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Anna Gibson (Traducteur)
ISBN : 2020789922
Éditeur : Seuil (04/02/2005)

Note moyenne : 3.87/5 (sur 702 notes)
Résumé :
Scanie, avril 1992. Louise Akerblom, agente immobilière et jeune mère de famille, disparaît dans des conditions mystérieuses. Pendant ce temps, en Afrique du Sud, un groupe d'Afrikaners fanatiques prépare avec soin un attentat contre une importante figure politique.
Quelques jours plus tard, le corps de Louise, le front troué d'une balle, est repêché dans un puits. L'inspecteur Wallander et son équipe enquêtent. Mais le passé de la victime est limpide et les ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (61) Voir plus Ajouter une critique
nina2loin
07 avril 2013
Fabuleux roman que La Lionne blanche écrit en 1993, dans lequel l'action se situe tantôt en Suède, tantôt en Afrique du Sud où l' apartheid vient tout juste d'être aboli en 1991.
Il débute par un prologue nous mettant déjà en condition pour la compréhension de l'histoire.
Tout commence par le meurtre d'une femme près d'une ferme isolée en Suède. L'enquête en rapport avec des événements qui se préparent en Afrique du Sud va mener Kurt Wallander dans des directions aux conséquences bien lourdes pour lui, tant physiquement que psychologiquement. L'auteur nous décrit une partie suédoise truffée de rebondissements, d'actions et de violence, et en parallèle, le déroulement d'un complot visant à liquider un personnage important de la scène politique sud-africaine.
A travers cette fiction mêlant des personnages réels, l'auteur réussit à nous décrire la période trouble post-apartheid où tout peut exploser d'un moment à l'autre, rendant l'ensemble bien plus instructif qu'un roman policier ordinaire.
Un suspense intense domine tout au long de l'histoire. Henning Mankell a réussit à imbriquer enquête en Suède et paysage social et politique en Afrique du Sud avec beaucoup d'habileté rendant ce récit écrit dans un style clair très intéressant.
Lecture passionnante.
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le-mange-livres
21 octobre 2013
« Ce fut à cette époque qu'un petit groupe se réunit dans le plus grand secret pour prendre en main l'avenir des Boers. Ces hommes étaient prêts à défendre leurs droits inaliénables par n'importe quel moyen. A leurs propres yeux, ils obéissaient à une injonction divine. Ils ne se soumettraient jamais. Et ils ne choisiraient pas l'issue du sergent Stratton. La décision fut prise : ils allaient déclencher une guerre qui ne pourrait se terminer que d'une seule manière. Dans un bain de sang dévastateur. »
Une double enquête entre Afrique du Sud et Scanie, et un dernier tiers en forme de thriller : c'est le cocktail quasi-parfait d'un des meilleurs Henning Mankell : La lionne blanche.
Tout commence avec la découverte, dans la juridiction de Wallander, au sud de la Suède profonde, du corps sans vie d'une méthodiste sans histoire. L'enquête patauge, jusqu'à ce qu'on comprenne que cette femme a été tuée presque par hasard, après s'être égarée au mauvais endroit au mauvais moment. Son exécution semble en fait destinée à protéger un complot, qui se prépare là dans le plus grand secret. Très personnellement touché par cette histoire qui se joue à des milliers de kilomètres de la Scndinavie, Wallander se dévoile avec sa morale bien à lui, qui ne s'encombre pas toujours de déontologie professionnelle, surtout quand sa famille est en jeu.
« La sensation d'une menace diffuse, capable de se muer d'un instant à l'autre en violence incontrôlable … C'était cela, la vie quotidienne dans son pays. Tout le monde attendait que quelque chose se passe. le fauve était en eux. Les Noirs, avec leur impatience devant la lenteur des changements, les Blancs avec leur crainte de perdre leurs privilèges, leur peur de l'avenir. Comme une attente au bord d'un fleuve où une lionne les contemplait ».
