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ISBN : 2253112097
Éditeur : Le Livre de Poche (30/03/2016)

Note moyenne : 3.66/5 (sur 374 notes)
Résumé :
Quand le vent du Nord s’abat sur les steppes enneigées d’Asie centrale, personne ne vous entend mourir. Pour Yeruldelgger, le salut ne peut venir que de loin, très loin…
Après le succès mondial de Yeruldelgger, couronné par de nombreux prix, Ian Manook retrouve la Mongolie et ses terres extrêmes dans un grand thriller d’une originalité absolue.

Ce nouvel opus des aventures de Yeruldelgger aborde la question des relations troubles de la Mongolie... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (122) Voir plus Ajouter une critique
Alfaric
  04 août 2016
Qu'est-ce que c'est que ce sac de noeuds de 580 pages ??? J'aimerais dire que cela jump the shark très rapidement, mais en fait ça jump the shark tout le temps… (sans parler des What The Fuck ? et des deus ex machina)

L'IGS (ça existe en Mongolie ?), la Sécurité Nationale (ça existe en Mongolie ?), les services secrets chinois, Vladimir Poutine, le FSB et les mafias russes, Angela Merkel et le Bundesnachrichtendienst, David Cameron et le MI6, des enlèvements, des assassinats, des trafics de clandestins, du vol à la tire à l'échelle internationael pour au final un banal règlement de compte entre homines crevarices... OK, on est dans un mélange entre Rocambole et John le Carré avec un John McLane des plaines, mais passé un cap le joyeux délire de la Série B jamesbondienne devient juste un gros nanard à la Steven Seagal et j'ai arrêté de chercher à comprendre la logique du roman policier où criminels et enquêteurs mettent tous la charrue avant les boeufs. Pire, je ne savais même plus pourquoi on avait commencé par deux scènes de crime à la Les Experts Mongolie / NCIS Oulan Bator, dont tout le monde y compris les enquêteurs et les lecteurs finissent par se contrefoutre (qui était le cavalier gelé ? OSEF ! Pourquoi il a été écrasé par yack jeté d'un hélicoptère ? OSEF !! Pourquoi des bidasses en délire ont-ils été tués à cause de cela ? OSEF !!! Bref faire simple et cohérent quand on peut faire compliqué et incohérent…)
Et pour ne rien gâcher, l'auteur se fait plaisir avec Armen l'Arménien (humour j'imagine), le barbouze au placard qui reprend du service. Allez zou, déjà que cela part des tous les sens parfois sans aucun sens, il faut ajouter Laurent Fabius, la DSGE, la BAC et la ferroviaire, OSS 117 et Jason Bourne avec l'inévitable évocation du génocide de 1917... Soupirs
Le personnage principal qualifié de ninja shaolin (sic), emprunte consécutivement à Kojak, Dirty Harry, Starsky et Hutch, Crockett et Tubbs, Rick Hunter, Martin Riggs, Robert Goren, Horatio Caine et surtout Chuck Norris. OK l'auteur l'envoie où il veut le voir sévir à grands coups de révélations à la Docteur House, sans se soucier de la cohérence de l'ensemble (genre le gros délire à la Tarantino sur le hockey européen en pleine séance de passage à tabac…). Mais malgré le second degré et l'autodérision cela se prend quand même au sérieux avec moult passages dignes d'un polar nordique sur la misère urbaine d'Oulan-Bator, la misère rurale des steppes infinies, les cités minières pourries de Russie et les cités dortoirs pourries de France... Yourtes, isbas, banlieues même combat ? L'auteur s'attarde maintes fois pour basher l'héritage du Régime d'Avant aka celui de l'URSS, mais quand on voit le résultat de 25 ans de capitalisation et de libéralisation des pays anciennement soviétiques il faut parfois bien plisser des yeux pour voir les différences… Avant t'étais pauvre et dans la merde, maintenant t'es pauvre et dans la merde, mais avec un i-machin pour aller râler sur les réseaux sociaux et aller voir les überrichs péter dans la soie... Ironie inside j'espère ? Oui parce que dans la Mongolie de Ian Manook, tous les protagonistes de l'intrigue ont un i-phone TM, un i-tab TM, un mac-book TM… Bonjour la suspension d'incrédulité !!! (sans parler de la facilité pour les jeunes diplômés de trouver un emploi dans la conception et la maintenance de sites web, des distributeurs automatiques des derniers sodas light à la mode, des centres commerciaux type mall et des cybercafés dans un pays où un tiers de la population est encore nomade… ou de la couverture intégrale du pays par Google Maps à laquelle n'importe quel quidam peut accéder... mdr)
Sinon que reste-il des autres personnages ? Solongo ne sert à rein, Gantulga est cantonnée au rôle de MacGuffin, et Oyun est de nouveau le centre d'intérêt de toutes les scènes grimdark du récit (censément traumatisée par ce qu'elle a subi dans le tome 1, elle s'envoie en l'air dès les premiers chapitres du tome 2 avec un couple adepte du triolisme à voile et à vapeur… c'est n'importe quoi !)

Plus que jamais on sent le polar occidental mainstream plaqué sur un décor exotique pour être plus vendeur, mais pourquoi raconter une histoire qui se déroule en Mongolie pour se retrouver avec un personnage principal qui cite Victor Hugo, Voltaire, Lamartine et Baudelaire à tout bout de champ ?
Après cela reste un page-turner qui remplit son office grâce aux capacités de dialoguiste de l'auteur, et pas mal de répliques m'ont bien fait rire quand même (genre les truffes de l'opération « Goldorak » ^^)… Mais je ne serai pas du tome 3, car les nombreuses descriptions culinaires mongoles, russes ou françaises ne compensent pas la pénibilité de devoir se caguer le placement commercial de tous les véhicules automobiles ou de tous les i-machins créés par Steve Jobs.

Challenge Pavés 2015-2016
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Eve-Yeshe
  05 février 2015
Nous sommes en Mongolie, sous le vent, la neige, le « dzüüd » pour utiliser le terme adéquat. L'inspecteur Oyun est sur une scène de crime : on a découvert le cadavre d'un Yack, sous lequel git un cheval dans le même état et ce qui reste de son cavalier, « la jambe bottée, le pied encore dans l'étrier qui dépassait entre le dos gelé du cheval mort et la panse vitrifiée du yack ». Un militaire l'a rejoint sur une antique auto chenille datant de l'ère soviétique.
Ailleurs, sur une zone Strictement Protégée du massif de l'Otgontenger, Yeruldelgger a été appelé par un professeur qui étudie les comportements des oiseaux, en particulier les gypaètes, auxquels il a donné des noms d'auteurs français des Lumières, car il a trouvé un bout d'os humain. Intrigué par le comportement d'un des rapaces, il a vu, avec ses jumelles d'ornithologue, un corps suspendu dans un crevasse dans la montagne. Deuxième scène de crime ?
Mais, notre ami se fait arrêter par la « police des polices » pour le meurtre d'une prostituée qui l'a aidé dans ses enquêtes et dont le fils a disparu. Complot ?
Rapidement relâché mais pas encore libre de ses mouvements, il enquête sur ce meurtre, et apprend que l'escort-girl avait adopté un garçon des rues et celui-ci a disparu, en même temps qu'un autre gamin des rues, Gantulga, que Yeruldelgger a pris sous son aile, le confiant à un monastère Shaolin par lequel il est passé lui-aussi.
C'est le premier roman de l'auteur Ian Manook que je lis et je suis sous le charme. Il se passe en Mongolie, Oulan Bator, sous l'oeil de Gengis Khan, dans des conditions climatiques hors du commun pour nous Occidentaux.
C'est un dépaysement total parmi les yacks, les Nomades, leur hospitalité malgré leurs faibles moyens et leurs coutumes au pays des yourtes richement décorées, les loups.
Au fil de l'enquête, on va voyager dans ce pays à l'abandon depuis l'implosion de l'ex URSS, où la pollution et la corruption règnent, mais également en Chine et en Russie avec une description de la ville de Krasnokamensk sidérante avec les commerces illégaux, les politiques, les pots de vin, la recherche du pouvoir.
L'auteur nous emmène aussi en France, au Havre, à la recherche de Gantulga, où la découverte des cadavres de 6 jeunes garçons dans un container va donner à cette affaire une toute autre dimension.
Une frustration : j'ai choisi ce livre car le titre et le lieu de l'action me plaisait mais, je ne savais pas qu'il y avait un premier tome. Cela ne m'a pas gênée dans la compréhension, mais il manquait des éléments pout tout bien apprécier. Alors devinez quoi ? je me suis acheté le premier tome, illico car j'avais vraiment envie que rien ne m'échappe dans cette histoire.
Un pavé de plus de 523 pages qui se dévore avec la même gourmandise (et parfois la même difficulté à digérer) que les pâtisseries dont j'ai parlé plus haut. L'histoire est haletante, et on apprend beaucoup de choses sur ces pays, ce qui me plaît beaucoup, comme d'habitude.
Une intrigue captivante donc, malgré des scènes dures, des façons de torturer particulières, et le tout dans une belle écriture, des descriptions à couper le souffle et une étude plus approfondie sur mon blog

