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Robert Latour (Traducteur)
ISBN : 2266055658
Éditeur : Pocket (07/05/1993)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 12 notes)
Résumé :
Quand la maison de vos rêves devient celle de vos cauchemars… : Une vieille demeure à louer pour l’été, un peu délabrée et poussiéreuse, mais superbe. Piscine magnifique, parc, embarcadère et… prix imbattable. Les propriétaires ne posent qu’une seule condition : apporter à manger trois fois par jour à leur vieille mère – leur vénérée chérie -, qui ne sort jamais de sa chambre.
Ben et Maria acceptent. Ils ne savent pas quel pacte ils viennent de signer.
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Critiques, Analyses et Avis (5) Ajouter une critique
Masa
  20 mars 2017
Les nombreuses critiques élogieuses, ainsi que sa note, m'ont donné l'envie de le lire. J'attendais beaucoup de ce livre. de plus, j'étais plutôt content de découvrir un nouvel auteur.
Pour toutes les personnes qui souhaitent lire « Notre vénérée chérie », je vous conseillerais d'ignorer ce paragraphe et si vous souhaitez continuer en ma compagnie, de voir plus bas. Durant les quatre-vingts premières pages, nous suivons un couple et leur unique fils dans New-York. Tout est bruyant, étouffant. Ils décident de s'offrir des vacances bien méritées dans un coin paisible. Leur attention se porte sur une vieille demeure isolée. Cette vaste propriété à tout pour plaire, avec un terrain immense, une serre, une piscine et la mer à proximité. Sauf que leurs propriétaires sont des personnes excentriques. Là, on est approximativement autour à cent pages. Vous me suivez ? Oui, le récit est lent. Bon, ils hésitent encore. Ils retournent chez eux. Après une nuit de réflexion, ils reviennent avec la tante du mari. Enfin. On y arrive enfin à l'histoire. J'oubliais, en contre-partie de cette location, ils devront apporter trois repas par jour (oeufs le matin, potage le midi, poulet et légumes le soir) à une vieille dame qui restera cloisonnée dans sa chambre.
Autant, j'ai réussi à m'accrocher jusqu'à la moitié, avec des personnages plutôt sympathiques, des propriétaires exubérants, autant j'ai commencé à perdre patience pour la suite, parce qu'il ne se passe rien. On s'ennuie ferme. le récit est lent. On trouve bien quelques effets croustillants sur la fin, mais c'est tout.
Alors pourquoi ce récit a-t-il autant de succès. L'horreur que l'on attend n'est à proprement visible, mais davantage psychologique. On y voit la principale protagoniste – la femme, donc – évoluer dans une sorte de folie. de plus, il règne un mystère autour de l'étrange porte interdit. Voilà pourquoi Robert Marasco arrive à tenir en haleine la plupart des lecteurs.
Le récit est tellement lent – en plus la mise en page n'arrange rien avec ces dialogues à l'ancienne, tous utilisés avec des guillemets, l'éditeur ayant fait le choix de ne pas utiliser les tirets cadratins –, qu'on a l'impression que le roman fait le double des pages numérotés. Étrangement, la fin se fait rapidement, sur les trois ou quatre dernières pages et ce, sans surprise.
Inutile qu'avec de tels éloges, j'attendais beaucoup de ce roman. Même s'il n'avait pas eu autant de plébiscite, le verdict aurait été identique à mon ressenti. Au final, il s'agit d'un honnête récit, sans saveur ajoutée, qui ravira une partie du public mais pas pour ceux et celles qui aiment les histoires d'Horreur et de Fantastique. Entre le traducteur et l'écrivain, il est difficile de savoir à qui la faute d'un texte parfois confus. Grosse déception, donc pour ma part. Comme nous n'avons pas la culture de l'étrange, il me sera difficile de comparer avec un autre de ses écrits, puisqu'il s'agit de son unique roman traduit en France.
Pour parfaire ses connaissances culturelles, sachez que ce livre a connu une adaptation au cinéma en 1976 sous le titre « Trauma ».
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Commenter  J’apprécie          138
Woland
  03 février 2015
Bien que peu connu en France, sauf des spécialistes, Robert Marasco restera, malgré sa mort précoce, en 1998, l'un des maîtres d'une horreur subtile mais profonde. Il commença à écrire assez tard avec une pièce, "Child's Play", qui, représentée pour la première fois en 1970, devait se tailler un joli succès. Sur fond de pensionnat (catholique, bien sûr !), le Diable y fait des siennes mais avec un remarquable talent. La pièce devait d'ailleurs être adaptée pour la cinéma par Sidney Lumet en 1972 ou 1973 mais il semble que le DVD ne soit disponible qu'en zone américaine - la zone 1 - et donc illisible sur nos lecteurs.