Entre sédition et suspense haletant, La lionne blanche (titre superbe en référence à l'un des chapitres du livre) restitue la complexité et les fragiles équilibres de la transition post-apartheid sur fond de rivalité anglo-boer. Mankell est un excellent connaisseur de l'Afrique du sud, c'est dit, et parvient à tresser deux intrigues invraisemblables de vraisemblance et d'efficacité.
« Que pensions-nous donc ? Que notre rêve d'un monde immuable correspondait à la réalité ? Que les petites concessions faites aux Noirs suffiraient ? Les petites concessions qui, au fond, ne changeaient rien ? »
Lien : http://le-mange-livres.blogs..
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bvb09
05 septembre 2013
C'est un bon Wallander, relativement long, avec un dépaysement partiel dans l'Afrique du Sud alors que de Klerk et Mandela mettent en place l'après-apartheid.
La mise en bouche en Afrique du Sud avec des Boers intransigeants est parfaite pour rappeler d'où part ce pays d'africains blancs.
Les personnages sont habités et il est aisé de se glisser dans le cours de l'histoire.
L'écriture, très simple, faite en majorité de phrases courtes, donne ce ton qu'on imagine très nordique suédois, sans emphase.
C'est peut-être ce rythme uniforme qui me plait particulièrement, qui ne permet pas de distinguer la vie intérieure, très bien rendue, de l'action, même brutale, où d'autres que Mankell sont meilleurs.
On ne sursaute pas, on n'est pas fébrile mais on fait le chemin, paisiblement, jusqu'à son terme en goûtant ce qui nous est présenté parce que Mankell prend son temps et nous le donne en partage.
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le_Bison
17 février 2012
L'histoire débute en Suède mais a des répercussions insoupçonnables en Afrique du Sud. Kurt Wallander, qui se désespère toujours plus de voir son pays dans des folies meurtrières de plus en plus sauvages, doit cette fois enquêter sur la mort d'une jeune mère de famille. Et plus l'enquête avance, plus il ne comprend pas pourquoi elle a été tuée. Un dommage Collatéral, peut-être ? Nous sommes en 1992, l'Apartheid n'a toujours pas été abolie. Les relations entre les Boers, les Anglais et les Noirs sont encore au point d'exploser. Parallèlement, un complot semble avoir été mis en place pour assassiner Nelson Mandela et/ou Frederik de Klerk. Mais quel rapport existe-t-il entre ce complot et l'assassinat de cette jeune suédoise ? Si Henning Mankell connaît parfaitement l'Afrique et sait retranscrire ses émotions, ses rites et ses esprits, Kurt Wallander ignore tout de ce monde africain, accroissant la difficulté à comprendre son enquête.
Je considère « La Lionne Blanche » comme l'un des tout meilleurs Kurt Wallander, délaissant un peu sa Scanie natale pour une plongée dans les sombres heures de l'Afrique du Sud. Mais aussi, c'est l'un des plus cruels, non pas pour la sauvagerie du crime mais pour cette politique ségrégationniste.
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Juniper
27 septembre 2016
Bonne nouvelle pour les fans : Arte rediffuse certains épisodes de la série télé "Wallander", avec Kenneth Branagh dans le rôle principal.
Comme je fais partie des fans en question, j'ai visionné le premier épisode diffusé, lequel était précisément "La Lionne blanche".
J'avoue pourtant ne pas avoir tout suivi ni tout compris : l'enchaînement des événements, trop rapides, ne m'a pas permis de saisir toutes les subtilités de l'épisode.
De ce fait, je suis partie à la recherche du roman, que j'ai trouvé dans ma bibliothèque. J'espérais mieux comprendre les événements de la série grâce au récit, certainement plus complet vu l'épaisseur du livre.
Malheureusement pour moi, le roman n'a rien à voir avec la série. Tout d'abord, Kurt Wallander, dans le roman, ne met pas les pieds en Afrique du Sud. Deuxième différence, toujours dans le roman, des tueurs Noirs sont entraînés en Suède par des Boers qui veulent faire assassiner une personnalité sud-africaine très connue.
