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EAN : 9782070318926
224 pages
Éditeur : Gallimard (30/11/-1)

Note moyenne : 3.63/5 (sur 69 notes)
Résumé :
Un petit hameau isolé, à moitié en ruine, grillé par le soleil de plomb du Midi de la France. Luce, l'excentrique maîtresse des lieux, peintre et anarchiste, s'y alcoolise avec panache tout en regrettant sa turbulente jeunesse. Pour chasser ce vague à l'âme, le meilleur moyen est encore de recevoir tous ceux qui s'invitent à l'improviste sans leur poser de questions. Et cela, même si deux cent cinquante kilos d'or ont disparu à dix kilomètres de là dans l'attaque sa... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Renod
  30 mai 2016
« Laissez bronzer les cadavres » est le premier roman de Jean-Patrick Manchette. Il a été écrit en collaboration avec Jean-Pierre Bastid et a été publié en 1971 dans la collection « Série noire ».
Tout se passe dans un hameau isolé du sud de la France qui appartient entièrement à Luce, une artiste excentrique. Elle y mène une vie de bohème, reçoit les hôtes les plus farfelus et y organise des soirées de débauche mémorables. Mais les années passant, les fêtes et les invités ont perdu de leur panache et de leur entrain. Luce s'ennuie et se retrouve coincée avec un écrivain alcoolique et son amoureux du moment, un avocat dont elle s'est lassée. Ce dernier a convié trois de ses relations qui détonnent un peu dans le paysage avec leurs airs de mauvais garçons. Les trois hommes profitent de l'isolement des lieux pour se planquer après avoir braqué un fourgon transportant de l'or. Mais la visite inopportune de deux motards de la Gendarmerie va briser la quiétude de leur refuge…
« Laissez bronzer les cadavres » se passe dans un espace clos, le hameau, et l'action se déroule en moins de vingt-quatre heures. Des durs-à-cuire se mêlent aux bobos excentriques. Le roman est un pastiche de western. On y trouve des échanges de coup de feu, des maisons en ruine et le soleil écrasant du Midi de la France. Les chapitres sont courts et portent en titre l'heure de l'action et s'imbriquent efficacement les uns aux autres. Le récit est un concentré d'actions et de retournements. Bravades, trahisons, alliances de circonstance, duels et au milieu de tout ça, Luce et ses lubies.
Jean-Patrick Manchette livre ici un récit remuant remarquablement orchestré. Mais si le roman est agréable à lire, il lui manque un petit supplément d'âme, une approche politique et sociale souvent associée à cet auteur que j'espère trouver dans les titres qui suivront.
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andreas50
  07 mai 2019
Laissez bronzer les cadavres, premier roman de Jean-Patrick Manchette en collaboration avec Jean -Pierre Bastid . Tout se résume dans ces quelques mots ; je pensais me retrouver avec le Petit Bleu ou le Tireur couché : déception. Je n'ai pas retrouvé Manchette- le Manchette, roi du néo-polar dans ce roman dans lequel Jean-Pierre Bastid - très bon auteur- mène la danse.
Malgré tout , j'ai aimé cette histoire de trou perdu où se retrouvent une peintresse nymphomane,Luce, un avocat marron , Brisorgueil, un écrivain alcoolique, Max Bernier, et trois truands braqueurs de banques, Rhino, Jeannot, et le Gros.
Les trois truands , envoyés faire des courses alimentaires, braquent en passant un fourgon postal. Les lingots sont entreposés dans une ruine du hameau. Deux flics découvrent le pot aux roses. C'est le début d'une sorte de règlement de compte à OK Corral.
Un polar plein d'humour, de rebondissements, mais qui manque un peu de la patte de Jean-Patrick Manchette.
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Andr
  31 mai 2016
"Laissez bronzer les cadavres" est un roman noir écrit à quatre mains par Jean Pierre Bastid et Jean Patrick Manchette . Il est publié en 1971 dans la collection "Série Noire".
L'action se déroule sur une journée dans un petit hameau du Gard .
Un huis-clos très agréable à lire .
A noter qu'il est le premier roman de Jean Patrick Manchette.
A recommander !
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doublepage
  07 novembre 2016
Laissez Bronzer les Cadavres, est le premier roman signé JP Manchette (co-écrit avec JP Bastid).
C'est un huis-clos assez pesant, angoissant même.
Il se déroule sur une seule journée, journée où des hommes vont s'entretuer.
Un groupe de truands qui vient de commettre le vol d'une grosse quantité d'or se réfugie dans un hameau des Cévennes, propriété d'une femme, artiste peintre de son état, et bobo avant l'heure.
Cette histoire se rapproche beaucoup d'un western moderne : Ici pas de dialogues entre les différents protagonistes, seules les armes ont droit à la parole : c'est la loi du plus fort qui domine : Une sorte de Bon, de Brute et de Truand. Un roman noir comme on aime en lire.
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faucheb
  04 août 2015
Laissez bronzer les cadavres, n'est certainement pas le polar le plus littéraire de Manchette (si cela signifie encore quelque chose), ni le mieux construit, ni le plus subtilement habile. A mes yeux pourtant, il s'agit du meilleur.
Ce roman, qui use de la technique narrative du huis-clos, est d'une efficacité redoutable. On a affaire à des personnages entiers, bien pleins et le récit relate une seule journée, chaque chapitre donnant l'heure du déroulement. Bam! Paf! Que de l'os, que du nerf, la structure d'une bonne histoire. le lecteur, à qui l'on sert le roman sur un plateau, remerciera l'auteur, surtout si il lit le soir, à l'heure à laquelle on est fourbu après une dure journée dédiée à la machine productive.
Tout ce qui fait l'excellence de Manchette dans son domaine se respire à plein nez, à fond dans les narines : dégoût et mépris envers la société capitaliste et envers les individus qui la composent ; le tout doublé d'une renonciation terrible et désabusée à faire évoluer quoi que ce soit dans un sens ou dans un autre. L'ensemble, tout étayé par cette tension propre à l'oeuvre de Manchette, et plus que plaisant à lire. La dénonciation étant vouée à l'échec, autant écrire pour divertir les amis, se disait l'auteur. Et autant en profiter pour casser du gendarme, casser du bourgeois, casser du couillon.
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Citations et extraits (4) Ajouter une citation
andreas50andreas50   03 mai 2019
Gros plissa les yeux. La vieille peau le regardait en souriant. Elle suivait le jeu de ses muscles. Lui, automatiquement, il la dévisageait d'un œil. Cinquante berges peut-être, mais de la classe. Gros n'avait jamais eu de chances avec les femmes. Il en avait épousé deux. Elles s'étaient révélées plus garces et plus coûteuses que des putains. À présent, il préférait ces dernières. On sait ce qu'on donne et on sait ce qu'on reçoit. Pas d'entourloupes.
Mais cette peintresse, c'était différent. Elle avait beaucoup de pognon. Si elle le regardait comme ça, c'était donc pour le frisson. Gros n'avait rien à craindre.
Elle était vieille, certes, au moins cinquante ans. Gros en avait plus de quarante, mais pour lui, une femme, ce n'est qu'une femme qu'entre treize et vingt-cinq ans ; après, ça devenait une rombière.
Pourtant cette peintresse n'était pas une rombière. Elle avait de la classe. Elle devait connaître des phrases affolantes de chic, et des positions pleines de vice. Gros se sentit excité.
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mgeffroymgeffroy   09 janvier 2008
Max se pencha par la vitre

