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Critique de Acoun


Acoun
  02 février 2014
Avec ce tome, Valérie Mangin clôt son ambitieux triptyque édité chez Aire Libre. Rappelons que la prestigieuse (Sic) collection Aire Libre créée par Van Hamme chez DUPUIS rassemble des histoires publiées en 1 à 3 volumes maximum. Elle résulte de la volonté de l'éditeur de se distinguer de sa production habituelle orientée plus jeunesse et humour par des albums plus matures.
Le processus de mise en abyme a été plusieurs fois traité dans l'art. Ici Mangin (avec son compagnon Denis Barjam) essaie d'explorer plusieurs dimensions. le premier volume nous montrait un Balzac victime du feuilleton anonyme racontant sa propre vie et le poussant peu à peu à la folie. Dans le second Tome, Clouzot réalisait un film à partir de cette histoire De Balzac et était lui-même la proie d'une nouvelle mise en abyme avec des scènes qu'il n'a jamais tourné.
Pour aller au bout du procédé, Valérie Mangin et Denis Barjam se devaient donc de se mettre en scène eux-même pour clore le triptyque avec le média BD. Ils nous racontent donc leur rencontre, leur vie de couple et sont à leur tour, victimes d'une mise en abyme dans un album qui est précisément celui que le lecteur est en train de lire.
C'est l'histoire du tableau dans le tableau dans le tableau…. Les vignettes s'emboitent alors l'une dans l'autre telles des poupées russes.
Le procédé fonctionne bien, et le lecteur curieux, suit, comme nos deux héros, la suite des évènement avec un sentiment de destin inéluctable, mais avec aussi l'anxiété de la chute. Comment Mangin va-t-elle retomber sur ses pattes ??
Le final est plutôt décevant, même si bien réalisé avec un clin d'eil appuyé à la Science fiction qu'affectionnent Mangin et Bajram (voir le succès de UW1 pour ce dernier).
Une petite remarque sur la qualité moyenne des dialogues, que je trouve un peu plats.
Du côté graphique, Bajram fait le choix de travailler sur des retouches infographiques. Ca change mais il le fait très bien et ce style colle bien à l'idée de mettre en scène son propre cadre de vie. Les connaisseurs de BD apprécieront dans ce volume d'y voir figurer des kadors du 9eme arts. Outre Mangin et Bajram, on peut voir Griffo (qui signe le tome 1), Arleston (de Lanfeust) ou Mourad Boudjellah ( fondateur de Soleil reconverti dans le rugby).

Au final, un triptyque ambitieux, un poil exigeant. Je ne sais pas s'il a trouvé son lectorat.
Pour moi, un bon moment de lecture mais loin d'être un coup de coeur.
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