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EAN : 9782259201780
1056 pages
Éditeur : Plon (15/10/2004)

Note moyenne : 4.15/5 (sur 20 notes)
Résumé :

Qui était le jeune roi macédonien qui, au IVe siècle avant J.-C., conçut le dessein de conquérir le monde entier, avant de mourir comme le Christ à l'âge de trente-trois ans ?

Ce roman nous parle d'un homme qui fut considéré comme un dieu par ses contemporains, de ses rêves ardents, des passions violentes qui le consumèrent et finirent par le détruire. Il nous parle du père d'Alexandre, Philippe de Macédoine, mystérieusement assassiné et jama... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
Pancrace
  01 juillet 2017
Plus de mille pages ! Plus de mille sentiments ! Plus de mille sensations !
En fait, sous ce titre, « le roman d'Alexandre » se cache une trilogie : le fils du Songe, Les Sables d'Ammon et Les confins du Monde. Quel souffle romanesque ! Quelles épopées !
Alexandre est un enfant aimé de ses parents. Son père, Philippe de Macédoine est un homme ambitieux et souhaite éduquer son fils afin vraisemblablement qu'il réalise ce que toute sa vie durant il n'a pas réussi à accomplir ; Unifier les peuples grecs et barbares et défaire les perses.
C'est bien le fils du songe !
Pour cela, Alexandre quittera le foyer familial pour suivre les cours d'Aristote son précepteur. Il est accompagné de ses indéfectibles compagnons dont Héphéstion le plus proche, Ptolémée, Léonnatos, Perdiccas, Séleucos, Eumène…qui le seconderons tout au long de ce périple jusqu'aux confins du monde.
Très vite, ses talents de chef se dévoilent, son intelligence, sa droiture… bref, un ensemble de qualités émanent de ce jeune homme beau, fier et loyal. Avec Bucéphale, son cheval de guerre, il incarne la force et le courage qui les mèneront après maintes batailles jusqu'aux sables d'Ammon…Très loin dans l'Egypte Pharaonique où, chemin faisant il créera la ville d'Alexandrie. Quelle destinée ! Ce roman ancré dans une vérité historique n'en est pas moins écrit tout en modernité. La Grèce antique revit dans ces pages ainsi que sa culture, sa politique, ces arts. Les confins du monde entrainent Alexandre vers les confins de l'âme où tout s'enchevêtre. On ne peut être le maitre de monde d'une mosaïque ethnique tellement dissemblable. Il lui est impossible, par exemple, de faire accepter la « proskynèse » (prosternation) aux grecs et aux macédoniens déjà tellement empreint de démocratie et pourtant tant appréciée par les perses. Il s'en suivra des dissensions qui iront inévitablement jusqu'aux assassinats et aux suicides. Et l'amour dans tout ça !? Il est violent et destructeur, passionné et dévoué : Sa servante, Leptine, le chérira jusqu'à sa mort, tantôt mère, tantôt maitresse. Il tombera amoureux de Barsine, l'épouse de son plus grand ennemi Memnon. Celle qui le haïra profondément finira par l'aimer…Il épousera Stateira, la fille d'un satrape (seigneur) qui l'aimera pour sa bravoure et son aura. Et enfin, Roxanne, sa beauté éblouissante sera son grand amour. Il mourra à Babylone sans revoir sa mère Olympias qu'il aura tant aimée.
Vous l'aurez compris, j'ai adoré cette trilogie, comment dire… j'ai transposé mon petit univers d'autoroute le matin, de bureau la journée, de plateau télé le soir en chevauchées échevelées avec de vrais amis, de vrais compagnons avec des rapports vrais, avec la compréhension dans le regard de l'autre, avec des contacts rudes mais tellement chaleureux. Pas les potes mièvres, pas les phrases merdeuses pleines de sous-entendus à « deux balles », pas les rapports « chaud-froid » qui ne font rien vibrer de ta couenne, pas la mauvaise foi, pas les « je le dis mais je le fais pas ». Pas le monde d'aujourd'hui quoi ! Je m'égare, mais de toute façon je n'aurais pas pu être Alexandre le Grand où l'un de ses fidèles amis. Pas l'époque, pas les couilles ! Mais quel bonheur de lire un bouquin qui t'embarque dans un songe aux confins du monde en passant par les sables d'Ammon. Merci Valério Manfredi.
