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EAN : 9782267023596
218 pages
Éditeur : Christian Bourgois Editeur (03/05/2012)

Note moyenne : 3.44/5 (sur 54 notes)
Résumé :
Toscane, juin 1895. Pellegrino Artusi est invité au château du Baron de Roccapendente, réputé pour sa bonne table. L’arrivée du célèbre gastronome est loin de réjouir tous les occupants des lieux. Le Baron vit entouré de sa vieille mère et de ses trois enfants : Gaddo, jeune homme paresseux et poète médiocre ; Lapo, un bon à rien ; et Cécilia, la spirituelle cadette qui rêve de pouvoir étudier à une époque où les femmes peinent à s’émanciper. Le premier soir, tous l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (17) Voir plus Ajouter une critique
Ellane92
  03 juin 2014
Pellegrino Artusi, célèbre gastronome littéraire, est invité à passer quelques jours au manoir de Roccapendente. C'est le baron lui-même qui l'a invité, ainsi qu'un photographe venu immortaliser cette noble famille au lendemain de la réunification de l'Italie. le photographe, passe encore, mais les deux fils du baron s'interrogent très sérieusement sur l'intérêt de la présence de ce roturier, alors que leur soeur, Cecilia, semble plutôt heureuse de sa venue. Quoiqu'il en soit, les grosses moustaches d'Artusi frétillent à l'idée du dîner gastronomique promis, et le reste de sa personne est ravie de passer quelques jours au vert. Mais tout ne se passe pas comme prévu "Dire qu'hier encore, en arrivant dans ce manoir, je me figurais y trouver la paix et la tranquillité, il y a de quoi se traiter de couillon. Les évènements de la journée d'aujourd'hui ont été tellement nombreux et à ce point absurdes que ce serait folie, je crois, de les écrire tous". Après un diner mettant en valeur la qualité de la table de son hôte et une nuit plutôt tranquille, Artusi est réveillé par un cri inhumain, poussé par la garde-malade de la baronne-mère paralytique : le majordome du manoir, Teodoro, est retrouvé mort, enfermé de l'intérieur dans la cave. Voilà une enquête bien mystérieuse, qui sera menée par le délégué à la sécurité publique Artistico qui, épaulé par Artusi, se frotte les mains de plaisir anticipé : voilà enfin un bon prétexte pour mettre un pied dans le manoir et traiter comme de simple citoyens ses habitants. Ce qui, bien sûr, n'est pas tout à fait au gout desdits habitants du lieu.
Le mystère de Roccapendente, sous couvert d'enquête policière, nous propose un portrait au vitriol de la noblesse italienne au moment de la réunification de l'Italie. le livre se compose du récit de l'enquête à proprement parler, des extraits du journal intime du cuisinier, et des digressions de l'auteur qui n'hésite pas à nous parler des moeurs de ce temps-là (l'histoire se déroule en 1895) ou à glisser quelques commentaires ironiques sur notre époque actuelle. En fin d'ouvrage, petit bonus, on trouve une sélection de recettes issues de "La Scienza in cucina e l'Arte di mangiar bene" de Pellegrino Artusi, personnage qui a réellement existé.
Mise en scène d'une époque, l'auteur évoque la décadence de la noblesse italienne, les difficultés d'un rassemblement d'une flopée de régions à la diversité aussi bien culturelle que linguistique, la (toute petite) place des femmes dans la société, etc. de nombreux sous-entendus sont faits de manière ironique et mordante sur les difficultés politiques et sociétales, qui malheureusement échappent au lecteur lambda qui n'y connait rien ou pas grand-chose à l'histoire de ce pays (c'est-à-dire, à moi !).
C'est vrai que les personnages et les situations empruntent souvent au cliché leur raison d'être, voire frôlent carrément la caricature ; il n'y a qu'à voir les portraits de Gaddo, le fils ainé du baron, qui "était du genre à s'essouffler rien qu'en se coupant les ongles", ou de son petit frère, Lapo, qui a une conception bien à lui des relations avec les êtres humains : " Si c'était une femme : belle, on la baisait ; laide, on en baisait une autre. Si c'était un homme, on allait au bordel avec lui". C'est souvent très drôle, mais cette ironie qui tombe parfois dans la facilité a fini par me lasser.
Au final, le mystère de Roccapendente est une lecture amusante et plaisante, qui ravira sans doute les férus de l'histoire italiennes, quant aux autres, il se présentera comme un agréable divertissement donnant une envie irrépressible de se rendre à la "trattoria" la plus proche !
