AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio

Pierre Lepape (Préfacier, etc.)
EAN : 9782258079571
860 pages
Omnibus (05/03/2009)
4.05/5   33 notes
Résumé :
Avec « Les vingt ans du roi » commence l'une des plus grandes aventures jamais tentées par un historien : faire vivre sous nos yeux - à travers les actes de la vie publique et privée de près de cinq cents hommes suivis mois après mois, année après année, - cette époque entre toutes glorieuse de notre Histoire et de l'Histoire du monde : la Révolution française.
Pour mener à bien cette entreprise immense (elle comprendra 5 tomes), il fallait plus qu'un histori... >Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura
Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
Allantvers
  17 juillet 2016
« Les vingt ans du roi » est le premier tome de l'oeuvre colossale et inachevée de Claude Manceron, qui entreprend ici de raconter rien moins que la genèse de la révolution française en mariant le talent du conteur à la science de l'historien. Quatre autres tomes suivent, qui s'arrêteront aux portes de la révolution en 1789.
1776 – 1778 : du début du règne de Louis XVI à la mort de Voltaire, la prise de la Bastille est encore loin dans cette société française monarchique figée, mais les protagonistes se mettent en place :
Le jeune couple royal, confit dans ses prébendes (le budget de la maison du roi est l'équivalent de celui de la Prusse), manipulé par la cour et bien impotent dans le lit nuptial ;
Turgot, ministre, est empêché dans ses réformes, Lafayette part soutenir les Insurgents américains ; Mirabeau, rebelle en herbe, fuit le carcan familial avec sa belle, Beaumarchais intrigue ; Robespierre et Danton sont encore gamins…
Manceron nous fait suivre les uns et les autres sur quelques épisodes éclairants de leur biographie, bourrés d'érudition mais qui portent plus la marque de l'historien que du romancier malgré quelques traits d'humour et quelques scènes d'un rendu saisissant de réalité. le peuple, quant à lui, est abordé en collectif par le biais des souffrances et sévices qui lui sont fait, à défaut d'être incarné dans des personnages fictifs ou réels, ce qui est un peu dommage mais n'enlève rien à l'intérêt de cette passionnante saga de l'Histoire.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          280
Lamifranz
  24 mai 2022
Je sais, chers amis et amies Babélionautes, que vous aimez les romans historiques. A l'occasion de précédentes chroniques, j'ai pu constater qu'une grande majorité d'entre vous, euh, une majorité d'entre vous, enfin, plusieurs d'entre vous m'ont accordé des "j'aime" affectueux à défaut d'être innombrables. Et ceux qui ne l'ont pas fait y ont pensé très fort, j'en suis assurément assuré. Donc, vous aimez les romans historiques, mais aimez-vous L Histoire, je veux dire, les études historiques, écrites par des historiens ou à défaut des écrivains adeptes de Clio (la muse de l'Histoire, pas la voiture) ?
C'est en effet un genre littéraire particulier qui fait moins appel à l'imagination mais plus à la rigueur et au souci de la vérité. Il faut avoir une belle plume, un sens bien établi de l'ordre, et aussi un certain talent didactique, parce que l'on présente un travail de documentation, de compilation à des lecteurs avides de savoir; c'est plus qu'une transmission d'informations, c'est un partage de connaissances... le genre a ses maîtres, depuis Jules Michelet jusqu'à Jean-Christian Petitfils, en passant par Fernand Braudel, Georges Duby, Jean Favier, ou ces immenses vulgarisateurs qu'étaient Alain Decaux et André Castelot. Et je ne parle ici que des Français.
Claude Manceron (1923-1999) s'est spécialisé dans l'étude de la Révolution et de l'Empire. Son oeuvre maîtresse Les Hommes de la liberté (1972-1987) couvre toute la période qui va de la mort de Louis XV (1774) à la prise de la Bastille (1789) La mort l'empêcha de continuer cette gigantesque fresque qu'il comptait mener au minimum jusqu'en 1797 (mort de Gracchus Babeuf) et peut-être même au-delà.
Les Hommes de la liberté forment un ensemble de cinq volumes : Tome 1 : Les Vingt ans du roi, 1774-1778, Tome 2 : le Vent d'Amérique, 1778-1782, Tome 3 : le Bon Plaisir, 1782-1785, Tome 4 : La Révolution qui lève, 1785-1787, Tome 5 : le Sang de la Bastille, 1787-1789.
Claude Manceron n'est pas un historien de métier. Son approche de l'Histoire est plus celle d'un écrivain soucieux d'apprendre quelque chose à ses contemporains que celle d'un historien présentant une thèse, un mémoire, un travail certes sérieux et important, mais exempt de vie, de mouvement, de couleur. En 1972, il y avait de la part de ces historiens "officiels" une forme de mépris envers les tenants de la "petite histoire", ou ceux qui, comme Manceron, privilégiaient davantage les humains dans toute leur vérité, et pensaient que L Histoire était faite par des hommes, avant de l'être par des idées.
L'Histoire, vue par Manceron, est donc, au jour le jour, une suite de petits faits qui, mis bout à bout et en perspective, donnent une idée générale assez complète, non seulement de l'époque, mais de l'atmosphère et de la psychologie des personnages, petits ou grands, qui la peuplent. C'est cette vision particulière de l'Histoire, doublée d'un don de conteur très affirmé qui fait de cette fresque un chef d'oeuvre absolu, pour qui veut connaître cette période, et percevoir, bien avant 1789, les racines profondes de la Révolution.
Pour ma part j'ai avalé ces cinq livres (répartis en trois tomes aux éditions Omnibus) avec avidité et gourmandise, et j'engage vivement tous ceux et celles que le sujet intéresse à en faire autant. Et que le volume ne vous rebute pas, ça se boit comme du petit lait...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
lehibook
  31 décembre 2021
Je l'avais découvert en 1981 , puis relu à plusieurs reprises jusqu'en 2006. Cette nouvelle lecture n'altère en rien l'émerveillement ressenti , devant l'incroyable travail en amont, et cette manière originale d'aborder l'histoire mais aussi d'une écriture pleine de sensibilité et d'humour. Nous sommes au coeur de ces années cruciales où commence à frémir ce qui deviendra le séisme révolutionnaire , ces « signaux faibles » annonciateurs , où émergent peu à peu les futurs protagonistes ( Robespierre , Marat , Mirabeau, Louis XIV , Marie-Antoinette ….) où les « grands anciens » ,architectes du changement (Voltaire, Rousseau ,Diderot…) s'éclipsent avant le lever du rideau . Chapitre après chapitre la vie de ces temps-là se dévoilent à nos yeux avec ses horreurs et ses lueurs d'espoir. Une merveille.
Commenter  J’apprécie          50

Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
AllantversAllantvers   16 juillet 2016
Le roi de France engage 33 millions de livres (160 millions de francs 1970) par an pour ses seules dépenses de bouche, d'écuries, de domestiques et de bâtiments. C'est l'équivalent du budget total d'une nation comme la Prusse.
Le roi d'Angleterre, lui, ne dispose que de 23 millions pour sa liste civile, sur laquelle il doit payer non seulement ses propres dépenses, mais aussi ses ministres, ses ambassadeurs, ses juges...
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          140
AllantversAllantvers   16 juillet 2016
Toutes les religions prêtent la main au despotisme; je n'en connais aucune toutefois qui le favorise autant que la chrétienne.
Marat, les chaînes de l'esclavage
Commenter  J’apprécie          60
AllantversAllantvers   16 juillet 2016
La liberté a le sort de toutes les autres choses humaines; elle cède au temps qui détruit tout, à l'ignorance qui confond tout, au vice qui corrompt tout, et à la force qui écrase tout.
Marat, les chaînes de l'esclavage
Commenter  J’apprécie          20
lehibooklehibook   31 décembre 2021
Voltaire et Diderot ne s'écrivent plus qu'une ou deux fois par an ,et encore...Chacun s'est installé dans son personnage .Diderot supporte mal ce qu'il subsiste de déisme dans "Le Patriarche" .L'univers des philosophe est trop petit pour eux deux .Mais on se salue encore superbement de seigneur à seigneur.
Commenter  J’apprécie          10
JcequejelisJcequejelis   18 novembre 2011
Afin de rattacher la coutume capétienne à celle des Carolingiens, il y avait une cérémonie annexe à Aix-la-Chapelle, où un représentant du roi sacré à Reims, se rendait en grande pompe pour transporter – et rapporter – l'épée de Charlemagne, gardée à Saint-Denis.

105 – [p. 207]
Commenter  J’apprécie          10

Video de Claude Manceron (4) Voir plusAjouter une vidéo

La violence dans l'histoire
A propos de leurs livres respectifs "les conquêtes d'ALEXANDRE", "la grande armée", "la révolution qui lève", "le métier de bourreau", Roger PEYREFITTE, Georges BLOND, Claude MANCERON, Jacques DELARUE débattent sur les thèmes de la violence et des violences, qui sévirent du temps de l'armée d'ALEXANDRE LE GRAND, de la grande armée, de La Révolution française, ainsi que de celle...
autres livres classés : France (Louis XVI)Voir plus
Notre sélection Non-fiction Voir plus
Acheter ce livre sur

LirekaFnacAmazonRakutenCultura





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
2597 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre