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Anna Gibson (Traducteur)
ISBN : 2757808001
Éditeur : Points (30/11/-1)

Note moyenne : 3.48/5 (sur 275 notes)
Résumé :
Tea-Bag, jeune Nigériane, traverse l'Europe à pied, persuadée que tout là-haut, en Suède, une porte s'ouvrira pour elle. Tania, venue de Smolensk, a franchi la Baltique à la rame, portée par le même espoir. Leila est arrivée d'Iran alors qu'elle était enfant. Ensemble elles se démènent pour survivre dans une banlieue de Göteborg où elles ont échoué par hasard. Pendant ce temps, le célèbre auteur Jesper Humlin, qui attend l'inspiration en Surveillant son bronzage et ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (42) Voir plus Ajouter une critique
marina53
  09 novembre 2012
Elles s'appellent Tea-Bag, Tania et Leïla, ou Irina, Tatiana... peu importe leurs prénoms puisque ce sont elles qui se sont les ont attribués. Elles viennent du Nigéria, d'URSS ou d'Iran. Et, elles ne veulent pas conquérir l'Amérique mais la Suède.
Il s'appelle Jesper Humlin. Il est poète à ses heures perdues, hypocondriaque, boursicoteur et est tiraillé entre sa petite amie qui lui réclame des enfants, sa mère, un brin fantaisiste et tyrannique et son éditeur, soucieux de rentabilité.
Ces quatre-là, rien ne les prédestinait à se rencontrer et encore moins à se raconter leurs histoires. Et, pourtant, au cours d'un atelier d'écriture improvisé, dirigé par Jesper, ils vont faire connaissance.
A tour de rôle, ces trois immigrées lui raconteront leurs périples, leurs voyages et leurs pays d'origine. En mal d'inspiration, Jesper trouvera finalement un bon sujet pour son prochain roman auquel personne ne semble attacher d'importance.
Tea-Bag est un roman social qui dépeint avec force d'un côté la vie privilégiée que mène ce poète et, de l'autre, la vie tumultueuse et chaotique des immigrés. On retrouve beaucoup d'émotion au cours des passages où elles se racontent, mais également un peu d'humour et de désinvolture dans l'attitude de Jesper.
Tea-Bag, à découvrir comme un très beau témoignage et un bel hommage que rend Mankell aux immigrés...
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PiertyM
  14 mars 2019
Un livre profondément humaniste! Henning Mankell donne voix à trois jeunes filles immigrées de provenance différente, qui divergent également dans leurs attitudes et leurs opinions. Elles racontent leur histoire comme si elle n'était pas la leur, et qu'elle appartenait à quelqu'un d'autre. Le souci dans ce livre n'est pas que de creuser dans le passé de ces filles, toutes formes de douleurs ou de malheurs auxquels elles ont été confrontés. Raconter comment elles ont pu échapper à toutes ces atrocités qu'elles ont connu sur leur route vers la Suède. Mais c'est de les voir essayer de s'en sortir dans cette Suède où elles se sentent complément désorientées, déséquilibrées. Dans leur naïveté, elles ne pensent qu'à survivre par tous les moyens possibles, puis elles s'accrochent à toute chose qui se présente à elles, tout en aspirant à un bel avenir. Puis de l'autre côté il y a ce poète qui souffre non pas de problème de fuite, d'intégration, d'inconfort ou encore d'exil quelconque mais sa souffrance est à l'intérieur de lui. Il est en panne d'inspiration. En plus, son éditeur lui demande d'écriture un polar car la poésie ne se vend plus. Jesper Humlin ne s'y sent pas capable, en même il a peur de se dénaturer. Dans le souci de vouloir se convertir, Jesper Humlin, en croisant le destin de ces trois filles, trouve une piste pour son nouveau livre... entre une Tea-bag aux multiples facettes, une Tania à qui aucune porte ne peut résister et une Leila qui se déplace toujours avec tout un bataillon de sa famille...son projet va certainement affronter de l'orage...
