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EAN : 9782070407644
150 pages
Éditeur : Gallimard (09/07/1999)
3.55/5   143 notes
Résumé :
« De quelque côté que l'on se dirige, écrit Manchette, il y a une longue côte à gravir pour sortir de Bléville. » Il est ainsi, dans Fatale comme dans ses autres livres, des phrases porteuses d'étranges ambiguïtés métaphoriques. Il en est une aussi dont on ne sait trop si elle évoque ironiquement le sanglant nettoyage entrepris par Aimée ou l'ordre moral nécessaire à l'harmonie blévilloise. Cette phrase, leitmotiv inscrit sur une bascule automatique, une borne télé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (15) Voir plus Ajouter une critique
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Pavlik
  21 avril 2016
Je découvre Manchette avec ce livre. Je ne suis pas du tout un habitué des polars et cette Fatale lecture me le fait presque regretter. Mais davantage que les polars c'est peut-être l'auteur que j'apprécie.
D'abord pour cette écriture sèche, qui a sa rythmique propre, implacable. Et puis pour l'homme qu'il fut, ou que je devine qu'il fut, un rebelle, un anarchiste ? Certes, l'époque a changé, mais le constat n'est-il pas le même ? La petite société bourgeoise de Bléville, ici décrite, avec ses notables propres sur eux en apparence, mais dont les placards regorgent de cadavres en tout genre, a-t-elle disparue ? Ou bien ne sont-ce que l'activité portuaire et les usines des bourgeois petits qui s'en sont allées ?
Au milieu de ce cloaque parfumé à la bonne conscience, seuls les fous (le baron Jules) et les criminels sans scrupules (Aimée) sont lucides, pendant que dorment les faubourgs ouvriers. Des motivations de cette femme Fatale, on ne saura (presque) rien car Manchette n'ausculte pas l'âme. Ils posent les actes, les donne à voir et puis basta. Au passage il nous livre un peu (beaucoup) de lui...Et ça devait être noir là-dedans. Mais humain, finalement...
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le_Bison
  14 octobre 2020
Je sors de la gare de Bléville, une odeur de mazout, de port et de morue pas fraîche m'étreint la gorge. A une ère où il n'était pas encore question de tri sélectif, des panneaux d'avertissement affichent ouvertement : « Gardez votre ville propre » ? Je déambule dans les embruns, des ruelles étroites zigzaguent sur mon plan de la ville. J'hume, j'inspecte, je renifle, des odeurs de pisse, des odeurs de clopes. Un bistrot ouvert dès 5 h pour accueillir les premiers dockers et leurs premiers blancs secs. Je m'engouffre dedans comme le vent sous la jupe des vieilles rombières.
Je me colle au comptoir, encore plus collant de la veille et de la décennie passée. de quoi rester scotcher pendant des heures. Un vieux juke-box au fond de la salle, sous un amas de poussière, comme des bijoux de famille qu'on ressort une fois l'an.
J'y vais de ma pièce de 1 franc, appuie sur la touche F puis 3. Cela commence par un solo de batterie, un air de jazz du temps, au vent marin, à l'étrangeté iodée. Je me recolle sur mon tabouret, skaï rouge craquelé. Un verre de bière devant moi, la mousse brute et lourde. Une nana est à l'autre bout, une jolie brune devant son Picon-bière. Genre Fatale, genre brune inoubliable, il y a des sourires qui ne s'oublie pas, celui d'une nana devant un verre de bière en fait partie.
Elle découpe des articles dans La Dépêche du coin. Des morts suspectes, des gens de la haute société, suspects eux aussi. de la pourriture provinciale en train de fermenter dans son jus. Ça chlingue à tout vent, la corruption et le pognon. Ça pue les rancoeurs et le cigare froid. En plus y'a ce parfum de Viandox qui te rompt les boyaux. Moi, je mettrais bien trois balles dans le buffet au connard qui a commandé un Viandox et qui embaume la salle. Je préfère encore l'odeur du souffre et de la sueur post-coït animal. du sang gicle dans ma tête, sur sa chemise, coule le long de ses aisselles masquant ses effluves de bourgeois affamé devant le gloussement d'une blonde au décolleté souriant. Trois détonations brutes, pas de silencieux, on n'est pas des tontons flingueurs.
Elle est belle, Aimée, elle est brune ou blonde, comme une bière, aussi dorée qu'un whisky même. D'ailleurs, j'aime les brunes qui boivent une blonde. D'ailleurs, ça fait des années que j'ai pas bu de Viandox… A l'époque cela devait être dans les années 70… Et en plus, Aimée boit du cognac, du Hennessy, made in Charentes. Quand tout à coup, la musique s'arrête, un hurlement dans la salle, le bruit d'un grizzly en rut ou d'un bison ensommeillé. Un cri dans la nuit : TOURNEE GENERALE DE VIANDOX !
