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ISBN : 291854163X
Éditeur : L'Homme sans nom (01/02/2018)

Note moyenne : 4.13/5 (sur 15 notes)
Résumé :
César Séfria voit son destin bouleversé par une infime erreur. De son laboratoire s’échappe un virus qui provoque une pandémie en voie de décimer une grande partie des rescapés du Grand Bleu, catastrophe écologique planétaire. L’antidote échappe aux plus grands cerveaux, et la situation presse. À court d’idées, il se réfugie dans la lecture d’un manuscrit qui transcrit les derniers moments de cette apocalypse et suit quatre destins croisés, duos improbables, qui se ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (9) Voir plus Ajouter une critique
Millencolin
  06 décembre 2018
Commençons tout d'abord par remercier l'opération Masse Critique et les éditions de L'Homme sans nom pour m'avoir si généreusement offert cet ouvrage.
Puis précisons que j'ai passé un agréable moment de lecture.
Je vais souligner, en premier lieu, le principal point fort qui réside dans l'originalité d'avoir un livre dans le livre. D'ailleurs, ledit manuscrit qui est en plein coeur du roman et qui représente plus de sa moitié au total, est d'une qualité bien supérieure au reste. Ceci est dû à l'intrigue intéressante, répartie sur 4 personnages principaux (oui je compte la "Mademoiselle").

L'histoire est donc prenante, il y a véritablement des idées excellentes et d'envergure. C'est du post-apocalyptique et le décor utilisé aurait pu être franchement grandiose. Oui "aurait pu", car c'est là que débute ma frustration au cours de ma lecture. L'auteur a assez d'imagination pour nous amener à des endroits et des moments où tout est réuni pour devenir palpitant, et puis on a le sentiment qu'il se bride, qu'il a peur d'ennuyer le lecteur ou de le perdre en chemin en ayant davantage de prétention. En fait, j'ai le sentiment qu'il a eu peur de se brûler les ailes et que, du coup, il s'est contenté de rester trop modeste.
Sans rien gâcher, ni rien révéler, j'ai envie de mentionner ces 2 scènes au début desquelles je commençais à avoir les yeux brillants :
- Faisant face à la montée des eaux, de nombreuses villes ont décidé de devenir sous-marines, et notamment une en particulier. Ce concept ouvre beaucoup de perspectives. Et ici, finalement on a droit à extrêmement peu de détails, de description sur le fonctionnement, l'architecture. Je ne suis pas parvenu à visualiser clairement ce que l'auteur avait en tête. L'idée de l'animal marin est géniale pourtant. Mais on termine tout ce passage sur un sentiment d'inachevé. Comme pour la séquence finale des souterrains des archives.....
- A plusieurs moments, les personnages, seuls ou accompagnés, sont amenés à emprunter les galeries de glace, qui doivent être monumentales et labyrinthiques. Je pressentais déjà des bons moments de mystère, d'angoisse, de découvertes dans cet environnement sombre, froid et claustrophobique. Mais encore une fois, c'est trop vite bazardé.
Retour à la trame initiale et finale. J'ai tout le long eu un mal de fou à me représenter le décor, l'île, la campagne, la ville, que ce soit avant et après le passage du manuscrit. Je trouve que la plupart des descriptions, hors celles des personnages, ne sont pas toujours réussies. Et j'ai eu un peu de mal sur l'intégration de certains passages descriptifs par rapport à l'évolution de l'intrigue. Notamment, vers le début, où les événements présentent une rapidité d'enchainement et d'action, et en plein milieu, le héros est limite en train de s'extasier devant les constructions autour de lui, nous décrit les routes, les hauteurs, les statues en haut d'un building. Cela donne une impression étrange d'un homme qui fuit, qui doit se dépêcher, mais qui s'arrête pour nous faire un peu son guide touristique.
Bref, je donne l'impression de beaucoup critiquer, mais voilà, je pense que cet écrivain a énormément d'imagination. Il possède un excellent vocabulaire, et prouve par moments qu'il est tout à fait capable de belles envolées philosophiques, même si parfois elles ne sont pas toujours parfaitement bien placées. Je pense aussi qu'il doit davantage travailler sur la structure de ses écrits, sur le rythme utilisé, et savoir trouver les bons moments pour dispenser certains éléments, de type descriptif, et d'ailleurs davantage travailler pour que ces descriptions soient plus compréhensibles et visuelles.
