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EAN : 9782226325846
432 pages
Éditeur : Albin Michel (28/09/2016)
3.68/5   410 notes
Résumé :
Usé par des années de lutte stérile contre le crime, l'incorruptible commissaire Yeruldelgger a quitté la police d'Oulan-Bator. Plantant sa yourte dans les immensités du désert de Gobi, il a décidé de renouer avec les traditions de ses ancêtres. Mais sa retraite sera de courte durée. Deux étranges cavalières vont le plonger bien malgré lui dans une aventure sanglante qui les dépasse tous. Eventrée par les pelleteuses des multinationales, spoliée par les affairistes,... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (101) Voir plus Ajouter une critique
3,68

sur 410 notes

Fandol
  16 janvier 2021
Yeruldelgger ! Retrouver ce flic mongol sympathique et attachant, sous la plume délicieuse de Ian Manook, a été un vrai plaisir !
Autant j'avais été emballé par le premier opus de la trilogie, intitulé sobrement Yeruldelgger, autant le second, Les temps sauvages, m'avait un peu déçu car trop embrouillé.
Ici, avec La mort nomade, Patrick Manoukian qui signe ses polars Ian Manook, a retrouvé la grande forme, j'ai envie d'écrire la plénitude pour mettre un terme à sa trilogie.
L'âge aidant et assez désabusé par toutes les vicissitudes de la vie, par le nombre de morts jalonnant son parcours aussi, Yeruldelgger s'est retiré seul, dans les steppes mongoles, sous sa yourte.
Pas très loin de lui, quatre artistes dont un Français, Erwan, croquent les paysages quand ils tombent sur le premier cadavre, nu, attaché sur une pierre ronde, le corps désarticulé.
Insensiblement, la pression monte mais l'ami Yeruldelgger s'offre une belle nuit avec Tsetseg, une cavalière qui cherche sa fille, Yuna, disparue. Arrive une autre femme, plus jeune, Odval, elle aussi à cheval, et je comprends bien que c'en est fini de la tranquillité pour notre héros !
On monte vite d'un cran avec quatre cadavres écrabouillés sous une bâche, sur une piste, un peu comme le faisait le fameux Gengis Khan avec les traitres. À partir de là, tout s'enchaîne à un rythme soutenu avec la présence des ninjas, ces chercheurs d'or solitaires qui creusent des puits un peu partout. Mais le plus grave et le plus instructif arrive avec ces multinationales australienne et canadienne qui exploitent le sous-sol des steppes, creusent d'immenses mines à ciel ouvert, font travailler des centaines de mineurs, mettent en place des bordels rapportant gros et faisant le malheur de nombreuses filles chinoises et mongoles.
Avec les luttes politiques, les compromissions, les pots-de-vin, la corruption qui règne au plus haut niveau de l'État, j'ai beaucoup appris sur le saccage organisé d'un pays pour le profit maximum de quelques-uns. Tous ces minéraux, ces terres rares dont nous sommes friands, sont exploités au maximum sans tenir compte des dégâts humains et écologiques irréversibles.
À Oulan-Bator, Solongo, la légiste chère à Yeruldelgger, est toujours là. Elle oeuvre avec Bekter et Fifty (Meredith), deux flics, anciens collègues de Yeruldelgger quand, soudain, l'auteur m'emmène à Manhattan, puis à Perth (Australie) et même au Canada. Au Québec, je retrouve un compatriote découvert dans Les temps sauvages : Zarzadjian, qui oeuvre pour les services secrets.
La mort nomade est un polar riche en enseignements, captivant par son réalisme et ses descriptions précises non dénuées de poésie, émoustillant avec des scènes de sexe bien troussées. Mais l'auteur va bien plus loin en dénonçant toutes les compromissions, tous les arrangements politiques et commerciaux faits sur le dos des populations avec des conséquences irréversibles pour l'humanité toute entière.
Sans vouloir en dire davantage, je peux ajouter que La mort nomade rôde toujours, que Ian Manook excelle à faire saliver son lecteur en détaillant à plaisir les repas de ses principaux personnages.
Enfin, se terminent ces aventures palpitantes en Mongolie où j'ai découvert tellement de belles traditions à l'époque où les humains savaient vivre en harmonie avec la nature. Maintenant, les cours d'eau sont détournés, les sables du désert de Gobi avancent inexorablement et, je dois abandonner Yeruldelgger à regret…