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Crossroads
  20 août 2019
C'est l'histoire d'une tueuse, Aimée, mais aussi d'une rencontre.
Une meurtrière complètement larguée que rien ne saurait émouvoir, n'était justement cette fameuse rencontre évoquée pas plus loin que deux lignes plus haut.
La fille possède de la ressource mais surtout beaucoup de vice.
Et pour percer dans ce métier, ça peut toujours aider.
Ambiance petite bourgade totalement corrompue par ses élites, comme il en existe beaucoup.
S'il est plutôt aisé de s'y faire un nom, il devient plus délicat de vouloir s'en extraire.
Court, pêchu, totalement transgressif, ce Fatale, version lutte des classes, nous prouve que les anges, même noirs et exterminateurs, possèdent et un sexe et une conscience.
En très peu de pages, Manchette aura su brosser le portrait d'une société gangrenée par l'argent et l'entre-soi.
Un microsystème pourri jusqu'à l'os appelé à disparaître par où il a pêché.
L'orgueil empoisonne les âmes dit-on, il attise également les rancoeurs.
Fatale en est la parfaite illustration.
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Renod
  29 juin 2016
« Gardez votre ville propre ! » Cette consigne est affichée partout dans Bléville mais elle semble ne s'appliquer qu'à l'entretien des rues. La bourgeoisie de Bléville, comme celles de toutes les villes de provinces, cache bien des vices sous un vernis de respectabilité. Adultères, corruptions, conflits, il suffit d'une étincelle pour embraser cette élite. Et cette étincelle se nomme Aimée. Aimée est un prénom d'emprunt. La jeune femme voyage de ville en ville, entre dans les milieux bourgeois et une fois adoubée, observe les individus et les conflits qu'il y a toujours entre eux et propose ses services de tueuse à gages. A Bléville, la conserverie de poisson est aussi pourrie que l'élite de la ville. Mais Aimée va rencontrer un autre énergumène : le baron Jules. L'homme vit en marge de cette société qu'il connait par coeur et qu'il rêve de détruire. Soyez certains que ce duo improbable va perturber la torpeur des soirées de bridge.
« Fatale » semble s'inspirer du roman de Dashiell Hammett « Moisson rouge ». Un étranger se rend dans une ville de province corrompue (BLEville ici, POISONville chez Hammett) et sert de détonateur pour détruire la délinquance des beaux quartiers. le livre est très politisé et marque clairement la frontière entre classes sociales, géographique aussi bien que mondaine. Les notables sont liés par une communauté d'intérêts : industriels, édiles politiques, médecins, évêque, policiers et journalistes. Mais cette bonne entente résistera-t-elle au scandale ? Aimée réserve un traitement très spécial à ces « gros cons ». Elle a initié sa première révolte contre le patriarcat en enfonçant un couteau de cuisine dans l'abdomen de son époux violent. Elle illustre parfaitement l'objectif de Manchette de « donner en spectacle (…) l'insatisfaction et les réactions violentes à l'insatisfaction telles que ces réactions s'expriment chez les impatients et les arriérés. » Refusé par la Série Noire, publié en « blanche » par Gallimard, ce roman court et percutant à la portée sociale et politique est d'une lecture agréable. Un Manchette, même quand il est en deçà de nos attentes, reste d'un très bon niveau.
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KiriHara
  20 janvier 2019
Jean-Patrick Manchette est un auteur qui divise, la preuve, c'est un auteur qui me divise. C'est tellement plus simple de critiquer un mauvais auteur, pas beaucoup plus difficile de critiquer un bon auteur, mais qu'en est-il de critiquer Jean-Patrick Manchette ?
Certains le vénèrent, d'autres le détestent, et moi, moi qui suis toujours le moins clair, moi, je suis victime de dichotomie, puisque je suis divisé.
Divisé, car, si vous me parlez de « Que d'os » ou « Morgue pleine », je ne serais pas loin de vous dire que Jean-Patrick Manchette est un génie (oui, j'en parle au présent même s'il est mort depuis trop longtemps, parce que, pour moi, un artiste ne meurt jamais), sauf qu'il ne peut y avoir qu'un seul génie de la littérature et Jean-Bernard Pouy occupe déjà ce poste et, qu'ensuite, le souvenir de mes autres lectures de l'auteur me retiendrait de m'enthousiasmer outre mesure.
Car, oui, les deux romans que je cite sont parmi les tout meilleurs que j'ai jamais lus. le personnage, l'histoire, le style... tout, tout m'a séduit.
Car, oui, la plupart des autres romans de l'auteur que j'ai lu m'ont, au mieux, ennuyé, au pire, vraiment déplus.
Et « Fatale » se positionne dans la seconde partie de la seconde partie.
En clair, oui, je suis déçu...