- Laissez bronzer les cadavres ! cria-t-il gaîment

Les deux gendarmes sur la route, et les deux autres dans la voiture, le regardèrent d'un air offusqué. Sur une vingtaine de mètres, des paysans discutaient. Au hameau, un arriéré jouait avec son chien. Il était monté voir la cause de toute cette agitation. La profusion d'uniformes le ravissait. Il bavait de plaisir. (...)

- Fous le camp, on n'a pas besoin de toi ici.

L'idiot du village sourit au brigadier.

- Vous avez besoin de mon chien ! claironna-t-il. Vous avez besoin de mon chien ! C'est un chien policier ! Vous voyez pas qu'il a le révolver sous le ventre !
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RenodRenod   30 mai 2016
Wilhelm Reich écrit que, dans une vie d’homme, on peut faire le coït dans les quatre mille fois, en moyenne. La vie de Brisorgueil était déjà en partie écoulée, mais il devait bien lui rester douze centaines de parties de jambes en l’air à accomplir avant d’être décati du machin. Un bel avenir.
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RenodRenod   30 mai 2016
"Je n’aime pas les flics, dit Luce. Je n’aime pas la société. Je ne m’aime pas. Est-ce que vous comprenez ? Non, vous ne comprenez pas. Discuter avec vous m’amuserait peut-être, mais je ne pense pas que vous sauriez discuter. Je ne pense pas que vous soyez intelligent, puisque vous êtes flic. Je pense que vous devriez crever. Je souhaite que Rhino vous tue."

Le gendarme Lambert ne répondit rien.
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Videos de Jean-Patrick Manchette (18) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Patrick Manchette
Gilles Magniont présente "les Lettres du mauvais temps : correspondance 1977-1995" de Jean-Patrick Manchette aux éditions La Table ronde.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2406445/jean-patrick-manchette-lettres-du-mauvais-temps-correspondance-1977-1995
Note de musique : Youtube Audio Library
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