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ISBN : 2203078588
Éditeur : Casterman (19/11/2014)

Note moyenne : 3.83/5 (sur 40 notes)
Résumé :
Une troisième grande aventure pour le sénateur Alix...
Rome, été de l an 12 avant Jésus-Christ. Par une nuit sombre,
une trentaine de personnages anonymes se sont réunis dans le
bois des Furies, leurs visages dissimulés par des masques d oiseaux.
Mûs par le désir de vengeance ou la passion politique, tous
brûlent d abattre l empereur Auguste, qualifié de tyran, et de le
remplacer par le fils de César, Ptolémée César alias Cé... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  26 novembre 2014
Décidément la qualité est toujours au rendez-vous pour ce revival new look du héros aux cheveux blonds du très regretté Jacques Martin. Les deux premiers tomes se suffisaient presque à eux-mêmes, j'avais un peu peur pour ce retour à Rome… Et j'ai finalement j'ai peut-être davantage apprécié celui-ci que les deux autres. ^^
Alix est donc de retour dans la ville éternelle mais le torchon brûle avec Auguste qui lui reproche d'avoir laissé Enak et Césarion en vie. La tension monte entre le Princeps et le clan Alix sur fond des complots et des intrigues qui tournent autour de la conjuration des rapaces.
Mais on va au-delà du classique soap nobiliaire version antique, car entre les discours haineux et xénophobes des jeunes patriciens, vilipendant Gaulois et Égyptiens, et les discours réactionnaires des vieux patriciens, qui se veulent les seuls vrais romains et les seuls vrai républicains, on sentirait presque des piques contre les thèses néo-cons des zemmouriens.
Et au final derrière les beaux discours, chacun joue double-jeu pour défendre ses intérêts ou ses privilèges… bref ses petites parcelles de pouvoir. le dindon de la farce est le pauvre Césarion qui s'oppose à son cousin Octave, dupe des uns et des autres alors qu'il ne veut que prendre possession du légitime héritage de son père César, et rétablir la mémoire de sa défunte mère accusée de tous les maux Cléopâtre.
Le suspens est bien maintenu jusqu'à cette réunion de la curie ou fatalement quelqu'un devra trahir et où fatalement quelqu'un devra mourir… L'enchaînement des révélations et des retournements de situation était particulièrement bien fichu ! niveau tension dramatique c'était du HBO ou presque…
Et puis au-là des intrigues et des complots de cette cabale masquée, il y a aussi un chouette relationship drama avec les tribulations de la famille impériale, les retrouvailles pleines de non-dit entre Alix et Enak les vieux amis, les divergences d'opinions croissantes entre leurs fils Titus et Khephren, ce dernier étant en pleine crise existentielle car coincé entre un père biologique qui l'a abandonné pour combattre Octave/Auguste et un père adoptif qui a pris le parti de combattre pour Octave/Auguste…
Et puis on sent bien avec la scénariste Valérie Mangin la latiniste chevronnée et l'historienne diplômée de L'Ecole des Chartes et de l'Université de la Sorbonne. Mieux on sent l'amoureuse des pepla qui connaît ses classiques avec ce personnage féminin qui semble marcher dans les pas de la Julia des "Derniers Jours de Pompéi" (celle dont l'acolyte se nommait Arbacès… heureux hasard ou clin d'oeil ? ^^). Bref quand l'érudition se met au service de la coolitude c'est la réconciliation des optimates et des populares !!!
Les dessins et les couleurs de Thierry Démarez sont vraiment très aboutis donc très réussies. Son duo avec Valérie Mangin continue à marcher du tonner ! Toujours un peu gêné par la surexpresssivité de certains visages qui fige un peu telle ou telle case, mais c'est vraiment chipoter vu le superbe travail sur les décors et les visages toujours très réalistes.
Avec ces graphismes irréprochables, c'est du bien bel ouvrage : j'attends donc déjà avec impatience le tome suivant intitulé "Les Démons de Sparte" !
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Presence
  19 octobre 2018
Ce tome fait suite à Alix Senator, tome 2 : le dernier pharaon (2013) et il conclut la trilogie commencée avec Alix Senator, tome 1 : Les aigles de sang (2012) qu'il faut avoir lu avant. Il est paru en 2014, écrit par Valérie Mangin, dessiné et mis en couleurs par Thierry Démarez, sous la direction artistique de Denis Bajram qui a également réalisé le logo et la maquette de la série.
