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Critiques sur Alix Senator, tome 3 : La conjuration des rapaces (13)
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Presence
  19 octobre 2018
Ce tome fait suite à Alix Senator, tome 2 : le dernier pharaon (2013) et il conclut la trilogie commencée avec Alix Senator, tome 1 : Les aigles de sang (2012) qu'il faut avoir lu avant. Il est paru en 2014, écrit par Valérie Mangin, dessiné et mis en couleurs par Thierry Démarez, sous la direction artistique de Denis Bajram qui a également réalisé le logo et la maquette de la série.

En l'an 12 avant Jésus-Christ, à l'extérieur de Rome, dans le bois des Furies, les conspirateurs se sont réunis en portant leur masque de rapace et écoute le discours du premier augure (qui a retiré son masque). Il leur indique qu'ils doivent remplacer Auguste car il bafoue ce qui fait la grandeur de Rome, et qu'ils le remplacent par un homme pieux et respectueux des traditions, un vrai républicain. Il leur présente l'homme qui doit prendre la succession d'Auguste que tous acclament au nom de César. Ils jurent tous de tuer Auguste de manière solennelle, avant de se séparer.

À Rome, Auguste reçoit Barbarus, le préfet d'Égypte, en présence de sa femme Livie. Barbarus est en train de raconter des salades pour sauver sa peau, quand Auguste demande à Alix d'entrer pour en finir avec la mascarade. Alix Graccus explique comment il a pu réchapper de la destruction de la pyramide et regagner la civilisation. le préfet est confondu et Auguste délivre sa sentence le concernant. Pendant ce temps-là, les soldats de l'empereur ont pénétré dans la demeure d'Alix. le père de Khephren essaye de raisonner son fils qui refuse de l'écouter il est arrêté par les soldats et conduit à la prison pour être mis au secret. Ignorant de la situation, Alix accompagne Auguste et Livie sur la place devant le grand temple d'Apollon Palatin. Des prêtres accomplissent un rituel de sacrifice, en tuant un boeuf et en consultant ses entrailles, pendant qu'Auguste fait part de ses doutes à Alix quant à sa loyauté. Il évoque le sort de Césarion, et Livie évoque le fait qu'elle ait appartenu au parti de Marc Antoine avant d'épouser Auguste. Les entrailles du boeuf ayant livré leur augure, le grand prêtre vient le délivrer à Auguste.

Arrivé à ce troisième tome, l'horizon d'attente du lecteur est assez clair dans sa tête : une solide reconstitution historique dans laquelle il peut se projeter, la fin de l'intrigue de cette conjuration des rapaces, et quelques thèmes développés incidemment. Il apprécie de pouvoir retrouver la même équipe créatrice à l'identique des 2 premiers tomes. Valérie Mangin continue de faire en sorte que l'intrigue change régulièrement de lieu, à la fois pour maintenir un intérêt visuel à l'histoire, à la fois pour que l'artiste puisse faire ce qu'il réussit avec brio, à savoir offrir au lecteur des vues de Rome splendides. À nouveau, le lecteur peut admirer les rues de Rome en s'y promenant aux côtés des protagonistes, à la fois à l'occasion de vues du ciel méticuleuses. Thierry Démarez a à coeur de représenter avec exactitude les éléments urbains : les façades des bâtiments, leur architecture (y compris les colonnes), les toitures (il ne manque pas une seule tuile), les rues en en respectant l'urbanisme, la magnifique montée vers le temple d'Apollon Palatin avec ses escaliers et ses paliers monumentaux, la place devant les thermes, celle devant la Curie, etc. Non seulement l'artiste s'investit complètement pour une représentation exacte et réaliste, mais en plus il sait peupler ces lieux pour les rendre vivants.

Comme dans les tomes précédents, Thierry Démarez prend le même soin à représenter les différents intérieurs avec leur aménagement et leur ameublement : les appartements d'Auguste avec son carrelage magnifique, la cour intérieure de la demeure d'Alix avec ses vasques d'eau, la chambre de Khephren avec son lit, sa table basse et ses moulures, la curie avec ses sièges, les appartements de Julia alors qu'elle vient d'accoucher, et même la cellule bas de plafond de Titus. À nouveau, la mise en scène de l'artiste donne la sensation au lecteur que ces lieux sont vraiment habités et utilisés par des êtres vivants. Il ne s'agit pas d'une reconstitution académique et froide, mais de reportages sur des lieux vivants.