Lien : http://eveyeshe.canalblog.co..
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gruz
  02 février 2015
Les premières aventures de Yeruldelgger ont rencontré un succès aussi phénoménal qu'inattendu, succès qui ne se dément pas avec la sortie récente du roman au format poche.
Lire un tel récit, ce n'est pas seulement plonger dans un roman noir et violent. C'est rencontrer des personnages vraiment atypiques et également une invitation à un voyage extraordinaire au plus profond de la Mongolie.
Yerul 2, le retour (sous-titré Les temps sauvages), enfonce le clou (mais pas avec le même marteau). Il eut été en effet facile de reproduire le même schéma, mais se serait faire injure à Ian Manook.
Bien sûr (et heureusement !) on retrouve les mêmes ingrédients qui ont fait de la recette initiale un thriller (roman noir ?) hors norme : ces personnages étonnants et cette Mongolie si dépaysante, mis en lumière par une plume éblouissante.
Mais l'auteur ne tombe pas dans la facilité et sa tambouille prend cette fois-ci d'autres saveurs et d'autres couleurs, cette fois-ci.
Ne vous étonnez pas si j'use de métaphores culinaires durant cette chronique. La cuisine et les repas prennent une place importante dans ce récit (entre recettes connues ou d'autres beaucoup moins). Et qu'est-ce qu'il peut ingurgiter ce commissaire Yeruldelgger !
Ce choc des cultures culinaires est à l'image de l'intrigue de ce Yerul 2 : une enquête qui peut sembler démarrer classiquement (mais avec des meurtres totalement inhabituels), dans un cadre exotique où se mélangent tradition et modernité. C'est tout le paradoxe de cette Mongolie du XXIème siècle et des romans de Ian Manook.
Comment classer ce roman ? Polar ? Thriller ? Non, juste Yeruldelgger !
Au diable les classifications, Manook propose une nouvelle fois une immersion dans un monde tellement loin de nos « belles » certitudes occidentales.
Un récit original, aux vraies dimensions humaines, sociétales et spirituelles (et j'en passe pour ne rien déflorer de l'intrigue). Bref, une histoire totalement inclassable, absolument rafraîchissante (au sens propre comme au figuré, il fait moins 30°) et qui peut tout à fait se lire individuellement du premier tome.
Je le répète, Yerul 2 révèle une autre teinte de noir, un autre type d'enquête, des personnages qui ont vraiment évolué et même une autre écriture parfois.
Car l'intrigue policière prend assez vite un virage (d)étonnant, avec des enquêtes qui s'imbriquent dans l'enquête. Elle sort de la seule Mongolie pour s'étendre dans la région des trois frontières (avec la Russie et la Chine) et même jusqu'à une contrée bien moins exotique pour nous ;-).
Eh oui, le monde devient ridiculement petit quand on parle d'escroquerie.
Et quels personnages incroyables que ces individus tous plus étonnants les uns que les autres. A l'image de l'inspectrice Oyun qui prend une place prépondérante dans ce second tome (au point d'être sur la magnifique couverture). Avec Yeruldelgger bien sûr ; un Yerul colérique qui a bien du mal mettre en application ce que les moines lui ont inculqué par le passé. Et puis un sacré nouveau venu également, du même acabit que notre commissaire (et je ne parle pas des méchants de l'histoire…).
Les temps sauvages est un roman où se succèdent des scènes plus ahurissantes les unes que les autres, le tout mis en mots de manière éblouissante.
