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ISBN : 2072789877
Éditeur : Gallimard (07/06/2018)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 77 notes)
Résumé :
Le commissariat de Panteuil, banlieue nord de Paris, future incarnation de la "nouvelle politique de sécurité" du ministre de l’Intérieur ? C’est en tout cas ce que souhaite sa commissaire en cette année 2005. Ce haut fonctionnaire policier ne manque pas d’ambitions: sa politique de maintien de l’ordre dans les quartiers, radicale, théorisée, doit servir les objectifs du ministre et, en passant, sa propre carrière.
Ses hommes, sur le terrain s’y emploient à l... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (25) Voir plus Ajouter une critique
carre
  14 juin 2013

J'attendais certainement trop de ce roman de Manotti, et ma déception est à la hauteur.
A travers deux novices d'un commissariat d'une banlieue parisienne, un tableau désenchanté ou la précarité, la corruption, l'arrivisme, la dérive des banlieues, les illusions perdues sont mis en avant. Sur des sujets brûlants le regard de Manotti se veut sans jugement, ce qui l'honore, les faits rien que les faits, mais hélas en tout cas pour moi, ces personnages sont bien trop caricaturaux pour rendre son roman passionnant. Flics ripoux (forcément violent, manipulateur, un QI d'huitres ou de skinhead), jeunes flics qui découvrent le terrain bien loin des cours de l'école de police (ha bon, c'est comme ça sur le terrain !!!), gradés et politiques manipulateurs ou carriéristes (les deux allant souvent de pair). Comme le chante « Ah que Johnny » noir c'est noir, dommage que Manotti n'est pas nuancée un peu plus ces portraits. J'ai eu le sentiment d'enfoncer des portes ouvertes. C'est pas douloureux mais ça lasse.
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Renod
  27 juin 2017
Eté 2005, le Ministre de l'Intérieur prépare sa candidature à l'élection présidentielle. Ses conseillers organisent des réunions informelles pour élaborer son programme sur le thème central de sa campagne : l'insécurité. La commissaire le Muir prend la parole au cours d'une de ces réunions pour faire part de son expérience au sein du commissariat de Panteuil, dans la banlieue nord de Paris. Pour cet officier ambitieux, le seul facteur de cohésion de la société française, c'est la peur. Peur de l'insécurité, des autres, du déclassement, des zones de non droit. Et sa conception du maintien de l'ordre est radicale, même si la réalité du terrain semble moins glorieuse. Lors de son arrivée à Panteuil, sa première décision a été d'interdire l'alcool dans l'enceinte du commissariat pour limiter le risque de bavure. Et pourtant, les mauvaises habitudes perdurent… Cynisme, racisme et passages à tabac sont devenus ordinaires. La force publique se montre parfois brouillonne et maladroite, souvent massive et brutale. Quant aux gros bras de la Bac, cela fait longtemps qu'ils ont franchi la ligne jaune. Mais heureusement, les "collègues" et leur hiérarchie s'entendent parfaitement pour couvrir les bavures. Une nuit, un immeuble squatté par des familles maliennes prend feu. Panteuil se retrouve au coeur de l'actualité. Dominique Manotti livre ici roman à charge sur l'idéologie sécuritaire mise en oeuvre au début des années 2000. Il faut faire du chiffre et exploiter habilement les nombreux faits divers. Elle dénonce les brutalités policières, la corruption, la concurrence entre services et l'infiltration de réseaux aux frontières de l'extrême-droite et du banditisme. Si certaines de ses observations sont justes, ses procédés sont trop manifestes et elle tombe rapidement dans la caricature, le cliché et le manichéisme. L'ambition est louable mais le résultat manque de crédibilité. Les auteurs français de polar ont décidément bien du mal à parler de la banlieue...
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kuroineko
  24 juin 2018
Premier essai avec Dominique Manotti mais non transformé. Son roman comporte certes des éléments intéressants en mêlant délinquance, problèmes des banlieues, magouilles et brutalités policières, manoeuvres politiques pour éradiquer la racaille, ... Impression de déjà-lu mais ça aurait pu tenir.
Or, j'ai trouvé ses personnages trop caricaturaux: flic ripoux, misogyne, raciste, violent; nouvelle recrue angélique, la commissaire dévorée d'ambition, etc. Là aussi, on pourrait se dire que ça existe réellement (très certainement) si ce n'était que la façon de les mettre en scène manque de réalisme. Et de profondeur.
Quant au style, Bien connu des services de la police devrait être vendu avec un pack d'eau tant il est sec! Ça manque de liant ce qui donne une sensation de décousu dans la construction romanesque.
