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EAN : 9782723472449
238 pages
Éditeur : Glénat (02/09/2009)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 38 notes)
Résumé :
Claudia Christiani, jeune femme de la bourgeoisie italienne, introvertie et mariée à un homme âgé et riche, voit un jour sa vie transformée à cause d'un petit boîtier qui, chaque fois qu'il est actionné par le dr. Fez, déclenche en elle une vague de désir insoutenable, et la pousse à se jeter sur le premier homme venu.
Grand classique de la bande dessinée érotique, adaptée au cinéma en 1985, cette série a imposé Milo Manara, déjà auteur de séries à succès ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
LVI
  22 mars 2012
L'homme devant sa glace !

Maurilio, dit Milo, Manara, né en Septembre 45, a découvert la BD en 67 alors qu'il travailla comme assistant d'un sculpteur espagnol fan de ‘Barbarella'. A partir de 69, il se mit à dessiner à son tour et dès 74 il adapta ‘Le Décameron'. Mais sa première BD vraiment ambitieuse n'est parue qu'en 76 (‘Le singe'). En 78, il publia ‘L'homme des neiges' et ‘Giuseppe Bergman'. Et il faudra attendre 83/84 pour que paraisse en Italie d'abord (dans la revue ‘Playmen'), en France ensuite (pré-publié par ‘L'écho des savanes', puis en album par Albin-Michel) ce classique de la bande dessinée érotique qu'est ‘Le déclic'. En 86 parut ‘Le parfum de l'invisible' et en 88 ‘Candide caméra'. le deuxième volet du ‘Déclic' sortit en 91, suivi d'un troisième opus en 94 et même d'une ultime (?) suite en 2001. Entre-temps et au travers de ces BD et d'autres, Milo Manara était devenu le nouveau Pape de l'érotisme dessiné.

L'histoire de départ : un professeur réussit à mettre au point un appareil contre l'impuissance qui se compose de deux éléments : un récepteur, greffé sur le cerveau et qui s'intègre aux cellules nerveuses de celui-ci, et un transmetteur (une sorte de télécommande), à deux positions (mini et maxi), qui permet de régler l'intensité de l'effet ; cet appareil est volé et utilisé par un ami du professeur qui désire violemment Claudia, une très belle femme mariée qui s'est toujours refusée à lui ; il s'en sert évidemment pour transformer la bourgeoise guindée en bête de sexe : à chaque fois qu'il actionne l'appareil, le désir submerge littéralement la prude jeune femme aux courbes scandaleuses qui se donne alors dans toutes les positions, même en public, savourant plus particulièrement les actes pervers (sodomie, zoophilie, fist-f…, etc.), au grand désespoir de son mari et de leurs amis…

Dans le deuxième volet, Faust, un jeune homme au physique de James Dean (travaillant secrètement pour le mari humilié de Claudia, devenue entre-temps et malgré le scandale de l'affaire précédente, présentatrice à la télévision grâce à un oncle sénateur), en possession du fameux transmetteur, s'en prend à notre pauvre héroïne, qui n'a pas d'autre choix que de sombrer à nouveau dans la débauche la plus totale ; ce qui nous vaut une scène de 11 pages dans les toilettes pour hommes de la chaîne de télé qui emploie Claudia, une ballade en vélo en plein centre-ville -derrière à l'air- pour la même, une longue séquence de sadisme de 15 planches entre son oncle sénateur et elle avec son patron pour témoin, l'apparition de la blonde Miel dont les saveurs vaginales rappellent le miel de montagne prélevé à même la ruche, une scène de radeau sans Méduse mais avec une Claudia qui sauve sa peau en prélevant à même les services trois-pièces de ses techniciens de quoi survivre et finalement un strip-tease en direct devant les caméras de son émission, suivi d'un final sur le toit de l'immeuble de la chaîne de télévision concernée entre Faust et elle dont je vous laisse la surprise…

De toute façon, l'histoire n'a que peu d'importance : tout l'intérêt de la série des ‘Déclic', des bandes dessinées faites par un homme, italien et macho, pour un public masculin tout aussi macho (et qui ne pourront du coup satisfaire aucune femme), repose uniquement sur les situations qui permettent à Manara de dessiner ses personnages féminins dans les poses les plus suggestives pour le plus grand plaisir des dards frétillants des amateurs mateurs concernés…

