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EAN : 9782359629521
Ex Aequo (01/06/2017)
4.33/5   35 notes
Résumé :
Janvier 1995, Une pluie démentielle noie la ville de Limoges et ses alentours. Les corps martyrisés de deux adolescentes sont retrouvés flottant sur la Vienne. L'inspecteur principal Barakian, assisté d'un jeune officier de police, enquête sur ce qui paraît être les crimes d'un tueur en série. Il trouve la mort au cours d'une arrestation mouvementée, mettant ainsi fin à ces meurtres sordides qui excédaient une population à bout. Février 2015, Il pleut sans discontin... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (28) Voir plus Ajouter une critique
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En 1995, Limoges où il pleut des cordes, un véritable déluge comme si le ciel avait décidé de lessiver la ville et nettoyer les habitants. Deux très jeunes femmes sont assassinées, leurs corps retrouvés mutilés sur la Vienne. Elles étaient enceintes et les foetus ont été expédiés par poste à la famille. Lors de la tentative d'arrestation de l'un des présumés coupables, l'inspecteur principal le poursuivant trouve la mort. le véritable coupable ne sera jamais arrêté.
2015, Périgueux, il pleut des cordes, jour et nuit, un vrai déluge, comme vingt ans plus tôt, on ne sait plus quand ça a commencé. La pluie symbole de purification tombe et tombe à tel point que des inondations commencent à gêner la circulation dans la ville.
Eve Milano, capitaine de police aidé de son adjoint Philippe Tavel, lieutenant sont chargé de l'enquête sur le meurtre de deux très jeunes femmes, enceintes. le foetus a été expédié aux parents.
"Bis repetita" mais pas "placent".
L'enquête s'annonce difficile, le temps n'arrange rien. La gendarmerie mise sur le coup n'entend pas collaborer avec la police. Il faudra l'intervention de la juge d'instruction pour que les esprits se calment. D'autant que le major de gendarmerie est un macho misogyne et qu'il ne le cache pas.
L'enquête s'enlise au propre comme au figuré aussi on fait appel à un psychologue spécialiste des psychopathes.
Mais l'assassinat d'une troisième jeune femme met la population et les médias en émoi qui réclament la tête du (des) coupable (s). La hiérarchie des uns et des autres y va de ses menaces.

Si j'ai apprécié ce roman policier c'est parce que, principalement, c'est mené tambour battant. L'autrice conduit son récit de main de maître et si, par-ci, par-là, j'ai pu me demander à quoi rimaient certaines choses, certains événements, dont un déraillement de train, invariablement l'explication est arrivée, calmement et simplement. L'atout supplémentaire c'est la pluie car, et comme je m'en suis souvenu, l'eau est un élément purificateur et le péché de chair doit être purifié selon la Bible.
La rédaction est assez habituelle des romans avec aller et retour dans le temps, à savoir, un chapitre sur deux et, de plus, ici, le coupable y va de ses intentions et de ses raisons.
L'affrontement police contre gendarmerie est habituel dans certains polars mais le bon sens et l'obligation de résolution rapide prime et oblige les uns et les autres à travailler au diapason.
La couverture de l'ouvrage donne le la sur la teneur du bouquin, un tableau moyenâgeux représentant les femmes enceintes foetus en transparence.
L'intrigue est intelligente dire que j'ai, fébrilement, tourné les pages serait mentir mais j'étais bien installé dans l'histoire qui m'a plu(e ?).
C'est bien écrit (quelques coquilles, mais bon...) et puis Limoges et Périgueux ça nous change de Los Angeles et Chicago.
Lu sur ma tablette.


Lien : https://www.babelio.com/livr..
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Vingt ans séparent les meurtres de Limoges de ceux de Périgueux, pourtant en 1995, le meurtrier a été interné en hôpital psychiatrique. Alors que c'est-il passé ? Pourquoi les meurtres recommencent avec autant d'horreur ?

Certaines enquêtes mettent du temps à débusquer un tueur et Sophie Mancel va balader son lecteur, de Limoges en 1995 à Périgueux en 2015. Les flics vont devoir trouver le meurtrier, pour éviter que des jeunes femmes enceintes soient trucider.