La magie de l'écriture de Mankell est nous faire vivre le trouble qui se développe différemment entre ces deux mondes. Le croisement produit des étincelles, mais de part et d'autre il y a comme une crise d'identité, entrainant mensonges, doutes, manipulations et déviations. J'ai aimé le travail des personnages qui, au départ, entretiennent des relations tumultueuses, peu à peu, le fait que chacun essaie de se dépouiller de tout artifice et de se révéler soi-même, ils arrivent à s'acceptent et aussi à accepter les autres. Bien que le livre m'ait plus mais Tea-Bag ne figure pas parmi les livres top de l'auteur!
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Sachenka
  24 mai 2016
Un des Mankell que j'ai le moins aimés. Une rareté, je suis tellement vendu à cet auteur. La passion de Mankell pour le Mozambique et l'Afrique (et, par extension, les Africains) n'est plus un secret. Ce roman original est l'occasion pour lui d'en parler à nouveau. Si j'aime beaucoup cet auteur, je partage moins sa passion. Notez bien, elle m'intéresse un peu, mais pas autant. Et c'est un peu dommage, car le sujet est intéressant. C'est seulement que je souhaite qu'il écrive autre chose. Ironiquement, c'est un peu un des thèmes de son livre.
Tea-Bag est le personnage éponyme de ce roman. Il s'agit d'un immigrée clandestine qui a trouvé son chemin jusqu'en Espagne et, de là, en Suède. Mais, si l'histoire commence avec elle, très vite, on passe à un autre personnage, Jesper Humlin. Il s'agit d'un écrivain suédois, un poète en fait. Malheureusement, par les temps qui courent, la poésie n'a plus la cote et l'éditeur Olof Lundin presse son écrivain vedette de se lancer dans le roman policier. Après tout, c'est le virage qu'a pris Viktor Leander.
Tout à coup, il semble à Humlin que tout le monde autour de lui se met à écrire des polars, allant de sa mère à son conseiller financier. Ici, je suppose que Mankell décoche une flèche à tous ces écrivaillons qui, ces dernières années, surfent sur la vague populaire des romans policiers. Je dois admettre que je pense comme lui. La quantité phénoménale de polars (bien souvent de qualité bien ordinaire, parfois même médiocre) qui déferlent dans les librairies est assez ahurissante. On reconnaît facilement et apprécie le Mankell qui jette un regard intelligent et critique sur sa société.
Dans tous les cas, Humlin a une autre idée en tête : raconter l'histoire de Tea-Bag, cette immigrée clandestine qui a croisé son chemin. Son histoire, oui, mais aussi celle de milliers d'autres, comme Leïla et Tania. Bref, témoigner du parcours de toutes ces femmes qui ont parcourur mers et terres pour se faire une place en Occident. Parler de leurs désirs, de ces nouvelles identités qu'elles veulent endosser, de ces nouvelles vies qu'elles souhaitent construire. Tea-Bag est donc un roman rempli d'espoir, qui parle d'inclusion mais aussi des défis à relever pour les pays d'accueil. Un sujet tellement d'actualité !
Ce roman est assez différent des autres de Mankell. Outre l'ironie à peine couverte, le style est aussi particulier et le ton, humoristique à plus d'un endroit. Aussi, plusieurs personnages sont unidimensionnels et caricaturaux : sa mère Märta Humlin (hystérique), sa copine Andrea (possessive et égocentrique), Lundin (sourd et entêté), Leander (prétentieux et bête), etc. Cette galerie comique contraste grandement avec les personnages réalistes, profonds auxquels Mankell nous a habitué. Mais bon, quand un auteur est capable d'écrire dans tous les genres, du polar au récit jeunesse en passant par l'essai, plus rien ne devrait étonner…
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mariecesttout
  10 avril 2014
"Allongée, les yeux fermés, sur le lit de camp inconfortable, elle laissait ses pensées remonter doucement à la surface. A quoi ressemblait sa vie? Au milieu de toute cette confusion, elle avait un point de repère, un seul. Elle était enfermée dans un camp de rétention du sud de l'Espagne après avoir eu la chance de survivre alors que presque tous les autres s'étaient noyés, tous ceux qui avaient embarqué à bord du bateau pourri qui devait les amener là depuis l'Afrique........"