En l'an 12 avant Jésus-Christ, à l'extérieur de Rome, dans le bois des Furies, les conspirateurs se sont réunis en portant leur masque de rapace et écoute le discours du premier augure (qui a retiré son masque). Il leur indique qu'ils doivent remplacer Auguste car il bafoue ce qui fait la grandeur de Rome, et qu'ils le remplacent par un homme pieux et respectueux des traditions, un vrai républicain. Il leur présente l'homme qui doit prendre la succession d'Auguste que tous acclament au nom de César. Ils jurent tous de tuer Auguste de manière solennelle, avant de se séparer.
À Rome, Auguste reçoit Barbarus, le préfet d'Égypte, en présence de sa femme Livie. Barbarus est en train de raconter des salades pour sauver sa peau, quand Auguste demande à Alix d'entrer pour en finir avec la mascarade. Alix Graccus explique comment il a pu réchapper de la destruction de la pyramide et regagner la civilisation. le préfet est confondu et Auguste délivre sa sentence le concernant. Pendant ce temps-là, les soldats de l'empereur ont pénétré dans la demeure d'Alix. le père de Khephren essaye de raisonner son fils qui refuse de l'écouter il est arrêté par les soldats et conduit à la prison pour être mis au secret. Ignorant de la situation, Alix accompagne Auguste et Livie sur la place devant le grand temple d'Apollon Palatin. Des prêtres accomplissent un rituel de sacrifice, en tuant un boeuf et en consultant ses entrailles, pendant qu'Auguste fait part de ses doutes à Alix quant à sa loyauté. Il évoque le sort de Césarion, et Livie évoque le fait qu'elle ait appartenu au parti de Marc Antoine avant d'épouser Auguste. Les entrailles du boeuf ayant livré leur augure, le grand prêtre vient le délivrer à Auguste.
Arrivé à ce troisième tome, l'horizon d'attente du lecteur est assez clair dans sa tête : une solide reconstitution historique dans laquelle il peut se projeter, la fin de l'intrigue de cette conjuration des rapaces, et quelques thèmes développés incidemment. Il apprécie de pouvoir retrouver la même équipe créatrice à l'identique des 2 premiers tomes. Valérie Mangin continue de faire en sorte que l'intrigue change régulièrement de lieu, à la fois pour maintenir un intérêt visuel à l'histoire, à la fois pour que l'artiste puisse faire ce qu'il réussit avec brio, à savoir offrir au lecteur des vues de Rome splendides. À nouveau, le lecteur peut admirer les rues de Rome en s'y promenant aux côtés des protagonistes, à la fois à l'occasion de vues du ciel méticuleuses. Thierry Démarez a à coeur de représenter avec exactitude les éléments urbains : les façades des bâtiments, leur architecture (y compris les colonnes), les toitures (il ne manque pas une seule tuile), les rues en en respectant l'urbanisme, la magnifique montée vers le temple d'Apollon Palatin avec ses escaliers et ses paliers monumentaux, la place devant les thermes, celle devant la Curie, etc. Non seulement l'artiste s'investit complètement pour une représentation exacte et réaliste, mais en plus il sait peupler ces lieux pour les rendre vivants.
Comme dans les tomes précédents, Thierry Démarez prend le même soin à représenter les différents intérieurs avec leur aménagement et leur ameublement : les appartements d'Auguste avec son carrelage magnifique, la cour intérieure de la demeure d'Alix avec ses vasques d'eau, la chambre de Khephren avec son lit, sa table basse et ses moulures, la curie avec ses sièges, les appartements de Julia alors qu'elle vient d'accoucher, et même la cellule bas de plafond de Titus. À nouveau, la mise en scène de l'artiste donne la sensation au lecteur que ces lieux sont vraiment habités et utilisés par des êtres vivants. Il ne s'agit pas d'une reconstitution académique et froide, mais de reportages sur des lieux vivants.
Pour la majorité, le lecteur retrouve des personnages déjà apparus dans les 2 premiers tomes. L'artiste n'a donc pas à en concevoir de nouveaux, et il utilise toujours une direction d'acteurs de type naturaliste. le lecteur peut voir dans les postures d'Auguste et Livie, leur habitude d'exercer le pouvoir et de se placer dans une position d'autorité, par exemple quand ils reçoivent Barbarus en audience. Dans le même temps, il peut voir ce dernier perdre sa contenance au fur et à mesure de l'entretien, dans la manière dont il se tient, et dans les expressions qui passent sur son visage. Auguste et Livie conservent ce port de tête altier et cette posture très droite un peu guindée quand ils se rendent au temple d'Apollon Palatin. au travers du rendu visuel du comportement des personnages, le lecteur peut en inférer leur état d'esprit : la méfiance d'Auguste à l'encontre d'Alix, la défiance et le mépris des jeunes romains aux Thermes s'en prenant à Titus et Khephren, le mal être de Khephren se manifestant sous forme de provocation à l'égard d'Alix, l'inquiétude de Septima du fait de la fugue de Khephren, etc. Cette expressivité permet aussi à Démarez de jouer avec le lecteur lorsque que le visage d'un personnage reste à dessein indéchiffrable, par exemple celui d'Alix lors du massacre accompagnant la résolution de la conjuration.