Manook est un vrai conteur qui sait de quoi il parle, donnant une vraie profondeur et ce coté si crédible au roman. Il s'appuie sur ses propres expériences de voyages, complétées par la moisson de témoignages de personnes rencontrées lors de ses pérégrinations. On est très loin du banal recopiage de Wikipedia.
Le ton général est lui-même assez différent du premier tome, plein d'humour (décalé souvent), bourré de traits d'esprit et même de sarcasme. Une écriture spirituelle, parfaitement en phase avec ce coté spirituel qui plane toujours au dessus de cette Mongolie si ancrée dans ses traditions.
Et puis vous en connaissez beaucoup des romans où un personnage scande du Voltaire au fin fond des steppes, en pleine tempête ? ;-).
Alors ce Yerul 2, aussi bon que le premier ? Franchement, bien que la surprise liée à la découverte de ce pays ne soit plus aussi vive, j'ai vraiment envie de répondre par l'affirmative. Oui, mille fois oui, ce roman est un sombre bijoux, une merveille noire, et une lecture tout simplement indispensable.
Alors, mettez vos moufles et habillez-vous chaudement durant ce voyage, parce que vous allez vraiment avoir l'impression d'y être.
Lien : https://gruznamur.wordpress...
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Domi_V
  16 février 2015
Après ma première escapade avec le commissaire Yeruldelgger en Mongolie, j'avais choisi de continuer mon voyage dans ce pays aux horizons indéfinis...
Et ça s'amorçait plutôt bien, avec quelques cadavres tombés du ciel dans un enfer de glace et de neige et des débuts d'enquêtes embrouillées à souhait en compagnie de l'inspectrice Oyun à la langue bien pendue et Yeruldelgger plus bougon et imprévisible comme jamais.
Mais après que le robuste commissaire est accusé d'un sanguinolent méfait qui le fait voir rouge... après que quelques gamins (dont un proche de Yeruldelgger) décident d'aller voir si ailleurs le monde se porte mieux... -"ailleurs" qui se trouve en France où un flic français d'origine arménienne (et très sympa !), parfait reflet "surhommien" de Yerul', débute une enquête à contresens-... le lecteur subodore une implication belliqueuse de différents services et organismes hauts placés, forts en gueule, et surtout convaincus de leur pouvoir...
"Embrouillés" devient alors embrouillaminis... et ma concentration vaguait de plus en plus souvent dans le néant (très mauvais signe, ça !). Je revenais (en soupirant) régulièrement des pages en arrière pour tenter de repêcher le fil de ce sac de noeuds.
Or, même si je suis restée sceptique quant aux déroulements parfois insolites des intrigues, les exploits improbables des mâles inspecteurs et l'endurance fantastique de la féminine Oyun, ce roman noir est indubitablement bien écrit et sans fadeur !
Il aborde aussi, comme dans le premier, des différents sujets problématiques auxquels est confronté la Mongolie actuelle : l'auteur sait faire ressentir à merveille la regrettable influence soviétique d'avant 1990, sur les paysages, les architectures et les mentalités des autochtones... raconte de quelle abominable façon le pays à été dépouillé de ses ressources naturelles, focalise les intrigues policières sur les agissements véreux, maquignonnages et machinations d'une poignée d'hommes qui espère tirer profit d'un pays en réédification.
Et il reste quoi alors de ce peuple mongolien, aux traditions ancestrales, à la spiritualité dictée par les vastes espaces, fier de sa culture orale, sa cuisine, sa hospitalité..., aujourd'hui rendu vulnérable par ces temps "modernes" et donc, sauvages !