De plus, lorsqu'il arrive, à force d'efforts, et de temps, à nous emmener à des jolis moments clés, alors qu'il en profite pour mettre plus d'ampleur, qu'il développe, qu'il n'ait pas peur de voir les choses en plus grand, qu'il prenne encore plus de temps pour ajouter d'autres dangers, d'autres actions, du mystère supplémentaire, des enjeux, des pièges, du suspense. le tout participera à immiscer encore plus profondément le lecteur dans son univers.
Pour conclure, je dirai que c'est une bonne surprise et un bon roman pour un tout premier titre. le divertissement m'a plu, et je suivrai cet auteur. Je suis curieux de voir l'évolution de son style.
Ah oui, j'allais oublier ! Alors autant la couverture sur la face avant est vraiment belle, bien que j'ai du mal à faire un lien très précis avec l'histoire (on devine le parallèle bien évidemment), autant la face arrière est franchement décevante avec un vulgaire copier coller du groupe d'oiseaux et une sorte de drône volant flou et limite pixelisé.
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FungiLumini
  14 juin 2018
Ce livre a été mon seul craquage non planifié des Imaginales. J'avais croisé l'auteur le matin pour qu'il me dédicace mon recueil Un Noël sans Nom et j'avais aperçu devant lui ce roman, son premier. Il a une magnifique couverture futuriste, et, fait étonnant, sa tranche est en partie noire. Je dois dire que les dernières sorties de l'Homme sans Nom sont particulièrement soignées au niveau de l'objet-livre, et celui-ci ne fait pas exception avec sa couverture à rabats perforés et la partie « sombre » du livre qui a une mise en page originale. Je n'ai pour l'instant eu que des bonnes surprises avec les ouvrages de cette maison d'édition, et cela s'est confirmé avec celui-ci !
Le livre commence en douceur, lors du mariage de César Séfria et Lucie, deux scientifiques. le contexte n'est cependant pas du tout le nôtre : une catastrophe naturelle a recouvert la planète d'eau. Les êtres humains survivants ont dû s'adapter à ce nouveau monde et sont maintenant perchés sur des 5 mégalopoles tout en hauteur. Leur technologie est bien plus avancée que la nôtre également.
Le lendemain du mariage, César descend rapidement de son petit nuage : un virus s'est échappé de son laboratoire à cause d'une inattention de son ami et collègue Samuel Nérion, qui a fait visiter le labo à son filleul. La descente aux Enfers est rapide, avec la maladie Octavia qui décompose les chairs à grande vitesse et que rien ne semble pouvoir arrêter. La situation dégénère alors que les victimes sont de plus en plus nombreuses. Qui parviendra à arrêter cette pandémie? César reçoit un étrange manuscrit qui pourrait bien être la clé…
J'ai trouvé le contexte du récit fascinant : la vie humaine qui a évolué sur les mégalopoles, les avancées technologiques, mais aussi toute l'histoire que l'auteur a créée autour de cet univers futuriste. Un tout très cohérent et intéressant qui m'a transportée ! La narration se découpe entre trois époques, sans cependant jamais s'y perde : le passé (juste après le Grand Bleu), le présent (avec César) et le futur (avec un narrateur inconnu).
J'ai adoré le style d'écriture de l'auteur. Il mêle faits scientifiques, horreur de la situation et poésie. Il fait passer les émotions d'une façon forte à travers sa plume. Après avoir lu à peine une vingtaine de pages, j'étais déjà tellement attaché au personnage de César et à sa famille que j'avais envie de pleurer quand Octavia en a touché certains. Je ressentais le désespoir, la tristesse et la colère du narrateur avec intensité, et c'est pour moi une des grandes forces du récit.
Fait très surprenant, ce livre n'est pas un livre, mais deux ! La partie sombre au centre de l'ouvrage est en fait un autre récit entier, qui raconte le conflit qui s'est déroulé juste après le Grand Bleu. (parce que les Hommes ne peuvent jamais s'empêcher de se faire la guerre, même lorsque l'espèce est presque éteinte…) Ce manuscrit a été remis à César durant son mariage par un livreur qui n'a pas voulu lui révéler l'identité de l'expéditrice. On y suit quatre points de vue qui vont nous immerger totalement dans ce conflit planétaire, dont les enjeux ne sont pas moins que la survie de l'espèce. J'ai beaucoup apprécié la mise en page de cette partie, dont les pages semblent vieillies et la typographie ressemble à celle d'un texte tapé à la machine à écrire.