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nadejda
  05 juin 2012
Le titre original «Odore di chiuso», odeur de renfermé, me semble plus approprié que «Le mystère de roccapendente». Il y a bien un mystère à élucider celui du meurtre du majordome Teodoro Banti mais son corps sans vie est retrouvé dans une chambre close, proche de la cave, apparemment fermée de l'intérieur. de même, l'intrigue se déroule dans un monde clos celui d'une aristocratie italienne décadente, imbue de ses privilèges et méprisante vis à vis des personnes extérieures à sa caste. Odeur de renfermé donc de tout ce petit monde dont la disparition est déjà annoncée. La famille Bonaiuti di Roccapendente, composée d' «oisifs professionnels qui n'ont pas produit une heure de travail honnête de toute leur vie», vit en vase clos sans se préoccuper de l'évolution qu'a connu la société italienne.
Nous sommes le vendredi 16 juin 1895 en Toscane. Nous sommes aussi «à une époque où l'Italie est en train de prendre forme, les consciences s'orientent vers la politique avec une ferveur passionnée. Durant ces années où l'on discute d'unité, de constitution, de droits et de liberté.»
Le septième baron de Roccapendente et ses proches dont Gaddo le fils aîné qui «était du genre à s'essouffler rien qu'en se coupant les ongles», attendent l'arrivée de leur second invité, monsieur Pellegrino Artusi originaire de Romagne, auteur de «La science en cuisine et l'art de bien manger» recueil de 790 recettes, dont ils vont pouvoir découvrir les deux belles grosses moustaches blanches nommées techniquement «favoris en côtelettes» ; l'autre invité, arrivé dans l'après-midi, étant un photographe du nom de Ciceri. Ils sont conviés par le baron à une battue au sanglier qui doit avoir lieu le dimanche.
Le meurtre du majordome Teodoro Banti va bouleverser l'ordonnancement du séjour des hôtes du château et l'enquête menée par le délégué à la sécurité publique Artistico est ressentie comme une intrusion par le baron et sa famille. 
Ainsi de Speranza la mère du baron qui explique pour justifier le comportement de ses petits-fils : «Nous n'avons pas l'habitude de rendre des comptes à quiconque. Nous sommes barons et il est d'usage que nous répondions de nos actes au minimum devant un comte.» 
Au cours des trois jours qui précèdent l'élucidation du meurtre nous allons assister à une suite d'échanges souvent cinglants entre les membres de la famille, agités par l'enquête que mène le délégué Artistico aidé sans en avoir l'air par Artusi qui, sous un air bonhomme, fait des découvertes en parlant ou écoutant les confidences des uns et des autres.
J'ai beaucoup aimé cette enquête qui est pleine de remarques où la raillerie se mêle au cynisme et où l'intrusion du narrateur fait des rapprochements avec la société actuelle comme des clins d'oeil au lecteur qu'il prend à témoin.
On ne s'ennuie pas un seul instant et en prime on a droit à quelques recettes extraites du livre de Pellegrino Artusi et à celle qu'il finit par obtenir de Parisina la cuisinière du château : le polpettone à la tsigane
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viou1108
  18 décembre 2013
Toscane, 1895. Les occupants du château de Roccapendente attendent l'arrivée d'un certain Pellegrino Artusi, invité par le maître des lieux pour une partie de chasse. La famille du baron se perd en conjectures sur ce mystérieux personnage, dont on sait seulement qu'il est l'auteur d'un livre de recettes « La science en cuisine et l'art de bien manger », et que, suprême horreur, il n'est qu'un vulgaire marchand roturier. Mais quelle pourrait donc bien être la vraie raison de sa présence au domaine ? A peine le temps de s'appesantir sur cette question qu'un autre événement bien plus dramatique met le château et ses occupants sens dessus dessous : on retrouve au petit matin le corps sans vie du majordome, dans la cave verrouillée de l'intérieur. Voilà de quoi pimenter quelque peu la routine du délégué Artistico, en charge du maintien de l'ordre dans la bourgade.
Nous voilà embarqués dans un Agatha Christie à l'italienne, avec un Pellegrino Artusi dont les moustaches seraient dignes de celles d'Hercule Poirot, et dont la sagacité aurait peu à envier à Sherlock Holmes.
