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Valérie Milano (Traducteur)
ISBN : 273161384X
Éditeur : Les Humanoïdes associés (01/12/1999)

Note moyenne : 3.89/5 (sur 9 notes)
Résumé :

Voici comment l'auteur latin du Ille siècle, Apulée,raconte dans L'Âne d'or la transformation de son narrateur, Lucius, qui croyait pouvoir devenir oiseau : " En un clin d'œil, je me mets nu, et je plonge mes deux mains dans la boîte. Je les remplis de pommade, et je me frotte de la tête aux pieds. Puis me voilà battant l'air de mes bras, pour imiter les mouvements d'un oiseau ; mais de duvet point, de plumes pas davanta... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Parthenia
  03 juin 2013
La lecture de la série BD Borgia m'avait donné envie de découvrir l'univers de Manara dont le dessin m'avait subjuguée et ayant appris que ce dessinateur avait adapté l'oeuvre d'ApuléeL'Âne d'or (que, soit dit entre nous, je viens juste de lire), je me suis dit :"Tiens, pourquoi ne pas mélanger ces deux plaisirs et offrir ainsi ma 1ère participation au rendez-vous mensuel de Stephie ?"
J'ai retrouvé dans cette BD le soin du détail que j'avais tant apprécié avec Les Borgia. Les dessins sont extrêmement recherchés, tant dans les décors que dans les costumes. Les coiffures des femmes par exemple sont magnifiques et très soignées, offrant un échaffaudage complexe de mèches et de boucles; et que dire de la trogne outrageusement maquillée de la vieille putain, saisissante de réalisme, le tout faisant penser au Satyricon de Fellini !
Au niveau des couleurs, Manara nous expose à nouveau tout l'étendu de son talent : il utilise la technique du lavis dans un dégradé somptueux de blanc, de noir, de rose et de violet !
Mais au fait, de quoi traite cette BD ?
Comme dit plus haut, La Métamorphose de Lucius est une adaptation d'un roman écrit il y a 1900 ans, où le héros éponyme se retrouve malencontreusement transformé en âne en punition de sa curiosité et de son obsession pour la magie. Et c'est sous cette forme qu'il va affronter maintes aventures érotiques éprouvantes, en passant de maître en maître, tous plus débauchés les uns que les autres...
Comme c'est un condensé du roman d'Apulée, on ressent parfois l'inconsistance du scenario et l'on regrette que la BD ne contienne pas le double de planches afin d'étoffer l'intrigue...
De plus, certains faits du roman initial sont déformés, quand d'autres sont absents !
Quoiqu'il en soit, les pensées du malheureux Lucius transformé en âne m'ont bien fait rire...
Et là, vous êtes sûrement en train de vous dire, c'est bien beau tout ça, les couleurs somptueuses, la finesse des dessins, la reconstitution soignée de la Rome antique, l'absence d'intrigue, toussa, toussa, mais quand est-ce qu'on parle de seske ?
Justement, lecteurs chéris, j'y viens mais n'oubliez pas que c'est la curiosité qui perdit Lucius !
Auparavant, une devinette : que vous inspire mon commentaire à propos de l'absence d'intrigue, hein ?!?
NOUS Y VOILA !
Manara s'inspire donc allégrement du cadre de la Rome décadente pour nous offrir une débauche de scènes d'orgies, de fessées, de sodomie, de flagellation, de zoophilie même... oui oui oui, vous avez bien lu, mais gardez en mémoire que le malheureux Lucius a été transformé en âne avec tout l'attirail adéquat (et je ne parle pas forcément de ses oreilles... ), ce qui excite bien des convoitises féminines ! Magie du dessinateur, à aucun moment l'une de ces scènes qui auraient pu être dérangeantes n'est vulgaire tant le crayon de l'auteur sait se faire élégant (d'ailleurs, pour la fameuse scène bestiale, une bulle judicieusement placée ménage notre pudeur malmenée).
Manara sait dessiner comme personne les jolies jeunes filles nues, dans des poses lascives et suggestives...
Mais il y en a pour tous les goûts, rassurez-vous, car Lucius apparaît lui-même plusieurs fois dans le plus simple appareil et franchement, j'ai envie de m'écrier :"Par le phallus de Priape, non, par les nichons de Vénus, non plus, par tous les dieux de l'érotisme réunis, la maman de Lucius l'a réussi de partout son fiston !!"
C'est sur cette note enthousiaste que s'achève mon premier billet du premier mardi du mois...
Rendez-vous dans quatre semaines !
Lien : http://parthenia01.eklablog...
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Fabricienne
  09 août 2013
Le dessin de Manara frôle la perfection dans le trait et la couleur à l'aquarelle, pourtant le scénario reste pauvre bien que ce soit une de ses meilleure production, grâce au récit tiré de la mythologie.
On pourra remarquer que c'est un livre à réserver aux adultes "avertis" car, sans pornographie à proprement parler, l'évocation dépasse l'érotisme : Lucius est transformé en âne !
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Lamia Ziadé Bye Bye Babylone Beyrouth 1975 -1979 éditions P.O.L : où Lamia Ziadé tente de dire de quoi et comment est composé son livre "Bye Bye Babylone" et où il est question notamment de la guerre au Liban entre 1975 et 1979, de l'enfance et de la guerre des hôtels, des milices et des barbes à papa, des chrétiens et des musulmans, à l'occasion de sa parution aux éditions P.O.L, à Paris le 28 octobre 2019. "Dans ce livre, il y a des chewing-gums et des kalachnikovs. Il y a des bonbons, des chocolats, des barbes à papa, des bombes, des obus, des missiles et des grenades, des armes en tous genres. Il y a des Smacks, du Bonjus, et des roquettes de 140 mm. Il y a moi et mon petit frère, il y a des miliciens et des miliciennes, des phalangistes, des palestino-progressistes, des nassériens, des tigres, des fidayins, des moudjahidins et des mourabitouns. Il y a des leaders politiques. Des lugubres, des cruels, des cyniques, des monstres, ils planent sur la ville. Il y a des keffiehs, des treillis, des lunettes de soleil, des croix et des turbans, des chemises hawaiiennes et des sahariennes. Il y a les néons de Hamra et le hamburger du Holiday Inn, la bataille des hôtels et le massacre des camps, l?incendie des souks et le pillage de la rue des Banques. Il y a des enlèvements, des explosions, des assassinats, des rafales de mitraillette, et des cigarettes. Des Gitanes, des Marlboro, des Dunhill, des Viceroy, des Winston, et surtout des Kent. Des cendriers, des allumettes, des briquets Cartier en or, de la fumée, beaucoup de fumée, et du feu. Il y a des cartes à jouer, des dessins animés, des bandes dessinées, des jeux de société, des Matchbox, des bulles de savon, une panoplie d?Indienne et ma collection d?éclats d?obus. Il y a le magasin de mon grand-père et le foulard en soie de ma grand-mère, la Nivea de ma nounou et le Petzi de Walid. Il y a des cinémas en feu, le Roxy, le Radio City, le Dunia, l?Empire, le Rivoli, et des hôtels en flammes, le Palm Beach, le Vendôme, le Saint-Georges, le Phoenicia, l?Alcazar. Il y a la ligne de démarcation et la corniche de Manara. Dans ce livre il y a Beyrouth, en feu, en flammes, en étincelles, en explosions, dans le noir absolu, il y a Beyrouth qui brille."
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>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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