Tea-bag vient du Nigéria ,Tania de Smolensk, Leila d'Iran. Toutes trois ont échoué dans une banlieue de Göteborg, sans papiers, croyant ,comme les dix mille sans-papiers de Suède, y trouver liberté et sécurité, survivant dans la peur, la débrouille ,aidées par quelques-uns, rejetées par la plupart.
Jesper Humlin est un poète médiocre, dominé par son entourage,qui cherche un sujet d'inspiration lui permettant enfin d'acquérir la célébrité .
C'est le récit de la rencontre de ces deux univers complètement opposés qui est la toile de fond du roman de Mankell.Qui on le sait, est très attaché à l'Afrique et ses problèmes.
Roman que j'ai trouvé pas assez approfondi pour ma part. Quoi de plus différent que les parcours de tous ceux qui un jour se sont lancés ,tant ils étaient désespérés, dans l' aventure de l'exil à tout prix,dans des conditions aussi précaires? C'est dommage, car c'est un livre qui ose aborder avec honnêteté un des grands drames de notre époque, la tragédie de l'immigration clandestine.
Au moins a-t-il ce mérite, et je laisse parler la jeune Tea-bag:
"Tu te souviens?J'étais arrivée sur la plage, au sud de Gibraltar. J'avais l'impression d'être dans la ville sainte des migrants, un palais de sable mouillé d'où s'élevait un pont invisible qui menait au paradis. Parmi les arrivants, beaucoup voyaient avec épouvante qu'il y avait une étendue d'eau entre le paradis et nous. Je me rappelle la tension, et la peur, pendant que nous attendions le bateau qui nous ferait accomplir la traversée. Chaque grain de sable était un soldat à l'affût. Mais je me rappelle aussi une légèreté étrange, des gens qui fredonnaient à voix basse, qui bougeaient comme s'ils dansaient, une danse de la victoire, retenue et lente. Comme si nous étions déjà arrivés. le pont était là, la dernière partie du voyage ne serait presque rien, juste un saut dans le vide, en apesanteur.
Je ne sais pas pourquoi j'ai survécu, moi précisément,quand le bateau a coulé et que les gens enfermés dans le noir essayaient de sortir de la cale avec leurs ongles. Mais je sais que le pont que nous avons tous cru voir, sur cette plage tout au nord de l'Afrique, ce continent que nous fuyions et que nous regrettions déjà- ce pont sera construit un jour. Un jour, la montagne de corps entassés au fond de la mer s'élèvera si haut que le sommet émergera hors des vagues comme une nouvelle terre, et ce pont de crânes et de tibias fera le lien entre les continents, un lien qu'aucun garde-côte, aucun chien, aucun marin ivre mort, aucun passeur ne pourra détruire. Alors seulement cette folie cruelle cessera ,cette folie où des gens innombrables qui fuient pour leur vie sont contraints de s'enterrer dans des sous-sols et d'être les hommes des cavernes de l'ère nouvelle.
J'ai survécu, la mer ne m'a pas avalée, pas plus que la trahison, la lâcheté ou la cupidité. J'ai rencontré un homme qui oscillait comme un palmier et m'a dit qu'il existait des gens qui voulaient entendre mon histoire et me laisseraient vivre dans ce pays. Mais ces gens-là, je ne les ai pas rencontrés. Je donne mon sourire à tous ceux que je croise, mais que me donne-t-on en retour? J'ai cru qu'on viendrait à ma rencontre. Mais personne n'est venu. Et je vais peut être sombrer. Mais je crois que je suis plus forte que toute cette grisaille qui cherche à me rendre invisible. J'existe, même si je n'ai pas le droit d'exister, je suis visible, alors même que je vis dans l'ombre."

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maevedefrance
  25 août 2012
Pour une fois la 4e de couverture ne révèle rien de l'histoire et de sa teneur. Juste un aperçu du sujet. D'ailleurs, en la lisant j'avais un peu peur d'un roman un peu convenu et dont l'issue était un peu trop attendue... Mais je savais pouvoir faire confiance à Henning Mankell. Je n'ai pas été du tout déçue !!
