AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2070406571
Éditeur : Gallimard (23/10/1998)

Note moyenne : 3.94/5 (sur 237 notes)
Résumé :
Le malaise des cadres, c'est pas rien! Vous avez femme, enfants, bagnole, télé, et voilà que vous vous sauvez. Tout ça parce que deux rigolos essaient de vous flinguer. Et vous savez même pas pourquoi. Un jour, camarade, il faudra quand même comprendre...
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (23) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  26 décembre 2018
Georges Gerfaut est un cadre commercial souffrant d'un mal-être existentiel à moins qu'il ne s'agisse de mélancolie vaguement tchékhovienne. Est-ce pour ce motif qu'il aime foncer à 145 km/h sans but et nuitamment sur le périphe en écoutant du jazz ? Peut-être. Ou pas. Au cours de l'une de ses virées nocturnes, il porte secours à un blessé dans une voiture accidentée, le dépose anonymement à l'hôpital et rentre chez lui. Gerfaut l'ignore encore, son geste altruiste contrarie Alonso Emerich y Emerich. Né en République dominicaine, le redoublement de son patronyme germanique indique son appartenance à l'élite de l'île, la pureté de son sang indemne de tout croisement avec des races inférieures, indienne, juive, nègre ou autre. Homme de main, mercenaire, nervi, barbouze, tueur à gages, chargé de mission, émissaire officiel ou officieux bénallaire et plus si affinités idéologiques, son unique combat a consisté à traquer des communistes réels ou imaginaires, jusqu'à ce qu'il soit contraint de s'enfuir pour vivre en reclus dans une propriété près de Magny-en-Vexin avec pour seule compagne Elizabeth, bullmastiff dressée pour tuer, comme son maître.

Comme chaque année en vacances à Saint-Georges-de-Didonne avec épouse et filles, Georges est victime d'une tentative d'assassinat en se baignant dans l'océan. Poussé par son instinct de survie, il abandonne sa famille pour retrouver le commanditaire de cet acte incompréhensible pour lui. Dropahouté, jeté d'un train, poursuivi par des tueurs, réfugié dans la Vanoise, Georges mène sa traque en validant la pensée de Manchette : « l'époque de barbarie dans laquelle nous vivons se prête moins que jamais aux effusions romantiques ». S'inspirant de la littérature noire américaine, Le petit bleu de la côte ouest est un roman au style froid, rigoureux, sec, tranchant comme une lame de rasoir, purifié, dans lequel chaque mot ou signe de ponctuation superflu a été éradiqué. Irrigué au Cutty Sark, Glenlivet ou Four Roses, imprégné de la culture cinématographique et de la passion pour le jazz de l'auteur, électrifié par l'action, l'action et encore l'action dans laquelle est positionné un homme pris dans une toile d'araignée, Le petit bleu de la côte ouest est une parfaite synthèse du genre littéraire néo-polar initié par Jean-Patrick Manchette : "Le bon roman noir est un roman social, un roman de critique sociale, qui prend pour anecdote des histoires de crimes" (1993).

