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ISBN : 2361570238
Éditeur : Editions Transboréal (02/04/2011)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 19 notes)
Résumé :
À l’heure du voyage toujours plus court, organisé jour après jour, voire d’heure en heure, il convient de s’interroger sur ce qui constitue l’agrément de la découverte d’autres pays et cultures. Le voyage peut en effet, par la prodigalité de ses étapes – imprévus, haltes forcées, rencontres inattendues voire inespérées –, instituer une relation différente au temps, au point que ce sont les interstices du programme projeté, comme des parenthèses précieuses, qui en co... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (7) Voir plus Ajouter une critique
AmandineMM
  15 septembre 2012
Avec ce très beau voyage de Patrick Manoukian, j'ai enfin retrouvé l'enchantement de mes débuts avec cette collection de Transboréal. Je me suis à nouveau laissé entraîner dans la passion de l'auteur et les mots avec lesquels il la partage. Quelques petits bémols ont malheureusement émaillé cette lecture, mais ils sont tout à fait secondaires face à mon émerveillement retrouvé.
Dans ce témoignage, Patrick Manoukian retrace non seulement sa théorie du voyage, mais également la façon dont il l'a construite : en alternant quelques scènes emblématiques de certains de ses voyages et des passages plus théoriques, il invite le lecteur en douceur à découvrir une autre façon de voyager. Il cultive la nonchalance lors de ses déplacements et fait l'éloge de l'étape, ce moment particulier encadré par l'envie de s'arrêter et celle de repartir. le temps s'y déroule autrement et prend une autre dimension selon lui, lorsqu'on sait le prendre, sans songer à se presser et à parvenir à l'« arrivée ». Cette manière de voyager m'a tout à fait séduite, ainsi narrée par un passionné désireux de partager ce point de vue. C'est malheureusement aussi là que s'est niché le petit bémol que j'ai ressenti : en exposant si progressivement ses idées sur le voyage, au fur et à mesure de sa propre évolution, l'auteur se répète plusieurs fois, ce qui a fini par me lasser légèrement.
Heureusement, une fois le concept de l'étape bien établi par Patrick Manoukian, il développe davantage celui de nonchalance, qui imprègne d'autres aspects du voyage, comme la rencontre avec l'autre. Il donne à cette occasion quelques conseils pour cultiver soi-même cette attitude et se donner la chance de partager des moments tels que ceux qu'il a vécus. Enfin, à la fin du volume, il semble prendre du recul afin de répondre aux critiques possibles face à cette posture qu'il a adoptée : celle d'un entre-deux.
Par tous ces aspects, ce volume de la Petite philosophie du voyage est l'un des meilleurs que j'aie lu : il répond tout à fait à l'esprit de la collection et développe une vraie réflexion sur le voyage, tout en restant accessible à tout lecteur et en étant très agréable à lire. Une vraie réussite.
Lien : http://minoualu.blogspot.be/..
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delitterys
  30 mars 2012
Cette « petite causerie sur la nonchalance et les vertus de l'étape » déroule une vision du voyage qui m'est proche, celle du voyage comme « infusion » – et non comme entreprise de dévoration des kilomètres. Patrick Manoukian conte, d'anecdotes en anecdotes, la vertu des rencontres, le temps d'imprégnation et de cristallisation qu'est l'étape goûtée (et non imposée), la joie de s'asseoir côte à côte, et non face à face, pour partager en toute complicité, sans la barrière d'un visage à décrypter… Cette vision, à la fois humble et humaine, du voyage comme passage qui s'étire, comme déambulation se laissant surprendre, est portée par une plume élégante qui roule à plaisir les mots – comme l'auteur roule à plaisir vers les destinations dont le nom lui chante aux oreilles. Un beau plaidoyer pour le voyage et contre le touriste qui (se) « fait » des destinations plutôt que de les goûter… !
Une autre petite critique d'un livre de la même collection par ici :
Lien : http://www.delitteris.com/no..
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livr0ns-n0us
  20 janvier 2012
"J'ai découvert ce jour-là les vertus hypnotiques du sofa, ce petit meuble casanier, inconfortable, et pourtant si propice aux abandons qu'il vous pousse à délaisser l'inconfort petit-bourgeois pour des voyages inattendus."
Ainsi parle Patrick Manoukian (que je remercie encore mille fois pour l"envoi de son ouvrage, ainsi que les Éditions Transboréal). Si j'ai choisi de commencer cette chronique par cette citation, c'est que le sofa est au centre de ce court essai, puisqu'il incarne la pause, l'étape si chère à notre auteur. Je n'ai encore jamais chroniqué d'essai mais cela ne manquera pas de se reproduire si je mets la main sur d'autres textes d'une telle qualité...