Dominique Manotti recourt à de nombreux acronymes tels que BAC, SAC, GAL et j'en passe. C'eût été bien pour le lecteur d'en donner le nom complet, en note infra-paginale par exemple. Car si BAC est bien connu, d'autres restent plus sybillins. Merci Google pour les infos. Ça ne change certes pas l'histoire mais le procédé m'a rapidement irritée.
Bref pas une de mes meilleures lectures, alors que la quatrième de couverture avait suscité tant d'envies et d'attentes. Sans doute trop...
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encoredunoir
  24 juin 2012
Nous sommes en 2005 et une série d'événements enflamme littéralement la ville imaginaire de Panteuil, banlieue parisienne. Là, dans le commissariat, viennent d'arriver de jeunes recrues encore bourrées d'illusions. Elles vont vite rencontrer leurs collègues et apprendre qu'ici on n'est pas là pour faire des sentiments mais pour appliquer la nouvelle politique sécuritaire développée par le cabinet du ministre de l'Intérieur. Et ce d'autant plus que la commissaire le Muir, dont les dents ont déjà usé de nombreux parquets, a promis au ministère d'obtenir des résultats. Elle peut pour cela compter sur une partie de son effectif qui a oublié depuis belle lurette qu'elle était là pour servir la population et non pas pour se servir sur son dos.
Pas de doute, il s'agit bien d'un roman de Dominique Manotti : on reconnait dans l'intrigue et la présentation des personnages le recul de l'historienne, la distanciation que permet une étude – que l'on présume très bien documentée – du contexte, et l'empathie de l'écrivain pour ses personnages. Aussi, ce qui fait la force de Manotti, encore dans Bien connu des services de police, c'est l'inéluctabilité du dénouement que l'on sent par avance terrible et profondément injuste. Malgré tout, on essaie de se raccrocher aux quelques lueurs d'espoir que nous laisse quand même entrevoir l'auteur : le flic ripoux va-t-il trouver la rédemption ? Les jeunes recrues représentent-elle un changement à venir ? La policière des RG va-t-elle mettre au jour le scandale qui couve ? Échappera-t-on à l'élection à la présidence du ministre de l'Intérieur en 2007? Peut-être certaines d'entre-elles aboutiront en fin de compte à quelque chose de positif. Peut-être toutes. Peut-être aucune. Pour le savoir, il ne vous reste plus qu'à vous plonger dans ce bel et bon roman noir.
Lien : http://www.encoredunoir.com/..
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umezzu
  28 novembre 2014
Dominique Manotti sait parfaitement s'insinuer dans un passé très récent pour en faire ressortir les basses oeuvres qui concourent aux jeux des puissants (Sombre Sentier, A nos chevaux, Nos fantastiques années fric...).
Avec Bien connu des services de police, elle a cette fois su devancer l'actualité en imaginant les tripatouillages qui peuvent se commettre au nom de la justice dans un commissariat de police. Toute relation avec des affaires récentes dans la région lyonnaise n'est qu'un pur hasard, mais témoigne quand même d'une bonne analyse de la façon de fonctionner de certains policiers, et surtout d'une certaine hiérarchie policière.
Le ballet s'ouvre en 2005 sur le commissariat de Panteuil, en banlieue nord de Paris, sa commissaire carriériste, adepte du chiffre et de la bâtonnite. Pour garantir leurs résultats, et une pseudo sécurité dans les quartiers, les agents font se qu'ils peuvent, et parfois trichent un peu, beaucoup, pour réussir à satisfaire la demande hiérarchique.
Noria Ghozali, commandant aux Renseignements Généraux, n'est pas dupe de ce mode de fonctionnement. L'incendie d'un squat va mettre en lumière les intérêts croisés politiques et immobiliers, qui primes sur les considérations humaines dans de telles conditions.
Encore un Manotti qui se lit d'une traite et qui amène à se poser bien des questions sur notre société.
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Citations et extraits (15) Voir plus Ajouter une citation
RenodRenod   27 juin 2017
(...) nous tentons d’assurer, à un coût socialement acceptable, le confinement des problèmes et la stabilité de l’ensemble de la société française. Car, ne nous y trompons pas, aujourd’hui, c’est la peur de l’insécurité, fortement corrélée à la peur de l’étranger, la hantise du ghetto, à la fois hyper réel et fantasmé, qui sont les ferments de la cohésion sociale.
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RenodRenod   27 juin 2017
Quand un flic cherche du renseignement, et comment pourrait-il faire son travail sans renseignement, c’est son oxygène, il est amené à fréquenter ceux qui le détiennent et qui sont par définition des truands. Et quand il fréquente des truands, il est amené à entendre des choses qu’il préférerait ne pas entendre. Après, ce qu’il en fait, question d’arbitrage…
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Lilou08Lilou08   21 février 2014
— Tes papiers.
