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ISBN : 2207118584
Éditeur : Denoël (04/05/2015)

Note moyenne : 3.76/5 (sur 88 notes)
Résumé :
Séducteur, corrompu, sarcastique, Schiavone est aussi antipathique qu’attachant. Le genre de héros qu’on adore détester…

Le commissaire Rocco Schiavone est romain jusqu’au bout des ongles : snob, macho et ronchon, il est doté d’un humour noir dévastateur. Muté à Champoluc dans le val d’Aoste, il vit son départ en province comme un exil. À son corps défendant, il doit quitter sa paire de Clarks adorée pour porter de répugnants après-ski et considère se... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (37) Voir plus Ajouter une critique
Jeanfrancoislemoine
  21 mars 2019
Alors que ma main s'emparait de " Un homme seul " , mon libraire , qui avait assisté à la scène s'exclama : " Ah , non , vous allez commencer par celui - ci . Et de me mettre entre les mains " Piste noire", du même auteur , bien sûr . Bon . Voilà , voilà, l'affaire était faite ...
La logique , la logique et , oui , autant commencer par le commencement.....Vous comprenez pourquoi j'aime bien mon libraire . Je n'ai pas à me soucier , je sais qu'il fera toujours pour moi , le bon choix .....
Ce polar est très agréable à lire , l'intrigue est classique mais très bien amenée ,on a l'impression que ce pourrait être un très beau scénario pour un film ...en noir et blanc !!! Pas de coups de feu , de grandes " courses - poursuites " , de bons et de méchants mais plus un scénario bâti à partir d'une affaire comme il en existe beaucoup dans les villages où tout le monde se connaît, où tout se sait et où les " histoires de couples " ne restent pas souvent confidentielles , et oui , c'est aussi ça , la vie rurale !!!
Dans ce roman , la victime est écrasée par une dameuse de pistes de ski ...Original , non ?
L'enquête est confiée au sous - préfet Rocco Schiavone , muté dans un village de montagne pour des raisons qui nous restent inconnues mais , sans doute un peu " douteuses " .Il s'y plaît tellement qu'il préfèrerait " faire des photocopies dans un bureau ", c'est vous dire...Et puis , lui qui ne porte que des Clarks , répugne à fouler la neige qui le glace .Bref , " des emmerdements " puissance dix que cette enquéte , qui , visiblement , ne le met pas forcément de bonne humeur ,doux euphémisme...C'est que c'est un sacré " coco " le Ricco...On le dit bougon , ironique , macho , irrévérencieux , violent , odieux, d'un cynisme incroyable ....Tout pour plaire , quoi .Et pourtant , on va " s'attacher à lui ", je vous l'assure.
Alors qu'est - ce qui peut bien nous attirer chez lui ? Et bien , justement , tout ça ...Et encore , si on découvre certains traits de son caractère, on sent bien qu'il " lui en reste encore sous la pédale " . On se doute qu'une certaine pudeur l'empêche de se livrer totalement , sur le plan sentimental , par exemple ... Attiré par les femmes , oui , mais malgré tout , retenu par une sorte d'événement passé et traumatisant ....Comme on ne saura pas tout à la fin du roman , on se réjouit d'avance à l'idée de le retrouver dans d'autres enquêtes. Et bien , gagné ! Cet ouvrage est le premier d'une série consacrée à ce personnage étonnant .
Et comme mon libraire le savait , il ne m'a pas laissé commettre l'erreur...Il est quand même fort , mon libraire....( Non , à ma connaissance , il n'envisage pas de quitter notre belle région, faut pas rêver, hein , on se le garde ici , chez - nous)
J'ajouterai enfin que , dans ce livre , on ne rit pas , " on se marre ", amusés par des réflexions " pur jus ", des situations plus ou moins...Un polar très divertissant , vraiment , qui vaut le détour , principalement pour ses personnages truculents...Allez , vous avez eu la gentillesse de me lire, alors...
"Il évita un vieux qui déambulait sur la route, ses skis à l'épaule comme le Chrit au calvaire" ou encore " -Un accident ? -Non , homicide . -Bel emmerdement . -Niveau dix avec félicitations du jury , conclut Rocco ". Tout à l'avenant , pas mal du tout , je vous le conseille.
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michfred
  21 mars 2016
Le commissaire -pardon: le sous-préfet - Rocco Schiavone est romain, il aime la chaleur, les jolies femmes, les petits joints bien roulés, les vieux potes un peu ripous et le risotto au Barolo...
Avec le genre humain, il a le verbe cinglant, l'ironie défensive mais il a une vraie tendresse pour les animaux qui sont d'une si parfaite discrétion dans leurs affaires privées et se cachent pour mourir...Son exercice préféré est de classifier tous les humains qu'il fréquente dans son bestiaire secret: Sebastiano, son vieux pote ripou, est un grizzly, son nouvel assistant, Italo, a tout de la fouine...
Le voici nommé à Champoluc, Val d'Aoste, à 1500 mètres d'altitude. Ses Clarks de citadin prennent l'eau: il a les pieds gelés. Quant aux mains ; elles ne valent guère mieux..Son loden vert suinte d'humidité et fait dans l'air glacé un nuage de buée, mais il préfère encore crever de froid que porter une doudoune fluo, des gants à stries violettes, un bandana autour du cou, et des chaussures de chanteur de rap..Il a froid mais il a du goût, cet homme-là!
Que diable vient-il faire dans cette galère? Il a quelques casseroles qui le suivent et semblent justifier cet exil montagnard, mais aussi des états de service impressionnants. Aucune affaire ne résiste à son flair , ni à ses méthodes...pas très catholiques – et je vous laisse découvrir que ce n'est pas seulement une expression!- Il a aussi un terrible chagrin, survenu quatre ans plus tôt et dont il ne parle à personne. Il se cache avec sa douleur, comme un loup blessé dans sa tanière, et il lui parle. Sois sage, ô ma douleur..Mais celle-ci collectionne les mots savants et les note dans son petit carnet…