On plonge rapidement dans le feu de l'action avec une construction classique à l'alternance de chapitres, de longueur variable. le manque d'équilibre entre les chapitres m'a rendu perplexe, mais heureusement, c'est un point que l'on oublie rapidement, au regard de l'intrigue.

Sophie Mancel, arrive à tirer son épingle du jeu, grâce à une histoire bien menée et dont le travail historique sur les religions est très bien documenté, pour le rendre très crédible. Alors même que la forme est assez classique, ce polar évite les écueils d'une intrigue banale.

Le lecteur se laisse facilement entraîner par le travail des enquêteurs et par les révélations qui jalonnent le récit avec, notamment, un aspect religieux des meurtres assez différent de ce que l'on peut lire.

Les meurtres coïncident avec des pluies diluviennes, rendant l'atmosphère sombre et la météo ne fait que rendre le mysticisme de ces meurtres que plus prégnant.

On peut regretter la misogynie de certains gendarmes, mais, même si c'est une des choses qui m'a gêné, Sophie Mancel, semble rendre compte du regard d'un univers très masculin et qui ne fait que traduire la réalité du quotidien de certains flics. Donc, une fois que l'on dépasse cet aspect, on s'aperçoit que l'auteur fait évoluer les mentalités de ses protagonistes, démontrant ainsi qu'une femme est tout aussi capable.

Des personnages hauts en couleur aux caractéristiques bien travaillées, ce qui donne de la crédibilité à l'intrigue. Et même si j'ai eu des doutes sur le tueur, je dois dire que l'auteur a vraiment été jusqu'au bout d'un bon polar qui divulgue avec parcimonie les indices, afin que le lecteur ait des soupçons, mais sans jamais se dire que c'est trop facile, grâce au savant dosage entre chaque révélation.

Un livre perfectible, au style parfois maladroit, avec des fautes d'orthographe qui demeurent, par moment trop présentes, dont l'intrigue relève largement la qualité. La quatrième de couverture est beaucoup trop longue et devrait être réduite des 2/3 afin de ne pas trop en dire.
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Tuez les toutes ! est le second roman de Sophie Mancel-Hainneville, un polar que j'ai reçu dans le cadre de la dernière masse critique Babelio. J'en profite pour remercier les éditions Ex-Aequo de cet envoi, même si à la fin de ma chronique je leur fais part de mon agacement devant le nombre incroyable de coquilles que contient le livre, à croire que les lecteurs ne sont pas encore passés à l'ère du correcteur orthographique.
L'histoire maintenant. Eve Milano et Philippe Tavel deux officiers de police judiciaire sont chargés de l'enquête sur une série de meurtres horribles qui mettent la ville de Périgueux en émoi.
Le tandem s'entend à merveille. Milano est une «profileuse» reconnue, elle est passée par les USA, sa collaboration est recherchée par les services de police pour les crimes qu'elle a déjà résolu. Tavel lui, est l'enfant du pays, impulsif, qui a failli mal tourner autrefois, qui n'hésite pas à braver sa hiérarchie avec ses méthodes expéditives pas toujours respectueuses des règles et des procédures.
Le tandem fonctionne à merveille. Mais dans cette enquête, il est confronté au sinistre major Blainville de la gendarmerie, un senior macho comme c'est pas permis.
Guerre des polices, affrontement entre des méthodes, risquent à tout moment de freiner la progression de l'enquête. Heureusement, Dorval une jeune Procureure veille et n'hésite pas à peser de toute son autorité pour mettre les choses au clair et rappeler chacun à ses devoirs.
Le roman est bien écrit, le suspense ménagé, même si parfois les événements à venir sont un peu «téléphonés».
De bonnes idées dans la construction du récit. Les liens entre des meurtres qui se sont déroulés à Limoges 20 ans plus tôt apparaissent au fur et à mesure du récit. le drame personnel vécu par Milano dont on ne connaitra le détail qu'à la page 234. Enfin les conditions climatiques désastreuses, il pleut des cordes à Périgueux, la Vézère sort de son lit et perturbe les conditions dans lesquelles les enquêteurs travaillent en ralentissant les déplacements et en rendant les communications plus difficiles. Ce sont des hasards et des coïncidences qui mettent les policiers et les gendarmes sur la piste.
L'écriture est fluide, simple, précise et on progresse sans difficultés dans le récit. Sa lenteur est parfois perturbante, mais on ne s'ennuie pas, et le lecteur n'est jamais tenté d'arrêter.
Quelques répétitions reviennent toutefois de façon excessive dans le récit :
La guerre police gendarmerie
Le manque des moyens des services de l'Etat
Quelques clichés aussi, comme à la page 258 à propos de Facebook «Les réseaux sociaux servaient de défouloir à des individus se réfugiant derrière l'anonymat d'un ordinateur» ; ou pages 251 et 252 sur les rapports mère/fille ; ou encore des comportements peu crédibles de Eve Milano lorsque page 184, en pleine enquête, elle «(...) avait finalement jeté son dévolu sur une petite robe noire.»
Mais aussi d'autres fois, une tendance à plaquer sur le récit des développements rhétoriques destinés à démontrer la compétence des enquêteurs. Ainsi entre les pages 126 et 130 Milano et Debanne, les deux profileurs, échangent leurs expérience à coup de «A Chicago, j'ai suivi une enquête...» « Alors, j'ai échafaudé une nouvelle théorie...» etc... Dommage, car ces «écarts» desservent le récit et n'apporte rien à la lecture.

