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Claire Bonnefous (Traducteur)
EAN : 9782266101943
488 pages
Pocket (04/12/2003)
3.97/5   65 notes
Résumé :
Il meurt à 33 ans après avoir changé le cours de l'Histoire et réalisé son rêve : conquérir le Monde.
Le rêve d'Alexandre est en train de s'accomplir. Darius vaincu, plus rien ne s'oppose à sa volonté de puissance et à son désir d'unifier le monde. Tyrans et satrapes orientaux se rendent un à un. En 328, il épouse Roxane. Ivre de conquêtes il se lance à l'assaut de l'Inde, sans prendre garde aux complots qui se trament derrière lui. Insensible à la peur de se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (4) Ajouter une critique
Valerio Manfredi nous dépeint une magnifique fin de l'épopée d'Alexandre le Grand.
Enfin, quand je dis « fin », je veux parler de la deuxième moitié de cette incroyable saga, tellement il restait à conter.

C'est la partie du voyage la plus belle pour les yeux, avec les magnifiques cités de Persépolis, Ecbatane mais surtout Babylone. L'auteur est précis dans les descriptions mais lyrique aussi. La nature aussi étonne le lecteur comme les Macédoniens : des montagnes d'une hauteur inimaginables, des fleuves incroyablement larges, des steppes qui sont comme des mers d'herbes, des jungles humides étouffantes et des déserts implacables. La nature est belle et dangereuse.

C'est aussi la partie du voyage la plus riche humainement parlant, en tensions surtout. Alexandre d'abord, connait ses pires moments pour sa postérité (ici je cache pour ceux qui ne connaitraient pas les événements historiques et souhaiteraient lire ce livre. Les autres peuvent lire)
Encore plus stressant est l'incompréhension qui se développe entre Alexandre et ses soldats Macédoniens. Ces derniers le voient s'entourer de Perses, s'habiller comme leurs rois (efféminés), réclamer que l'on se prosterne devant lui, engager des autochtones dans l'armée et licencier des Macédoniens et des Grecs. Ils ne peuvent comprendre ce qui leur parait être une trahison envers des soldats qui l'ont suivi aux confins du monde. Alexandre, lui, veut faire de deux royaumes un seul. Il lui faut se faire accepter, voire vénérer par ceux qu'il a vaincus. L'incroyable scène de mariage de dix milles Macédoniens avec dix mille jeunes femmes Perses est un symbole percutant de cette volonté. Jacques Benoist-Meschin a écrit tout un livre sur cette orientation d'Alexandre. Ces deux perspectives semblent inconciliables. Seul, peut-être, le passage du temps pourrait les éroder et les rapprocher.
Mais le temps, on sait qu'Alexandre n'en disposera pas.

Ce dernier tome est truffé de scènes émouvantes, de batailles indécises – Gaugamèles, Hydaspe, cette dernière rappelant un peu la grande bataille du Retour du Roi de Tolkien – mais aussi d'humour potache qui détendent l'atmosphère. Valerio Manfredi défend lui aussi ses propres interprétations des événements face aux auteurs antiques qui n'étaient pas plus contemporains de la conquête que lui après tout. Dans une longue postface, il précise la raison de ses choix.

Je referme cette trilogie avec un pincement au coeur. L'aventure fut d'autant plus belle que je l'ai partagée avec Fifrildi, qui est remarquable pour trouver des informations historiques connexes. Nous aurons d'autres occasions de lire en commun, j'en suis persuadé.
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Je remercie chaleureusement BazaR pour cette LC enrichissante. C'est toujours un plaisir de partager avec lui des infos et d'échanger nos impressions tout au long de la lecture.

Ce dernier volet de la trilogie de Valerio Manfredi nous entraîne donc aux confins du monde pour un voyage qui semble ne pas avoir de fin.

« ... j'ai toujours été habité par le désir de savoir ce qui se trouve au-delà de l'aube et du coucher de soleil, au-delà des monts et des plaines, au-delà de la lumière et des ténèbres, du bien et du mal, au-delà de tout. »

Très dense en événements, ce tome couvre une période de 8 années (depuis la mort d'Alexandre Ier d'Épire à celle d'Alexandre lui-même).

On assiste à l'ultime bataille qui oppose Alexandre à Darius (Gaugamèles, -331). Ce dernier à l'avantage du terrain et du nombre mais il n'est pas de la même trempe qu'Alexandre.

L'incendie de Persépolis (-330) semble être le début des dissensions dans le camp macédonien. Une fois Darius mort et les Perses vaincus, Alexandre ne semble ne pas pouvoir réfréner ses désirs de conquête de plus en plus controversés. Cela provoquera quelques drames qui riment avec exécutions, meurtres et suicide… des passages difficiles.

Il va encore combattre les Scythes et aller jusqu'à la vallée de l'Indus avant de se décider à rentrer. Un voyage qui éprouvera encore beaucoup son armée et qui prendra fin à Babylone.

Avec un peu de recul, je me dis qu'Alexandre n'est pas le personnage le plus intéressant de cette trilogie. Il a bien sûr Memnon de Rhodes (tome 2) mais aussi Eumène de Cardie et Parménion (tomes 1-3) pour ceux qui m'ont le plus marquée.

J'ai passé un excellent moment de lecture qui en appelle d'autres ! Au passage, j'ai ajouté quelques livres à ma pàl. On ne se refait pas.