Gerfaut demanda à Liétard s'il n'avait pas un peu de musique à mettre.
- Comme quoi ?
- Un petit bleu de la côte ouest, dit Gerfaut (p. 62)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          637
jeranjou
  11 juillet 2013
Maçacestchouette, ce Manchette !
Oui, oui, vous allez me dire qu'on ne moque pas des grands noms, décédés qui plus est. Néanmoins, je me permets une petite entorse au règlement car j'ai vraiment été séduit par l'écriture de cet auteur français des années 70-80.
Auteur, que dis-je, écrivain, traducteur, notamment de Westlake, critique littéraire, journaliste, j'en passe et des meilleurs. Manchette est également un passionné de Jazz dont le titre « Un petit bleu sur la côte ouest » s'avère être un morceau de jazz dans le roman, peut-être inventé par l'auteur en référence au blues américain.
Mais, pour le moment, je cède la parole à Zazie qui se met dans la peau du héros du roman, Georges Gerfaut, cadre commercial, marié deux enfants, qui tourne en rond sur le périf' parisien à 145 km/h pour échapper à sa propre existence :
♫ Je tourne en rond, je tourne en rond.
Je suis un homme plein d'ambition
Belle voiture et belle maison
Dans la chambre ou dans le salon
Moi je tourne en rond, je tourne en rond.
Je fais l'amour et la révolution
Je fais le tour de la question
J'avance, avance à reculons
Et je tourne en rond, je tourne en rond.♪
Et puis, un jour, quittant la région parisienne pour Troyes, Georges Gerfaut assiste incrédule à un accident de la route, poursuit son chemin ni vu ni connu et enfin, pris de remord, retourne sauver la personne blessée sur le bord de la route. Gerfaut dépose alors la victime aux urgences de l'hôpital de Troyes et quitte les lieux sans même communiquer son identité aux médecins… Hum, hum…
De retour en famille, Georges Gerfaut prépare déjà le voyage au bord de la mer en Charentes non loin de chez sa belle-mère qu'il … haït tant. Après les quelques heures de voiture et la visite de l'hideuse location retenue par la belle doche, rien de mieux que plonger une tête dans la mer ; oui l'océan atlantique pour les puristes.
Et devinez ce qu'il advint de notre homme :
a) Un requin, s'étant trompé de Réunion, tente de faire qu'une bouchée de Georges Gerfaut,
b) Deux tueurs musclés et beaux gosses en maillot de bain agrippent Georges Gerfaut et essaient en vain de le noyer,
c) Georges Gerfaut, se croyant sur le périf, fait des ronds dans l'eau à 145 km/h et déclenche une mini-tornade en bord de mer,
d) Tout simplement, Georges Gerfaut ne s'est pas suffisamment mouillé la nuque avant de rentrer dans l'eau et est foudroyé par une hydrocution.
Bien entendu, je comprends parfaitement que vous hésitiez fortement entre toutes ces réponses tout à fait crédibles, hormis peut-être la b) j'en conviens.
Toujours est-il qu'après cet évènement, Georges Gerfaut ne peut plus tourner en rond et doit fuir pour de bon sa famille ! A vous de découvrir la cavale de notre cadre dynamique en lisant le roman…
Hep, hep… Je devance même vos interrogations les plus folles à propos de Georges.
Cherche-t-il à s'éloigner à jamais du requin mangeur d'hommes ? A-t-il une peur paranoïaque des tornades tempérées de France ? Georges évite-t-il tout contact avec à l'eau dorénavant ? Ou encore, mais assez peu probable, veut-il échapper à la mort certaine des deux tueurs à ses trousses qui auraient un contrat sur sa tête ?
Lisant habituellement plutôt des romans américains, j'ai été séduit par le style et la construction de ce livre de Jean-Pierre Manchette. La première partie, que j'ai relue après la fin du roman, est particulièrement intrigante et permet d'embrouiller avec finesse le lecteur. Manchette, tel le petit poucet avec ses blancs cailloux, laisse suffisamment tomber d'indices au passage pour nous plonger dans un brouillard de suppositions au sujet de Georges Gerfaut et de son entourage.
Jusqu'au bout, j'ai été happé par ce roman noir, assez court et rythmé, qui ne fait pas de sentiments et délivre une course-poursuite des plus enivrantes. Un très bon moment de lecture que je recommande chaudement, excepté pour ceux qui ont peur des requins, des tornades ou de l'eau bien entendu.
♫ « Pour ma peine, ma punition », ma prochaine cible sera ‘La position du tireur couché' du même auteur. « Moi je tourne en rond, je tourne en rond » ♪
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          5312
Ambages
  21 novembre 2016
« Un cadre commercial, pourtant, c'est normalement très facile à tuer. »
Georges Gerfaut, cadre commercial, bien sous tous rapports, est poursuivi par deux tueurs à gage. Qu'a-t-il bien pu faire pour en arriver là ? Il se le demande lui aussi. Mais pas longtemps. Il préfère prendre la poudre d'escampette. Un soir il se casse. Laissant femme et enfants en plan. Il roule en voiture Porte d'Ivry, puis en train, puis à pied (enfin, sur un pied), il roule sur lui, laissant derrière lui les portes-flingues (enfin un, l'autre est parti en fumée). Jusqu'au moment où il est rattrapé et se met alors en colère. Mais pas longtemps, car Gerfaut, rien ne l'atteint au fond. Il oublie, tout. Un cadre qui a perdu son utilité, sa fonction, et la boussole, oui Gerfaut était dans la merde totale, et la seule solution, la fuite et la picole...
J'ai adoré l'écriture décalée, très drôle, de Jean-Patrick Manchette. Il savait jouer de contrastes dans les styles d'écriture .
« Ce n'étaient qu'abrupts ressauts, affleurements de granit, entrelacs de troncs abattus par la foudre ou les avalanches, surplombs vertigineux. Plastiquement, c'était fort romantique. du point de vue de Gerfaut c'était la merde totale. »
Un moment bien amusant quand Carlo pleure la mort de Bastien et lui lit la page de garde des aventures de Spiderman en guise d'oraison funèbre. Fallait y penser.
Manchette, c'est le « jazz de style West-Coast : du Gerry Mulligan, du Jimmy Giuffre, du Bud Shank, du Chico Hamilton. Je sais par exemple qu'à un moment, ce qui est diffusé est Truckin', de Rube Bloom et Ted Koelher, par le quintette de Bob Brookmeyer. » Ouaip, ce bouquin, c'est aussi une anthologie du jazz !
« Georges, dit Gerfaut. Georges Sorel, dit-il précipitamment. Je suis tombée d'un train de marchandises, l'autre nuit. Je suis un vagabond. Vous comprenez ? Un chemineau. Pas un cheminot de la S.N.C.F., un chemineau qui chemine, un vagabond quoi. »
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          310
palamede
  10 août 2015
Georges Gerfaut balade habituellement son mal de vivre la nuit à cent quarante-cinq à l'heure sur le périphérique, bercé par le jazz que diffuse son lecteur de cassette. Un jour, cet homme ordinaire (il est cadre commercial, marié et père de famille), après avoir hésité, secourt un automobiliste victime d'une course-poursuite sur la route de Troyes, puis s'en retourne chez lui. Pas pour continuer une vie banale comme il s'y attend car désormais deux tueurs sont à ses trousses…