En résumé, un roman basé sur une idée originale, des personnages intéressant, bien construit et bien écrit, mais qui souffre parfois de la tendance de l'auteur à multiplier les démonstrations s'appuyant sur des descriptions minutieuses et des références, certes documentées et réalistes, mais qui gagneraient à être mieux intégrées dans le corps du récit.

Lecture à recommander pour découvrir cet auteure qui gagne à être connue. Je met le livre en échange si cela intéresse un babeliaute.

Les coquilles maintenant, au débit de la maison d'édition Ex-Aequo :
P141 « Quand il y a un bruit sur la pallier»
P153 «Le plus rebelle brandit son -crique- au-dessus de sa tête...» et plus loin «...et toi, le minus au cric,...»
P197 «...qu'est-ce qui n'est pas aussi simple, de se prendre une -baigne- ...»
P325 «Le thé possédait des substances qui l'a maintenaient»
P333 «...plaintes de parents pour des violences à l'en contre d'élèves.»
P365 «Le passeur sortit une gitane papier maïs, l'a glissa entre ses lèvres...»
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Voici mon retour de lecture sur le thriller Tuez-les toutes ! de Sophie Mancel-Hainneville.
Janvier 1995. Alors qu'une pluie démentielle noie la ville de Limoges et ses alentours ; les corps martyrisés de deux adolescentes sont retrouvés flottant sur la Vienne.
Les meurtres prennent fin brutalement suite à un événement tragique..
Février 2015. Il pleut sans discontinuer depuis plusieurs jours sur Périgueux. Deux corps suppliciés d'adolescentes sont retrouvés à quelques jours d'intervalle dans une grotte touristique et flottant sur la Vézère en furie.
Eve Milano et Philippe Tavel, officiers de police judiciaire, sont saisis pour enquêter, avec la gendarmerie.
Cette enquête sur les crimes de tueurs en série va prendre une autre tournure lors de l'assassinat d'une troisième jeune fille.
Les trois victimes ne partagent qu'un élément commun, une grossesse précoce ; pas assez concordants, selon le psychologue engagé par la gendarmerie, pour parler de l'oeuvre d'un seul psychopathe.
Les crimes sont sordides, les foetus envoyés aux familles, tout le monde est sur les nerfs et la météo n'arrange rien.
Plusieurs suspects vont chambouler les investigations.
Une quatrième adolescente disparaît. Un compte à rebours diabolique s'est enclenché pour tenter de la sauver.
Tuez-les toutes ! est un excellent thriller, très bien ficelé.
Ce roman débute en 1995, avec des meurtres sordides qui se stoppent suite à un événement tragique.
Vingt ans plus tard, en 2015, de nouveaux meurtres d'adolescentes, toujours aussi sordides, ont lieu.
Les victimes sont mutilées, elles étaient enceintes et les foetus ont été prélevés. Ensuite, ils sont envoyés aux familles des victimes ! L'horreur la plus totale !!!
Honnêtement, cela fait froid dans le dos.
Les âmes sensibles risquent d'être parfois un peu chagrinées par ce roman, même s'il n'y a pas de violence inutile. Tout s'explique.
L'écriture fait mouche, c'est bien écrit et j'ai totalement plongé dans cet univers sombre et parfois malaisant ; me demandant vraiment comment cela allait bien pouvoir se terminer.
J'ai apprécié le duo composé d'Eve Milano et Philippe Tavel car ils se complètent parfaitement.
Le fait d'obliger la police et la gendarmerie à coopérer est une bonne idée, même si cela crée évidemment des tensions entre eux. Surtout qu'il y a des misogynes dans l'équipe ; en 2015 il n'est pas toujours évident pour les femmes de s'imposer. L'est d'ailleurs maintenant ? Pas sure..
Il y a beaucoup de rebondissements, et je n'en n'avais deviné presque aucuns.
Tuez les toutes ! est un thriller très sombre, qui m'a captivé de la première à la dernière page.
Je vous le recommande et le note quatre étoiles et demie.
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Mon retour sur « Tuez-les toutes ! » de Sophie Mancel-Hainneville.