Lien : http://notre-jardin-des-livr..
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lyoko
  28 février 2017
J'ai retrouvé la steppe Mongole avec plaisir.. et bien sur Yeruldelgger cet ex flic qui garde toute sa violence malgré une retraite pour méditation. Mais un flic restera toujours un flic et les ennuis et les cadavres lui colle à la peau.
Ce troisième volet a un ton légèrement différent des autres, il nous plonge encore plus au coeur de la Mongolie, dans les mines de ce pays sauvage. L'auteur a su monter une trame qui ne laisse aucune chance au lecteur car en plus d'être un policier , il ajoute l'espionnage et les malversations politico-écologique.
J'ai également beucoup apprécié les petites touches d'humour disséminées un peu partout. Malgré ce sujet lourd et brûlant on arrive encore a sourire et c'est ce qui montre le grand talent de Ian Manook.
Et puis la Mongolie ce pays qui ne se laisse pas dompter comme ça, qui reste sauvage et qui en même temps est si traditionnaliste , donne tout simplement envie qu'on y voyage... même si personnellement je reste sceptique sur l'alimentation locale.
Une magnifique immersion en terre inconnue.
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bilodoh
  29 décembre 2016
Thriller captivant dans une Mongolie où la vie traditionnelle des nomades est menacée par l'exploitation minière.

Un polar dans lequel on trouve un peu de tout : des cadavres dans la steppe, des légendes anciennes et des châtiments à la manière de Gengis Khan, des ramifications de complot à New York et en Australie, des artistes vagabonds et des amours nomades.

Yeruldelgger n'est plus policier, il s'est retiré dans la nature pour méditer. Mais il n'a pas besoin de chercher les ennuis pour qu'ils lui tombent dessus! Bien loin de la capitale et de sa chère Solongo, il se retrouve sans le vouloir au coeur de conflits meurtriers. Entreprises multinationales, corruptions politiques, drames écologiques et populations sacrifiées, le « khan Delgger » aura bien du mal à faire la paix avec lui-même et à affronter les morts qui l'entourent.
Un bon suspens qui conjugue le dépaysement des traditions mongoles et les enjeux de l'industrie et de l'écologie.
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gruz
  28 septembre 2016
Ian Manook aura créé une saga mongole inoubliable, en seulement trois romans. Grain de sable après grain de sable, steppe by steppe. La mort nomade est une conclusion digne des deux précédentes enquêtes Yeruldelgger.
Un troisième opus à nouveau centré sur ce commissaire atypique, qui pensait naïvement pouvoir prendre sa retraite. Une histoire à l'image du personnage, insufflant parfois son calme ou crachant sa colère. Un homme qui n'aspirait qu'à une retraite paisible et qui se retrouve embringué dans de sombres affaires. Yeruldelgger et paix.
La mort nomade est un thriller différent, par son ton, par son histoire. Une explosion de (bons) mots, de moments inattendus aux côtés d'un Yerul qui parcourt l'immensité mongole. le commissaire qui se retrouve accompagné d'une vraie caravane hétéroclite de personnages secondaires étonnants, qui ne le lâchent pas d'une semelle, à pied ou à cheval. Un vrai stepper.
Et là où cet homme passe, rien n'est plus jamais pareil, à son corps défendant. Au point que la steppe en devient parfois un vrai bordel en technicolor. Une preuve ? Un des nouveaux personnages déclare : « Tu n'es pas un mauvais homme Yeruldelgger, bien au contraire, mais tu es le plus productif, le plus créatif, le plus prolifique fouteur de bordel que je connaisse ! ».
Ce troisième tome marque une mutation dans les aventures du commissaire et de ses acolytes. Nouvelle intrigue, mais avec des thématiques récurrentes. Une écriture qui a évolué également.
Durant cette lecture, j'ai ri, j'ai ouvert de grands yeux étonnés, j'ai eu envie de vomir aussi face à cette intrigue comme une confirmation que le monde ne tourne plus rond.
Oui j'ai ri. Il faut dire que Ian Manook a avalé un clown durant certains passages de ce roman, des morceaux de franche rigolade bien senties. L'auteur fait montre d'une verve irrésistible avec des dialogues particulièrement savoureux.
Une ambiance tragi-comique comme pour mieux faire passer la pilule. Parce que le sujet de fond du roman est juste intolérable. Une thématique qui ne fait pas que toucher la lointaine Mongolie, bien au contraire.
Un vrai viol écologique, selon les propres mots de l'auteur (décidément, le viol revient souvent tout au long de cette trilogie). Un problème qui met en lumière une situation géopolitique révoltante et le changement de paradigme de nos sociétés contemporaines.
Un troisième roman comme une petite mort, jouissif et exténuant, tant il prend parfois aux tripes. A l'image de ce titre très bien trouvé et du passage qui explique comment le rituel mongol autour de la mort est en train de se perdre.
A la fois différent et un prolongement logique des deux premières aventures de Yeruldelgger, La mort nomade clôt avec brio une trilogie mémorable.
J'en sors triste de devoir quitter cette Mongolie si attachante et ces personnages qui le sont tout autant. J'en sors également rempli d'émotions et raccordé différemment au monde qui m'entoure. Ian Manook est décidément un auteur unique en son genre.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Tostaky61
  20 mai 2019
Vous doutiez que les héros de vos romans préférés soient des hommes comme les autres ?
Vous les imaginiez super-héros ?
Dans La mort nomade, Ian Manook casse le mythe.
Tout d'abord ,Yeruldelgger, son policier, qui est à la Mongolie ce que Bosch est à Los Angeles chez Connelly, Yeruldelgger, donc, est en train de soulager un besoin naturel derrière un rocher, quand arrive une femme qui vient lui demander son aide pour retrouver sa fille disparue.
Avouez qu'on a du mal à s'imaginer notre ex-flic les fesses à l'air avant de nous entrainer dans de nouvelles aventures.
Il fallait oser, Manook l'a fait.
Si j'osais à mon tour (oui, bien sûr,  je vais le faire) je dirais que, pour notre nouveau retraité, les emmerdements ne font que commencer...
Dans ce roman, Yeruldelgger n'est pas le personnage principal, on le retrouve régulièrement mais il y a plein d'autres protagonistes et de toutes nationalités.  Des Mongols, évidemment, des Français,  des Américains,  des Australiens ou des Chinois.
Là-dedans, vous avez pêle-mêle des victimes, des criminels, des flics, des putes, des ministres, des journalistes, des écolos, bref tout ce qu'il faut pour faire un monde où les riches cherchent à être toujours plus riches, où les pauvres sont exploités,  où les dirigeants sont corruptibles et corrompus où les policiers sont impuissants ou corrompus eux aussi et où certains tentent de renverser des montagnes pour se faire entendre.
Ce livre est un polar avec tous les ingrédients, de l'action et du suspense notamment , mais ce troisième volet consacré à Yeruldelgger est aussi un plaidoyer pour la Mongolie, sur les dangers de l'exploitation, par des multinationales sans scrupules, d'un sous-sol riche en matières premières.
Manook vous invite à rentrer sous la yourte, pour vous imprégner des traditions. Attention, si l'Urga est planté à l'entrée, n'en franchissez pas le seuil, au risque de rougir en entrant dans l'intimité de ses occupants.
Si j'ai été scotché pendant les trois quarts de ce roman, j'avoue que la fin, m'a un peu chagriné.  Pas tout à fait la fin d'ailleurs, puisqu'elle est plutôt réussie. Non, mais quelques pages avant, au moment des explications. Ça m'a rappelé ces "grands débats " auxquels on assiste en ce moment, qui sont censés vous donner la clé d'un monde meilleur mais qui vous perdent en route parce que trop long.
Bien sûr l'auteur s'en défendra, prétextant un discours nécessaire, il a sans doute raison, j'ai trouvé, pour ma part, que cela cassait le rythme du récit.
En tout cas, ce que je retiendrais c'est le plaisir que m'a procuré cette lecture.
Je continuerais de lire Manook, ou quel que soit le nom qu'il se donne.
P.S. : Urga, est aussi le titre d'un magnifique film de Nikita Mikhalkov aux multiples récompenses que je vous invite à découvrir si vous ne l'avez déjà fait.


