AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizGroupesQuestionsPrix Babelio
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
EAN : 9782253260226
576 pages
Éditeur : Le Livre de Poche (25/09/2019)

Note moyenne : 3.58/5 (sur 149 notes)
Résumé :
Quand Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca à la découverte de l'Islande, c'est pour renouer avec elle, pas avec son passé de routard. Mais dès leur arrivée à l'aéroport de Keflavik, la trop belle mécanique des retrouvailles s'enraye. Mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, étrange présence d'un homme dans leur sillage, et ce vieux coupé SAAB qui les file à travers déserts de cendre et champs de lave... jusqu'à la disparition de Rebecca. Il devient dès ... >Voir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox
Critiques, Analyses et Avis (49) Voir plus Ajouter une critique
Giraud_mm
  09 juillet 2019
Jacques Soulniz embarque sa fille Rebecca dans un périple autour de l'Islande. L'objectif est de renouer le contact avec elle et de revivre un bout de sa jeunesse. Mais dès l'arrivée, les incidents se multiplient : mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, homme étrange dans leur sillage, filature par une voiture rouge... jusqu'à la disparition de Rebecca. Aidé par Kornélius, un flic que ses problèmes d'argent ont transformé en marionnette entre les mains de la mafia locale, Soulniz mettra tout en oeuvre pour sauver sa fille, jusqu'au final dans la petite île de Heimaey, là où tout avait commencé quarante ans plus tôt.
Trois intrigues se croisent dans ce roman : l'enquête de la police à la recherche d'un maniaque qui tue pour récupérer la peau de ses victimes et s'en faire un habit, celle de la pègre pour récupérer deux kilos de drogue disparus lors d'un transit, et enfin celle de Soulniz pour retrouver sa fille disparue. Suffisant pour donner un bon suspens, mais un peu trop peut-être pour qui sait qu'en Islande les crimes sont particulièrement rares... Au final, on se dit que tout cela était quand même assez prévisible.
Les personnages sont bien trempés, font preuve de caractère, rarement tout blanc ou tout noir (à l'exception des mafieux locaux). On reconnaît bien là la patte de l'auteur de Yeruldelgger.
Mais ce qui retient le plus l'attention, c'est la balade islandaise ; presque un guide touristique ! C'est un peu pour cela que j'avais choisi de lire ce livre, avant quelques semaines de vacances dans cette île. Et je n'ai pas été déçu. Petit regret peut-être : la culture islandaise est assez peu abordée, et sous un angle trop caricatural.
Coté écriture, on a quelque chose entre la lenteur et l'emphase des Yeruldelgger, et le rythme haletant de Hunter (du même auteur sous un autre pseudo). Les chapitres plutôt courts donnent un tempo élevé que viennent ralentir les descriptions des sites touristiques ou les états d'âme des protagonistes.
Ce n'est certainement pas le meilleur Manook que j'ai lu, mais le coté "road movie" du livre est intéressant et me semble assez caractéristique de la personnalité de l'auteur (pour ce que j'en sais).
Lien : http://michelgiraud.fr/2019/..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          410
bilodoh
  20 décembre 2018
Un polar d'Islande, mais pas une histoire écrite par un Islandais, plutôt la version d'un touriste qui visite le pays.

En effet, on raconte le périple d'un Français venu visiter le pays avec sa fille pour tenter de renouer les liens avec elle en revivant la visite du pays qu'il a fait dans sa jeunesse. Comme il s'agit de touristes, on aura droit à de jolies descriptions de beautés du paysage, mais parfois assaisonnées de clichés sur l'Islande et ses habitants.

Et puis, une intrigue policière échevelée où se mêle le trafic de drogue et une vengeance ancienne, des motifs rocambolesques piqués sur la trame du parcours touristique de l'île.

