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ISBN : 2812911433
Éditeur : Editions De Borée (04/04/2014)

Note moyenne : 3.5/5 (sur 6 notes)
Résumé :
Claudine-Alexandrine de Tencin naît en 1682. Contrainte d'entrer au couvent dès l'âge de 8 ans, elle parviendra, grâce à sa détermination, à retrouver sa liberté vingt-deux années plus tard. Introduite dans les sphères du pouvoir par son amant l'abbé Dubois, elle ouvrira chez elle, à Paris, un salon littéraire qui deviendra l'un des plus réputés de son époque, où se côtoieront écrivains, artistes et hommes politiques. Ambitieuse, elle deviendra une femme d'affaires ... >Voir plus
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Critiques, Analyses & Avis (3) Ajouter une critique
cecilit
  27 juillet 2014
Même si elle a été sans contexte une femme influente de son siècle, une femme intelligente et cultivée au carnet d'adresses long comme le bras, victime de sa condition de femme dès sa naissance puisque vouée au voile sans pouvoir à en redire, difficile de s'attacher à cette Mme de Tencin tant sa volonté de revanche annihile ses quelques qualités humaines. Cela est expliqué par l'auteure certes mais peut-être de façon trop appuyée, c'est-à-dire qu'à chaque fois que ses actes ou décisions sont moches, cela est suivi par ," oui mais vous comprenez, elle a tellement souffert, rien ne peut l'arrêter maintenant... " (j'exagère mais c'est à peu près comme ça) ; voilà , vous comprenez que cette bio m'a un peu déçue manque le souffle, le petit quelque chose qui ferait que l'on pourrait s'attacher à un personnage peu sympathique. J'ai regretté aussi que les dernières années de sa vie ,(a priori plus humaines via le mécénat) soient un peu bâclées, comme si même l'auteur en avait aussi un peu marre de cette Mme de Tencin!
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afleurdemots
  11 juillet 2014
Retraçant la vie tumultueuse et le destin exceptionnel de madame de Tencin, « Scandaleuse Alexandrine » est un roman historique passionnant qui emporte le lecteur dès les premières pages et séduira à coup sûr tous les adeptes du genre !
Avec sa plume pleine de verve et un style d'un raffinement délectable, Madeleine Berthaud-Mansiet insuffle à son récit le charme et la fougue qui caractérise son héroïne tout en restituant brillamment l'effervescence intellectuelle de l'époque dans lequel il s'inscrit.
Brossant le portrait d'une femme au destin incroyable et à la force de caractère hors du commun, « Scandaleuse Alexandrine » propulse le lecteur au coeur du siècle des Lumières, sous la Régence du doc d'Orléans, où l'on assiste à un relâchement des moeurs et à l'explosion de la libre pensée. Dans ces lieux de conversations brillantes et d'émulation intellectuelle qu'incarnent les salons, règne une atmosphère de joyeuse frivolité. de François-Marie Arouet (qui deviendra Voltaire) à Montesquieu, en passant par Fontenelle, ils sont le point de rencontre de tous les grands penseurs qu'Alexandrine aura le privilège de côtoyer et que le lecteur voit défiler au gré de sa lecture.
Dans un XVIIIième siècle qui ne s'encombre ni de morale ni de préjugés, Alexandrine ne s'embarrasse pas de sentiments dans la gestion de ses relations amoureuses qu'elle noue et dénoue selon les nécessités. Prenant soin d'entretenir les amitiés utiles tout en évitant de se faire des ennemis, l'intrigante change de couche et de partenaires en fonction de la personnalité de chacun et de sa place sur l'échiquier politique.
Faisant de sa liberté et de son indépendance les seuls principes régissant sa vie, Alexandrine n'entend appartenir à personne : « [...], la liberté avait bien la saveur violente qu'elle lui supposait. Dans l'air qu'elle respirait, elle en éprouvait la griserie. Rien ne remplacerait jamais cette sensation unique de s'appartenir. Aucun homme, fût-il le meilleur, le plus beau, le plus généreux, n'exercerait sur elle le droit de possession. Même si l'amour se présentait un jour sous sa plus belle apparence et qu'elle le reconnaisse, en aucun cas elle ne lui sacrifierait ce bien inestimable : sa liberté si douloureusement acquise » p.129
Mais celle qui se défend de se laisser prendre au piège de l'amour et des sentiments n'hésite néanmoins pas à renier tous se principes dès lors qu'il s'agit de Pierre, ce frère bien-aimé, avec lequel elle entretient depuis toujours des rapports pour le moins troublants et ambigus. Afin d'assouvir les ambitions de celui qu'elle a voulu épouser lorsqu'elle était enfant, Alexandrine est en effet prête à tous les sacrifices. « Garder des relations avec les hauts personnages susceptibles de servir la carrière de son frère passait avant une aléatoire gloire personnelle. Tant que le chapeau de cardinal ne coifferait pas la tête de son Eminence bien-aimée, elle ne connaîtrait ni la satisfaction du coeur, ni la paix de l'esprit. Tous ses renoncements tendaient vers ce but suprême. Aussi entretenait-elle ses amitiés, complotait-elle plus que jamais pour cette cause qui était l'aboutissement de ses espoirs ». p.365
Durant près de 400 pages, le lecteur devient le témoin privilégié des états d'âme de ce caractère passionné, tour à tour rebelle, déterminé et calculateur ainsi que de sa fulgurante ascension. Grâce à un style alerte et raffiné, la romancière donne vie à une madame de Tencin sulfureuse et intrigante dont elle parvient à saisir à chaque instant les sentiments les plus intimes avec une incroyable justesse et un réalisme prodigieux.
