AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestions
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2841111997
Éditeur : Editions Nil (01/03/2001)

Note moyenne : 3.67/5 (sur 3 notes)
Résumé :
Certains sont tombés dans une marmite savoureuse tout petit. C'est le cas d'Olga Manguin, née à l'Isle-sur-Sorgue, née de parents italiens. Toute une famille où règnent les fèves, le sel et le pain, les soupes nourrissantes et économiques, le mou de porc, les purées de lentilles, l'huile chaude et l'incontournable pasta du dimanche, avec sa sauce à base d'oignons, de saucisses, de tomates et rehaussée de parmesan. Des fragrances dégustées sous le soleil de Provence,... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr
Critiques, Analyses et Avis (2) Ajouter une critique
brigittelascombe
  01 décembre 2012
"S'appeler Palazzini, être la fille d'un maçon et d'une femme de ménage,ça manquait un peu de chic".
Ce genre de frustrations, Olga Manguin (née Palazzini); dont les parents analphabètes d'origine italienne ont débarqué à L'isle sur Sorgues du temps, où, la grand-mère maternelle, nourrice de gosses de riches, allaitait une autre progéniture que la sienne; l'a ressentie très tôt.
Pourquoi, elle, qui est née en France et est Française se fait-elle traiter avec son entourage de "nabis" ou de "mangeurs de macaronis"?
Voilà juste une petite parenthèse sur les difficultés d'intégration qu'ont eu à subir la plupart des Français, car les Français à l'heure actuelle sont presque tous (moi la première) enfants ou petits-fils d'immigrés.J'ai donc trouvé intéressant de suivre l'implantation en France de cette tribu, peu aisée mais conviviale, puis son évolution vers la réussite sociale. Olga Manguin deviendra une restauratrice connue lors des Festivals d'Avignon (après moult déboires) puis ouvrira une maison d'hôtes à L'isle sur Sorgues où se presseront de riches étrangers venus du monde entier.
De la "petite soupe" aillée de sa maman (qui régale le ventre aussi bien que le coeur) aux recettes concoctées par la Mamée (dont Olga Manguin a hérité du goût pour la cuisine), au gratin de courgettes (sa spécialité) à La tarte aux petits riens (d'où le titre) dont la pâte est pétrie de succulents souvenirs, que de chemin parcouru. Mais c'est surtout la Provence qui se distille entre les lignes survolée d'effluves et de mots de patois.
J'ai apprécié les expressions colorées et les savoureux portraits brossés: le Papé qui dit que le "vin est un peu communiste" car "il n'aime pas le baptême" ou le Père Soubille, qui sous son grand chapeau "s'esclaffe :c'est qu'il tape Mahomet" en parlant du soleil.
La tarte aux petits riens, c'est aussi la vie de tout le Comtat Venaissin, son pan d'histoire entre deux guerres et après guerre,ses "peace and love" reconvertis chevriers en 68, ses marchés provençaux,ses transformations touristiques.
Mais c'est surtout un beau portrait de femme, obstinée,travailleuse et fière...une authentique Provençale.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
VivianeB
  09 décembre 2012
Un livre pas trop mal écrit qui se déguste comme un bon plat.
Commenter  J’apprécie          00
Citations et extraits (12) Voir plus Ajouter une citation
Melc26Melc26   18 juillet 2015
Le papier hygiénique était rare et inconnu. Mais vous pouviez, d'un "cagadou" à l'autre, connaître les opinions politiques de vos voisins suivant qu'ils avaient accroché des quarts de page du Méridional, du Petit Provençal ou de La Marseillaise.
Fin 1943, des voisins avaient même accroché sur la fameuse planche la photo du maréchal Pétain, la tête en bas."
Commenter  J’apprécie          30
brigittelascombebrigittelascombe   01 décembre 2012
Puisque c'était dimanche,ils se permettaient un verre de vin de Papé.Il ne montait pas à la tête car en douce Mamée,avec de l'eau,refaisait le niveau du tonneau.Papé lui disait en souriant:
-Oh Lucia,pour le vin je suis un peu communiste,je n'aime pas le baptême!
Commenter  J’apprécie          30
brigittelascombebrigittelascombe   01 décembre 2012
Nous avons toujours ignoré la provenance du mot "babi",mais nous savions pertinemment qu'il s'agissait d'une insulte.
Le soir papa me rassurait:
Tou dira que tou souis tan frances comme lor.
Qu'en français on traduit par: "Tu diras que tu es aussi française qu'elles".
Il avait raison.Mon père fut le premier à demander la nationalité française.
Commenter  J’apprécie          20
brigittelascombebrigittelascombe   01 décembre 2012
A Avignon,le marché des Remparts est un voyage,la Méditerranée franchie un cabas à la main.
Commenter  J’apprécie          70
Melc26Melc26   18 juillet 2015
La polenta, nos mères la cuisinaient un peu en cachette, jamais devant des Français. "Il paraît que les Italiens mangent du maïs comme les poules", disaient-ils en ricanant.
Commenter  J’apprécie          30
Livres les plus populaires de la semaine Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonCulturaMomoxLeslibraires.fr




Quiz Voir plus

Les nourritures livresques : la cuisine dans la littérature

Qui est l'auteur de la célèbre scène où le personnage principal est assailli de souvenirs après avoir mangé une madeleine ?

Emile Zola
Marcel Proust
Gustave Flaubert
Balzac

10 questions
298 lecteurs ont répondu
Thèmes : gastronomie , littérature , cuisineCréer un quiz sur ce livre