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James W. Heisig (Antécédent bibliographique)
ISBN : 2951255713
Éditeur : M. Fayolle (01/01/2005)

Note moyenne : 4.5/5 (sur 4 notes)
Résumé :
En refermant ce livre, vous saurez écrire les caractères japonais d'usage courant et en connaîtrez les significations.
Il vous aura fallu pour les apprendre bien moins de temps que vous n'imaginez : en quelques semaines, si vous suivez la méthode exposée dans ces pages, l'ensemble du contenu de ce livre sera gravé en votre esprit.

Peu à peu, en associant un sens et un objet à chacun des éléments graphiques de l'écriture japonaise, vous pourre... >Voir plus
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
sumitsukisumitsuki   16 novembre 2011
Préface

Mémoriser rapidement les kanjis peut paraître un défi insurmontable à qui ignore les lois de la mémorisation efficace. Or ces lois sont aujourd'hui pour l'essentiel connues grâce à deux découvertes récentes. (...)

La méthode de mémorisation des kanjis mise au point par James W. Heisig et par son adaptateur francophone Yves Maniette a deux grands avantages : elle est efficace et elle est amusante. Son étonnante efficacité, elle la doit à ce qu'elle respecte intégralement les mécanismes selon lesquels le cerveau mémorise. Contrairement à une conviction encore ancrée dans une large fraction des milieux enseignants, le cerveau confronté à une tâche de lecture ou de mémorisation ne fonctionne jamais globalement. D'où l'échec des "méthodes globales" d'apprentissage de la lecture. Un kanji n'est pas interprété comme une "icône" mais décomposé en sous-éléments par l'hémisphère cérébral gauche. La méthode Heisig conjugue le traitement du kanji par le cerveau gauche (identification analytique de ses éléments constitutifs) et par le cerveau droit (libération de l'imagination créatrice invitée à relier, par un fil conducteur métaphorique ou associatif, les divers éléments identifiés à l'intérieur du kanji). La décomposition analytique permet l'identification précise du kanji (qui évite les confusions avec des kanjis ressemblants) et le travail en cerveau droit fait jaillir l'intuition de sens qui assure la mémorisation. C'est pourquoi le souvenir se fixe aisément et durablement chez l'ensemble des sujets, quelle que soit leur forme de gestion mentale (visuels ou auditifs, applicants ou explicants, opposants ou composants).

Enfin, la méthode proposée ici permet de bien maîtriser la polysémie des kanjis ou des composants. Il est en effet fréquent en japonais qu'un même graphème (composant) comporte à la fois un sens explicite et un sens "virtuel" qui se trouve activé dans certaines combinaisons graphiques. (...)

Comparée aux méthodes "généalogiques" fondées sur la filiation pictographique des kanjis et aux méthodes "statistiques" fondées sur l'ordre des fréquences décroissantes, la méthode Heisig-Maniette s'impose comme la plus efficace et la plus agréable pour le plus grand nombre. C'est le fruit de son réalisme au sens aristotélicien, car elle respecte la nature du cerveau humain ; c'est aussi l'effet de son principe pédagogique : le plus sûr moyen de ne jamais s'ennuyer consiste à stimuler le libre déploiement de l'intelligence par des associations mentales fécondes et, dans le cas présent, souvent désopilantes.

Richard Dubreuil,
Agrégé de l'Université,
Professeur de japonais à l'Institut d'études politiques de Paris.
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sumitsukisumitsuki   16 novembre 2011
Partant de cette idée, on peut imaginer que si l'on parvenait à trouver au sein des kanjis un nombre limité d'éléments graphiques, et si l'on en faisait une sorte d'alphabet, assignant à chacun d'eux un objet et une signification, on pourrait faire agir ces objets les uns sur les autres, créant des tableaux imaginaires complexes qui permettraient de surmonter le handicap constitué par une mémoire visuelle peu fidèle. Cet alphabet issu de l'imagination aurait la même rigueur qu'un alphabet phonétique : à chaque élément graphique correspondrait un seul objet et un seul signifié. S'ouvrirait alors un monde imaginaire dans lequel tout pourrait arriver, de façon différente dans chaque esprit. La pure mémoire visuelle ne serait employée, de façon minimale, que pour construire l'alphabet.

Aussi compliqués qu'ils puissent paraître, les kanjis ne s'écrivent qu'à partir d'un nombre réduit d'éléments graphiques.
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