Une lecture récréative, pour se remémorer le plaisir de l'eau chaude et l'odeur de soufre ou pour rêver de ce pays où il est normal de passer la nuit de Noël à lire.
Commenter  J’apprécie          402
Bazart
  07 mars 2019
Avec Yeruldelgger. Ian Manook (pseudonyme de Patrick Manoukian, ancien journaliste de 65 ans qui a déjà écrit sous d'autres pseudos) prouvait qu'il était particulièrement doué pour trousser un roman haletant, original et parfaitement dépaysant,puisqu'il avait pour décor la Mongolie, un pays peu usité par la littérature, policière ou générale.
Après trois volets en Mongolie et un autre roman se déroulant au Brésil, le voilà maintenant près à nous faire voyager en Islande avec son dernier roman en date, Heimaey.
Il se met donc parfaitement au diapason de quais du polar - qui met en avant la littérature du Nord et fait souffler à son intrigue un puissant vent du Nord, pour nous amener dans une Islande que l'on connait forcément un peu avec les polars d'Indrinason et Ragnur Jonasson (présent aussi à Quais du Polar, on en parle rapidement).
A travers une intrigue qui voit un père, Jacques Saelnizz et sa fille, Rebecca adolescente particulièrement rebelle et tête à claque, tenter de se rapprocher avant que les démons d'un passé enterré depuis 40 ans revienne à la surface, Manook tisse un road movie crépusculaire qui nous plonge dans l'Islande des légendes et des croyances, des villages de pêcheurs aux pistes caillouteuses,
Les descriptions de cette Islande dont le feu brûle sous la glace sont toujours chez Manook particulièrement réussies, et le roman est traversé par de passionnantes réflexions géopolitiques et scientifiques, et on sent que l'auteur aime particulièrement une culture islandaise auquel il rend un si bel hommage.
Comme souvent chez Manook, l'intrigue, parfois un peu cousue de fil blanc, est moins importante que le décor, mais celui ci était bien rendu que personne ne songera à bouder son plaisir devant cet excellent Heimaey.
Lien : http://www.baz-art.org/archi..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          390
Aela
  01 novembre 2018
Heimaey, le nom d'une île au sud de l'Islande, dans l'archipel des îles Vestmann. C'est là qu'a eu lieu une terrible éruption du vocan Helgafell en janvier 1973. L'éruption va aboutir à la formation d'un nouveau volcan, l'Eldfell. La lave cause beaucoup de dégâts et le héros du roman, Jacques Soulniz, fait partie des équipes de volontaires qui vont tout faire pour bloquer la coulée de lave.
Quarante après, Soulniz revient en Islande, accompagné de sa fille Rebecca, en vue de faire un voyage pour se réconcilier avec sa fille qui a fugué pendant plusieurs années, suite au décès de sa mère. Il veut aussi se réconcilier avec son passé...
Des phénomènes étranges se produisent dès leur arrivée à l'aéroport, mots anonymes sur le pare-brise de leur voiture, présence d'une mystérieuse voiture rouge dans les parages.
Parallèlement à ce circuit mouvementé, des meurtres sont signalés au même moment, dont l'un qui se fait selon le rite du Nabrok, rite traditionnel islandais, un pantalon de chair a été découpé sur le cadavre.
Rebecca va sympathiser avec le jeune Galdur. Or le frère de celui-ci semble impliqué dans le vol de deux kilogrammes de cocaïne appartenant au redoutable usurier lituanien Simonis.
La disparition de Rebecca va permettre à Soulniz d'entrer en contact avec le policier islandais Kornélius Jakobsson, personnage haut en couleur, policier efficace mais quelque peu "ripou" qui, en l'échange de l'acquittement de ses dettes, doit retrouver ces fameux kilogrammes de cocaïne pour le compte de Simonis.
Le policier va tout mettre en oeuvre pour retrouver Rebecca...et retrouver en même temps la cocaïne!!
Le binôme Soulniz/ Jakobsson marche formidablement bien. Ces deux personnages que tout oppose à première vue ont en fait beaucoup en commun: un mariage qui se termine tragiquement, un passé à exorciser et une recherche capitale à effectuer.
Le cadre évoqué est magnifique; l'auteur montre sa parfaite connaissance du pays dans lequel il a séjourné longtemps.
L'auteur, Patrick Manoukian de son vrai nom, est journaliste, éditeur et écrivain, il a collaboré à des revues de voyage.
Son livre nous fait voyager..