"Essai", voilà un mot bien pompeux et pourtant vague pour qualifier ce court écrit. "Petite causerie" est sans nul doute un terme bien plus adapté, charmant, convivial, tout à fait représentatif des idées développées par Patrick Manoukian. le voyage n'est pas qu'une question de distance. C'est aussi, et surtout, une question de temps. le temps qu'on prend, celui qu'on laisse filer, celui qui semble perdu ; le temps que l'on partage, l'instant T, le moment présent. Avec des mots justes et beaux, Patrick Manoukian nous invite à réfléchir à la définition du voyage, à ce qu'il implique et ce qu'il promet. Émaillée d'anecdotes savoureuses et pleines de sens, la réflexion de l'auteur est un pur bonheur.
J'ai véritablement été transportée par cette lecture, et je ne manquerai pas d'aller jeter un coup d'oeil aux autres superbes petits ouvrages de cette collection. le temps du voyage permet à chacun, baroudeur infatigable ou sédentaire indécrottable de rêver un instant, d'apprécier le plaisir simple d'une douce lecture pleine d'émotions, de sensations. Ami lecteur, laisse-toi bercer par les mots, et acquérir au fil des pages cette nonchalance si séduisante...
Pour en savoir plus, n'hésitez pas à visiter cette page, sur le site des Éditions Transboréal : Patrick Manoukian. Pour les petits curieux, sachez qu'il est également l'auteur, sous le pseudonyme de Paul Eyghar, des Bertignac.
Lien : http://livr0ns-n0us.blogspot..
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Trebulle
  11 avril 2019
J'apprecie souvent les livres de la collection "Petite philosophie du voyage" des éditions Transboréal. Dans cette collection, des voyageurs de tous poils sont invités à partager leur experience du voyage sous un angle particulier. Ici celui du temps du voyage.
Je connaissais l'auteur Patrick Manoukian sous son nom de plume d'auteur policier : Ian Manook, mais ne connaissais rien d'autre de sa vie. La courte biographie en intro et les récits de quelques unes de ses expériences de voyage m'ont permis de le découvrir un peu mieux et de comprendre sa philosophie issue de plus de 50 ans de voyages.
Ne pas tout planifier, ne pas remplir le temps de son voyage de choses à voir, à faire, s'abandonner à la nonchalance de l'étape, prendre le temps de la rencontre, se laisser surprendre, apprendre quelques gestes quotidiens et les partager avec les personnes rencontrées en chemin, être conscient de l'ambivalence des moments vécus, ne reprendre la route qu'une fois qu'on est repu de l'étape et prêt à accueillir l'inattendu de la suite,... autant de propositions pour faire du voyage une rencontre et pas seulement la traversée d'un espace, pour employer le temps que l'accélération des modes de déplacement nous fait gagner à profiter plus longtemps des étapes plutôt que pour en voir toujours plus.
Typiquement le genre de petit livre à relire quand l'envie de barouder se fait sentir.
Il s'en dégage un sentiment de liberté et d'humanité que j'ai beaucoup aimé.
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Scipion95
  14 février 2019
Merci Patrick MANOUKIAN d'avoir mis les mots justes pour cette conception du voyage à laquelle je me suis adonné il y a une quarantaine d'années. Une approche tellement différente de celles des marchands de tourisme. Prendre le temps de glander lors d'étapes m'a souvent permis de partager des moments intenses loin des cartes postales et des itinéraires balisés. Merci aussi de m'avoir fait réaliser que le "côte à côte" permettait un dialogue fait d'échanges et de silences, bien différents de ceux du "face à face". Je ne l'avais jamais conceptualisé, mais je me remémore ainsi des moments forts sous différentes latitudes. Un tout petit ouvrage pour de grandes idées. Bravo et merci.
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
delitterysdelitterys   30 mars 2012
La beauté des paysages n’est souvent que la beauté des solitudes. Le voyage ne s’enrichit pas seulement des images, mais de la vie de ceux qui habitent ce que nous ne croyons être que des images. La solitude des paysages fait s’engouffrer l’univers en nous et souffler le vent du monde dans nos âmes. Le monde et nous. Nos solitudes et l’univers. Tel est le sens de la halte et du temps qu’elle arrête pour nous.
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keishakeisha   06 juin 2013
Je préfère l'étape au parcours et j'aime laisser mes étapes se construire autour de rencontres inattendues que le temps favorise. Mes petites astuces pour y parvenir sont simples : si vous le pouvez, ne laissez pas l'échéance du voyage déterminer vos étapes et ne préparez l'étape suivante que si le désir de quitter la précédente s'impose doucement à vous. Prenez l'habitude de vous asseoir à côté des gens plutôt qu'en face d'eux, faites vôtres certaines de leurs préférences et défendez-les avec eux, apprenez quelques gestes quotidiens à partager en toute complicité, choisissez de vivre des rencontres plutôt que de voir des choses... La nonchalance fera le reste, qui n'est ni un désintérêt, ni une paresse, mais la démarche élégante et naturelle d'un voyageur qui se sait un étranger qui passe.