A noter : à l'époque, la BD de 60 pages (contre seulement 42 pour la version française censurée du ‘Déclic 1' de 84) a été vendue au prix ‘érotique' de 69,-FF…

Dans le troisième volet de 66 pages, il n'est curieusement plus guère question du fameux transmetteur, qui est toujours encore entre les mains de Faust (voir ‘Le déclic 2') qui est toujours encore aux trousses de la sulfureuse Claudia qui travaille toujours encore pour la télévision et qui a été chargée de réaliser un reportage sur l'Amazonie, décor unique de ce nouvel opus ‘manarien'. A son arrivée sur place, Claudia est témoin de la manière pour le moins particulière qu'emploie le chercheur d'or Culorva pour arriver à obtenir de l'emportée Ana-Rita les coordonnées d'un gisement d'or ; après quoi, elle se retrouve sur l'île d'un gourou à la Demis Roussos qui se sert de l'énergie sexuelle des femmes pour dialoguer avec les étoiles (15 pages sont consacrées au sujet); ayant tentée de mettre fin aux exactions sexuelles du gourou, Claudia doit fuir, en moto, pirogue, puis bateau (justement celui de Culorva, devenu riche entre-temps grâce aux conseils avisés d'Ana-Rita, qui a disparu et qu'il cherche. Retournée à la civilisation, Claudia est quand même encore agressée dans la rue par le gourou, qui s'intéresse à l'incroyable énergie sexuelle qu'elle libère quand elle est sous l'emprise du transmetteur, et par Culorva, qui aurait bien besoin d'une femme déchaînée comme elle pour satisfaire les besoins sexuels des 50.000 garimpeiros qui extraient désormais de l'or pour lui en Amazonie, et auxquels Faust a vendu le transmetteur (celui-ci n'apparait donc qu'à la page 58 sur 66)…

Dans le quatrième volet de seulement 52 pages, Claudia est de nouveau avec son brillant avocat de mari qui va défendre une multinationale de la chimie qui a rendu un certain nombre de personnes aveugles à la suite d'une fabrication éminemment discutable. L'une des victimes, le professeur Boralevi, vit avec sa fille, Angelina, qui est bien décidée à provoquer un scandale autour de la personne de l'avocat, afin que celui-ci ne remporte surtout pas le procès très médiatisé à venir, de telle sorte que les victimes, dont son père, puissent être effectivement indemnisées, comme il se doit. le Dr. Fez (voir ‘Le déclic 1'), qui a entendu Angelina parler de ses projets dans un bar, contacte celle-ci et lui propose de lui vendre au prix fort (25% de l'indemnisation à venir) le tout nouveau transmetteur qu'il a fabriqué entre-temps : l'idée étant d'amener Claudia à se comporter de façon tellement scandaleuse que son mari s'en trouvera discrédité et se verra dessaisi de l'affaire…

C'est le scénario le plus linéaire des quatre et l'album le moins érotique de la série. En plus, vient se greffer sur les toutes dernières pages, une histoire de réseau de prostitution tournant autour de la bonne de Claudia qui tombe vraiment comme un cheveu sur la soupe. En fait, on dirait bien que ce dernier volume en date a été amputé d'une partie de son contenu…

La série est donc terminée, à priori et pour le moment, mais nul doute que si Milo Manara devait un jour avoir besoin d'argent, nous réentendrions très certainement parler de la sulfureuse (bien malgré elle) Claudia et du transmetteur maudit…