Bref, voilà notre Romain atypique coincé dans le val d'Aoste par moins dix au-dessous de zéro. Mais quand le pauvre Léon se fait éparpiller façon puzzle par un snow-cat monstrueux, il flaire très vite le crime sous l'accident..
Je ne vais pas vous en dire plus: à vous de compléter le bestiaire de Rocco, jusqu'à l'élucidation finale...il ne manque ni bêtes féroces, ni reptiles dangereux dans l'univers fangeux de Rocco !
J'ai aimé ce polar- lu en VO- pour son commissaire – scusi, dottore, son sous-préfet - de choc et de charme, mais surtout pour l'ambiance de ce petit village valdotan, où tout le monde se connaît, cousine allegretto et porte le même nom ; où la neige donne, bien après Noël, l'impression d'être dans une carte de voeux permanente , où les alberghi ont de jolis noms français, et les plats des saveurs délicieusement italiennes..
Mais dans ces rudes montagnes passent aussi des camions pleins de travailleurs sans papiers, des Sénégalais bien plus gelés que Rocco Schiavone, et deux braves petits vieux de la montagne les accueillent, les nourrissent, les réchauffent sans hésiter, sans rien demander, pleins de ce sens de l'hospitalité que donne la vie rude aux gens de bonne volonté…On tremble en pensant à ce qui leur serait arrivé, à ces pauvres Sénégalais, si leur camion esclavagiste les avait déposés à l'orée du bois de Boulogne, dans notre pimpant XVIéme… mais ceci est une autre histoire, dirait Kipling…
Oui, j'ai aimé surtout retrouver mon cher Val d'Aoste, retrouver aussi ces gens adorables et cousinant à l'envi, qui, dans mon histoire à moi, s'appelaient tous Bich et non Pec..
Par exemple, le vieux Maurizio, aubergiste des Neiges d'Antan – un nom délicieusement français, je vous conseille la halte, famosa !- qui nous faisait des risotti ai fughi porcini du feu de Dieu,et qui avait même hésité, lui, l'amateur de grande musique, à appeler son premier fils Jean Sébastien…
Jean Sébastien Bich, ça aurait eu de la gueule…mais sa femme n'a pas voulu..Et Maurizio ne plaisantait pas avec l'avis de sa femme...Elle s'appelait Carmen, un nom prédestiné, et était peut-être un peu sa cousine..
Chi lo sa ?
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DoVerdorie
  22 avril 2018
Par une procédure disciplinaire le sous-préfet (équivalent de commissaire en France), Rocco Schiavone a été muté de son Rome-si-cher-à-son-coeur dans l'hivernal Val d'Aoste... et il ne s'en remet pas !
Tout lui déplaît : le climat rude, ses collègues qu'il considère comme des cretins, la neige qui va l'obliger de remplacer ses Clarks par des chaussures de montagne plus adaptées (« des bétonnières » comme il les appelle), et surtout le travail !
Qui consiste à démasquer un meurtrier responsable de l'éparpillement d'un homme en bouts de puzzle puisqu'une dameuse de la station de ski de Champoluc lui est passé dessus.
L'enquête, plutôt classique, est rapidement et rondement menée dans ce petit polar qui présente également une image bien précise du fonctionnement de l'appareil judiciaire italien.
Or, le point fort de ce roman est sans aucun doute, le personnage atypique de Schiavone. Snobinard, sarcastique, macho, râleur, rustre et ripoux, Rocco n'a rien d'un homme sympathique (il n'en a d'ailleurs rien à faire de l'opinion des autres le concernant).
On peut donc se demander pourquoi j'ai aimé ce personnage...
Le style d'auteur avec son humour à froid y est certainement pour beaucoup.
Mais tout autant les quelques rares facettes-flash de Schiavone qui font soupçonner que sous le vernis très épais, se cache un autre homme... et c'est celui-là que j'ai envie de découvrir.
Il va donc falloir lire une autre de ses enquêtes.
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sandrine57
  10 mai 2016
Romain jusqu'au bout des Clarks qu'il arbore par tous les temps, le sous-préfet Rocco Schiavone vit mal son exil forcé dans la vallée d'Aoste, lui qui ne cesse de vanter les mérites de la capitale italienne. Mais victime d'une mutation administrative et punitive il n'a d'autre choix que de promener ses chaussures en daim et sa mauvaise humeur dans une région où la neige est au rendez-vous tout l'hiver. Pire que tout, il est dépêché dans une petite station de ski où le conducteur d'une dameuse vient de rouler sur un cadavre. Dans ces montagnes propices aux joies des sports d'hiver, le sous-préfet, aussi déplacé qu'un skieur sur la Piazza Navona, découvre une communauté où chacun se connaît, partageant souvent des liens familiaux, une grande famille donc où pourtant quelqu'un a tué. le mort, sicilien d'origine, a-t-il été éliminé par la mafia comme on se plaît à le dire à Champoluc ou parce qu'il avait mécontenté un villageois ? A charge pour le sous-préfet de démêler cette intrigue.