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TrebulleTrebulle   11 avril 2019
J'ai fait en Mongolie un grand détour juste pour revenir partager l'un de ces instants privilégiés dans un lieu que j'avais aimé. Sous une large véranda en bois, face au petit campement de yourtes de Gobi Mon, au milieu des steppes parcourues de troupeaux sauvages, du crépuscule jusqu'à la nuit, je suis resté assis à côté de ceux dont je ne parlais pas la langue, m'imprégnant du bonheur d'être simplement là, à boire de l'aïrag en silence. Quand, tard dans la nuit, dans l'ombre des choses, sous une immense lune rousse, j'ai demandé à mon guide de traduire à mes hôtes l'émotion que je ressentais, l'un d'eux a répondu quelques mots dans sa belle langue toute en murmures : " La halte est le bonheur des nomades. C'est le temps immobile qui nous imprègne du monde." Comme nous buvions du thé au lait salé, l'image m'est venue d'une émotion qui infuse en nous. Le monde c'est l'eau, l'herbe c'est nous. Seul ce qui sort de notre moi le plus intime donne sa couleur et son goût au monde qui nous entoure. C'est en cela que chaque voyageur fait un voyage différent.
C'est cette sensation que j'appelle depuis " mon thé mongol", et que je m'efforce de siroter chaque fois que je peux m'arrêter quelque part où je suis bien, de préférence assis avec nonchalance à côté d'étrangers ue je viens de rencontrer.
p.50-51
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TrebulleTrebulle   11 avril 2019
Les hommes se mettent face à face pour s'affronter, et côte à côte pour se connaître. je suis convaincu depuis que c'est un principe universel. [...]
Voyager côte à côte, marcher ensemble, régler son pas l'un sur l'autre, se parler en regardant la même route, ou chacun de son côté le même paysage, déjà l'image est belle et suffirait à faire opter pour cette sagesse. Mais c'est à l'étape que ce précepte prend tout son sens. Depuis longtemps je ne m'assied plus face aux gens, mais à leur côté. Ce simple détail suffit souvent à changer l'émotion des rencontres, même dans les longs silences partagés que le face-à-face ne permet pas sans gêne. Côte à côte, on a toujours l'impression que l'horizon, au loin, rapproche les vies parallèles. Face à face en revanche, la présence de l'un marque physiquement la limite de l'autre, influant sur la durée de l'échange, car si l'on peut rester longtemps sans rien se dire côte à côte, face à face le silence de l'autre pousse vite au bavardage ou au départ. C'est presque le symbole de l'étape, qu'on pourrait définir comme le moment et le lieu statiques où l'on croise la vie d'autres gens. On ne s'y percute pas comme dans un face-à-face. Toute la perspective de l'un est ouverte au regard de l'autre.
p.38-39
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TrebulleTrebulle   11 avril 2019
On dit en Chine que le vrai voyageur ne sait pas où il va. Un voyageur , en effet, ce n'est pas quelqu'un qui va quelque part. Cela, c'est un visiteur qui va, qui visite et qui revient. Si le voyageur sait où il va, alors il n'a pas la surprise de la découverte ou de la rencontre. Il n'y a pas pire étape que celle qui ressemble à l'idée qu'on s'en faisait. Pour voyager heureux, il faut voyager surpris, c'est-à-dire ne pas avoir de but pour saisir, à chaque instant, l'occasion d'une halte imprévue. En d'autres termes, la force du voyage, c'est ce qui nous en détourne.
Tel est le sans que je donne à ce dicton rwandais selon lequel "la route n'enseigne pas au voyageur ce qui l'attend à l'étape". J'ai fait mienne cette idée selon laquelle l'étape et l'itinéraire sont deux aventures parallèles mais distinctes. Sans doute notre erreur est-elle de toujours vouloir lier les deux, et de ne faire des étapes que les jalons d'un itinéraire, ou de l'itinéraire qu'un moyen de relier des étapes. Peut-être faut-il vivre au contraire les deux simultanément mais de façon différente. L'itinéraire nous déplace dans le temps et l'espace, et l'étape nous y replace.
p.32-33
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Videos de Ian Manook (43) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Ian Manook
En Alaska, tout chasseur peut devenir une proie. Et avec son dernier roman, "Crow", tous les lecteurs de polar sont des cibles pour Ian Manook. Une fois touché, impossible de se défaire de ses histoires redoutables. BePolar l'attend de pied ferme avec une rafale de questions...
Découvrez toutes les interviews de Quais du Polar : https://bit.ly/2UAHsed
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