Titre : Tuez-les toutes !
Auteure : Sophie Mancel-Heinneville
Éditeur : Éditions Ex Aequo, Paru le 30 Août 2017
Pages : 431
Prix : Format Broché : 25€ / Numérique : 3,99€

Je reviens avec ce livre dans ma catégorie de lecture préférée ! J'y trouve un thriller/ polar noir vraiment bien mené dans un style très aiguisé. Autant vous le dire tout de suite, je n'ai pas été déçue de mon voyage à travers la Dordogne ! Je remercie chaleureusement Sophie Mancel-Heinneville pour m'avoir donné l'opportunité de lire son livre en SP.

Tout commence en janvier 1995, de très fortes précipitations s'abattent sur la ville de Limoge et ses alentours. Ces déversements de pluie torrentielle font déborder dangereusement le niveau des rivières. Deux corps d'adolescentes sont retrouvés à quelques jours d'intervalle flottants dans la Vienne.
Une affaire complexe s'engage alors pour le lieutenant Barakian et son jeune coéquipier qui ne seront pas au bout de leur surprise dans cette triste affaire.

Février 2015, vingt années se sont écoulées depuis ces tragiques événements, ce dossier est depuis bien longtemps enterré. le capitaine Eve Milano et son coéquipier le lieutenant Philippe Tavel, deux enquêteurs spécialisés dans le crime sont envoyés pour quelques mois sur Périgueux. Là- bas ils devront former et prêter main forte à la gendarmerie.
Un véritable déluge s'abat alors sur la ville, la Vézère déborde et inonde une bonne partie du secteur.
L'apparition dans tout ce tumulte de nouveaux corps, va relancer une enquête qui aurait certainement préféré rester sous silence. Police et gendarmerie devront unir leurs forces et mettre leurs querelles de côté afin de démêler cette histoire et empêcher de nouveaux meurtres.