''Qui me les brise ?''. C'est ainsi que le sous-préfet Schiavone répond à ses interlocuteurs au téléphone. Cela donne une petite idée du personnage, pas forcément sympathique, arrogant, louvoyant avec la loi, corrompu même, qui ne réussit pourtant pas à être totalement détestable. Déjà parce qu'il est drôle, et ensuite parce que sous ses airs blasés revenus de tout, se cache un être qui a gardé une certaine humanité. On l'aime donc, avec ses Clarks détrempées par la neige, son mépris, ses sautes d'humeur, sa détestation de tout ce qui n'est pas Rome ou romain. Comme tout héros sûr de lui, Rocco Schiavone cache des fêlures, que l'on devine mais qu'Antonio Manzini se garde bien de nous révéler d'emblée. Il faudra continuer à suivre le chemin de croix dans le Val d'Aoste du sarcastique sous-préfet pour en savoir plus sur son passé. Et on le retrouvera avec plaisir tant ce premier opus est une belle réussite, un polar d'ambiance où l'intrigue est moins importante que les personnages et les lieux. Champoluc, village de carte postale aux toitures enneigées et aux auberges accueillantes, donne envie de chausser les skis pour une descente avant un vin chaud au coin du feu. Vivement la suite !
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nameless
  09 juin 2015
Découvrir un nouvel auteur, c'est toujours un moment délicat dans la vie d'un lecteur, émouvant et fragile. Des questions essentielles émergent : allons-nous être littérairement compatibles ? Allons-nous pouvoir envisager un bout de chemin ensemble, lui derrière son pc à noircir la page blanche, et moi devant la caisse de Gibert ?

Antonio Manzini est à la fois italien et acteur, scénariste, réalisateur. Piste noire est son premier roman proposé dans une traduction française, dans lequel il nous fait découvrir le sous-préfet Rocco Schiavone (le titre de commissaire n'existant plus trans-alpinement), héros qui s'annonce récurrent. Il a été beaucoup dit que les lecteurs adoreraient le détester, il a été mis en avant que ce romain, disciplinairement muté en province allait mouiller ses Clarks dans la neige du Val d'Aoste, chez les ploucs qui eux portent des grolles de ski, ou a minima de randonnée.

Oui. Et non. Rocco Schiavone n'est pas qu'un Ursus Arctos Horribilis, un nom bien laid pour désigner un grizzly. C'est sûr que lorsque répondant au téléphone, il dit en préambule : “Qui me les brise ?”, “C'est qui ?”, il n'apparaît pas parfaitement domestiqué mais au-delà de cette approche quelque peu abrupte, l'auteur laisse entendre qu'il apprécie sa femme Marina malgré quelques coups de scalpel dans le contrat, qu'il a un passé respectable au sein de la police italienne, obtenant un taux de résolution d'affaires hors normes. Je n'ai pas éprouvé ces ressentis négatifs à son égard, j'ai aimé au contraire le découvrir, sachant qu'il n'allait pas se débraguetter facilement mais que le temps viendrait sûrement à bout de ses réticences. Rocco, un homme à conquérir, et les femmes aiment les challenges sentimentaux !