Pour la majorité, le lecteur retrouve des personnages déjà apparus dans les 2 premiers tomes. L'artiste n'a donc pas à en concevoir de nouveaux, et il utilise toujours une direction d'acteurs de type naturaliste. le lecteur peut voir dans les postures d'Auguste et Livie, leur habitude d'exercer le pouvoir et de se placer dans une position d'autorité, par exemple quand ils reçoivent Barbarus en audience. Dans le même temps, il peut voir ce dernier perdre sa contenance au fur et à mesure de l'entretien, dans la manière dont il se tient, et dans les expressions qui passent sur son visage. Auguste et Livie conservent ce port de tête altier et cette posture très droite un peu guindée quand ils se rendent au temple d'Apollon Palatin. au travers du rendu visuel du comportement des personnages, le lecteur peut en inférer leur état d'esprit : la méfiance d'Auguste à l'encontre d'Alix, la défiance et le mépris des jeunes romains aux Thermes s'en prenant à Titus et Khephren, le mal être de Khephren se manifestant sous forme de provocation à l'égard d'Alix, l'inquiétude de Septima du fait de la fugue de Khephren, etc. Cette expressivité permet aussi à Démarez de jouer avec le lecteur lorsque que le visage d'un personnage reste à dessein indéchiffrable, par exemple celui d'Alix lors du massacre accompagnant la résolution de la conjuration.

De séquence en séquence, le lecteur apprécie également les talents de metteur en scène de Thierry Démarez. Il sait reproduire des angles de vue évoquant les aventures originelles d'Alix l'intrépide, par exemple le plan sur un cours d'eau, pris à partir des ruines d'une pyramide, en page 7. Il combine de manière élégante 2 actions qui se déroulent concomitamment à proximité, par exemple la juxtaposition de la progression d'Auguste, Livie et Alix sur les marches du temple d'Apollon Palatine, et le sacrifice du buffle pour y lire les augures. La gestion de prises de vue complexes apparaît également lors de la scène des thermes, avec un grand nombre de figurants, lors de la résolution de la conjuration, ainsi que lors des scènes de complot nocturnes. L'approche descriptive et précise des dessins rend d'ailleurs ces scènes un peu délicates car en les montrant de manière factuelle, elle fait ressortir le risque pour les conjurés d'être découverts par une patrouille, car s'ils ne se réunissent pas au grand jour, ils le font à découvert.

Tout comme Thierry Démarez, Valérie Mangin soigne sa reconstitution historique, sans non plus transformer son récit en cours magistral ou démonstratif. S'il y est sensible, le lecteur peut noter des détails qui étoffent le récit, sans prendre le pas dessus, sans se substituer à l'intrigue, comme la blessure à la jambe d'Auguste, le sacrifice des animaux pour y lire l'avenir, la source d'approvisionnement en blé de Rome, ou encore le jeu de mot sur Gallus. La conséquence de ce souci d'authenticité est que le lecteur connaît le dénouement de la conjuration avant même d'avoir ouvert ce tome, s'il s'est déjà intéressé à la vie d'Auguste. Cela ne l'empêche pas de se plonger dans sa lecture avec la curiosité de découvrir les rebondissements dans la mise en oeuvre de la conjuration, et de se lancer en conjecture sur l'identité de son organisateur. La scénariste continue d'opter pour un développement naturaliste, parfois déconcertant, où les conjurés ne sont pas individualisés ou personnalisés. Elle ne leur applique pas de vernis romantique, c'est juste un groupe d'individus normaux qui font progresser leur cause une action à la fois. Il n'y a finalement que le décorum des masques et des robes qui les rend mystérieux. Pour un lecteur habitué aux récits d'aventure cette approche narrative peut s'avérer déconcertante car il n'y a pas de réel suspense : le sort d'Auguste est connu par avance, Alix survivra forcément à cette conjuration pour revenir dans le tome suivant. L'auteure sait que le lecteur n'en est pas dupe et ne s'embarque pas dans un suspense de pacotille, déjà éventé. le lecteur peut donc voir dans la mention d'Arbacès (ennemi récurrent d'Alix, apparu dans les albums 1 à 4, 22, 25, 30) un clin d'oeil au lecteur sur l'exercice de style consistant à écrire les aventures d'un héros de fiction récurrent.