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ChaK_
  22 octobre 2018
Bon ! Devant les critiques et les notes unanimes je vais avoir l'ingrate tache de mettre un peu d'eau dans le vin collectif. Pas que le roman d'Alexandre soit un mauvais livre, loin de là, mais je ne serai pas aussi catégorique que les autres lecteurs, et vais donc tacher de m'expliquer.
J'ai tout d'abord eu beaucoup de mal à rentrer dans le bouquin. Venant d'un livre à la plume savament travaillée et respirant la grande classe, je me suis retrouvé nez à nez avec une écriture somme toute simpliste, un peu trop à mon gout, mais surtout sans réelle finesse, bien que restant efficace. Elle m'a paru plate (ou alors la traduction est mauvaise), trop directe et auquel il manque un certain côté “authentique” travaillé, sans pour autant aller jusqu'au soutenu. Je ne râle pas contre l'utilisation du vulgaire, j'ai même trouvé l'idée excellente et judicieuse, mais le texte en lui même m'a souvent rammené au present et à la réalité de par son style. Ceci reste un critère purement subjectif.
Le récit en lui même nous relate donc l'histoire (grandement simplifiée il va sans dire) d'Alexandre, probablement le plus grand conquérant de l'humanité, depuis sa naissance jusqu'à sa mort. Placé constamment au plus prêt de ce futur grand roi, l'auteur à eu l'excellente idée de commencer le livre par une longue partie du règne de Phillipe II de Macédoine, sans qui rien ne fut probablement possible, posant des bases extrêmement solides pour son héritier. Un bon quart du livre (de 1050 pages tout de même), mèle l'enfance d'Alexandre et les efforts de son père pour faire de ses montagnards crotteux la plus grande force Hellenique.
S'en suivra bien sûr une épopée gigantesque, de la destruction de Thèbe aux confins du monde, traversant l'Anatolie, l'Egypte, la Mésopotamie, en compagnie de ses amis d'enfance, les généraux de son père, ses contingents de cavaliers ou de la phalange. Un récit toujours aussi fascinant, appuyé par de lourds travaux de recherche dans les textes antiques, aussi bien pour la trame que pour les coutumes et les détails.
La crédibilité de ces recherches est malgré assez souvent mise à mal par certains choix qui m'ont semblé (sans prétention) douteux. le lecteur qui prendra tout pour argent comptant vivra surement une formidable aventure, mais des détails par ci par là m'ont personnellement fait tiquer. Ce ne sont généralement pas des choix qui bouleversent le sens de l'histoire, il respecte son parcours, le déroulement, la topographie, mais j'ai noté comme une envie de sur-romancer certain passages…
Pourquoi faire mourir Barsine ainsi alors qu'elle survécu à Alexandre? Pourquoi rendre responsable Perdicass de l'incident d'Halicarnass alors que les textes anciens s'accordent sur deux de ses soldats? Pourquoi blesser ainsi Memnon au Granique? Pourquoi inventer ce plat personnage de Leptine? Pourquoi dire qu'ils dissèquaient des humains quand c'est faux? etc, etc... rajoutons quelques noms changés par ci par là aussi… sans compter des passages invérifiables pour lequels je lui accorde volontier le bénéfice du doute, mais qui semblent souvent faire partie de cette volonté de romancer au dela du cadre connu et renseigné.
Je ne comprend pas bien pourquoi il faudrait en rajouter/modifier quand l'histoire et le parcours d'Alexandre sont déja monstrueux de péripéties, de crises et d'évènements en tout genre. Attention, je comprend bien qu'il s'agisse d'un roman, et qu'en tant que tel il soit necessaire de broder pour rendre le tout vivant, mais je déplore les passages qui semblent sortit de nulle part et qui peuvent apprendre de mauvaise chose au lecteur. Certes, rien qui ne chamboule fondamentalement l'Histoire, surtout que la grande majorité du texte reste fidèle, mais je trouve ce choix dommage. Voila qui est dit, après chacun sa sensibilité et ses attentes.