De séquence en séquence, le lecteur apprécie également les talents de metteur en scène de Thierry Démarez. Il sait reproduire des angles de vue évoquant les aventures originelles d'Alix l'intrépide, par exemple le plan sur un cours d'eau, pris à partir des ruines d'une pyramide, en page 7. Il combine de manière élégante 2 actions qui se déroulent concomitamment à proximité, par exemple la juxtaposition de la progression d'Auguste, Livie et Alix sur les marches du temple d'Apollon Palatine, et le sacrifice du buffle pour y lire les augures. La gestion de prises de vue complexes apparaît également lors de la scène des thermes, avec un grand nombre de figurants, lors de la résolution de la conjuration, ainsi que lors des scènes de complot nocturnes. L'approche descriptive et précise des dessins rend d'ailleurs ces scènes un peu délicates car en les montrant de manière factuelle, elle fait ressortir le risque pour les conjurés d'être découverts par une patrouille, car s'ils ne se réunissent pas au grand jour, ils le font à découvert.
Tout comme Thierry Démarez, Valérie Mangin soigne sa reconstitution historique, sans non plus transformer son récit en cours magistral ou démonstratif. S'il y est sensible, le lecteur peut noter des détails qui étoffent le récit, sans prendre le pas dessus, sans se substituer à l'intrigue, comme la blessure à la jambe d'Auguste, le sacrifice des animaux pour y lire l'avenir, la source d'approvisionnement en blé de Rome, ou encore le jeu de mot sur Gallus. La conséquence de ce souci d'authenticité est que le lecteur connaît le dénouement de la conjuration avant même d'avoir ouvert ce tome, s'il s'est déjà intéressé à la vie d'Auguste. Cela ne l'empêche pas de se plonger dans sa lecture avec la curiosité de découvrir les rebondissements dans la mise en oeuvre de la conjuration, et de se lancer en conjecture sur l'identité de son organisateur. La scénariste continue d'opter pour un développement naturaliste, parfois déconcertant, où les conjurés ne sont pas individualisés ou personnalisés. Elle ne leur applique pas de vernis romantique, c'est juste un groupe d'individus normaux qui font progresser leur cause une action à la fois. Il n'y a finalement que le décorum des masques et des robes qui les rend mystérieux. Pour un lecteur habitué aux récits d'aventure cette approche narrative peut s'avérer déconcertante car il n'y a pas de réel suspense : le sort d'Auguste est connu par avance, Alix survivra forcément à cette conjuration pour revenir dans le tome suivant. L'auteure sait que le lecteur n'en est pas dupe et ne s'embarque pas dans un suspense de pacotille, déjà éventé. le lecteur peut donc voir dans la mention d'Arbacès (ennemi récurrent d'Alix, apparu dans les albums 1 à 4, 22, 25, 30) un clin d'oeil au lecteur sur l'exercice de style consistant à écrire les aventures d'un héros de fiction récurrent.
Dans le même temps, toujours comme dans les tomes précédents, le lecteur voit se dessiner plusieurs thèmes au fil des péripéties. La vie d'Alix, Titus et Khephren dépend des décisions des puissants, à commencer par celle d'Auguste, une illustration des conséquences des décisions des dirigeants sur la vie de leurs administrés, de la plèbe. Il voit aussi comment les gens sont prompts à se montrer plus agressifs quand les puissants retirent leur faveur à leurs protégés. Cela conduit à une expression de haine et de racisme à l'encontre de Titus et de Khephren, la disgrâce d'Alix favorisant l'agressivité violente contre des individus considérés comme des pièces rapportées au sein de la République. L'intrigue jette également la lumière sur la confusion entre les intérêts publics et les intérêts privés, la volonté d'un groupe de revenir à un ordre révolu jugé meilleur, nécessitant un chef de file pour pouvoir s'incarner aux yeux du public. Mangin montre également comment Khephren entre dans une phase d'opposition contre l'adulte qu'est Alix, évoquant une crise d'adolescence, la nécessité de tuer le père, sous-entendue par la référence à explicite à Oedipe Roi de Sophocle. En fonction de sa sensibilité, le lecteur peut trouver cette mise en scène opportune au vu de l'âge du personnage, ou étrange pour une société dans laquelle la notion d'adolescence n'avait pas cours.