"Notre Vénérée Chérie", son premier roman - "Burnt Offerings" dans la version originale - paraît en 1973. Marasco y reprend le thème de la maison hantée mais d'une façon qui le différencie largement de ses confrères dans l'horreur. Il imagine un jeune couple, étouffé par la chaleur new-yorkaise et qui n'a pas les moyens de s'installer en banlieue, qui accepte un poste de gardiennage dans une belle et antique propriété. Jusque là, on pourrait se croire dans "Shining" ou presque mais les choses vont très vite changer. Lors de l'entretien d'embauche, Ben et son épouse son reçus par les propriétaires de la maison, un frère handicapé en fauteuil roulant et une soeur tout ce qu'il y a de plus charmante, tous deux d'un certain âge, sans oublier, rôdant autour d'eux en levant fréquemment les yeux au ciel, un maître d'hôtel plus impressionnant que Jeeves. Bien qu'ils confessent avoir la charge d'un jeune enfant et aussi celle d'une tante âgée, les jeunes gens sont immédiatement acceptés à une condition près : pendant la longue absence des propriétaires, ceux-ci les chargent de s'occuper de leur mère, qu'ils nomment "Notre Vénérée Chérie", et qui vit recluse dans sa chambre, à l'étage.
Le jeune couple hésite, évidemment. Vu celui de ses enfants, la dame doit avoir un âge plus que conséquent.. Mais la tâche est si simple - déposer trois fois par jour un plateau devant la porte de la vieille dame et le reprendre quand il est vide - la propriété et son parc si attirants, le salaire aussi et New-York si consternant à s'imaginer dans la chaleur de l'été, que les jeunes gens finissent par donner leur accord. Aucun n'en ressortira vivant.
Pas de gore, pas de définition claire et nette non plus de la nature réelle de "Notre Vénérée Chérie." Un roman qui, s'il ne traitait en fait du thème de la Mère - génétique ou pas - qui exige de ses enfants des offrandes psychiques, destinées à assurer son immortalité (et probablement la leur), pourrait chanter, comme Chevalier à l'époque de sa gloire : "En douce, je m'pousse ..." Tout progresse lentement, insensiblement, avec bonne humeur au début et même cordialité. Et puis vient la trahison finale, celle de l'épouse de Ben qui sacrifie tout à "Notre Vénérée Chérie."
J'espère avoir été assez elliptique dans mon résumé. Mr. Green En tous cas, je vous conseille fort ce roman paru chez Pocket et qui, à ma connaissance en tous cas, est la seule oeuvre de son auteur traduite en français. C'est un livre qui n'a l'air de rien, au départ et qui, peu à peu, vous saisit dans sa trame et ne vous lâche plus ... Ah ! cependant, si vous êtes en conflit avec votre génitrice, mieux vaut ne pas le lire ou alors profiter d'un moment d'accalmie entre vous deux pour le faire. Mr.Red Parce que "Notre Vénérée Chérie", ce n'est pas qu'un roman d'épouvante : c'est aussi la Mère, castratrice, cannibale, psychopompe. Une véritable horreur ... ;o)
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Ashra
  13 juillet 2016
Ce livre est digne des meilleurs Stephen King. L'atmosphère y est angoissante à souhait. les personnages ont de l'épaisseur, et la trame est joliment menée.
Ici, pas de sang... Pas de violence gratuite, ni de monstres sanguinaires, mais un envoûtement de tous les instants. L'horreur se glisse lentement dans l'intrigue, sans effet de manche ni d'artifice....
Une location de vacances, presque luxueuse bien qu'ayant besoin de quelques travaux d'entretien. Un loyer dérisoire, pour la prestation servie. Quoi de plus pour attirer une petite famille pas trop argentée, mais ravie de l'aubaine.
Seule contrainte : aller servir chaque jour un plateau repas à l'aïeul qui vit cloîtré dans sa chambre.
Un deal acceptable. Sauf que le véritable prix de la location est tout autre...
L'intrigue prend très vite le lecteur aux tripes, et le besoin d'en savoir plus ne fait qu'augmenter au fil des pages.
Si bien qu'on est très vite possédé par ce petit bijou si habilement ciselé, au point (et ce fut mon cas) d'en perdre la notion du temps.
A emporter avec vous, avant de vous rendre dans votre location de vacances..... En particulier si vous pensez avoir fait une bonne affaire.
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liberliger
  27 octobre 2012
Un jeune ménage new-yorkais emménage dans une charmante maison poussiéreuse et délabrée. Il y a juste une contrainte : il faut apporter se repas à  "notre vénérée chérie", la vieille propriétaire invisible qui occupe quelques pièces reculées. Et la maison reprend vie. Mais qui donc alimente cette vie nouvelle, sinon les malheureux occupants ? Et qui est donc cette vénérée chérie ?
Un très grand livre d'épouvante
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rockabilly
  27 avril 2016
Comment une maison se régénère en aspirant la vie de ses occupants (du grand art)
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