L’autre, surpris, se dégage d’un geste brusque.
— Qu’est-ce que vous voulez, vous ?
Sauvageot, hors de lui, l’agrippe, le secoue.
— Tes papiers. Et moi, je te le demande poliment.
Les copains du jeune font cercle autour des quatre policiers, protestent, ameutent le voisinage. Des femmes en robes d’intérieur apparaissent sur les balcons les plus proches.
Sauvageot ne peut plus reculer, même s’il a déjà la certitude d’avoir fait une connerie quelque part, il ne sait pas bien où. Il serre le bras du jeune homme à le faire crier.
— Tes papiers, je t’ai dit. Tu es sourd ?
— Mes papiers, je les ai pas, je prends pas mes papiers pour venir fumer une clope avec mes potes, en bas de chez eux. Il se tourne vers ses copains : il est ouf, lui.
Pas le temps de finir sa phrase, Sauvageot (pas de papiers, je le tiens, mon voleur, faire vite, ne pas laisser le temps à ces femmes en furie de nous dévorer) l’a jeté au sol d’un balayage de jambes, lui a enfoncé un genou entre les omoplates, et il lui passe les menottes. Le gars hurle, appelle au secours, ses copains se mettent prudemment hors de portée et invectivent les flics. Isabelle, certaine que Sauvageot dérape, sent au creux du ventre un tiraillement inconnu. Avec un autre membre de l’équipage, elle s’adresse à trois jeunes filles, toutes proches, pour tenter de faire baisser la pression : « Une simple vérification d’identité, on contrôle votre copain et son portable, en douceur, et puis c’est fini… » Trop tard. Les filles la prennent à partie.
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Polars_urbainsPolars_urbains   08 janvier 2018
J’ai décidé de faire une ville imaginaire pour pouvoir d’abord la réorganiser. Quand vous écrivez, vous visez à donner un minimum de clarté aux lecteurs. Un aspect qui me frappe énormément dans les villes de banlieue, c’est qu’elles ne sont pas décryptables, et d’une confusion urbaine invraisemblable. A Paris, vous vous repérez même sans connaître, car la capitale a une structure limpide, concentrique : les grandes avenues, les places, les monuments… Vous savez toujours où vous êtes. On vous parachute en banlieue, vous êtes paumé. Les gens s’y retrouvent parce qu’ils passent par des itinéraires qu’ils connaissent, mais pas du tout parce qu’ils ont une image de l’espace urbain.
Dominique Manotti à Libération (août 2010)
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Lilou08Lilou08   21 février 2014
L’équipe du brigadier Dumézil saute du car, Doche en premier, Isabelle juste derrière lui. Toute l’équipe, bloquée dans son élan, se prend comme un coup de poing les bouffées de chaleur intense, les odeurs asphyxiantes, la pluie de cendres grises et noires, le ronflement du feu ponctué de hurlements de détresse. À moins de quatre-vingts mètres de là, au bout d’un chemin étroit, la silhouette du squat : un rectangle de briques rouges de cinq étages. Le feu a d’abord pris sur la façade côté terrain vague, et les pompiers ont eu un peu de répit pour commencer l’évacuation en toute urgence par l’arrière, et arroser les planchers et les murs. Mais les flammes se propagent à une vitesse effrayante, à partir de la cage d’escalier centrale qui n’est plus qu’une colonne de feu, et gagnent la façade côté rue. Les pompiers commencent à reculer. Soudain, tout un pan de la toiture s’effondre dans des craquements et des gémissements que Doche ressent jusque dans ses os. Le feu semble s’étouffer un instant sous le poids, puis reprend en pétaradant. Une silhouette de femme apparaît dans une ouverture du cinquième étage. Elle tient un bébé dans ses bras, elle se penche, sa robe, un long boubou bleu, est en feu, elle vacille, elle saute dans le vide, sans un cri. L’équipe de PS la regarde, figée, impuissante. Isabelle, debout à côté de Doche, s’appuie sur son épaule, tourne la tête pour ne plus voir, hurle son désespoir et sa peur.
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Videos de Dominique Manotti (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Dominique Manotti
Le jeudi 28 juin 2018, la librairie Charybde (129 rue de Charenton 75012 Paris - www.charybde.fr ) recevait Mathieu Larnaudie pour un exercice aussi passionnant qu'inhabituel : autour de son dernier ouvrage en date, "Les jeunes gens", il présentait une série d'ouvrages lui faisant écho, ayant pu servir de source ou d'inspiration, ou établissant des parallèles fructueux, nous parlant ainsi de Roland Barthes, de Walter Benjamin, de Bossuet, de Saint-Simon et de Dominique Manotti.
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