J'ai l'air de sonner comme un type qui va coller un 3, et pourtant vous avez bien vu la note bande de petits malandrins. Alors oui, je suis plus nuancé que les moulte 9 et 10, mais force est de reconnaitre que l'oeuvre de Manfredi est unique sur bien des points. Unique car il insuffle une vie à tout ces personnages, donne un relief absent des livres d'Histoire. On est ici aux côtés d'un génie militaire, le prenant presque par la main enfant, au contact de sa folle de mère que j'ai trouvé très bien restituée soit dit en passant, et de son père, borgne et boiteux, capable de terrible colère, et pourtant un immense roi et chef militaire.
Puis on grandit avec lui, le suivant dans sa vie, cotoyant ses propres compagnons mythiques que sont Hephaistion, Ptolémée, Callisthène, Parmenion etc… ou Aristote, Apelle, Lysippe... des noms qui ont traversé les ages pour revenir parmi nous plus tangibles que jamais, grâce à des traits de caractère et des personnalités, ce qui donne une profondeur très interessante et rend le récit vivant. Toujours au plus prêt à Halicarnasse, à Tyr, dans les deserts brulants ou les cimes froides...Bucephale lui même nous mène aux portes de l'Inde, même s'il n'est pas fait mention de sa mythique ombre.
Il faut cependant bien garder à l'esprit qu'il s'agit tout de même d'une version simplifiée de cette epopée. L'entourage du Roi est réduit au minimum, la politique est survolée, l'Egypte et l'Inde à mon grand regret trop vite expédiées. J'aurais volontier mangé 1000 pages de plus s'il avait étoffé l'ensemble, mieux developpé les caractères, les implications, les contrées… Cela reste un voyage formidable, depaysant et passionnant de par sa nature même, l'inconnu et le mystère, mais on reste plutôt dans le domaine du roman d'aventure qu'une biographie stricte romancée.
Un gros livre donc, qui jète sur cette histoire un oeil nouveau, plus proche et famillier. Souvent un travail d'interpretation certes, et le caractère d'Alexandre pourra sembler parfois un peu édulcoré, voir trop actuel, surtout quant à ses rages destructices (pensons à Gaza notamment où l'auteur lui fait faire ce qu'il a fait sous l'influence de médicament) ou aux sentiments amoureux parfois limite mièvre, mais pour les amateurs d'aventure le livre reste suffisamment plaisant pour mériter cette longue lecture… dont je sors personnellement (comme toujours) épuisé et triste, comme si j'avais moi même vécu 11 ans de souffrance et d'emerveillement, se finissant dans une grande tragédie.
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Citations et extraits (14) Voir plus Ajouter une citation
PiertyMPiertyM   21 janvier 2015
Nombreuses sont les routes qui s'offrent à l'homme, mais certains individus sont dotés, dès la naissance, d'une force différente, qui leur vient des dieux et qui essaie de revenir aux dieux.

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PancracePancrace   05 mai 2017
La loi remédie aux défauts et aux imperfections des individus, limite les conflits et la compétition, récompense la volonté d'agir et d'émerger, encourage les forts, soutient les faibles. Dans une telle société, ce qui est honteux, ce n'est pas d'être humble et pauvre, c'est de ne rien faire pour améliorer sa propre condition.
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PancracePancrace   05 mai 2017
C'est la liberté qui permet à chaque esprit de s'exprimer, de créer,d'engendrer la grandeur. Tu vois, dans un Etat idéal, tout le monde saurait commander à la perfection dans sa vieillesse après avoir su obéir à la perfection dans sa jeunesse.
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PancracePancrace   31 mai 2017
Alexandre s'est sans doute rappelé ce que disait Aristote : "De deux choses l'une. Soit il y a une solution au problème, et il est inutile de s’inquiéter. Soit il n'y a pas de solution au problème, et il est inutile de s'inquiéter".
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PancracePancrace   26 juin 2017
La grandeur d'un homme correspond à l'écart qui sépare sa visée des forces que la nature lui a données quand elle l'a engendré.
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