En effet, le journaliste dont parle l'éditeur ici ne fait pas du tout partie de la narration, juste une apparition de quelques lignes au début du roman. Ensuite, on passe tout de suite à autre chose, avec l'irruption de Jesper Humlin, poète raté, trop bronzé pour ne pas paraître superficiel. Son éditeur décide qu'il doit écrire un polar. Mais cet être qui semble à la fois vile, mou et hypocrite n'a pas la franchise de vraiment dire ce qu'il pense à l'intéressé, de peur de ruiner totalement sa carrière, déjà pas brillante... Mais voilà qu'il rencontre un ami de longue date, entraîneur dans un club de boxe dans une banlieue suédoise. A partir de ce moment-là Jesper Humlin pénètre dans un monde qui lui était inconnu, une autre face de la Suède dont il ne soupçonnait même pas l'existence : celle des immigrés clandestins et leur histoire. D'ailleurs, dans son univers feutré Jesper Humlin ne s'imaginait même pas qu'il puisse y avoir des immigrés en Suède ! La rencontre va s'avérer percutante, au propre comme au figuré !!
Parce que les gens dont il va faire la connaissance sont complexes, souvent insasissables : Leïla l'Irannienne, Tea Bag la Nigérianne et Tania de l'ex-Union soviétique ont toutes une histoire douloureuse. La confiance en l'autre, elles ne l'ont plu. Alors souvent elles "mordent". Et elles vont se jouer de notre pauvre Jesper Humlin... La fin de l'histoire est inattendue et déjoue les clichés et le roman aussi, évidemment !
J'ai aimé ces quatre personnages attachants (parce que oui, même Jesper Humlin qui paraît au début un être détestable, finit par devenir sympathique par sa maladresse et sa naïveté). Tea Bag, la Nigérianne est la plus attendrissante avec son joli sourire - dont elle sait jouer - mais qui est l'arme du désespoir. Tania est la plus difficile du lot par sa violence (elle est franchement pénible !). Leïla ne comprend pas son père qui a fui l'Iran pour trouver la liberté mais dont il la prive en surveillant tous ses faits et gestes : jamais elle ne peut se déplacer seule, il faut toujours que ses frères la suivent.
Jesper Humlin, à l'instar de l'écrivain Henning Mankell, laisse la parole aux clandestines pour qu'elles racontent chacun leur histoire. Ingénieux procédé de mise en abyme ! Notre poète a l'intention d'écrire un livre sur leurs vies pour faire connaître la vérité au monde. Vous saurez vous-même en lisant ce fabuleux roman que l'on dévore littéralement, s'il y parviendra ou pas. Mais une chose est sûre : Henning Mankell a réussi sa mission ! Un livre qui ne s'oublie pas !
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Citations et extraits (56) Voir plus Ajouter une citation
fanfan50fanfan50   08 mai 2017
Une soirée tranquille dans une bibliothèque, devant un public attentif d'une cinquantaine d'auditeurs qui applaudissaient poliment et ne posaient jamais de questions embarrassantes.
Il sélectionna les poèmes qu'il lirait, et l'angle sous lequel il décrirait ce soir-là son travail d'écrivain. Au fil des ans, il avait testé différents modèles et en avait finalement retenu trois, qu'il alternait pour ne pas trop succomber à la routine.Le premier modèle consistait tout bonnement à dire la vérité. Il y évoquait son enfance protégée, et le fait effrayant qu'il n'avait jamais éprouvé le besoin de se révolter, même à l'adolescence. Il se plaisait à l'école, n'avait jamais appartenu à une organisation extrémiste, jamais pris de drogues, jamais eu le goût des voyages aventureux. Sur le canevas de cette normalité anormale, il avait bâti une conférence qui durait exactement vingt et une minutes.
Mais par souci de variété, il avait donc imaginé deux autres modèles. L'un se basait sur de pures affabulations. Il s'y prêtait une jeunesse dramatique, en total décalage avec son passé réel. Dans la mesure où d'anciens amis ou camarades de classe pouvaient surgir à l'improviste lors de ses prestations, il prenait grand soin de rendre ses allégations invérifiables.