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critiques presse (3)
Actualitte   13 mars 2017
Un thriller contemporain et violent, aux personnages attachants, y compris les plus méchants.
Lire la critique sur le site : Actualitte
LeJournaldeQuebec   07 novembre 2016
Yeruldelgger tire sa révérence. Mais non sans nous offrir une bonne tranche de plaisir.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   02 novembre 2016
La magie opère moins que dans les deux volumes précédents même si l'auteur, toujours excellent conteur, n'a rien perdu de sa verve et fait quelques clins d'oeil amusants aux amateurs de polars québécois.
Lire la critique sur le site : LaPresse
Citations et extraits (135) Voir plus Ajouter une citation
Josephine2Josephine2   08 mai 2017
Page 51
- Je peux quand même savoir où tu vas ?
- Dans la vallée au-delà de la crête d’où on a tiré. Ganbold, le gamin, veut me montrer un charnier.
- Un charnier ?
- Oui, un grand trou avec des morts dedans, se moqua gentiment Yeruldelgger.
- Des morts humains ?
- Il a juste dit « monstrueux ». Ca a piqué ma curiosité.
- Sa mère et sa grand-mère n’ont pas été plus précises ?
Yerudldelgger apprécia les réflexes policiers de la jeune femme.
- Ils ne sont pas de la même famille, répondit-il. Odval, la jeune femme, prétend qu’un homme est mort pas loin de sa yourte.
- Un homme mort, quel homme ?
- Un Français, semble-t-il.
- Un étranger ?
- Oui. C’est généralement le cas des Français dans notre pays…
- Ne te fous pas de moi ! Est-ce que la vieille en sait plus sur ce Français ?
- Tsetseg ne sait rien de l’étranger. Elle est venue me voir pour l’aider à retrouver sa fille disparue.
- Et à quoi tu joues, alors ? A la caravane de Sherlock Holmes ? Au bureau itinérant des affaires nomades ? Au flic routard ?
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FandolFandol   22 février 2021
Regarde ce désert, Yeruldelgger. C’est notre pays. Grandiose. Sévère. Violent. On nous croit nomades débonnaires dans nos espaces immenses, mais nous ne faisons que lutter comme lui jour et nuit. Ce qui nous rend forts, c’est ce pays cruel qui nous apprend à le combattre et à le respecter depuis notre plus tendre enfance. Qui nous force à nous chauffer avec des bouses contre son froid. À galoper sans cesse après nos bêtes que ses espaces infinis attirent et perdent. À trimballer nos maisons sur notre dos à la recherche des pâturages qu’il nous dispute chichement. À craindre ses orages, à fuir ses dzüüd et ses blizzards, et à redouter ses sables. Sais-tu que ce désert est vivant ? Sais-tu qu’il avance comme un géant ? (page 401)
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lyokolyoko   25 février 2017
-Meredith ! appela Bekter.
Une jeune femme passa par la porte entrebâillée du bureau une petite bouille d'éleveuse de yacks du bout du monde, bien qu'elle fût de très bonne famille. Son père, avocat, avait tenu à lui donner le prénom de Meredith en hommage à james Meredith, le premier Noir à avoir intégré l'université du Mississippi. C'était compter sans les ravages de la sous-culture populaire. Quand elle avait rejoint la police, la seule Meredith que ses collègues connaissaient était Meredith Grey de grey's Anatomy
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FandolFandol   21 février 2021
Ne resta alors que la tiédeur d’une steppe d’émeraude au pied de la colline. La fraîcheur blanche d’une rivière scintillante emmêlant ses rubans autour de lourdes touffes de roseaux argentés. Un horizon dentelé à l’est de crêtes bleues argentées, et lissé à l’ouest par la houle irisée d’une prairie échevelée. Quelques chevaux à la crinière blonde, avec le monde entier pour pâture. Et au nord, un ciel qui se chargeait de rouleaux mauves d’un orage électrique. (page 369)
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Josephine2Josephine2   05 mai 2017
Page 28 :
- Est-ce que tu sais au moins ce qu’il cachait chez toi et que ceux qui l’ont tué voulaient récupérer ?
- Oui, répondit-elle.