L'horreur est partout dans ce texte avec Octavia, la maladie qui ronge les chairs, dont on sait au final peu de choses, mais aussi avec la guerre de pouvoirs, les conflits pour l'oxygène, etc. L'auteur amène beaucoup de réflexions intéressantes sur les comportements humains et la société dans des situations extrêmes, hors de contrôle. le chaos règne, le combat est rude entre les malades et les sains. Qui remportera la victoire? Et surtout, qu'est-ce qui définit l'humain en tant que tel ?
Il y a une petite chose qui m'a un peu troublée dans le récit : on peut quand même se demander pourquoi celle qui a écrit le manuscrit et qu'on rencontre plus tard a laissé le scientifique chercher la solution, alors qu'elle semble avoir toutes les réponses. Combien de vies aurait-elle pu sauver avec le temps qu'ils auraient gagné? Pourquoi ne pas avoir communiqué directement avec le scientifique?
Un premier roman qui m'a bluffée : un contexte futuriste super développé, cohérent et fascinant, une écriture à la fois factuelle et poétique qui fait intensément passer les émotions des personnages, et surtout un concept super original de mise en abyme d'un roman dans le roman, mise en oeuvre de façon magistrale par une mise en page atypique. Une totale réussite pour moi !
Lien : https://livraisonslitteraire..
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mauriceandre
  05 novembre 2018
Salut les Babelionautes
J'ai reçus ce livre lors de la dernière Masse Critique et je l'ai emporté avec moi a Nantes ou je me rendais aux Utopiales.
du coup ce fut une lecture en pointillé, une grosse part faite lors des deux vols et le dernier tiers a Nantes.
César Séfria et Lucie se marie mais ils ne savent pas encore que le destin
va leur jouer un mauvais tour.
Ce qui frappe a sa lecture c'est la construction du récit, car si au début nous assistons au déclenchement d'une pandémie, l'humanité a déjà subit une catastrophe avec la montée des océans et pour survivre elle s'est réfugiée derrière d'immense barrage un peu a la manière Hollandaise mais a une échelle gigantesque, époque que l'on appelle "le Grand Bleu", et a construit les mégalopoles actuelles.
Donc César Séfria et son ami Samuel sont tenus pour responsable de la fuite d'un virus nommé Octavia de leur laboratoire.
le début nous raconte la lutte des deux savants pour trouver un moyen d'éradiquer le Virus.
Mais c'est en lisant le manuscrit anonyme reçut au cours de son Mariage que cela se complique, car le récit qu'il contient raconte comment la guerre qui a suivi l'immersion des terres a pris fin et comment, et la construction des villes
Ce roman caché au coeur du roman est une trouvaille que je rencontre pour la première fois, on y découvre une fillette et deux soldats qui auront une importance cruciale dans la résolution du conflit qui oppose les survivants en lutte pour conquérir les dernières Terres émergées.
le plus étrange est qu'on a aucune explications sur le don de la petite fille nommées Pino.
Pour moi c'est dommage car j'aurais voulus en savoir plus sur elle.
Quand on lit la biographie d'Adrien Mangold on apprend que c'est son premier roman et j'espère pas le dernier.
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LacosseCeline
  27 mai 2019
J'ai eu un petit coup de coeur pour cette lecture. Cet ouvrage a énormément pour lui : son histoire, la manière dont elle est menée, son écriture et même l'objet livre est top.
L'objet-livre est superbe avec une couverture aux tons bleus divins, une tranche bicolore qui a toute sa signification, une qualité de papier top…
L'auteur nous entraîne dans une histoire post-apocalyptique composée de mises en abyme rondement menées. J'ai adoré ces choix de narration aux temporalités différentes, ce récit d'une guerre d'un monde climatiquement détraqué dans l'histoire d'une pandémie foudroyante. C'est brillant ! C'est recherché et ça tient la route ! Je pense que je relirai ce récit pour mieux appréhender les divers niveaux de lecture et les éléments d'intrigue habilement semés dans les entêtes de chapitre ou dans le récit qui finissent par s'imbriquer à la perfection. L'histoire a du rythme, de l'action. L'univers décrit est original, très visuel. Les personnages sont également intéressants, crédibles et attachants. J'ai particulièrement aimé le personnage clairvoyant de Pino.