Je ne suis donc pas plus avancée en ce qui concerne ma compréhension de la série télé, mais je dois dire que ce polar m'a plu malgré tout. Henning Mankell y glisse quelques éléments d'histoire et de politique sud-africaines : comme c'est une pays que je connais mal, ces éléments m'ont au moins permis de me rendre compte de ce qui s'y passait durant les années qui nous sont décrites (années 1990). La vie des Noirs aux prises avec des Boers sans scrupules n'était franchement pas drôle (euphémisme...). Il est d'ailleurs révoltant, à plusieurs reprises, de découvrir les conditions de vie des Noirs, relégués dans des bidonvilles pendant que les blancs se prélassent dans des villas avec domestiques - africains, évidemment !
Même si l'intrigue du roman était finalement aussi compliquée que celle de la série télé, elle est au moins mieux expliquée, car Mankell prend tout son temps pour bien décrire la situation. Et, surtout, elle était très instructive pour moi. Comme il n'y a rien que j'apprécie autant que d'apprendre des choses grâce à mes lectures, aussi futiles soient-elles, ce polar restera parmi mes préférés.
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Citations & extraits (36) Voir plus Ajouter une citation
le_Bisonle_Bison17 février 2012
Un humain qui perd son identité n’est plus un humain. Il devient un animal. C’est ce qui m’est arrivé. J’ai commencé à tuer des gens parce que moi-même, j’étais mort. Enfant, je voyais les panneaux, les panneaux ignobles qui montraient les endroits autorisés aux Noirs et ceux qui étaient réservés aux Blancs seulement. Là, déjà, j’ai commencé à rétrécir. Un enfant doit grandir, pousser, mais dans mon pays l’enfant noir doit apprendre à devenir de plus en plus petit. J’ai vu mes parents dépérir sous le poids de leur propre invisibilité, leur amertume contenue. J’étais un enfant obéissant. J’ai appris à n’être personne, un rien parmi les riens. L’apartheid a été mon véritable père. J’ai appris ce que nul ne devrait apprendre. Vivre avec l’hypocrisie, le mépris, un mensonge transformé en vérité unique, protégé par la police et par les lois, mais surtout par un fleuve d’eau blanche, un flot de paroles sur la différence naturelle entre les Noirs et les Blancs, la supériorité de la civilisation blanche. Cette supériorité-là a fait de moi un tueur, songoma. Parfois je pense que c’est la conséquence directe de mon enfance passée à rétrécir. Car cette fausse supériorité des Blancs, qu’a-t-elle été d’autre qu’un pillage systématique de nos âmes ? Quand notre désespoir a explosé en rage destructrice, les Blancs n’ont pas vu le désespoir, pas plus que notre haine, qui était infiniment plus grande, et que nous portions depuis trop de temps. Quand je regarde en moi, je vois mes pensées et mes sentiments fendus en deux comme par une épée. Je peux me passer d’un doigt. Mais comment pourrais-je vivre sans savoir qui je suis ?
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ChezLoChezLo30 octobre 2015
Le vendredi 24 avril, peu après quinze heures, l'agente immobilière Louise Åkerblom sortit des bureaux de la Caisse d'épargne de Skurup et s'attarda sur le trottoir pour respirer l'air printanier. Que faire ? Plus que tout, elle aurait voulu conclure sa journée de travail et rentrer chez elle. Mais elle avait promis de passer voir une maison du côté de Krageholm... Combien de temps lui faudrait-il ? Une bonne heure, pas beaucoup plus. Il fallait aussi acheter du pain. Robert, son mari, pétrissait d'habitude lui-même le pain de la famille. Cette semaine-là, il avait été trop occupé. Elle traversa la place et entra dans une boulangerie. Elle était la seule cliente. La boulangère, qui s'appelait Elsa Person, se rappellerait par la suite que Louise Åkerblom avait semblé de bonne humeur. Elles avaient un peu parlé du printemps qui était enfin arrivé, quelle joie.