Le seul bémol; je trouve l'aspect "poursuite" un peu trop développé dans le livre et j'aurais aimé que l'aspect rituel/ traditions islandaises soit plus développé.
J'ai particulièrement apprécié le personnage du policier, Kornélius, un adepte du chant traditionnel islandais krummavisur. Sa personnalité aurait pu être développée davantage, personnalité à facettes, personnage complexe et attachant.
Enfin le côté économique du pays est largement présent dans ce livre: on voit encore les effets de la crise financière de 2008, même quelques années après, qui a fait basculer l'Islande et de nombreux Islandais dans une forme de précarité..
Beau récit, à la fois thriller, récit de voyage, documentaire..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          300
belette2911
  17 janvier 2019
Ayant découvert la Mongolie avec l'agence de voyage Manook, je me réjouissais de rependre mon paquetage et de repartir avec lui sur les pistes mongoles.
Pas de bol, il a arrêté cette destination et cette année, puisqu'il nous proposait l'Islande, j'ai mis mon passeport à jour et j'ai embarqué pour le pays des trolls, des elfes, des fées, des légendes et des petits chevaux à l'allure si confortable du tölt.
Après avoir lu Yeruldelgger, je n'avais qu'une seule envie, partir en Mongolie et voilà qu'une fois de plus, je rêve de visiter l'Islande, cette terre perdue que j'avais déjà explorée avec ce bon vieux Erlendur, le policier bougon d'Arnaldur.
Niveau dépaysement policier, j'ai été servie puisque Kornélius, notre policier, a plus du Yeruldelgger que du Erlendur ! Baraqué comme une montagne, costaud comme un Troll, se fichant de la hiérarchie, menant son enquête comme il l'entend et, tout comme son homologue mongolien, il s'envoie en l'air avec la médecin légiste !
Mais dans ce pays, tout le monde se balade à poil, baise avec tout le monde, à deux ou plus, sans que cela pose le moindre problème à personne… Ils sont libérés ! Et le premier qui chante ♫ libérée, délivrée ♪ je l'assassine !
Sinon, la comparaison s'arrête là car la trilogie mongole n'a rien à avoir avec ce polar islandais.
Visiter un pays, avec l'agence Manook, c'est, entre autre, bouffer des sites majestueux, mais aussi explorer la face plus sombre du pays, son côté moins carte postale, le tout accompagné de personnages hauts en couleur que l'on a du mal à laisser sur place pour réintégrer la réalité.
Si les voyages forment la jeunesse, alors, l'agence Manook me propose une sacrée cure de rajeunissement à chaque roman, tout en m'instruisant pendant que l'on enquête sur les morts qui parsèment chacune de mes excursions.
On pourrait penser que le voyage proposé par notre Tour-Operateur est tout organisé et que nous n'aurons aucune surprise durant notre périple. Que nenni !
Suivez bien les coordonnées GPS et vous tomberez ensuite sur de multiples petits fils rouges qui au final, n'en formeront qu'un seul, vous donnant un panorama où tout n'est pas noir ou blanc, mais irisé de multiples couleurs et où tout le monde a quelque chose à se reprocher.
Ne plus aller en Mongolie m'avait profondément attristée, mais je suis prête à signer pour repartir en Islande, que ce soit en voiture, en hélico, en drone, à pied, à vélo ou à cheval. Ma valise est prête, m'sieur Manook !
Un polar qui part dans une direction inattendue et un voyage père-fille qui ne se déroulera pas tout à fait comme le père l'avait pensé, lui qui voudrait ressouder les liens avec sa fille et qui va se retrouver à cavaler sans plus savoir à quel saint (sein ?) se vouer.
Normal que tout ne se passe pas comme prévu, nous sommes sur des terres de légende, dans un pays exceptionnel où la Nature et les Hommes sont imprévisibles (et les banquiers véreux).
Anybref, excellent moment de lecture avec ce polar islandais, mélange de road-movie et de thriller, mêlant habillement le périple de deux français en Terres Islandaises avec ses légendes, ses paysages époustouflant, ses habitants bien campés, ses policiers non armés, son passé et ses cadavres en tout genre.
Je ne peux que vous recommander de vous envoler pour l'Islande en compagnie de Manook Ian Air. Veuillez éteindre vos cigarettes et attachez vos ceintures !
Ah non, on ne dit plus ça… Veuillez éteindre vos portables !

