté retrouvée! Mais, aussitôt, le suzerain la pressa de répondre aux questions qui lui avaient été faites: pour ne pas importuner le seigneur, elle avait d’abord demandé à des gens des bourgs alentour de lui donner un lit; ils l’avaient chassée au lance-pierres, tel un corbeau, avaient maudit l’oiseau de mauvais augure; elle venait de Sibérie, avait marché des mois enceinte, et elle avait mis bas non loin de là. Elle se nommait Grischter.
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MarpesseMarpesse   16 mai 2016
Une nuit où la lune semblait plus proche de la terre, nous sentîmes, raidis sur nos sièges, que quelque chose se passait. Une émanation silencieuse s’échappait du luisel, une respiration d’outre-tombe qui ne me trompa point. Alors, elle se leva très lentement de sa couche mortuaire et, je vous jure qu’en ce vingtième jour de janvier, je vécus une épiphanie incroyable : cette femme inquiéta mes sommeils. Je savais que les soirs où viendraient me rejoindre les dames du sérail, je me laisserais caresser, et j’imaginerais que ce serait sa main, d’une blancheur éblouissante, qui glisserait sur ma peau. Rien que cette pensée du plaisir à venir m’inspirait des frissons voluptueux. Mon cœur avait ourdi sa chute : il battait à tout rompre dans mes entrailles ! »
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MarpesseMarpesse   20 mai 2016
Je m’éloignai de ce désert. La côte adriatique était ciselée comme un bijou. La mer si calme, si différente de l’eau tumultueuse que j’avais observée durant des jours, s’offrait à moi, parsemée de ses grottes et de ses rocailles. Je demeurai un long moment devant le champ marin, ébahie par l’écume qu’il laissait à mes pieds, vestiges de Vénus, restes de la naissance de l’amour.
Je patientai encore des nuits entières, à l’abri d’une caverne humide blanchie par les embruns. Je sentis passer des orages, je me séchai aux rayons ardents du soleil… L’automne ne venait pas!
Pourtant, un soir, aux prémices d’octobre, alors que la lune était pleine, une nuée de volatiles, moineaux démesurés au bec de vautour, s’avança vers mon antre. Ils croassaient mélodieusement: leur chant de femme était agréable à entendre, tout comme leur froissement d’ailes dans la nuit. Cette symphonie n’avait pas le même effet sur moi que la voix de mon Élionore: il avait quelque chose de funeste, qui m’incitait à me perdre dans les flots profonds et obscurs… C’était la mort, éclatante de terreur. Mais je ne pouvais pas mourir dans mon rêve, céder à cette facilité à laquelle s’opposait Angusta. Je devais finir cette épreuve.
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Shan_ZeShan_Ze   14 octobre 2019
Pour lui, le pouvoir revenait aux femmes, plus froides, plus dignes et plus barbares.
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