En attendant, régalez-vous des quatre histoires existantes, en étant toutefois conscients du fait que, comme beaucoup de séries, ‘Le déclic' va decrescendo…
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Lou987
  19 septembre 2017
Bon, maintenant qu'il commence à faire frais, que l'hiver approche, que les soirées ne sont presque plus faisables à l'extérieur à cause du vent, je vais vous parler d'une BD qui réchauffe et fait monter la température. Vous verrez, vous vous sentirez presque au printemps ! Il s'agit d'une intégrale, le Déclic, compilant quatre tomes de BD dessinés et scénarisés par Milo Manara, un auteur italien. La particularité de cette intégrale ? Outre son poids, car, oui, elle est plutôt massive et peu pratique à manipuler, le Déclic est une BD érotique, publiée originellement, et tome par tome, chez Albin Michel, entre 1984 et 2001. Autant vous dire que dans les années 1980, la censure niveau art était plutôt rigoureuse, à tel point que pas moins de six planches du tome 1 ont été enlevées de la BD. Une condamnation réparée quelques années plus tard lors d'une édition en couleur. Pourtant celle qui nous intéresse est la version originale et non censurée en noir et blanc, parue chez Drugstore en 2009. Elle permet un accès total aux planches, aucune censure et le respect du crayonné noir et blanc de Manara original.
> Coup de crayon
Manara nous présente ici un scénario peu ordinaire, auquel on ne s'attend pas. le docteur Fez enlève la bourgeoise Claudia Cristiani, une femme plutôt coincée, pour lui implanter une puce dans le cerveau. Pas n'importe quelle puce, non, mais bien une puce qui, une fois activée par le boîtier qui la contrôle, augmente la libido et le désir sexuel de la madame. Oui, oui. Plus le possesseur du boîtier tourne la molette et donc augmente l'intensité, moins la madame bourgeoise parvient à se contrôler, ce qui l'amène à effectuer certaines choses plutôt intimes en public, dans la rue, au restaurant, où qu'elle soit à ce moment-là. Des moments très gênants et très chauds en perspective, mais surtout embarrassants pour elle ! Manara saupoudre ici sa BD d'un peu de technologie et d'anticipation de par cette invention révolutionnaire, si je puis dire, et nous entraîne dans une BD érotique des plus surprenantes. Bon, je ne vous cache pas que les scènes éloquentes sont présentes sur chaque page, car c'est le but de la manoeuvre. Mais au-delà de cela, Manara crée un véritable fil rouge scénaristique, à savoir, qu'arrive-t-il à cette Claudia Cristiani ? Comment son mari peut-il croire à une puce implantée dans le cerveau par un savant fou ? Comment retrouver le responsable qui lui retirera cette puce ? Et qui possède le boîtier ? Peut-on l'arrêter ? Veut-elle vraiment en terminer avec cette expérience des plus incongrues ? Pire, la puce existe-elle réellement ou bien Claudia Castriani s'en sert de prétexte pour libérer une libido trop souvent étouffée ? Que de questions qui pimentent les aventures de la madame bourgeoise, s'improvisant détective et s'entourant de personnes pour percer ce mystère. Il ne s'agit pas de sexe pour du sexe, au contraire. Manara nous propose une BD aux contours flous, le lecteur ne sait plus trop que penser, l'auteur nous perd délibérément dans cette histoire de puce et nous confuse l'esprit, on ne sait plus si la puce existe, si elle contrôle la bourgeoise, si … Que d'interrogations et, autant vous dire, la lecture du tome 4 n'aide pas beaucoup, c'est cet aspect très original que j'ai véritablement apprécié dans le Déclic.
> Coup de plume
Alala, que dire du crayonné de Manara ? À part qu'il est époustouflant de réalisme et de justesse ? Oui, c'est certainement ce que vous devez retenir de Manara : un coup de crayon à la perfection en matière de proportions et de réalisme. C'est tout simplement un régal pour les yeux que cette BD dont les traits noir et blanc sont esquissés avec application et respect du détail. Je pense que c'est un avantage du noir et blanc que de permettre au lecteur de considérer le trait nu dans toute la splendeur de sa précision. Rien n'est négligé ou délaissé, les coups de crayon sont assurés du début à la fin de la case, des décors aux personnages, en passant par le chien sur le trottoir d'en face jusqu'au lit à baldaquin. Manara fait preuve ici de son art singulier et assumé. Parlons également des expressions faciales ou des positions peu catholiques des personnages, non censurées, dont la justesse et la crédibilité sont accentuées par une beauté des traits. le sexe ne possède aucune dimension grossière, pornographique, il n'est pas prétexte à contempler des gens nus dans des circonstances osées. le sexe, chez Manara, est poétique. Oui, oui, tout à fait. Et le dessin contribue fortement à ce sentiment de poésie et de délicatesse. Je conviens que certaines scènes sont plus trash que d'autres, mais il n'empêche que règne constamment cette atmosphère de douceur. On entendrait presque une petite mélodie au violon, ou on sentirait presque une odeur de lavande. Je vous le dis, le Déclic, c'est du sexe très bien dessiné, mais dont l'ambiance est maîtrisée.
Je n'avais jamais lu de Manara avant, j'en avais simplement entendu parler. Je peux vous assurer que je ne regrette pas d'avoir découvert un auteur dont le contrôle de son oeuvre, tant scénaristique que graphique, est total.
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loloetfranck
  20 novembre 2013
Une femme sous influence devient l'esclave de ses pulsions.
Mamara et les femmes. ....une grande histoire d'amour. Certains diront que dans ses histoires elles ne sont que des objets mais en fait c'est nous pauvres hommes qui nous laissons emporter dans un univers de sensualité et bien plus.
Au fil de l'histoire nous sommes sous l'influence de ces femmes superbes qui perdent la raison et surtout nous la font perdre.
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Cielvariable
  01 juillet 2013
Bande dessinée érotique avec une histoire vraiment ridicule (loufoque) comme c'est très souvent le cas pour ce type de BD. Les illustrations sont belles mais il y a beaucoup de violence et de vulgarité. Beaucoup plus pour hommes que pour femmes.
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Citations et extraits (1) Ajouter une citation
CielvariableCielvariable   21 mai 2018
- Salut, Contini. Tu exerces toujours dans ta super clinique?

-Ouais, Fez... Moi, je n'ai pas encore été radié de l'ordre. HA! HA! HA! À propos, j'ai de bonnes nouvelles pour toi, vieil impuissant. Tu as lu le dernier Esculape?

- Bof, je m'en fiche désormais de la médecine.
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Lamia Ziadé Bye Bye Babylone Beyrouth 1975 -1979 éditions P.O.L : où Lamia Ziadé tente de dire de quoi et comment est composé son livre "Bye Bye Babylone" et où il est question notamment de la guerre au Liban entre 1975 et 1979, de l'enfance et de la guerre des hôtels, des milices et des barbes à papa, des chrétiens et des musulmans, à l'occasion de sa parution aux éditions P.O.L, à Paris le 28 octobre 2019. "Dans ce livre, il y a des chewing-gums et des kalachnikovs. Il y a des bonbons, des chocolats, des barbes à papa, des bombes, des obus, des missiles et des grenades, des armes en tous genres. Il y a des Smacks, du Bonjus, et des roquettes de 140 mm. Il y a moi et mon petit frère, il y a des miliciens et des miliciennes, des phalangistes, des palestino-progressistes, des nassériens, des tigres, des fidayins, des moudjahidins et des mourabitouns. Il y a des leaders politiques. Des lugubres, des cruels, des cyniques, des monstres, ils planent sur la ville. Il y a des keffiehs, des treillis, des lunettes de soleil, des croix et des turbans, des chemises hawaiiennes et des sahariennes. Il y a les néons de Hamra et le hamburger du Holiday Inn, la bataille des hôtels et le massacre des camps, l?incendie des souks et le pillage de la rue des Banques. Il y a des enlèvements, des explosions, des assassinats, des rafales de mitraillette, et des cigarettes. Des Gitanes, des Marlboro, des Dunhill, des Viceroy, des Winston, et surtout des Kent. Des cendriers, des allumettes, des briquets Cartier en or, de la fumée, beaucoup de fumée, et du feu. Il y a des cartes à jouer, des dessins animés, des bandes dessinées, des jeux de société, des Matchbox, des bulles de savon, une panoplie d?Indienne et ma collection d?éclats d?obus. Il y a le magasin de mon grand-père et le foulard en soie de ma grand-mère, la Nivea de ma nounou et le Petzi de Walid. Il y a des cinémas en feu, le Roxy, le Radio City, le Dunia, l?Empire, le Rivoli, et des hôtels en flammes, le Palm Beach, le Vendôme, le Saint-Georges, le Phoenicia, l?Alcazar. Il y a la ligne de démarcation et la corniche de Manara. Dans ce livre il y a Beyrouth, en feu, en flammes, en étincelles, en explosions, dans le noir absolu, il y a Beyrouth qui brille."
+ Lire la suite
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