Avec une économie de mots et d'effets, Jean-Patrick Manchette crée une remarquable version française des romans noirs américains, violence et critique sociale sur fond de jazz sont les ingrédients de ce petit bleu de la côte ouest, un héros improbable capable de sauver sa peau, mais pas son âme.
Commenter  J’apprécie          350
Renod
  24 juin 2016
Une Mercedes gris acier roule à très vive allure sur le périphérique parisien. A son bord, Georges Gerfaut vient de boire cinq verres de bourbon accompagnés de deux barbituriques. Son humeur oscille entre euphorie et mélancolie, colère et accablement. Ce trentenaire a pourtant une bonne situation : cadre commercial, marié, deux enfants, un appartement dans le XIIIème arrondissement. Alors qu'est-ce qui explique ce mal-être ? « Une fois, dans un contexte douteux, il a vécu une aventure mouvementée et saignante ». Cette aventure a débuté le jour où Gerfaut a pris en charge un accidenté de la route pour le déposer aux urgences de l'hôpital de Troyes. Il quitte les lieux sans un mot ni une justification. Deux jours plus tard, alors qu'il est parti en vacances en Charente-Maritime avec sa famille, deux hommes tentent de l'assassiner. Ce qui va suivre, va être mouvementé et saignant…
Comme dans les romans précédents, Manchette glisse de nombreuses références au jazz et au cinéma et cite avec précision les armes à feu et les voitures utilisées. Et puis il y a la politique bien sûr, sans quoi ça ne serait pas un Manchette, un militant d'extrême gauche occupe un second rôle et il est question des troubles politiques en République Dominicaine.
Le roman débute par un magnifique incipit : « Et il arrivait parfois ce qui arrive à présent » ; et l'histoire qui va suivre est parfaitement racontée. le récit débute et termine par cette chevauchée pleine de rage sur le périphérique. le coeur de l'histoire revient sur les mois qui ont précédé et sur des événements qui ont profondément changé Gerfaut. Sa fuite devant des agresseurs dont il ignore complètement les motivations se transforme en fuite en avant. La lutte pour la survie basée sur l'instinct s'accompagne de troubles existentiels. le retour à la normalité, au bercail, s'annonce compliqué quand on a pu s'échapper si facilement d'une existence balisée. le roman est parfaitement écrit et construit. le récit n'est qu'action et violence ce qui offre à la narration un rythme propre au jazz. Manchette pulvérise une nouvelle fois la frontière entre la littérature de genre et la littérature « blanche ».
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          221