Un grand merci à Babelio et Albin Michel pour ce voyage dans les steppes asiatiques.
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jeranjou
  19 février 2015
D'un Truc glacé en Laponie vers un Manook sauvage en Mongolie…
Sans avoir encore eu la chance de lire « Yeruldelgger », le premier roman couronné de succès de Ian Manook, mais ayant bien apprécié « le dernier lapon » d'Olivier Truc, je ne pouvais que craquer quand Babélio m'a proposé de découvrir le tout nouveau tout chaud « les temps sauvages ».
Une couverture au regard hypnotique d'une femme venue du froid, ce roman de plus de cinq cent pages débute sur les chapeaux de roue en combinant plusieurs histoires paraissant indépendantes les unes des autres.
A travers les steppes glacées mongoles, l'inspectrice Oyun débarque accompagné de Gourian, un jeune militaire de faction dans la région, sur la scène plutôt surprenante d'un accident ou d'un crime: un cheval et son cavalier écrabouillés sous un yak, complètement congelés comme de la pierre.
Dans une autre région montagneuse de Mongolie, Yeruldelgger, le supérieur hiérarchique d'Oyun, répond à l'appel du professeur Boyadjian, d'origine Arménienne et gardien d'un petit musée archéologique. En examinant les gypaètes (espèce d'oiseaux), Boyadjian a cru déceler un cadavre dans le creux d'une falaise.
Et pour couronner le tout, Solongo, la femme de Yeruldelgger et médecin légiste de profession, examine avec stupeur le corps d'une femme que tous les deux connaissent parfaitement, une certaine Colette au surnom français comme vous l'aurez remarqué.
A partir de ces trois histoires, l'auteur va faire monter sensiblement la température à la fois au sens propre et au sens figuré, afin de dénouer le fil de ces trois histoires dramatiques.
De la Mongolie en passant par la Russie, ce roman va même faire escale au Havre de manière surprenante, brouillant les pistes jusqu'à la toute fin du livre.
Contrairement à un polar classique, Manook ajoute à ses récits de nombreuses références politiques et historiques.
Ainsi, j'ai été très curieux de vérifier que Mardai (1), ville minière d'uranium située en Mongolie mais exclusivement peuplée de russes jusqu'en 1990 à la suite de la chute du mur est désormais une ville fantôme.
Dans un autre registre, plusieurs articles de presse confirment effectivement que l'ancien milliardaire Khodorkovski avait été emprisonné comme d'autres opposants politiques durant une dizaine d'année dans la ville de Krasnokamensk, entièrement polluée par l'uranium et dont l'espérance de vie de ses habitants est à peine au-dessus de 40 ans. Bon courage Khodorkovski…
Ayant terminé le roman, j'ai été très surpris d'apprendre que l'auteur Ian Manook était le pseudonyme de Patrick Manoukian, natif de Meudon. le style de cet écrivain et ses connaissances approfondies de la Mongolie et de la Russie m'ont plutôt bluffé et rendu curieux. Néanmoins, les scènes du roman qui se situent en France ne m'ont pas vraiment convaincu et paraissaient décalées par rapport au reste du livre.
En guise de conclusion, « Les temps sauvages » mélange à la fois le plaisir d'un bon polar avec la curiosité aux nombreuses références croustillantes sur la Mongolie et à son ancien grand frère la Russie. Une belle réussite à ne pas manquer, souvent un peu trop complexe à suivre (surtout en France) … mais à lire assurément après « Yeruldelgger ».
Faites ce que je dis… et non pas ce que j'ai fait.