La déception n'est pas au niveau du scénario de base puisque le sujet pouvait donner un bon roman noir, violent, sanglant.
La déception n'est pas non plus au niveau de la concision du roman, c'est même une qualité, vu comme je me suis ennuyé, qu'il ne durât pas plus longtemps (oui, quand je m'ennuie, je conjugue à l'imparfait du subjonctif).
Non, la principale et probablement l'unique raison de cette forte déception réside comme souvent dans les romans de Manchette, dans le style...
Je ne comprends pas. Je ne comprends pas. Je ne comprends pas.
D'une part, je ne comprends pas comment je peux être aussi partagé sur un auteur.
Ensuite, je ne comprends pas comment certains lecteurs (la plupart ?) ont pu aimer le style de « Fatale » que je trouve, personnellement, très, très mal écrit.
Enfin, je ne comprends pas comment Manchette peut à la fois écrire si bien et si mal.
Peut-être est-ce dû à la narration. Les deux romans que j'ai adorés sont écrits à la première personne. Ceux que je n'ai pas aimés sont, me semblent-ils, écrits à la troisième personne.
Peut-être est-ce là le noeud du problème.
Car, « Fatale » est mal écrit. Mal écrit au point que s'il y avait un roman à faire lire aux auteurs pour leur expliquer tout ce qu'il ne faut pas faire dans un roman, je citerais volontiers « Fatale ». Et pourtant, purée (oui, ce n'est pas le mot qui m'est venu naturellement, mais je sais contrôler mes doigts et ma pensée et demeurer poli même quand je suis énervé), purée, que j'aime Manchette. Car, ne serait-ce que pour avoir écrit les deux romans que j'aime, Manchette mérite le titre de grand écrivain. Oui, mais voilà. À côté de ça, je déteste la plupart de ses romans et je les déteste d'autant plus que j'ai adoré les deux romans que je ne cesse de citer en exemple.
Mais là ! Là ! non ! Trop, c'est trop (oui, j'en fais trop). Mon dieu (et pourtant, je suis athée et pas seulement parce que le temps c'est de l'argent et que je n'ai ni l'un ni l'autre devant moi), mon Dieu que ce roman est mal écrit de A à Z.
Mal écrit et mal construit.
Un exemple ? Bon, d'accord. Dès la première page :
On avait des fusils à deux ou trois coups, chargés de petit plomb, car c'était du gibier à plumes que l'on chassait. On avait trois chiens, deux braques et un setter gordon. Quelque part au nord-est il devait y avoir d'autres chasseurs, car on entendit le départ d'un coup, puis d'un autre, à un kilomètre de distance, ou un kilomètre et demi.
La succession de « ON » (« On » pronom imbécile qui qualifie celui qui l'emploie) indigeste.
« Car c'était du gibier à plumes que l'on chassait ». C'est moi où cette phrase est d'une lourdeur incroyable. On aurait pu dire « car on chassait du gibier à plumes » histoire de virer les « que » qui fractionnent la lecture et les phrases.
Jésus multipliait les pains (mais pas dans la gueule, lui, il tendait l'autre joue), Manchette multiplie les « car », les « que », les « on », les « Il y avait »...
Et puis, la multiplication des descriptions des personnages et de leurs gestes même quand cela n'apporte rien à l'histoire... surtout, quand cela n'apporte rien à l'histoire. Ce serait acceptable dans un roman s'étalant sur 600 pages. On se dirait que l'auteur veut faire un peu de remplissage pour atteindre la limite de pages imposée par son éditeur. Mais là !!! le roman est tellement court que si vous avez une soirée à perdre, ne lisez pas « Fatale », car, après sa lecture, votre soirée sera à peine entamée.
Bref, je ne m'étendrais pas sur ce roman que je n'ai pas aimé. Peut-être ai-je un problème avec Manchette. Peut-être lui en veux-je de n'avoir pas écrit plus de romans autour d'Eugène Tarpon, le détective des deux romans que je cite sans cesse, alors qu'il avait promis d'en écrire d'autres (alors, oui, il a pour excuse d'être mort, mais 20 ans après l'écriture du premier des deux romans que je cite sans cesse, alors, il avait bien le temps d'en écrire quelques-uns en plus).
Un livre, c'est une rencontre entre un auteur et un lecteur. J'ai dû louper ma correspondance et ainsi ne pas arriver à l'heure au rendez-vous. du moins, pas cette fois-ci.
Mais, vu tout l'amour que je porte aux deux romans que je cite sans cesse (oui, je sais, je dis que je les cite sans cesse alors que je ne cesse de ne pas les citer, mais les deux romans que je cite sans cesse n'ont pas pour nécessité d'être cités sauf pour ceux atteints de cécité), donc, vu tout l'amour que je porte aux deux romans que je cite sans cesse, je reviendrais vers Manchette, pour un autre rendez-vous, en espérant, cette fois-ci, être à l'heure.