critiques presse (2)
LeFigaro   05 décembre 2014
Mort il y a bientôt vingt ans, Jean-Patrick Manchette reste cette référence absolue, ce maître du roman noir français des années 1970-1980. Gallimard reprend l'un de ses grands romans, Le Petit Bleu de la côte Ouest.
Lire la critique sur le site : LeFigaro
Lecturejeune   01 mars 2006
Lecture jeune, n°117 - Reconnu pour sa série «Nestor Burma», Tardi adapte ici un roman policier de Jean-Patrick Manchette, disparu il y a dix ans et désigné comme le chef de file du «néo-polar». Georges Gerfaud, cadre et père de famille mal dans sa peau, est témoin d’une course-poursuite qui finit mal sur une route nationale. Il porte secours au conducteur blessé puis le mène à l’hôpital. Depuis ce jour, deux hommes cherchent à lui trouer la peau. Le climat devient celui d’un thriller… L’album est truffé de références à la musique, au cinéma et à l’actualité des années soixante-dix, ce qui rend la lecture assez ardue. De plus, la tonalité est extrêmement pessimiste. Le héros, même après avoir échappé à la mort, après avoir vécu en retrait et oublié, retrouve son quotidien morne et ne reprend à aucun moment goût à la vie. Ces soixante-dix pages en noir et blanc constituent néanmoins une belle réussite (atmosphère, textes…) à conseiller aux amateurs de policiers et bandes dessinées noires et aux fans de Tardi. Delphine Cressen
Lire la critique sur le site : Lecturejeune
Citations et extraits (8) Voir plus Ajouter une citation
jeranjoujeranjou   11 juillet 2013
Gerfaut se rangea sur l’accotement, entre deux arbres, à côté de la portière arrachée. […] Il arrêta le lecteur de cassette.

Peut-être allait-il découvrir des cadavres hideusement mutilés, une fillette aux nattes gluantes de sang, ou bien des blessés retenant leurs tripes à deux mains, on ne peut décemment faire ça en musique.



Ps : Quel humour noir décapant ! Mais, je vous rassure, le conducteur est encore en vie !
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          361
jeranjoujeranjou   06 novembre 2013
- Ta mère est une conne.
- Ma mère est une conne, approuva Béa avec une équanimité désarmante.
Nous déjeunons chez elle et tu me feras le plaisir d’être rasé et poli. […]