L'auteure nous fait voir du pays dans ce livre, pour un peu on se croirait faire partie de ce funeste circuit touristique. Nous baladant au gré de l'enquête sur les traces d'une culture historique, touristique et même ecclésiastique. de belles grottes, qui sont sûrement très agréables à visiter quand les conditions météorologiques sont clémentes or là, nous arrivons en pleine montée des eaux et le décor est loin de faire rêver un éventuel vacancier.
Les personnages qui gravitent autour de cette investigation sont bien travaillés, chacun apportant sa personnalité. le caractère d'Ève la capitaine, est à souligner elle est loin de se laisser intimider par une gendarmerie très masculine. Un petit brin de femme au tempérament bien trempé qui dirige son groupe d'une main de fer. J'ai été attendri face à cette double facette qu'elle renvoie aux lecteurs, d'un côté elle a cette hargne professionnelle, mais de l'autre elle a une telle fragilité personnelle...
Une histoire qui nous tient en haleine, elle est prenante et bien détaillée. Malgré des chapitres quelquefois un peu longs, cela n'est pas dérangeant, car les péripéties s'enchainent et le plus important, aucun temps mort n'apparait.
Un jeu de piste va se faire entre le tueur et les enquêteurs, une partie macabre d'indices dissimulés annonçant ainsi la suite des festivités pour une police débordée. Cependant, attention aux âmes sensibles ! Car si vous avez le coeur fragile vous pourrez y laisser bien plus que des sueurs froides. N'oublions pas que la base de cette enquête tourne autour de jeunes filles tout juste sorties de l'adolescence et enceintes ! Les malheureuses vont subir à titre post mortem des sévices physiques assez importants... Bien que l'auteur ne rentre pas explicitement dans les détails de ces pratiques, le lecteur est prévenu de ce qu'il va lire.
Le petit bémol pour moi réside dans la couverture du roman, certes cette représentation d'un autre âge convient pour le contenu du livre, on est dans le thème, mais d'un point de vue personnel je n'y adhère pas. J'attache beaucoup d'importance aux couvertures, et je dois dire que celle-ci ne me fait hélas pas rêver. le rendu de l'image tel qu'il est posé sur la couverture fait très « pixélisé », ce qui détonne un peu face à cette réplique ancienne. C'est le seul point négatif que je trouve à dire, et je tiens à inciter les personnes qui pourraient s'arrêter à un visuel, d'aller au-delà et de ne pas passer à côté de ce titre!
Un travail qui est abouti, une histoire qui se tient sur la longueur et qui vraiment nous entraine de la première à la dernière page.
On ressent la recherche personnelle de l'auteure à travers les points de l'enquête qui nous sont détaillés.
Le texte est riche en descriptions, et si des fois autant de détails peuvent s'avérer être ennuyeux là ça n'a pas été le cas pour moi. Une très belle découverte !
Si vous aimez ce genre de lecture noire, vous y trouverez quelque chose de bien cousu et une enquête qui va vous emmener dans de sombres recoins et dans un passé lourd de secrets.

www.lesmotsdelau.fr

Lien : https://lesmotsdelau.fr/l/tu..
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
Celui d’une nature méprisée par des hommes qui avaient exploité honteusement les richesses de leur planète. Ils étaient comme ces gargantuas qui, à force d’excès alimentaires, se rendaient malades sans entendre les signes annonciateurs. La terre était malade. Et si peu d’hommes se portaient à son chevet qu’elle avait décidé de tirer elle-même une sonnette d’alarme avant qu’il ne soit trop tard. Tempêtes, tornades, inondations, glissements de terrain étaient des signes prophétiques de catastrophes à venir
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Il avait suivi une formation outre-Atlantique sur le droit criminel et en avait rapporté une approche plus psychologique du crime, là où ses collègues enquêtaient encore à l’ancienne. Il croyait au profilage et à la victimologie. Il avait appris qu’une victime était rarement victime par le seul hasard d’une rencontre avec un tueur. Elle revêtait un caractère convoité par le criminel et l’étude de sa personnalité apportait souvent de vraies réponses aux enquêteurs.
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— J’ai lu mon horoscope ce matin, j’aurais dû rester chez moi, déclara le lieutenant.
— Que disait-il ?
— Votre journée suinte les difficultés.
— Vu le temps, celui qui a écrit ça ne risquait rien. C’est des conneries !
— Pas d’accord. Je vais baigner dans les contrariétés, ça commence par mes pompes qui vont être bonnes à jeter.
— Parce que tu crois qu’avec des escarpins je suis plus à l’aise ? s’exclama la jeune femme en riant.
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— Salut ! Adjudant Duroy. On m’attend au monastère.
— Ouais ! Montez !
Duroy déposa sa valise sur le banc, à l’abri de l’eau et sauta lestement dans l’embarcation qui balança brusquement. Il se rattrapa sur le plat-bord et s’assit sur le banc. Sans un mot, l’homme ramassa sa gaffe, éloigna la barque du quai et godilla adroitement dans l’eau sombre. Les gouttes de pluie martelaient les eaux à la force d’une mitraille.
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Les quartiers inférieurs de Périgueux, longeant l’Isle, avaient les pieds dans l’eau, les genoux même, conduisant le préfet à activer le plan rouge pour mettre les populations les plus exposées en sécurité. Les pompiers, assistés de l’armée, élevaient une digue artificielle de sacs de sable pour contenir la montée des eaux dans le centre-ville. La municipalité commençait la distribution d’eau en bouteilles.
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