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ISBN : 2021388115
Éditeur : Seuil (13/09/2018)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 29 notes)
Résumé :
1911. Oskar Johansson a 23 ans. Dynamiteur, il participe au percement d’un tunnel ferroviaire et manipule des explosifs pour fragmenter la roche. Mutilé à la suite d'un grave accident du travail, il reprendra pourtant son ancien métier, se mariera, aura trois enfants, adhérera aux idéaux socialistes puis communistes. Au soir de sa vie, il partagera son temps entre la ville et un cabanon de fortune sur une île aux confins de l’archipel suédois.

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Critiques, Analyses et Avis (13) Voir plus Ajouter une critique
nameless
  05 janvier 2019
Dans sa préface rédigée au Mozambique en novembre 1997, Henning Mankell indique avoir débuté l'écriture du Dynamiteur en 1972, au moment où les Américains perdent leur guerre d'agression sans issue au Vietnam. Il faut attendre septembre 2018, trois ans après sa mort, pour que Seuil propose la traduction française de ce premier roman édité par l'auteur.

Depuis ses 14 ans, Oskar est ouvrier dynamiteur. En 1911, alors âgé de 23 ans, il est victime d'un accident du travail qui l'ampute d'un oeil, d'une main, de doigts, d'une moitié de son pénis, liste des dégâts infligés non exhaustive. Qu'il survive à de telles lésions stupéfie les experts en explosifs et la communauté médicale et son cas est jugé « fondamentalement impossible à décrire dans sa totalité ». A l'issue d'une longue hospitalisation agrémentée d'indicibles souffrances, il reprend pourtant son travail jusqu'à sa retraite. Le narrateur est un homme, dont le lecteur ne sait rien de précis, qui rend visite chaque année à Oskar lorsque celui-ci s'installe durant la période estivale dans un ancien sauna sur une petite île. Il recueille ses rares paroles et tente de reconstituer ce qu'il n'a jamais dit.

Ce qui frappe dans ce roman, c'est son austérité et sa concision, la rigueur de sa construction. Chaque phrase ne contient que les mots nécessaires à sa compréhension, tout en restituant des émotions fortes et nuancées. A travers l'histoire d'Oskar, l'auteur dessine une rétrospective de l'histoire ouvrière au début du XXème siècle, de sa douloureuse émancipation, lorsque les partis de travailleurs ont grandi et fait tressaillir le système nerveux de la société.