Soyons honnêtes, ceci n'est pas le polar du siècle, mais ce petit roman n'en est pas moins réjouissant. Parce qu'en plus de l'enquête proprement dite, on aborde aussi les débuts de l'unification italienne, la condition peu enviable des femmes au 19ème siècle, la situation pathétique d'une noblesse oisive qui s'accroche à ses derniers privilèges de classe, le tout agrémenté de recettes de cuisine du terroir. Cela m'a évoqué le guépard, pour la fin d'une époque, et les enquêtes de Montalbano ou de Pepe Carvalho pour le concept « polar culinaire ». Et, chose plutôt rare, un humour subtil et léger est présent à toutes les pages. Certains personnages sont un peu caricaturaux, surtout les fils du baron et les vieilles cousines, mais qu'est-ce que c'est drôle ! Tout ce petit monde qui s'envoie des piques acerbes, la lucidité de la grand-mère Speranza et de Cecilia la rebelle, c'est d'un jubilatoire ! Et, cerise sur la crostata, l'auteur lui-même ne se prive pas d'intervenir dans le jeu pour railler avec cynisme certaines ressemblances avec l'Italie berlusconienne.
Bref, une vraie bonne surprise que ce petit roman, un joli cadeau sous le sapin.

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letitbe
  03 octobre 2012
L'histoire se déroule en 1895 en Italie. le baron de Roccapendente invite un photographe et un célèbre gastronome dans son château. le majordome est retrouvé assassiné dans le cellier. le mystère s'épaissit car le majordome était enfermé dans la pièce.
La trame de ce roman est assez classique, ce qui l'est moins c'est le traitement de l'histoire avec des commentaires acerbes de l'auteur. de plus, les personnages sont dépeints avec ironie, tendresse ou fantaisie. Les héritiers fats et décadents, la petite dernière futée et incomprise, le médecin intraitable, le policier (délégué dans l'histoire), les cousines complètement dejantées; autant de protagonistes hauts en couleur. Et puis, il y a Pellegrino Artusi (personnage ayant réellement existé) qui par ses observations va contribuer à la résolution de l'énigme. Il y a chez ce personnage bcp de raffinement et de pertinence.
Par le biais de cette histoire, l'auteur semble régler des comptes avec l'Italie berlusconienne. Pour apprécier la portée de ses réflexions, il faut être au fait de l'actualité italienne. Dans le cas contraire, il faut considérer ce roman comme une aimable distraction avec en bonus d'alléchantes recettes de cuisine.
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Sharon
  13 décembre 2015
Dire qu'hier encore, en arrivant dans ce manoir, je me figurais y trouver la paix et la tranquillité, il y a de quoi se traiter de couillon.
Cet extrait du journal de Pellegrino Artusi donne le ton ! Pellegrino est un homme absolument charmant, pourtant. Inspiré par un personnage historique, auteur du premier livre de recettes italiennes, Pellegrino ne se déplace pas sans ses deux chats, qui auront, je vous rassure LEUR scène dans ce roman. Il est venu à Roccapendente en toute honnêteté : ne cherchait-il pas simplement dix jours de repos et de nouvelles recettes de cuisine ? S'il aura les unes, pour l'autre, c'est raté ; à peine a-t-il eu le temps de dîner et de goûter une nuit réparatrice que le majordome – oui, le majordome, celui qui est d'habitude le coupable idéal, celui que l'on ne remarque pas (même si, dans son cas, il était particulièrement bavard) – est passé de vie à trépas, et pas de manière très naturelle. A moins qu'il n'ait eu la gentilesse de s'empoisonner tout seul, ce qui est fort peu probable.
Ah ! Qu'elle est jolie, la réunification italienne ! Elle a eu lieu vingt ans plus tôt, et si Pellegrino Artusi en est ravi, s'il a même milité en ses jeunes années pour elle, ce n'est pas, mais alors pas du tout le cas de ses hôtes, qui sont tranquillement restés à l'époque de l'ancienne régime, celle où ils avaient droit de justice sur leur terre, et surtout, le droit d'ignorer superbement, voire de mépriser ceux qui les entouraient. Lire, à ce sujet, cette joute verbale entre l'héritier en titre et le médecin :
– Mais arrêtez donc d'employer des grands mots, espèce de charlatan que vous êtes ! intervint Lapo avec sa courtoisie habituelle. Vous n'êtes qu'un fils de berger, c'est nous qui avons payé vos études pour que vous deveniez le minable petit docteur que vous êtes. Sans nous, à l'heure qu'il est, vous en seriez encore à enculer les chèvres. Vous devriez montrer du respect envers eux qui vous ont sorti de la fange.