Elle demanda un pain de seigle et décida dans la foulée de surprendre sa famille avec des pâtisseries pour le dessert. Son choix se porta sur des tartelettes pomme vanille. Elle se dirigea ensuite vers le parking où elle avait laissée sa voiture, derrière la Caisse d'épargne. En chemin, elle croisa le jeune couple de Malmö avec qui elle venait de faire affaire. Ensemble, ils avaient signé la promesse de vente, le chèque, les formulaires d'emprunt. Elle sympathisait avec leur joie de posséder enfin leur propre maison. Mais elle s'inquiétait un peu. Seraient-ils en mesure de faire face aux traites ? Elle avait soigneusement étudié l'état de leurs finances. A la différence d'autres jeunes, ils n'avaient pas fait collection inconsidérée de factures de Carte bleue. Et la jeune épouse lui semblait du genre économe ; ils y arriveraient sans doute. Dans le cas contraire, la maison se retrouverait sur le marché, et ce serait peut-être elle, ou Robert, qui s'occuperait à nouveau de la transaction. Pour eux, le fait de vendre la même maison deux ou trois fois en l'espace de quelques années n'avait plus rien d'inhabituel.
Elle déverrouilla les portières et composa le numéro de l'agence. Elle écouta la voix de Robert sur le répondeur, disant que l'agence Åkerblom avait fermé pour le week-end, mais qu'elle rouvrirait lundi matin à huit heures.
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stephmdstephmd18 août 2016
Les gens n'abandonnent pas leurs privilèges de leur plein gré, avait-il dit. C'est une habitude aux racines si profondes que les privilèges deviennent comme une partie du corps de ces gens-là. Ce serait une erreur de croire qu'il s'agit d'un défaut lié à la race. Dans mon pays, ce sont les Blancs qui portent ce pouvoir de l'habitude. Mais, dans une autre situation, cela aurait pu aussi bien être moi et mes frères. On ne peut pas combattre le racisme par le racisme. Les Blancs doivent apprendre le renoncement. Ils doivent remettre la terre aux Noirs, qui sont interdits de propriété depuis des siècles. Ils doivent transférer la plus grande partie de leurs richesses à ceux qui n'ont rien. Ils doivent apprendre à considérer les Noirs comme des hommes. Les Noirs, eux, ont l'habitude de se soumettre, et la soumission est peut-être la blessure humaine la plus difficile à guérir. Cette habitude creuse très profond, déforme l'homme tout entier, n'épargne aucune partie du corps. Passer de n'être personne à être quelqu'un, c'est le voyage le plus long que puisse entreprendre un être humain. Je crois qu'une solution pacifique est illusoire. de nouvelles générations de Noirs ont grandi, qui refusent de se soumettre. Ils sont impatients, ils voient venir l'implosion. Mais ça va trop lentement. Il y aussi beaucoup de Blancs qui pensent la même chose. Ils refusent d'accepter les privilèges qui les obligent à vivre comme si tous les Noirs du pays étaient invisibles, existant tout juste sous forme de domestiques ou d'une espère animale bizarre qu'on enchaîne à l'écart. Dans mon pays, il existe de grandes réserves naturelles où les animaux sont protégés. Il y en a d'autres où sont enfermés des êtres humains sans aucune protection. Les animaux connaissent un meilleur sort que les hommes dans mon pays.
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marina53marina5313 août 2015
La beauté survivait à tout, à l'humiliation, à la contrainte à la douleur tant que subsistait une résistance. La résignation, elle, entrainait la laideur, le tassement, le délabrement mortel.
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marina53marina5319 avril 2012
Une femme noire qui informait la police, quel droit avait-elle de vivre? Elle avait beau supplier, son corps a bientôt été recouvert d'herbe et de branches sèches. On l'a brulée vive. Elle essayait d'échapper aux flammes, mais on l'a maintenue jusqu'à ce que son visage noircisse. C'était le premier être humain que je tuais, songoma, et je ne l'ai jamais oublié, car, en la tuant, je me suis tué moi-même. L'apartheid avait triomphé. J'étais devenu une bête, songoma. C'était fini.
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Swedish crime author Henning Mankell speaking on migration and xenophobia, the creation of Wallander, the problems of Africa and his attitude to death.
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