Le dynamiteur est un beau roman triste, précurseur, qui parle d'Oskar Johansson, ouvrier lambda, mais aussi d'Henning Mankell, de son humanité, de ses convictions d'homme engagé, de sa conscience politique. Une lecture surprenante, atypique, qui ne peut qu'intéresser tous ceux qui aiment Kurt Wallander.
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Peteplume
  05 décembre 2018
C'est bien fait; tellement bien fait qu'on arrive à se mettre dans la peau du dynamiteur Johansson, à vivre sa petite vie, à se contenter avec lui du peu qui lui est offert, à se sentir triste pour lui quand il perd son épouse aimée, à être résilient, fatigué avec lui quand l'âge se fait sentir. On croit au narrateur à ses côtés qui donne au livre un ton documentaire. Les idées sont pertinentes aussi et elles nous interpellent en même temps que le protagoniste. Tout est là pour nous donner un ton d'authenticité qui est la marque d'un grand écrivain. J'en sors cependant avec une déception, celle de n'avoir pas été enthousiasmée par toutes ces bonnes choses. Je crois que la faute en est au pessimisme sous-jacent qui a plombé ma lecture jusqu'à la dernière page; quelque chose de l'ordre du destin auquel non seulement Johansson mais l'humanité toute entière ne pourrait échapper…
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MichelRoberge
  13 février 2019
Résumé : 911. Oskar Johansson a 23 ans. Dynamiteur, il participe au percement d'un tunnel ferroviaire et manipule des explosifs pour fragmenter la roche. Mutilé à la suite d'un grave accident du travail, il reprendra pourtant son ancien métier, se mariera, aura trois enfants, adhérera aux idéaux socialistes puis communistes. Au soir de sa vie, il partagera son temps entre la ville et un cabanon de fortune sur une île aux confins de l'archipel suédois.
Un mystérieux narrateur recueille la parole de cet homme de peu de mots, qui aura vécu en lisière de la grande histoire, à laquelle il aura pourtant contribué, à sa manière humble et digne.
Ce premier roman de Henning Mankell, écrit à 25 ans, et inédit en France à ce jour, se veut un hommage vibrant à la classe ouvrière, à ces millions d'anonymes qui ont bâti le modèle suédois. Par son dépouillement, sa beauté austère, son émotion pudique, le Dynamiteur contient en germe toute l'oeuvre à venir de Mankell, sa tonalité solitaire, discrète, marquée à la fois par une mélancolie profonde et une confiance inébranlable dans l'individu.
Commentaires : Dans sa première oeuvre de fiction, Henning Mankell annonce ses couleurs de romancier : engagement politique et social et portrait de la société suédoise en évolution. le dynamiteur est le précurseur d'une oeuvre littéraire centrée sur la condition humaine. Caractéristique qu'on retrouve aussi dans ses polars nordiques.
En un peu plus de 200 pages, Mankell amène le lecteur à découvrir un personnage attachant, sensible, blessé dans son corps et dans son âme. Jusqu'à s'y identifier. Un récit sensible où s'entremêlent les commentaires du narrateur tout au long de la rude vie du personnage résilient d'Oskar Johansson. Lui qui rêve de justice sociale, de lutter contre le capitalisme sauvage qui écrase le petit peuple. À ce titre, le chapitre intitulé L'affiche (La pyramide du système capitaliste qu'on peut visualiser sur Internet) illustre les préoccupations politiques du personnage et certainement celles de l'auteur.
Oskar rêve : le socialisme est la solution. Il est en partie déçu : « La déchéance la plus honteuse des sociaux-démocrates est d'avoir transformé le socialisme en une sorte d'organisation de fonctionnaires inutiles qui se sucrent sur le dos des travailleurs. Cette organisation a une entrée et une sortie, mais entre les deux on ne sait pas ce qu'il y a. » Ses réflexions sur la solitude (page 201) sont aussi très éloquentes.
Malgré sa condition modeste, Oskar aime la lecture, mais pas n'importe quel type de littérature. Mankell y glisse sa propre vision qui le motivera dans sa propre écriture : « J'ai lu les livres de Moberg (Vilhelm Moberg (1898-1973) écrivain rattaché au courant du roman prolétarien, connu surtout pour La Saga des émigrants).. Ils sont bien. C'est comme des livres d'histoire, mais plus passionnant. On est captivés. Ceux dont il parle n'ont rien d'extraordinaire. Ils sont comme tout le monde. Mais on voit tout ce qu'ils ont dû traverser. Il faudrait écrire plus de livres comme ça. Les gens ont été réduits à murmurer pendant des siècles, mais ce sont quand même eux qui ont pris les coups et ont été battus. Il faudrait écrire davantage sur ce que les gens n'ont pu que murmurer. »
Le dynamiteur est un roman émouvant, comme le seront L'homme inquiet (le dernier de la série Wallander), Les bottes suédoises ou Sable mouvant : Fragments de ma vie.
Un style déroutant, des propos dérangeants, un humanisme fondé sur des valeurs progressistes sans tomber dans le pathétisme.
Évidemment, un incontournable.
Ce que j'ai aimé : Puiser à la source de l'oeuvre littéraire de Mankell.
Ce que j'ai moins aimé : -
Lien : https://avisdelecturepolarsr..
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Myrtille88
  20 octobre 2018
Ce n'est pas le meilleur livre de Mankell mais c'est le premier, inédit en France et édité aujourd'hui pour le plus grand bonheur des inconditionnels de cet auteur, disparu en 2015. Quel plaisir de retrouver dans ce texte les thèmes chers à cet écrivain. Prise de conscience de la condition ouvrière et de la précarité, révolte contre cette société manipulée par l'argent et le pouvoir, espoir et échec du socialisme... Et la vie qui passe : l'amour, les copains, les accidents, la maladie, la vieillesse, la mort.
On peut être déstabilisé par le style, particulièrement par un mystérieux narrateur et un début quelque peu décousu, mais la persévérance paye et très vite, on reconnaît la patte de Mankell et surtout sa grande humanité.
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Wyoming
  21 novembre 2018
Le premier livre de Henning Mankell, publié en 1973 en Suède et 45 ans plus tard en France. Un livre très simple qui conte, à double voix, la vie d'un homme simple.
Oskar, né en 1888, mort en 1969, dynamiteur, grièvement blessé durant son travail à 23 ans: amputation de la main droite, perte de trois doigts de la main gauche, perte d'un oeil. Malgré ce désastre, il poursuite sa vie, reprend son travail, optimiste jusqu'à la vieillesse, vécue seul, effrayante.
Le narrateur le rencontre à la proche fin de sa vie, il l'écoute, lui laisse très largement la parole dans le texte, ponctuant d'une narration discrète, attentive aux choix de cet homme ordinaire qui donne une leçon de vie à tous.
Oskar est aussi engagé politiquement, il pense que le socialisme est la seule issue. Il sera déçu, attendant le vrai socialisme.
Un texte très émouvant, au coeur du quotidien décrit avec finesse, réalisme frappant et, toujours, cette note d'espérance, d'optimisme résigné qui habite le héros, Oskar.
Un premier roman qui flirte avec le chef d'oeuvre.
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critiques presse (1)
LeDevoir   26 novembre 2018
Lumineuse, touchante, l’écriture de Mankell nous fait sentir l’héroïsme ordinaire de cet homme du peuple qui est de ceux qui ont construit le « modèle social suédois ». La vie d’Oskar, à l’instar sans doute de celle de ses camarades, fut cependant à peine marquée par tout ce qui a changé le monde entre 1888 et 1969. Dure constatation.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
namelessnameless   03 janvier 2019
Oskar croit à la révolution. [...] On peut changer les choses. Il faut évidemment les changer. La situation actuelle est mauvaise et injuste. Et l'inquiétude crée le besoin.
p. 101
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leonceleonce   03 novembre 2018
1962

