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ISBN : 2012023517
Éditeur : Hachette Jeunesse (05/10/2011)

Note moyenne : 3.74/5 (sur 148 notes)
Résumé :
2 035, 31º C en-dessous de 0. Depuis des années, le Crépuscule baigne Aurillac dans un ciel de sang. L’Hiver s'est installé, un hiver éternel qui dévore les terres et fige l'océan dans la banquise. La Malesève, cette armée de pins monstrueux, a mis à genoux la civilisation. Alors, devant la fin d'un monde, que reste-t-il d'autre que l'amour ? L'amour qui va pousser Johan à braver le froid et les pins pour retrouver sa bien-aimée, l'amour qui va pousser son frère, Th... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (63) Voir plus Ajouter une critique
Livresque78
  17 mai 2014
Ce livre est un très belle histoire d'amour, dans tous les sens du terme: amour fraternel, amitié et l'amour, le grand qui fait battre le coeur.
Mais ce livre est aussi l'histoire de ce que pourrai devenir notre monde si nous n'en prenons pas soin rapidement. Alors vous me direz que cela reste de la science-fiction, mais depuis que nous sommes enfant comment de romans ou de livres de science fiction avait imaginé des choses dont nous ne sommes pas loin aujourd'hui?
Théo, Johan, Fanie et Khalid, vivent ici une vraie histoire d'amitié et d'amour, qui a commencé bien avant cet hiver infernal. Ils s'aiment tant qu'ils affrontent tous les dangers les uns pour les autres, dans ce monde de 2035, ou tout n'est que terreur et mort.
Très belle leçon de vie, plus de besoin matériel, juste la quête de l'amour sous toutes ses formes.
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ChiaraB
  03 novembre 2012
Avec une sortie "bruyante", le Dernier Hiver armé d'une couverture ténébreuse et mystérieuse, et un résumé qui l'est tout autant n'ont pu qu'éveiller en moi une certaine curiosité! Forcément, ce bouquin s'est retrouvé dans ma bibliothèque et n'est pas resté longtemps en mode "non lu", attendant sagement son tour pour être dévoré... Et en effet, quand l'amour et l'amitié s'affrontent contre le malheur plus rien ne doit empêcher le lecteur de sortir de cette bulle oppressante.
Nous sommes en juillet 2035 à Aurillac. le soleil a disparu laissant place à un ciel baigné de rouge nommé "Crépuscule". le froid est intense et des "pins-vampires" prennent place, dominant ainsi le monde en rongeant l'espèce humaine. Une atmosphère apocalyptique règne sur Terre où le seul but des hommes est de survivre à ce phénomène météorologique changeant. Il y a Johan. Jeune homme dont son amour perdu le consume. Accompagné de son frère cadet, Théo, de Khalid et Fanie, ils vont tenter de retrouver son amour: Léa, fuyant la Malesève aux côtés de sa famille vers une ville de l'Ouest plus sûre. Ils vont tout abandonner pour partir dans une quête qui n'est pas de tout repos...
La plume de Jean-Luc Marcastel est indéniablement parfaite -ou presque en tout cas. A la fois douce et poétique, on se laisse porter par les mots qui nous touchent et nous concernent. Poignants et pleins de vérités cachées, ils savent nous émouvoir aux moments les plus forts... Il a su me surprendre, me faire trembler, me faire rire et me faire peur. Nombre de fois où je me suis surprise à esquisser de larges sourires ou à sentir le rythme de mon coeur accélérer dans sa cage thoracique.
Histoire à la fois belle et tragique, l'auteur aborde un sujet très intéressant qui ne demande qu'à être développé. Un sujet plein de doutes, de suppositions mais aussi d'appréhension. D'ailleurs l'auteur a parfaitement su créer cette ambiance sobre et pesante sur un monde qui se craquelle de toute part. Où ces hommes changent en même temps que ce monde si fragile. Dans ce roman, il y a une part de réalité, dont, nous lecteurs avons le but de trouver et de se remettre en question. Par une simple histoire, il nous transmet ses pensées, ses jugements et donne un sens à la vie. Des sujets de réflexions qui nous tourmentent et qui ne nous lâchent qu'après avoir pris conscience de cette vérité. Il nous fait part de magnifiques propos qui ont tout le mérite d'être lus et relus! Des messages déchirants mais surtout pleins d'espoir...
Dans son roman, Jean-Luc Marcastel met une touche de fantastique qu'il mêle à son histoire futuriste et c'est tout simplement un plaisir. Ce côté fantastique -peu exploité- va surtout être utilisé par la suite comme élément pour la peur. Car sachez une chose, ce bouquin qui, à maintes reprises nous laisse perplexe, est aussi un bouquin doté de frayeurs. Celles qui provoquent un affolement cardiaque et rendent les mains moites... Bref, vous l'avez compris, une fois de plus l'auteur réussit à propager en nous ce qu'il tient clairement à nous dire et faire comprendre. Toutes ces petites choses dont nous sommes contraints à passer!