Il attendit quelques instants en vérifiant intérieurement tous les paramètres, les variomètres et les cadrans de son potentiomètre à colère. Quatre mois qu’il s’était retiré, sur ordre du Nerguii lui-même, loin de tout, loin de sa vile, loin de son ancien métier, loin de ses amis et du corps et de l’esprit adorés de celle qui l’aimait, et voilà qu’en quelques heures il cédait à son premier amour nomade avec une vieille cavalière de passage et à sa première colère face à une autre plus jeune. Tsetseg avait raison : on reste toujours ce qu’on a d’abord été !
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Vidéo de Ian Manook
1915, Araxie, 10 ans, et sa petite soeur Haiganouche, 6 ans, échappent par miracle aux terribles massacres des Arméniens par les Turcs. La veille d'être abandonnées dans le sinistre désert de Deir-ez-Zor, après des mois de déportation à pied, elles sont vendues comme esclaves à un notable d'Alep. Un esclavage qui leur vole leur liberté, mais leur laisse la vie. Séparées par les aléas de l'histoire, l'une va poursuivre son destin en France où elle rencontrera Haigaz, un jeune arménien révolutionnaire qu'elle épousera, tandis que l'autre deviendra poétesse au coeur d'une Russie en proie à un totalitarisme sanguinaire. Ian Manook, qui s'inspire librement de son histoire familiale, relate avec un talent de conteur le destin de la diaspora arménienne dispersée aux quatre coins du monde par le désordre des guerres, les révolutions, mais aussi les histoires d'amour. Ses deux petites héroïnes, devenues de jeunes femmes pétillantes et intrépides, traversent les turbulences de l'histoire, entre horreur et humanité, jusqu'à cette veille de 1939, où la grande Histoire meurtrière va rattraper le continent européen.
Découvrir le livre: https://www.albin-michel.fr/ouvrages/loiseau-bleu-derzeroum-tome-1-9782226398994
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