Dans le même temps, toujours comme dans les tomes précédents, le lecteur voit se dessiner plusieurs thèmes au fil des péripéties. La vie d'Alix, Titus et Khephren dépend des décisions des puissants, à commencer par celle d'Auguste, une illustration des conséquences des décisions des dirigeants sur la vie de leurs administrés, de la plèbe. Il voit aussi comment les gens sont prompts à se montrer plus agressifs quand les puissants retirent leur faveur à leurs protégés. Cela conduit à une expression de haine et de racisme à l'encontre de Titus et de Khephren, la disgrâce d'Alix favorisant l'agressivité violente contre des individus considérés comme des pièces rapportées au sein de la République. L'intrigue jette également la lumière sur la confusion entre les intérêts publics et les intérêts privés, la volonté d'un groupe de revenir à un ordre révolu jugé meilleur, nécessitant un chef de file pour pouvoir s'incarner aux yeux du public. Mangin montre également comment Khephren entre dans une phase d'opposition contre l'adulte qu'est Alix, évoquant une crise d'adolescence, la nécessité de tuer le père, sous-entendue par la référence à explicite à Oedipe Roi de Sophocle. En fonction de sa sensibilité, le lecteur peut trouver cette mise en scène opportune au vu de l'âge du personnage, ou étrange pour une société dans laquelle la notion d'adolescence n'avait pas cours.

Ce troisième tome apporte toutes les réponses attendues par le lecteur concernant l'intrigue, et le transporte à nouveau en pleine Rome antique, avec un degré de consistance et de précision remarquable. le lecteur retrouve la narration très particulière de la série, avec des personnages plus définis par leur position sociale que par leur profil psychologique, et une intrigue plus prenante dans ses mécanismes que dans sa résolution.
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Fandol
  04 août 2018
Ce tome 3 que j'ai peu découvrir, toujours grâce à Vincent que je remercie, est une édition Premium avec, en supplément, un cahier historique consacré à la famille impériale, la Domus Augusta. Voilà un excellent dossier très important pour comprendre cette famille super-recomposée avant l'heure…

Quant à nos héros, toujours inspirés par Jacques Martin, ils sont menacés par La conjuration des rapaces, une histoire créée par Valérie Mangin, dessinée et mise en couleur par Thierry Démarez.
On passe son temps à conspirer contre le pouvoir, en 12 avant JC, à Rome. Ils sont rassemblés dans le Bois des Furies, tous masqués et scandent : « Mort à Auguste ! Mort à l'usurpateur ! » le Préfet Barbarus est mis devant ses mensonges devant Auguste et son épouse et cela permet d'expliquer ce qui s'est passé à la fin du tome précédent. Il est renvoyé en Égypte.
Hélas, les choses se gâtent pour Alix mais aussi pour Titus et Khephren, agressé par de jeunes Romains, aux thermes : « Allez, retourne curer les berges du Nil. Toi et les tiens, vous n'êtes bons qu'à ça ! » On constate ainsi que la haine des étrangers ne date pas d'hier.
J'ai particulièrement savouré la répartie de Khephren : « Peuh ! Nous étions déjà civilisés quand vous, les Romains, vous tétiez encore les louves ! » Hélas, les problèmes continuent à s'aggraver et, dans cet album, on sent que la belle entente entre Alix et les deux jeunes hommes se fissure vraiment.

Dans chaque album, un encart rappelle l'adresse d'un site internet : www.alixsenator.com , site qui informe les lecteurs voulant savoir si ce qui est raconté est vrai ou faux. C'est une source extraordinaire d'information.

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Guillaume72
  06 avril 2018
Certes, il y a quelques anachronismes dans le dessin, mais ce dernier reste très réussi tout comme la mise en couleur, ce qui rend l'attrait de cet album tout aussi puissant que celui du second tome. Dans cette suite, l'intrigue a été très travaillée. La conjuration des rapaces se révèle complexe. On découvre notamment les vraies relations entre Césarion et les autres membres de la conjuration. La fin est un peu irréelle. On a là un Emperuer bien magnanime pour ceux qui ont tenté d'attenter à sa vie. le jeu d'Alix au sein de tout cela paraît aussi un peu étrange. Dans l'intimité de son intérieur, il continuait à jouer son rôle tout en conn&aissant les tenants et les aboutissants ?