Ici, à Champoluc, Val d'Aoste, 1 500 mètres d'altitude et 400 âmes au plus creux des saisons, toutes cousines à la mode de Bretagne, ce qui est soumis à ce policier expérimenté, c'est le corps d'un homme, plus esquinté qu'un hérisson qui aurait traversé l'A7 un jour de grande transhumance estivale entre le 31.07 et le 01.08, misérablement écrabouillé par une dameuse de piste noire. Rien d'éxagérement exaltant dans cette énigme qui donnera pourtant une enquête intéressante.

Ce que j'ai retenu en premier dans ce roman, c'est son humour, pas un humour façon chenille dans les mariages, mais une manière d'appréhender toutes les situations sous un angle légèrement cynique, désabusé, blasé, décalé, ce qui donne un ton unique à ce roman. Les dialogues sont très présents, aiguisés, les répliques fusent sans temps mort me faisant penser ici ou là à Pierre Desproges. En outre, l'auteur sous-entend habilement que de nombreux éléments sont encore à découvrir sur Rocco, et c'est bien ce qui m'a intéressée lors de cette première lecture, j'ai envie d'en savoir davantage, je reste positivement sur ma faim.
Pour ces raisons, j'ai apprécié cette découverte. Je crois que ce premier roman est un galop d'essai destiné à présenter un héros qui devrait apporter de belles surprises dans les opus suivants, prendre de l'épaisseur, affiner son histoire personnelle et professionnelle, s'enrichir pour cesser d'être celui qui doit renoncer la mort dans l'âme à ses Clarks . Non, Rocco n'est pas qu'une paire de godasses qui prennent l'eau.

Merci à Denoël et à Babelio pour leur confiance.
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Citations et extraits (32) Voir plus Ajouter une citation
DoVerdorieDoVerdorie   21 avril 2018
« Et puis il y a une chose qui me fend le cœur. » Sebastiano se versa un demi-verre de vin qu’il vida d’une gorgée. « Les vieux. Tu vas au marché. À Trastevere, Campo dei Fiori, piazza Crati, où tu veux. Et tu attends l’heure de la fermeture. Ils arrivent avant les éboueurs. Les vieux. Certains même avec veste et cravate, tu sais ? Ils se mettent là avec leur sac en plastique et ils ramassent les fruits et les légumes qui sont encore bons. Mais c’est pas des clochards, Rocco. Des gens qui ont travaillé toute leur vie. Qui devraient être chez eux à jouer avec leurs petits-enfants, à lire, à regarder la télé. Au lieu de ça ils sont là qu’il pleuve ou qu’il vente à ramasser du fenouil et des vieux choux.  »
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AcounAcoun   26 août 2016
Il y avait un poète allemand qui disait que le passé est un mort sans cadavre.
Ce n'est pas vrai.
Le passé est un mort dont le cadavre n'arrête pas de venir te voir. De nuit comme de jour. Et en plus, ça te fait plaisir. Parce que le jour où le passé ne vient plus te rendre visite chez toi, ça veut dire que tu en fais partie. Tu es devenu le passé.
Peut-être que je devrais baiser un peu plus.
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namelessnameless   09 juin 2015
"Tu sais quoi ? La vengeance ne sert à rien. Au contraire, elle sert à te faire croire que tu as tout arrangé, recomposé la mosaïque. En fait, tu as seulement laissé libre cours à ta frustration. Compréhensible, mais c'est toujours de la frustration.

Page 172 - Denöel/Sueurs froides
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Nicolas9Nicolas9   19 mars 2017
Simplement, il ne nommait pas les journalistes de la presse écrite, il (le préfet, supérieur direct du "sous-préfet" Rocco S.) les appelait "ceux-là". Comme s'il craignait de se salir les lèvres en les appelant par leur nom. Il les détestait. Pour lui, "ceux-là" représentait une forme de vie à peine supérieure à l'amibe, un couac dans la grande oeuvre de la Création. Cela s'appliquait aux journalistes de la presse écrite. "Ceux-là" de la télévision, il ne les considérait même pas comme des êtres vivants.
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namelessnameless   08 juin 2015
Rocco n'avait pas d'idée précise de ce qu'il cherchait. Mais il savait qu'en fouillant dans les affaires de quelqu'un on en apprend souvent plus qu'en discutant avec. Les objets ne mentent pas.

Page 141 - Denoël/Sueurs froides
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