Dès lors, quelles que soient les éventuelles digressions ou les libertés prises par l'auteure avec la réalité historique (ce dont je suis d'ailleurs tout à fait incapable de juger), elles importent finalement bien peu au regard du portrait fascinant et de l'intrigue captivante que la romancière nous propose.
Portée par un souffle romanesque exceptionnel, « Scandaleuse Alexandrine » nous entraîne dans l'intimité d'une femme éprise de liberté qui, après avoir lutté des années durant pour la conquérir, s'acharnera à la conserver. le roman de Madeleine Berthaud-Mansiet, servi par un style alerte et raffiné, emporte ainsi le lecteur au coeur d'une époque en effervescence au décours d'un récit passionnant et sans le moindre temps-mort. Témoignant d'une incroyable justesse dans l'appréhension des sentiments, ce portrait captivant nous restitue la personnalité de madame de Tencin dans toute sa fougue et sa complexité.
Des débauches des religieuses à l'abandon de son fils, Jean le Rond (futur D Alembert), en passant par l'attachement viscéral qu'elle a pour son frère, la vie incroyablement romanesque de madame de Tencin se révèle aussi fascinante que riche en surprises !
Un roman captivant et au doux parfum de scandale à ne manquer sous aucun prétexte !
Lien : http://lectriceafleurdemots...
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brinvilliers
  28 mars 2016
Alexandrine n'a pas le choix, son père la destine a être nonne et rien ni changera, ni ses frères et soeurs, ni la mort de celui-ci. Alexandrine est éprise de liberté, d'une envie de vivre irrationnelle. Ce n'est qu'au bout d'une décennie qu'elle pourra sortir de son état de religieuse. Elle vivra des aventures avec des personnages hauts placés, l'abbé Dubois lui demandera d'espionner pour son compte. Son frère Pierre à qui elle voue un amour qui choque, sera celui pour lequel elle sacrifiera tout pour qu'il puisse accéder à la coiffe d'archevèque. Alexandrine rencontrera le financier Law, Voltaire, Montesquieu. Femme brillante et cultivée, elle mènera une grande vie, jusqu'à abandonné le fils qu'elle aura avec Destouches. Un roman haut en couleur, qui commence à une vitesse vertigineuse, mais qui ne va pas me convaincre totalement, même si l'auteur a très bien relaté la vie d'une femme sous Louis XV.
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Citations & extraits (3) Ajouter une citation
cecilitcecilit   20 juillet 2014
L'acharnement que notre père a mis à me briser m'a préparée à devenir ce que je suis aujourd'hui : une femme de tête, plutôt qu'une femme de coeur. J'aime les hommes et je les hais. Cela est à la fois net et confus dans mon esprit.
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brinvilliersbrinvilliers   16 mars 2016
C'est comme détachée du monde et de ses bassesses qu'elle apparut dans la chapelle, ce 25 novembre 1698. Elle n'avait que seize ans. L'enfant précoce entrée quelque huit années plus tôt à Montfleury avait grandi en âge et en maturité. Perpétuellement harcelée, poussée au désespoir, elle s'était endurcie. Il ne restait plus rien de la petite fille. De celle qui possédait toutes les aptitudes prédisposant au bonheur, son père en avait fait une abominable calculatrice. Sa vie durant, elle s'appliquerait à raisonner comme une dangereuse perfide, refusant de voir les qualités humaines de ceux qui l'approcheraient. Ainsi, à partir d'une pâte aimable et charmante, aurait-on modelé une espèce de monstre au visage d'ange.
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cecilitcecilit   26 juillet 2014
Tant qu'il reste un contentieux entre deux personnes, elles sont fatalement appelées à se revoir.
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Video de Madeleine Mansiet-Berthaud (1) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Madeleine Mansiet-Berthaud
Bernadette Berger, le Choix d'Amélie ? Michel Fabre, La Micheline de 18h23 ? Valérie Satin, Les Épines de Rose ? Madeleine Mansiet-Berthaud, Une Famille de bateliers
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