Le baron regarda son fils comme s'il était soudain devenu phosphorescent.
Sans perdre son calme, le docteur répondit :
– Avec tout le respect que je vous dois, monsieur Lapo; ce sont mes études que vous avez payées, pas moi. Moi, en tant qu'être humain, je ne suis pas à vendre et mes prestations peuvent être rémunérées, non achetées.
Vous comprendrez aisément que l'enquête pose alors quelques soucis pour eux, même si, aux yeux du fils aîné (ce cher Lapo, toujours), le coupable est tout trouvé ! Il a des moustaches invraisemblables, il cuisine, ce qui n'est pas vraiment une tache masculine, n'est-ce pas ? Il n'est pas marié, il ne l'a même jamais été, et il a des lectures indignes d'une personne de qualité (des romans policiers ! Un certain Holmes, aidé de Watson, enquêtent, bref, vraiment des livres véritablement illisibles). Heureusement, l'Italie a été réunifiée – le médecin et le délégué à la sécurité publique ont très envie de faire toute la lumière sur ce qui est arrivé, malgré les rebuffades nombreuses qu'ils subissent- ou plutôt à cause d'elles.
J'ajouterai un dernier point, qui rend vraiment cette lecture plaisante : la présence d'un narrateur contemporain, qui glisse des parallèles entre le récit policier historique et ce qui se serait passé si l'action s'était déroulée de nos jours, sans oublier quelques clins d'oeil à la littérature sentimentale du XIXe (on n'a pas encore inventé les benzodiazépines) et des répliques irrévérencieuses (Dignité à roulettes).
Lien : https://deslivresetsharon.wo..
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critiques presse (1)
LesEchos   29 mai 2012
A l'heure où prospèrent les thrillers sanguinolents, ce retour aux fondamentaux du genre a un côté rétro roboratif.
Lire la critique sur le site : LesEchos
Citations et extraits (29) Voir plus Ajouter une citation
viou1108viou1108   17 décembre 2013
Le code du savoir-vivre du noble bien éduqué, par exemple, n'expliquait pas du tout de quelle manière se comporter quand on tire sur un de vos parents par traîtrise à travers une haie. Il est pourtant vrai que ce code examinait de très nombreuses situations dans lesquelles quelqu'un pouvait avoir le droit de tirer sur quelqu'un d'autre, comme par exemple lors d'un duel au pistolet. (...) Par contre, se mettre à fusiller quelqu'un en se dissimulant derrière une haie, c'est digne d'un bouseux. Pour tout dire, ça ne se fait pas. C'est grossier. Par conséquent le code du savoir-vivre du noble ne daigne pas contempler cette possibilité.
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viou1108viou1108   19 décembre 2013
- C'est que, cher délégué, je ne sais rien foutre. Pardonnez-moi la vulgarité, mais je suis sur le point de devenir plébéien et il convient que je m'adapte. Je n'ai jamais travaillé un seul jour de ma vie, et même si je voulais j'ignore comment on fait. Hier j'étais poète et futur baron, me voici aujourd'hui un crétin bon à rien et sans le sou.
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Ellane92Ellane92   14 juin 2014
Parce qu'il avait adhéré à la Giovine Italia et qu'il était fervent mazzinien, notre bon moustachu de Romagne était d'accord avec les principes qui animaient le docteur. Mais en tant qu'homme qui a vu bien des choses dans sa vie, il savait que les idéaux en question sont tellement élevés que l'homme qui regarde vers le haut pour les suivre, souvent ne voit pas où il met les pieds.
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Ellane92Ellane92   07 juin 2014
C'était peut-être vrai. D'abord, Amidei était plutôt le genre d'homme à faire peur, lui. Grand, gros, des mains comme deux pelles, avec une façon de vous regarder droit dans les yeux qui était une menace permanente. Le régisseur.
Celui qui faisait tout marcher.
Aujourd'hui on appelle ça le manager et, en général, il fait tout le contraire.
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viou1108viou1108   16 décembre 2013
(...) la conception que Lapo avait de la façon dont il faut se comporter avec les autres êtres humains était simple et sans détours. Si c'était une femme: belle, on la baisait; laide, on en baisait une autre. Si c'était un homme, on allait au bordel avec lui.
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