Ce troisième tome apporte toutes les réponses attendues par le lecteur concernant l'intrigue, et le transporte à nouveau en pleine Rome antique, avec un degré de consistance et de précision remarquable. le lecteur retrouve la narration très particulière de la série, avec des personnages plus définis par leur position sociale que par leur profil psychologique, et une intrigue plus prenante dans ses mécanismes que dans sa résolution.
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tchouk-tchouk-nougat
  30 novembre 2014
Alix est de retour à Rome et Auguste n'est pas forcément très content de lui. Au point de remettre en question son amitié. Il faut dire qu'il ne ramène pas que des bonnes choses du pays des pharaon. Enak, son vieil ami qu'il croyait port depuis 20 ans, est toujours considéré comme un traitre. Et pire encore Cesarion serait toujours en vie, quelque part, à comploter pour reprendre le pouvoir.
Il n'y a rien à redire à cette série qui a su magnifier le héros de Jacques Martin. J'aime beaucoup cet Alix devenu sénateur romain. Il a beaucoup de prestance.
Les autres personnages ne sont pas en reste. Il y a peu de place pour les femmes dans l'empire romain mais les auteurs ont donné à Livie une vraie place, intéressante. J'ai hate de découvrir la suite.
Les dessins sont vraiment biens avec des décors recherchés.
Il est toujours risqué de reprendre un héros aussi renommé qu'Alix. Il faut savoir être fidèle au modèle tout en faisant quelque chose d'autre, de différents. Un travail périlleux mais Valérie Mangin et Thierry Demarez l'ont relevé haut la main avec cette série de grande qualité. Alors bravo à eux.
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Fandol
  04 août 2018
Ce tome 3 que j'ai peu découvrir, toujours grâce à Vincent que je remercie, est une édition Premium avec, en supplément, un cahier historique consacré à la famille impériale, la Domus Augusta. Voilà un excellent dossier très important pour comprendre cette famille super-recomposée avant l'heure…
Quant à nos héros, toujours inspirés par Jacques Martin, ils sont menacés par La conjuration des rapaces, une histoire créée par Valérie Mangin, dessinée et mise en couleur par Thierry Démarez.
On passe son temps à conspirer contre le pouvoir, en 12 avant JC, à Rome. Ils sont rassemblés dans le Bois des Furies, tous masqués et scandent : « Mort à Auguste ! Mort à l'usurpateur ! » le Préfet Barbarus est mis devant ses mensonges devant Auguste et son épouse et cela permet d'expliquer ce qui s'est passé à la fin du tome précédent. Il est renvoyé en Égypte.
Hélas, les choses se gâtent pour Alix mais aussi pour Titus et Khephren, agressé par de jeunes Romains, aux thermes : « Allez, retourne curer les berges du Nil. Toi et les tiens, vous n'êtes bons qu'à ça ! » On constate ainsi que la haine des étrangers ne date pas d'hier.
J'ai particulièrement savouré la répartie de Khephren : « Peuh ! Nous étions déjà civilisés quand vous, les Romains, vous tétiez encore les louves ! » Hélas, les problèmes continuent à s'aggraver et, dans cet album, on sent que la belle entente entre Alix et les deux jeunes hommes se fissure vraiment.
Dans chaque album, un encart rappelle l'adresse d'un site internet : www.alixsenator.com , site qui informe les lecteurs voulant savoir si ce qui est raconté est vrai ou faux. C'est une source extraordinaire d'information.
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Bouns
  22 novembre 2014
Ce troisième album est à l'image des 2 premiers : original, plein de suspens, cherchant à s'intégrer de la manière la plus vraisemblable possible dans la Rome des tout débuts de l'empire et très bien dessiné.
On y retrouve relevé le difficile défi qui consiste à faire quelque chose de nouveau tout en s'appuyant sur le géant que constitue la série Alix. le héros a gardé son courage et son intransigeance, les complots sont toujours aussi complexes et l'admiration pour l'antiquité romaine toujours aussi perceptible.