Le style d'écriture n'est pas en reste. le vocabulaire est riche, soigneusement choisi. Agréable à lire, il donne du sens et de la profondeur au récit.
Pour conclure ?
Un livre que je vous recommande chaudement si vous aimez les récits apocalyptiques, les virus et et si vous avez un peu de goût pour les missions furtives vous devriez y trouver votre compte aussi. Une histoire (deux histoires) prenante(s), un livre riche, bien écrit et habilement mené !
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Lutin82
  10 janvier 2019
L'ouvrage est vraiment bien réalisé, avec des rabats, et tout un travail d'édition qui mérite le détour. le tout est plutôt original et permet de découvrir un jeune écrivain.
Seconde Humanité est le premier roman de Adrien Mangold, et devrait plaire aux lecteurs cherchant un récit plein d'émotion, de ressorts, et qui présente une pandémie faisant froid dans le dos. le worlduiding a du chien et donne du volume à l'ensemble. En revanche, les largesses prises avec la réalité scientifique risque d'écarter les amateurs plus attentifs à ces bases SF.
Critique bien plus compléte sur mon blog

Lien : https://albdoblog.com/2019/0..
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critiques presse (1)
SciFiUniverse   12 mars 2019
Seconde humanité est un premier roman audacieux et surprenant d'Adrien Mangold. Avec une histoire enchâssée dans un autre récit, ce roman offre deux intrigues différentes autant dans le propos que dans le style. Nous sommes dans un futur proche, les terres ont été en partie submergées et l'humanité s'est réorganisée autour de grandes métropoles construites en hauteur. Un accident relâche un virus terrible et menace l'humanité. Le seul scientifique pouvant la sauver devient aussi l'homme le plus honni de la planète. Mais si seul le passé permettait de comprendre ce virus ? Edité par l'Homme sans Nom dans un bel écrin, ce premier roman mérite le détour.
Lire la critique sur le site : SciFiUniverse
Citations et extraits (6) Voir plus Ajouter une citation
FungiLuminiFungiLumini   14 juin 2018
Nous disons ces ouvrages engendrés par l’érosion de la lumière. Une image comme une autre pour détourner de la réalité : l’Homme se prend pour Dieu, or nul n’érode plus que celui qui construit. Parfois, je me dis que l’avertissement du Grand Bleu fut vain. Nos créations nous mènent à notre propre perte, car sous les couches de bonnes intentions se répètent éternellement les mêmes erreurs.
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FungiLuminiFungiLumini   14 juin 2018
Seul sur sa chaise, Lazaro accusa une nausée foudroyante. Il s’imaginait pleurer le sang de ses frères et les entendre hurler depuis l’enfer, car par-dessus la voix de la présentatrice, les traits martelaient les murs du préfabriqué. Tous étaient sortis faire leur chant du cygne en jouant, de leurs doigts à jamais enfoncés sur la détente, les percussions frénétiques d’une mort qu’ils espérèrent partagée.
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FungiLuminiFungiLumini   14 juin 2018
Au milieu de ces combattants perdus sur les arrières lignes d’un champ de bataille, elle était autant à sa place qu’un ange pouvait l’être en Enfer. Elle était la lumière qui perçait la Nuit, ce pour quoi les hommes se battaient et ce pour quoi ils mourraient.
Tel un messie, elle s’arrêta enfin sur les visages des soldats et, d’un simple regard, leur fait baisser les armes.
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FungiLuminiFungiLumini   14 juin 2018
En l’absence d’ennemi tangible, l’Homme se retourne contre l’Homme. Il faut des coupables, des responsables, des organisations sur lesquelles déverser sa rage. L’Etat condamne les infectés de ne savoir mourir seuls, les porteurs de rose l’accusent d’employer ses fonds à la répression plutôt qu’à la recherche. En attendant, les victimes tombent…dans les deux camps.
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YuyineYuyine   23 septembre 2018
Nombreux étaient ceux qui cherchaient une consolation divine à l’agonie de la Terre, car un monde de nuit n’obscurcit pas seulement les foyers, mais aussi les esprits.
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