La troisième et dernière version était centrée sur la route, longue et difficile, qui menait à une identité d'écrivain. Il prétendait avoir écrit son premier roman à l'âge de huit ans - roman qu'il aurait, selon ses propres dires, brûlé l'année de la parution de son premier recueil de poèmes. Dans cette version, Jesper Humlin racontait à un public souvent hypnotisé une fable dont il aurait, tout au fond de lui, voulu qu'elle soit vraie. Mais la vérité profonde, à savoir que ce n'était qu'un tissu d'inventions, il était bien décidé à ne jamais la dévoiler devant quiconque.
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clarinetteclarinette   25 juillet 2008
A compter de cet instant, j'ai couru. J'appliquais la plante de mes pieds contre la terre, fort, comme mon père me l'avait appris, mais je courais sans arrêt. J'avais tellement peur que je ne me suis même pas arrêtée au pied de la colline, là où la route passe devant ta tombe Alemwa. Je crois que personne ne comprends vraiment ce que cela signifie d'être en fuite. Être contraint à un moment donné de se lever, de tout quitter et de courir pour sa vie. Cette nuit-là, quand je suis partie, j'avais la sensation que toutes mes pensées, tous mes souvenirs pendouillaient derrière moi comme un cordon ombilical sanguinolent qui refusait de se rompre alors que j'étais déjà loin du village. Personne ne peut comprendre ces que c'est - à moins d'avoir été soi-même chassé, contraint de fuir des hommes ou des armes, ou des ombres qui menacent de tuer. La terreur nue, on ne peut pas la communiquer, on ne peut pas la décrire. Comment expliquer à quelqu'un l'effet que ça fait de courir droit devant soi, en pleine nuit, pourchassé par la mort la douleur, l'avilissement ?
[...] Pendant tous ces jours et ces nuits où j'ai erré dans Lagos, à moitié morte de faim, j'ai rencontré d'autres gens comme moi,en fuite. A croire qu'on dégageait une odeur spéciale que seuls les autres fugitifs reconnaissaient - on était comme des animaux aveugles qui se repéraient mutuellement, au flair. Tous portaient un rêve, un projet. Les uns avsaient décidé de se rendre en Afrique du Sud, les autres voulaient aller vers les villes portuaires du Kenya ou de Tanzanie et, de là tenter la traversée. D'autres encore avaient renoncé. Ils étaient arrivés jusqu'à Lagos et ne pensaient pouvoir aller plus loin. Tous redouaient les militaires, les jeunes soldats rigolards. Beaucoup avaient en réserve des histoires atroces, quelques-uns s'étaient évadés de prison, le corps et l'âme saccagés.
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zorazurzorazur   30 octobre 2013
- Qui sont ces gens qui se cachent chez toi ?
- En ce moment, une famille du Bangla Desh, deux familles du Kosovo, un Irakien, et deux Chinois.
Comment sont-ils arrivés ?
- Ils arrivent, c'est tout. Tôt le matin ou tard le soir, ils sont là. La rumeur circule qu'on peut trouver asile ici.
- Et ensuite ?
- Ils disparaissent. Ils se cachent ailleurs. J'ai un ami médecin qui leur rend visite régulièrement. Des paroissiens fournissent la nourriture et les vêtements. Tu ne le sais peut-être pas, mais près de dix mille personnes vivent ainsi en Suède aujourd'hui. Cachées dans des souterrains. Existant sans avoir le droit d'exister. Et c'est évidemment une honte inqualifiable.


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PiertyMPiertyM   11 juillet 2015
Au milieu de toute cette confusion, elle avait un point de repère, un seul. Elle était enfermée dans un camp de rétention du sud de l'Espagne après avoir eu la chance de survivre alors que presque tous les autres s'étaient noyés, tous ceux qui avaient embarqué à bord du bateau pourri qui devait les amener là depuis l'Afrique. Elle se rappelait la somme d'espoirs enfermés dans cette cale sombre. La liberté avait un parfum. Qui devenait de plus en plus fort à mesure que la liberté approchait, et qu'on n'en était plus séparé que par quelques milles marins. La liberté, la sécurité, une vie qui ne serait pas marquée uniquement par la peur, la faim et le désespoir.
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SachenkaSachenka   04 mai 2016
- On doit raconter ses histoires jusqu'au bout. Les récits inachevés sont comme des esprits inquiets. Ils peuvent revenir et te hanter.
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