A part ces petites incohérences scénaristiques, la trame de l'histoire permet de ménager la surprise du lecteur. au final, c'est un bon album.
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MarquePage
  20 janvier 2017
Le suspense monte d'un cran avec ce troisième tome supérieur encore aux deux premiers.
Un complot qu'il faut réussir à suivre. Jusqu'à la fin. Des retournements de situation vraiment inattendu. On n'a vraiment pas le temps de s'ennuyer. On est presque dans un huis-clos sans savoir qui veut la peau de qui, de qui aura le dessus. On ne peut plus quitter cet album.
On y découvre de la noirceur - enfin - de la colère et de l'incompréhension. On voit Alix en difficulté et oui, c'est agréable. On voit aussi le personnage du jeune Khephren évoluait, on sent qu'il prend plus de place et qu'il va jouer un rôle important dans les tomes prochains. Qu'on a plus que jamais envie de découvrir.
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umezzu
  12 janvier 2016
Troisième tome de cette série, dérivée des aventures d'Alix, mais qui n'en garde pas grand chose, si ce n'est les personnages principaux, vieillis et moins fringants.
Le dessin de Thierry Demarez est moins net, moins tranché que celui Jacques Martin. Il lui faut plus de place pour laisser ses personnages s'exprimer. Là où Jacques Martin multipliait, surtout au début de sa carrière, de multiples petites vignettes, Demarez s'étale plus, résultat renforcé par le grand format choisi. La qualité des reconstitutions antiques, la méticulosité des dessins de villes et de bâtiments, étaient un point fort de la série de Jacques Martin. Demarez va moins dans le détail, il floute volontiers, effet augmenté par un choix de couleurs assez contrastées.
Desmarez ne s'inscrit donc pas dans la continuité de Martin, mais le scénario lui aussi s'écarte un peu d'Alix. Non pas, par l'usage de complots à rebondissements qu'Alix fait échouer, trame classique, mais par un rythme plus plan-plan, correspondant finalement à ce qu'Alix est devenu, un sénateur vieillissant, moins intrépide qu'avant (ce qui lui est d'ailleurs reproché par la jeune génération dans ce tome).
Cet album est cependant fort bien fait, avec une construction intéressante autour d'un complot visant à faire revenir la République romaine en assassinant Auguste. Une autre série antique finalement, qui aurait presque gagné à carrément s'écarter de l'univers d'Alix pour construire d'autres personnages.
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Domichel
  10 juillet 2015
La reprise des aventures d'Alix par une nouvelle équipe, en situant le héros comme quinquagénaire était plutôt une bonne nouvelle. D'autant que le dessin est de bonne facture et le scénario jusqu'ici original. Mais faire une histoire en quatre volumes au minimum, comme c'est à la mode pour fidéliser les lecteurs, est un peu frustrant.
Hélas ce troisième tome s'il est toujours au niveau pour le dessin, pâtit d'une intrigue trop conventionnelle et un peu légère. Comme Alix j'ai pensé au même inconnu derrière le masque du “rapace en chef”, et le dénouement était tellement prévisible !
Je lirai bien sûr le prochain album car j'aime aller au bout d'une série, mais d'autres lecteurs n'auront sans doute pas ma patience…

Chers scénaristes de la génération 2.0, forcez un peu vos méninges et étoffez davantage vos histoires, relisez les albums d'il y a 50 ans et comptez le nombre de rebondissement et de retournements de situations, vous serez surpris de la consistance de ces histoires et servez-nous en d'aussi belles…
Le succès est à ce prix, celui du travail !
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emeralda
  31 mars 2015
C'est dans un climat plus que tendu que nous retrouvons nos amis. Ils sont revenus d'Egypte, mais les ennuis ne font que s'accumuler.
De plus, Khéphren le fils d'Enak est en colère. Cela le ronge et le fait agir sans plus de discernement. Alix est mis à mal en tant que "père", mais aussi sur le plan politique et social. Auguste est-il encore un ami ? le tableau ainsi posé n'est guère optimiste, mais on aime aussi cela dans ce type d'aventures.

Dessins, avec moult détails et couleurs qui sont toujours d'aussi bonne facture. Cette bande dessinée est de grande qualité et cela est tant mieux car le prix des albums n'est pas donné. Au moins, on a en main un bel objet avec en prime du beau papier.
Un régal pour les yeux et de la douceur sous les doigts.

Le découpage des pages, des cases est encore parfait. On oublie notre monde actuel et on plonge dans la Rome Antique. Je ne sais pas si c'est plus calme ou moins sanglant... En fait, j'ai de sérieux doutes là dessus surtout quand on a quelques bases d'histoire romaine.
Reste que l'intrigue de ce troisième tome est prenante donc, au plus proche de la réalité historique puisque seuls les blancs historiques justement sont exploités alors par les auteurs pour y glisser des éléments de fiction qui restent néanmoins cohérents.