Lien : https://thecanniballecteur.w..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          332


critiques presse (1)
LeDevoir   12 novembre 2018
Dans cette écriture débridée qui semble se lancer à elle-même, devant nous, les défis les plus fous, Ian Manook nous fait visiter ici une Islande que personne n’a décrite de cette façon dans la génération des écrivains ayant rendu célèbre la petite île volcanique depuis une quinzaine d’années.
Lire la critique sur le site : LeDevoir
Citations et extraits (35) Voir plus Ajouter une citation
bilodohbilodoh   18 décembre 2018
De petits icebergs translucides […] glissent sous un haut pont métallique et même les enfants, accroupis sur la grève de cailloux gris, admirent sans un mot ces vaisseaux de glace qui passent en silence. Ils y voient des licornes et des elfes, des trolls, des dragons. Les adultes y voient leur temps qui passe et la futilité de toute beauté qui est de flétrir, de fondre et de disparaître.

(Albin Michel, p. 374)
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          110
WyomingWyoming   28 avril 2019
Il sent qu'il existe un sens dans la magie brutale de cette beauté, un sens après lequel il court depuis longtemps sans avoir jamais su mettre des mots dessus. Et ce matin-là, nu près d'une jeune collègue qu'il vient d'aimer sans vraiment la connaître, loin d'une autre femme qu'il aime sans le lui avoir jamais dit, oubliant les vies brisées et les destins malmenés qui sont son quotidien, il comprend qu'il n'y aura jamais de mots. Parce qu'il n' y a rien à dire. Rien à comprendre. Rien que cette sauvage et infinie beauté qui le submerge et fait briller ses yeux d'habiter un tel pays.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          70
umezzuumezzu   05 décembre 2018
Mais de l'autre côté, à l'horizon, déjà la reine des montagnes, comme disent les Islandais. Le Trône de Dieu l'avaient-ils baptisé à l'époque. Puis la plaine immense roussit. Vire à l'ocre, comme si, délaissant les cendres noires, on s'approchait du feu de la Terre.
Commenter  J’apprécie          140
umezzuumezzu   04 décembre 2018
Les Islandais ont la réputation d'avoir toujours deux ou trois projets fous en tête, et d'avoir souvent l'audace ou l'inconscience de s'y lancer sans trop réfléchir, mais de là à transformer de la bauxite en aluminium pour exporter de l'énergie non transportable ou à créer des fermes à bitcoins pour les mineurs du monde entier !
Commenter  J’apprécie          110
AelaAela   01 novembre 2018
Ce goût des Islandais pour les refuges enterrés. Les maisons de tourbe. Les bains chauds dans les grottes. Le peuple invisible dans les rochers. Ce besoin d'appartenir au minéral quand les océans grondent tout autour.
Commenter  J’apprécie          150

Videos de Ian Manook (44) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian Manook
#BePolarWebTV, revient pour la 2e année à Quais du polar ! Assistez aux interviews et aux tables rondes des auteurs à l'Hôtel de Ville de Lyon du 3 au 5 avril 2020. Réalisées en public, diffusées en live sur les réseaux sociaux, les vidéos seront aussi en replay sur la page Facebook de BePolar, 1er média social entièrement consacré au Polar. Michel Bussi, Ian Manook, Olivier Norek, Elizabeth George et les nouvelles plumes du polar se sont succédés en 2019 sur le plateau #BePolarWebTV. Cette 2ème édition vous réserve une vingtaine de rencontres tout aussi passionnantes !
autres livres classés : islandeVoir plus
Acheter ce livre sur

FnacAmazonRakutenCulturaMomox





Quiz Voir plus

Retrouvez le bon adjectif dans le titre - (6 - polars et thrillers )

Roger-Jon Ellory : " **** le silence"

seul
profond
terrible
intense

20 questions
1900 lecteurs ont répondu
Thèmes : littérature , thriller , romans policiers et polarsCréer un quiz sur ce livre

.. ..