- Un de ces jours, dit-il, je vais devenir subitement fou et tu ne t’en apercevras même pas.
- S’il y a une différence, je la verrai.
Commenter  J’apprécie          424
AmbagesAmbages   18 novembre 2016
D'une manière générale, même en remontant au début, au contrat Mouzon, on pouvait dire que les affaires passées avec le colonel Taylor avaient marché comme sur des roulettes, jusqu'au moment où ils étaient tombés sur ce con de Georges Gerfaut. Un cadre commercial, pourtant, c'est normalement très facile à tuer. Carlo et Bastien pouvaient faire des comparaisons, car ils avaient exercé leur industrie dans les couches les plus variées de la société. Maintenant ils commençaient à être en colère contre Georges Gerfaut.
Vers 13h30, Gerfaut se tapa des Francfort-frites dans une brasserie.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          180
AmbagesAmbages   18 novembre 2016
Ils finirent leur tartare et leur vin. Il était neuf heures du soir. Ils allumèrent des cigarettes. Gerfaut demanda à Liétard s’il n’avait pas un peu de musique à mettre.
- Comme quoi ?
- Un petit bleu de la côte ouest, dit Gerfaut.
Kleine Frauen, dit Liétard, kleine Lieder, ach, man liebt une liebt sie wieder. Les petites femmes, expliqua-t-il, les petites chansons, on les aime encore et encore. Le petit bleu de la côte ouest, c’est toi. Désolé, mon pote. J’ai que du hard bop.
- Déjà au lycée, dit Gerfaut, nous n’étions pas d’accord.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          80
RenodRenod   23 juin 2016
Il s’était redressé, s’étonnant de n’être pas mort. Au vrai il n’était pas étonné. Les événements de ces derniers jours, venant après une enfance confortable et une première jeunesse marquée par une ascension sociale réussie, l’avaient plus ou moins persuadé qu’il était indestructible. Mais dans la situation si improbable à quoi il avait accédé à force de rebondissements tellement aventureux, il lui paraissait convenable et exaltant de s’étonner d’être encore en vie. L’image qu’il avait de lui-même s’inspirait d’un roman policier lu dix ans auparavant, et d’un petit western baroque et métaphysique vu l’automne précédent au cinéma Olympic. Il en avait oublié les titres.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          60
Videos de Jean-Patrick Manchette (15) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Patrick Manchette
Max Cabanes est un grand nom de la bande dessinée et un témoin privilégié des grandes heures de la production française. L?homme natif de Béziers a la gouaille du sud mais la modestie et la discrétion d?un auteur inconnu. Et pourtant, quelle carrière ! Remarqué dans la série "Dans les villages", il travaille avec Jean-Claude Forest, scénarise ou dessine des récits fantasmagoriques et réalise une superbe fresque dans la ville d?Angoulême. Il obtient même le Grand Prix d?Angoulême en 1990 grâce à une carrière accomplie où il s?est essayé à tous les genres et tous les styles graphiques avec une inventivité surprenante. Il prend ensuite un virage serré avec l?adaptation de trois célèbres polars du maître du genre, Jean-Patrick Manchette : la fusion entre deux monstres artistiques, rendue possible par le fils de Manchette, Doug Headline, donne forcément un rendu explosif. Dans son style graphique unique où le dessin crève la planche et les couleurs marquent les esprits, Cabanes parvient à égaler Jacques Tardi dans le même exercice. Nous avons eu la chance de l?interviewer lors du festival Quai des bulles, peu de temps après la publication de "Nada". « Rencontre du 3ème super type » en exclusivité pour Planetebd?
+ Lire la suite
autres livres classés : romans policiers et polarsVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Un coup de Manchette

"Le terrorisme gauchiste et le terrorisme étatique, quoique leurs mobiles soient incomparables, sont les deux mâchoires du même piège à cons" affirme avec sagacité un personnage de ce roman au titre nihiliste....

Jamais sans mon AK 47
Nada
Non, rien de rien
Nevers est contre tout

10 questions
11 lecteurs ont répondu
Thème : Jean-Patrick ManchetteCréer un quiz sur ce livre
.. ..