Grand jeu de dupes et de trahisons !!! Ave Caesar !!!
Lien : http://espace-temps-libre.bl..
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Taraxacum
  04 février 2015
Le tome 3 d'Alix Senator est, comme les précédents, servi par un dessin de toute beauté qui m'a attirée dès le début et continue de m'enchanter. le scénario est intéressant et c'est toujours aussi plaisant de voir cette transformation d'Alix en jeune homme fougueux en sénateur, la cinquantaine, un fils adoptif en pleine crise d'adolescence et des problèmes politiques à ne plus savoir qu'en faire...
Ensuite, je trouve le tome légèrement moins bon que les deux précédents: le tenant historique est passionnant, mais les auteurs semblent ne pas trop savoir quoi faire d'Enak. La confrontation Alix/Enak; l'explication que le lecteur attendait après le tome précédent, est totalement zappée: Enak se retrouve immédiatement au cachot et Alix passe tout le tome à essayer de l'en faire sortir sans que l'on sache s'ils ont pu s'expliquer... Et je dois dire que le rejeton d'Enak est un adolescent insupportable qui a une façon toute personnelle d'être reconnaissant envers ce père adoptif qui a veillé sur lui pendant que son père biologique se faisait passer pour mort !
Malgré quelques détails , un album que j'ai trouvé excellent et une série que je vais continuer de suivre.
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Bigmammy
  18 décembre 2014
Troisième épisode des nouvelles aventures d'Alix, qui a maintenant 56 ans et siège au Sénat. Quelques repères historiques sont sans doute nécessaires pour ceux et celles qui ont, comme moi, un peu zappé l'histoire de Rome depuis leur Cinquième : au moment où commence cette histoire (-12 avant J-C), Césarion, fils De César et de Cléopâtre, serait âgé de 32 ans puisqu'il serait né juste un mois après l'assassinat de son père en -44 …

Il est donc le seul fils biologique De César dont le sage Octave-Auguste n'est que le fils adoptif. A ce titre, il constitue un danger pour l'Empereur qui apporte à Rome depuis son accession au pouvoir en -39 une période de stabilité politique.

L'histoire est celle d'un complot destiné à supprimer Auguste et à le remplacer par Césarion pour redonner tous pouvoirs aux sénateurs. Alix, tombé en disgrâce, est enrôlé dans cette conjuration ... mais c'est pour mieux la déjouer.

Une rareté dans cette bande dessinée au graphisme subtil et aux couleurs superbes : le rôle important des femmes : Lidia, la soeur de l'empereur et surtout son épouse Livia qui est aussi la mère de Tibère qu'elle a eu de son premier mariage.

Nous retrouvons aussi Enak - toujours la même coupe de cheveux mais tout blancs - et son fils Kephren, en révolte ouverte contre son père qui a choisi de servir Cléopâtre et donc est retourné vivre en Egypte, laissant son fils à la garde d'Alix. L'histoire n'est donc pas terminée avec ces nouveaux personnages adolescents.

Une suggestion de cadeau de Noël pour les jeunes et moins jeunes : un coffret des trois épisodes !

Le prochain épisode s'intitule : Les démons de Sparte .....
Lien : http://www.bigmammy.fr/archi..
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tchouk-tchouk-nougat
  30 novembre 2014
Alix est de retour à Rome et Auguste n'est pas forcément très content de lui. Au point de remettre en question son amitié. Il faut dire qu'il ne ramène pas que des bonnes choses du pays des pharaon. Enak, son vieil ami qu'il croyait port depuis 20 ans, est toujours considéré comme un traitre. Et pire encore Cesarion serait toujours en vie, quelque part, à comploter pour reprendre le pouvoir.

Il n'y a rien à redire à cette série qui a su magnifier le héros de Jacques Martin. J'aime beaucoup cet Alix devenu sénateur romain. Il a beaucoup de prestance.
Les autres personnages ne sont pas en reste. Il y a peu de place pour les femmes dans l'empire romain mais les auteurs ont donné à Livie une vraie place, intéressante. J'ai hate de découvrir la suite.

Les dessins sont vraiment biens avec des décors recherchés.

Il est toujours risqué de reprendre un héros aussi renommé qu'Alix. Il faut savoir être fidèle au modèle tout en faisant quelque chose d'autre, de différents. Un travail périlleux mais Valérie Mangin et Thierry Demarez l'ont relevé haut la main avec cette série de grande qualité. Alors bravo à eux.
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