Challenge livre historique 2021
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Chapitre final de cette trilogie sur la vie d'Alexandre le Grand qui s'étend ici de son départ d'Égypte jusqu'à son trépas à Babylone. C'est sans doute le tome que j'ai le plus aimé, de par l'impressionnante route fait par Alexandre et son armée, les détails grandioses des villes mythiques comme Babylone et Persépolis et les émotions que subissent autant notre héros, ses proches amis et son armée tout au long de périple qui mettra à l'épreuve le moral de tous.

Dix années se seront écoulées depuis le départ d'Alexandre pour sa conquête de l'Asie et cette dernière partie en couvre près de huit. Huit ans de longues marches à travers montagnes enneigées, rivières vaseuses, déserts sans fin et jungles humides, de courses contre ses ennemis, de batailles et de sièges éprouvants en terrains inconnus. Bien sur, la fatigue s'installe et personne n'est à l'abri de nouvelles maladies et d'animaux sauvages. À l'inverse, c'est la découverte d'un nouvel empire avec ses moeurs et coutumes que Alexandre embrassera, autant au sens propre que figuré si on se fie au nombre impressionnant de femmes qui partageront son lit...

C'est d'ailleurs cet amour du peuple perse qui sera au coeur des dissentions
parmi les troupes. Multipliant les mariages avec des (toujours très jolies) princesses perses, s'habillant selon leurs traditions et voulant intégrer les perses conquis à son armé, Alexandre devra également faire face à au sentiment de trahison qui s'installe tranquillement mais sûrement au travers ceux qui lui ont donné corps et âmes depuis des années. C'est dans cette mouvance que le glas sonnera parmi des proches d'Alexandre et on oubliera difficilement le sort réservé à Parménion, triste victime collatérale d'une décision éthiquement discutable. Au-delà de ces incartades, Alexandre reste humble et traitera avec respect autant ses soldats que ses ennemis, allant même jusqu'à venger Darius de ses meurtriers et juger les pilleurs de la tombe de Cyrus le Grand.

Mais cette épopée est également grandiose. On imagine tous ces gens qui découvrent chaque jour de nouveaux paysages, des villes millénaires et des animaux exotiques dont ils ignoraient l'existence. J'ai été content de constater une présence plus soutenue de ses amis proches, ce que je décriais un peu dans le volet précédant car Alexandre n'aurait jamais écrit son nom dans le grand livre de l'Histoire sans eux. À l'inverse, les deux "intrigues" du roman, à savoir les origines de Leptine, devenu un personnage insignifiant au fil des années et l'enquête d'Aristote sur le meurtre de Philippe II, dont les commanditaires sont encore inconnus aujourd'hui, n'aboutissent à rien et n'apporte aucun plus-value.

En conclusion, Valerio Manfredi nous a offert une superbe fresque, romancée mais conservant minutieusement les faits historiques et s'imposant une certaine limite sur ceux qui le sont moins, ce qui évite les ambiguïtés entre faits et perceptions personnelles.



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Dernière volet d'une trilogie historique sur l'un des grands personnages de l'antiquité. Valerio Manfredi nous raconte l'histoire d'Alexandre avec simplicité et style. 3 livres avalés en quelques jours à peine. du bien beau travail!
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Citations et extraits (7) Voir plus Ajouter une citation
— Eumolpos de Soles a reçu un message. L'armée du Grand Roi se trouverait à environ cinq parasanges en direction du sud puis de l'est, plus ou moins sur la route qui mène à Babylone, non loin d'un village appelé Gaugamèle.
— Étrange nom...
— Il signifie "maison du chameau". A cause d'une vieille histoire, selon laquelle Darius le Grand parvint à échapper à une embuscade grâce à l'extraordinaire rapidité du chameau sur lequel il était monté. En signe de gratitude, il lui fit construire une étable dotée d'un grand confort et assigna à son entretien les revenus de ce village, qui prit justement ce nom étrange.
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— Je n'aime pas ces Barbares, dit Léonnatos à Séleucos. Tu as vu ? Ils se rendent sans combattre en trahissant leur souverain, et Alexandre les maintient à la place qu'ils occupaient. Ils ont été battus, mais qu'est-ce que cela change pour eux ? Absolument rien. Alors que nous, nous continuons à nous casser le cul en chevauchant jour et nuit. Ce maudit pays finira-t-il un jour ?
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Un profond silence régnait sur le haut plateau, et l'on n'entendait que le sifflement léger du vent, qui caressait l'imposante tombe. Alexandre réalisa alors combien le destin des hommes était changeant. Les empires croissaient et s'écroulaient devant d'autres, qui grandiraient à leur tour avant de se dissoudre dans le néant. L'immortalité n'était-elle donc qu'un rêve?
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Si je devais mourir demain, ne me plains pas : c'est un privilège que de tomber sur le champ de bataille, d'échapper à une longue vieillesse et à la décadence de l'esprit et du corps, à l'extinction lente et inexorable du regard.
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Oui, j'ai enfilé des vêtements perses sur le chiton du guerrier grec, et je l'ai fait dans un but bien précis : à présent, je ne suis plus seulement le souverain des seuls Macédoniens. Je suis aussi le pharaon d’Égypte, le roi des Babyloniens et le Grand Roi des Perses.
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Vidéo de Valerio Manfredi
Valerio Massimo Manfredi narra le vicende della Guerra di Modena del 43 a.C. (2014)
>Littérature (Belles-lettres)>Littérature italienne, roumaine et rhéto-romane>Romans, contes, nouvelles (653)
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