Bien sûr les personnages ont vieilli et leurs attitudes ont évolué : on ne mène plus la même vie quand on est jeune homme indépendant de toute attache et quand on est un quinquagénaire ayant la responsabilité de deux enfants. Même les 2 jeunes garçons, s'ils ont l'impétuosité de la jeunesse, sont d'honorables fils de patricien et ne peuvent se comporter comme le faisaient leurs pères 30 ans plus tôt. Mais le scénario sait en tenir compte et joue en permanence sur cette tension aventure/stabilité qui était aussi celle de la politique romaine en ces années là, tiraillée entre la dictature et l'anarchie.
Il n'y a qu'un élément que je regrette (et ce d'autant plus que Jacques Martin n'avait pas, lui, de telles préventions), c'est le sacrifice de la vraisemblance historique, à laquelle les auteurs sont pourtant par ailleurs attachés, à un retour en force de la pudibonderie : dans la scène des thermes (pages 18 et 19), ils ont jugé nécessaire de vêtir tous les baigneurs... Il aurait pourtant suffit, s'ils tenaient à ne pas choquer le lectorat contemporain (souci qu'ils n'ont pas par ailleurs quand il s'agit de montrer des blessures ou les détails de sacrifice), qu'ils choisissent des cadrages ne dévoilant pas ces parties qu'on doit, il faut le croire, à nouveau qualifier de honteuses. Que ça nous plaise ou pas, les romains n'avaient pas les mêmes valeurs morales que nous. Alors pourquoi chercher à se montrer fidèle à la connaissance historique si c'est pour s'en détacher dès qu'elle n'est plus politiquement correcte ?
Certes, il ne s'agit là que d'un élément assez mineur dans le récit mais je le trouve par trop significatif d'un retour d'une certaine pruderie mal placée pour ne pas le souligner et estimer que sans cela, je lui aurais attribué une cinquième étoile.
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critiques presse (3)
Sceneario   19 janvier 2015
Un récit et un dessin sur lesquels plane l’esprit de Jacques Martin, une histoire où les ambitions et les passions humaines se règlent dans les complots et le sang.
Lire la critique sur le site : Sceneario
Auracan   26 décembre 2014
La BD évolue, on ne raconte plus aujourd'hui une histoire comme voici plus de 60 ans. Ce nouveau tome d'Alix Senator en offre une éclatante démonstration en combinant cette évolution à un énorme respect de ses origines. Une réussite !
Lire la critique sur le site : Auracan
ActuaBD   15 décembre 2014
Malheureusement, ce troisième tome n’arrive pas à se défaire des problèmes qui plombaient déjà les deux premiers tomes : les dialogues sont d’une extrême lourdeur et font passer au forceps des informations documentaires pas forcément essentielles à la compréhension de l’histoire. Le fil narratif des intrigues parallèles, comme la crise d’adolescence du fils d’Enak qui le pousse dans les bras de la conjuration est convenue et manque d’une subtilité certaine.
Lire la critique sur le site : ActuaBD
Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
AlfaricAlfaric   26 novembre 2014
[Khephren à Alix] Tu ne sais rien faire d’autre que le beau quand l’empereur te montre nu sac de sesterces… Ah si ! Trembler quand il sort le bâton ! Lâche un jour, lâche toujours !
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LilizLiliz   21 octobre 2015
- Oui, je serai des vôtres. Mais je refuse de porter ce masque car, dorénavant, je serai dorénavant l'ennemi d'Auguste dans ce temple comme sur les forums ! Je n'ai plus rien à perdre... L'empereur a détruit ma famille. Demain, il me prendra ma dignité et il me confisquera tous mes biens. Je n'ai plus que ma vie : alors autant la remettre entre vos mains !
- Ton courage te rend bien digne d'appartenir au Sénat, Alix. L'usurpateur a prévu de t'exclure de cette assemblée demain, mais, avec l'aide du divin César, il n'en aura pas le temps.
+ Lire la suite
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DomichelDomichel   10 juillet 2015
- Vautour, toi qui nous as réunis, avance !
- Avec lui jurons tous de tuer Auguste, même au prix de notre propre vie !
- Je le jure !
- Nous le jurons !
- Mort à Auguste ! Mort à l’usurpateur !
- Que les Furies nous poursuivent pour l’éternité si nous trahissons notre serment !
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PresencePresence   20 octobre 2018
Maudit sois-tu, Alix ! Que les lémures hantent ta maison et torturent tes esclaves ! Que les lamies enlèvent et dévorent ton fils ! Que le troisième dieu t'entraîne au Tartare et livre ton ombre au fleuve de feu pour l'éternité !
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FandolFandol   04 août 2018
Peuh ! Nous étions déjà civilisés quand vous, les Romains, vous tétiez encore les louves !
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