Ps : Et merci à Babélio et aux éditions Albin Michel pour cette lecture !

(1) « Les ruines du communisme : une mine d'uranium abandonnée en Mongolie »
En octobre 1989, le Président de la République Populaire de Mongolie, alors un satellite de l'URSS, révèle au public l'existence d'une mine d'uranium secrète dans l'Est du pays. Depuis 1981, celle-ci était exploitée par des mineurs soviétiques, pour le profit exclusif de l'URSS. La ville de Mardai, secrète également, accueillait les mineurs et leurs familles, en complet isolement du reste du pays et de la population mongole. Écoles, magasins, clubs de travailleurs, infrastructures sportives: tout était aménagé pour recevoir au mieux cette population secrètement expatriée. Ceux qui l'ont connue se souviennent de Mardai comme d'un joyau de la modernité soviétique, offrant des merveilles de technologie et de confort auxquelles même les Moscovites n'avaient pas droit. Quelques années après la révélation de son existence au grand public, la ville est pourtant subitement désertée de sa population, lorsque la mine cesse d'être exploitée, et que les ouvriers sont soudain rapatriés. Mardai devient alors l'objet d'un démantèlement méthodique de la part de la population mongole, qui s'empare de tous les éléments métalliques de la ville afin de les revendre de l'autre côté de la frontière chinoise. En quelques années, ce monument du socialisme devient une ruine, ce symbole du pouvoir colonial soviétique est changé en ville fantôme.
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critiques presse (5)
LaPresse   18 mai 2015
Ian Manook, ne recule devant rien pour surprendre le lecteur.
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeDevoir   11 mai 2015
Il peint ainsi une Mongolie que l’on reconnaît pleinement, pour peu qu’on la connaisse, et qui devient sous sa plume « un personnage à la fois charmant, séduisant et très violent ».
Lire la critique sur le site : LeDevoir
LeJournaldeQuebec   07 avril 2015
Ca varge, ça trucide, ça gicle, c’est plein de brigands de chez brigands...
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
LaPresse   23 mars 2015
Ce livre est un polar formidable, probablement ce qu'il y a de mieux sur le marché actuellement»
Lire la critique sur le site : LaPresse
LeJournaldeQuebec   23 mars 2015
Sueurs froides garanties.
Lire la critique sur le site : LeJournaldeQuebec
Citations et extraits (69) Voir plus Ajouter une citation
Domi_VDomi_V   08 février 2015
Oyun n'avait pas souvenir de tels dzüüd dans son enfance. Le premier dont elle se souvenait était celui de 2001. Un hiver si rude et si long que sept millions de bêtes étaient mortes à travers le pays. Elle gardait en mémoire l'image de ces milliers de nomades encore fiers et solides quelques mois plus tôt, venus s'échouer pour mendier et mourir en silence, transis, dans les égouts d'Oulan-Bator. Les hommes avaient perdus tous leurs chevaux, les femmes tous les yacks et toutes les chèvres, et les enfants tous les agneaux et jusqu'à leurs petits chiots. Cet hiver-là avait tué en Mongolie plus d'âmes que les avions des tours de Manhattan.
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Eve-YesheEve-Yeshe   05 février 2015
Le matin déjà, un brouillard jaune avait étouffé la ville… La deuxième ville la plus polluée du monde… même devant Mexico… une seule ville digne de ce nom au pays des steppes aux herbes ondoyantes, des troupeaux libres et sauvages et des lacs aux eaux pures et elle était plus dangereuse que Tchernobyl… Devait-il vraiment continuer à aimer ce pays qui courait à sa perte, avec la même arrogance qu’il avait chevauché, des siècles plus tôt, à la conquête de civilisations qui lui étaient cent fois supérieurs ? P 77
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jeranjoujeranjou   19 février 2015
Deux hommes coururent jusqu’aux voitures pour rapporter des sangles et la civière. Mais à peine le corps nu hissé hors de l’eau, Zarza les arrêta.

- Ah, là, client, dit-il à l’adresse du gradé, il va falloir y retourner.
- Et pourquoi ça ?
- Ce cadavre-là n’est pas le bon.
- Ah oui ? Et comment vous savez ça ?
- Peut-être parce que celui-là a des couilles ? suggéra Zarza.

(Betty, une femme disparue était recherchée dans la zone)
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anlixelleanlixelle   29 novembre 2016
Des milliers d'assauts quotidiens de petites turpitudes, de bassesses, de méchancetés, de jalousies qui se formaient en tourbillons pour devenir des vols, des crimes, des assassinats. Son métier ne lui donnait à voir que le côté obscur de l'humanité.
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Ellane92Ellane92   10 mars 2015
- Tu sais, les citadins et les étrangers nous prennent pour des sorciers. Toutes ces histoires de chamanes, ces pouvoirs surnaturels, ce lien avec les esprits… Tout ça n'est que foutaise. Tu sais quelle est notre seule force ? C'est celle de prendre le temps d'être là, dans la steppe, immobiles. Il suffit d'écouter et de regarder pour avoir l'air d'un sage.
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Vidéo de Ian Manook
La tournée du Camion qui livre a lieu du 8 juillet au 20 août 2017 et a fait étape à Collioure. Vous avez pu y retrouver Ian Manook pour des dédicaces et un atelier d'écriture plutôt sympathique ! Suivez tout l'itinéraire et le programme d'animation tout l'été sur www.lecamionquilivre.com
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