Le réveil sonne fort, impitoyable. Il est trois heures et quart, un matin de mi-mai. La pièce est humide et glaciale, le poêle à mazout est éteint. La mer est bleu-noir, immobile. une lourde brume gris-blanc pèse sur une surface étale. La lumière grise déverse ses images dépouillées. Les branches des chênes pointent comme des ruines dans le grisaille.
Quand je marche sur le sentier qui longe la plage, le sable et le varech brun-gris craquent sous mes talons comme des coquilles d'oeufs. Un frémissement traverse la surface de l'eau . Des vagues se déploient et roulent sans bruit . Un bateau est passé, au loin. Un brochet se faufile en silence entre les rochers de l'autre côté de la crique.
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leonceleonce   03 novembre 2018
PRÉFACE

Vingt-cinq ans se sont écoulés depuis la parution de ce livre, soit un quart de siècle.
..............................
Bien sûr, il s'est passé beaucoup de choses , en vingt-cinq ans. Certains murs
sont tombés, d'autres on été érigés. Un empire s'est écroulé , d'autres se sont affaiblis de l'intérieur, et de nouveaux centres de pouvoir se sont formés. Mais les déshérités et les exploités ont continué à s'appauvrir. Et la Suède est passée d'une tentative de construction d'une société décente à une entreprise de classe sociale.Une distinction de plus en plus claire entre personnes utiles et inutiles. Aujourd'hui, à l'extérieur des villes suédoises, il y a des ghettos. On n'en voyait pas il y a vingt-cinq ans.
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julienleclerc45julienleclerc45   23 avril 2019
Je l’avais rencontrée six mois avant l’accident. Tout juste six mois avant. Ca a été pété en juin. Nous n’avions sans doute pas beaucoup parlé de mariage. Mais à l’époque, n’est-ce pas, il n’était pas question d’autre chose. Quand on se rencontrait et qu’on commençait se fréquenter, il fallait se marier. Elle avait le même âge que moi. Elle avait trois jours de plus. Nous nous voyions les jeudis soir. C’était sa seule possibilité. Elle n’avait que quatre heures de liberté. Elle travaillait chez un directeur de filature. Elle s’occupait de trois petits enfants, un garçon et des jumelles. Elle logeait au fond de leur chambre. Elle appartenait à cette génération de travailleuses qui passaient le plus clair de leur jeunesse soit dans une cuisine, soit dans une chambre d’enfants chez des bourgeois. Elle n’aimait pas trop les enfants, mais n’avais pas trouvé d’autre travail. Nous allions surtout marcher en ville. Je ne me souviens pas de quoi nous parlions, ni de ce que nous regardions. Nous marchions surtout.
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WyomingWyoming   21 novembre 2018
Les jours.

La cafetière. Les biscottes. Le journal du matin.
Les dépliants publicitaires. Parfois une lettre ou une carte postale.
Faire un peu le ménage, se laver. Regarder la télé. Dîner. Encore du café.
Faire des courses si besoin. Ranger un peu dans les tiroirs. Aligner un tapis.
Rester assis à la fenêtre.
La télé. Encore du café.
Se déshabiller. Se coucher et regarder le plafond. Le sommeil. Le sommeil.
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