Au final, un très court roman très mal écrit à mon sens, mais je pardonne à Manchette pour ses deux romans que...
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critiques presse (4)
BulledEncre   21 novembre 2014
L’intrigue se met en place à la façon d’un fleuve tranquille : fluide. Le courant se fait de plus en plus fort jusqu’au point où tout explose et où le torrent du récit se déverse en révélations et en réactions implacables. Le trait de Cabanes sublime le récit.
Lire la critique sur le site : BulledEncre
Auracan   06 octobre 2014
Adaptation ambitieuse et réussie, on se souviendra aisément de Fatale parmi les très nombreuses sorties de cette rentrée 2014. Noir et puissant !
Lire la critique sur le site : Auracan
BDGest   03 octobre 2014
Le passage des lettres à la bande dessinée se révèle remarquable, à la fois respectueux et créatif. Graphiquement, le dessinateur fait étal de tout son talent, particulièrement dans le domaine des textures et de la couleur.
Lire la critique sur le site : BDGest
Sceneario   17 septembre 2014
Fatale est un polar sombre et méchant. Une charge contre les nantis (les pauvres n’intéressent pas Aimée, l’héroïne, comme il est dit) et un bouillonnement idéologique où s’entrechoquent nihilisme, anarchie et capitalisme. Un bain plus que revigorant en ces temps ternes.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison   07 octobre 2020
Un unique bistro était éclairé et ouvert, dans la rue qui longe les quais de l’avant-port. Fellouque et Aimée entrèrent dans l’établissement. C’était un local à la façade étroite, profond de six ou huit mètres. Il y avait du côté droit un comptoir plastifié rouge, de l’autre côté quatre tables à dessus plastifié rouge, dans des box à banquettes rouges, et un juke-box silencieux. Au comptoir, perché sur un des trois tabourets, un ivrogne en bleu de travail et caban se penchait sur un Picon-bière et paraissait tâcher d’y lire l’avenir. Un gros homme de trente-cinq ans, en bras de chemise, était assis à la caisse derrière le comptoir et lisait OSS117 au Liban, dans l’adaptation en bandes dessinées Comics pocket.
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le_Bisonle_Bison   29 septembre 2020
- Pour une surprise, c'est une surprise, une bonne surprise ! clama-t-il et elle prit en main le calibre 16 et le tourna vers lui et avant même qu'il eût cessé de sourire elle lui vida les deux canons dans le buffet.
Ensuite il était étendu sur le dos contre la pente pleine de feuilles pourries. Il avait des trous plein le torse et sa veste kaki était remontée sous le menton à cause du choc et sa chemise à carreaux était à moitié sortie de son pantalon. La tête nue de Roucart était penchée et tournée sur un côté, sa joue reposait dans la boue, ses yeux et sa bouche étaient ouverts, sa casquette était par terre, retournée. De la salive miroitant dans sa bouche, l'homme eut une petite contraction de la paupière et puis mourut. Dans le lointain s'entendit le bruit bénin de tris coups de feu. La jeune femme s'en alla.
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PavlikPavlik   20 avril 2016
-Ce petit médecin a vraiment un culot tout à fait honteux [...] Venir à l'inauguration ! dit-il. Et je parie qu'il vient au cocktail ! Il travaillait chez L&L, vous savez. Médecin d'entreprise ou je ne sais quoi. Ils sont été obligés de le renvoyer. Et maintenant il répand sa bave dans la presse !
-Il parait très insolent, dit Aimée avec douceur.
-C'est une espèce de nihiliste, dit Lindquist. Il vote Krivine, vous savez !
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PavlikPavlik   20 avril 2016
-Dans l'état présent du monde, n'est-ce pas, avec l'augmentation du capital constant par rapport au capital variable, toute une couche de pauvres doit chômer, et vivre des primes et d'ordures, et parfois d'allocations diverses. Avez-vous une idée de ce dont je parle ?
-Je ne suis pas sûre, dit Aimée.
-Moi non plus, dit le baron.
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le_Bisonle_Bison   14 octobre 2020
- Tout ça manque de musique ! s’écria l’ivrogne au comptoir.
Aimée commanda une bière, Fellouque un Viandox. Le gros jeune homme alla s’activer derrière le comptoir. Il revint poser sur la table un demi de Slavia et une grosse tasse blanche marquée Viandox en bleu et pleine de Viandox.
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Vidéo de Jean-Patrick Manchette
Gilles Magniont présente "les Lettres du mauvais temps : correspondance 1977-1995" de Jean-Patrick Manchette aux éditions La Table ronde.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2406445/jean-patrick-manchette-lettres-du-mauvais-temps-correspondance-1977-1995
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