Les personnages sont très intéressants, mais surtout très importants dans ce genre d'histoire, où l'action est présente du début jusqu'à la fin. Tous différents, chacun apporte un surplus dans le bouquin. J'avoue ne pas m'être réellement attachée à eux, mais ils restent des protagonistes plaisants à suivre. On retrouve Johan, adolescent qui peut rester incompréhensif pour certains avec son caractère caché par crainte de souffrir. Théo, mature et digne de confiance, qui se montre particulièrement protecteur envers son frère. Puis vient Khalid qui met un peu de fraîcheur dans cette lecture sinistre avec les "Babouches de son Grand-Père". Il a le pouvoir de nous faire rire dans les moments les plus délicats... Et pour finir, vient Fanie au caractère considérable qui tient tête à ceux qui ont le malheur de lui mettre des bâtons dans les roues! En résumé ce sont des personnages touchants, qui nous surprennent à tout bout de champ! Même si, j'admets que la part de relation qui va les unir entre eux, m'a rapidement lassé, voire agacé. Certains de ces évènements étaient trop prévisibles -je parle du "qui aime qui". Bien sûr c'est le seul petit défaut de l'histoire qui reste vraiment gênant mais qui s'oublie rapidement!
En bref, l'écriture de Jean-Luc Marcastel est franchement remarquable et à toutes les capacités de nous projeter dans un futur sombre et menaçant. Les propos et les messages qu'il nous livre sont simplement magnifiques et je pense que c'est ce qui a réussi le plus à me toucher profondément. J'ai aimé cette ambiance à la fois pesante et oppressante qui nous mène dans une aventure haletante et pleine de rebondissements. J'ai aussi beaucoup apprécié cette quête de soi, qui au final était plus une quête pour se retrouver soi-même et mieux se connaître qu'autre chose. Et bien sûr, cette histoire d'amour quelque peu gênante même si cela est vite oublié, je vous conseille de vous procurer au plus vite "Le Dernier Hiver", et comme son nom l'indique il est préférable de le dévorer durant cette période froide de l'année!
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basileusa
  03 janvier 2014
Le soleil est masqué, un long hiver glacial s'installe et les hommes doivent survivre dans ce monde qui devient hostile. Des pins colonisent l'espace ,des pins carnivores et d'horribles bêtes font leur apparition .
Johan entreprend un voyage ,accompagné de deux amis et de son frère ,pour retrouver la fille qu'il aime ,dont il est sans nouvelle. Un voyage mouvementé bien sûr ,le pire a craindre n'étant pas forcement l'environnement glacial et peuplé de terrifiantes créatures.
J'ai beaucoup aimé ce roman ,ce futur angoissant et ses éléments fantastiques. le petit bémol vient peut être des personnages ,un peu caricaturaux ....mais l'ensemble est vraiment très divertissant !
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Melisende
  24 mars 2012
J'avais entendu parler de la sortie du Dernier hiver il y a quelques mois, fin 2011 et avais alors vu beaucoup d'avis sur les blogs. Pas mal d'entre eux me semblaient très enthousiastes, mais d'autres beaucoup plus mitigés. J'étais curieuse de découvrir ce titre et Jean-Luc Marcastel - inconnu jusque-là - mais pas non plus très pressée. L'occasion de le lire s'est présentée par l'intermédiaire de Forbidden Book, que je remercie.
Je crois que je vais peiner à vous parler de cette lecture car je n'arrive pas à dire si j'ai aimé ou non. Je ne parviens pas à mettre de mots sur mes impressions. Je vais tout de même tenter de vous expliquer tout ça, au mieux. Je ne sais pas si j'ai aimé, disais-je donc, mais en tout cas, je peux annoncer que j'ai mis du temps à venir à bout de ce livre…
Commençons, as usual, par le négatif pour terminer sur une note positive.
Et bien, ce qui m'a le plus gênée pendant cette lecture, ce sont les personnages. Je crois que je ne me suis attachée à aucun d'entre eux. Au départ, j'appréciais beaucoup Théo, le grand frère protecteur et mâture, et puis, au fil des pages, j'ai été agacée par son comportement de « Chevalier » (son surnom d'ailleurs), par tous ses bons sentiments… et l'apogée est évidemment sa décision finale que je trouve assez « inutile » et peu crédible. Khalid, le bon camarade avec les expressions de son grand-père (sur les babouches) est peut-être la figure la plus authentique et la plus crédible de ce roman. Avec son humour, il apporte un peu de fraîcheur et de légèreté, vraiment bienvenues dans la lourdeur ambiante. Fanie, LA figure féminine du roman, ne m'a jamais touchée. Au contraire, je l'ai trouvée insupportable. Habituellement, j'aime assez les héroïnes courageuses, mais là, ce n'est plus du courage mais de l'inconscience. Quant au personnage « principal » du Dernier hiver, à savoir Johan, le petit frère de Théo, je n'ai jamais réussi à le comprendre et à adhérer à son côté schizophrène (il « parle » souvent à travers la voix de « Corbeau », identité qu'il s'est inventée pour se protéger de ce qui l'entoure). Je veux bien que les malheurs conduisent certains à se forger une carapace et un autre personnage pour se protéger mais là, c'est juste « too much ».
Mais finalement, ce ne sont pas tellement les figures en eux-mêmes qui m'ont gênée, mais plutôt les relations qu'elles entretiennent les unes avec les autres. Truc aime machin qui aime bidule qui aime chouette… c'est très agaçant. J'aime assez les histoires d'amour un peu tragiques et torturées, mais là, c'est trop. Et puis, même si leur âge n'est jamais précisé (ou alors j'ai loupé le coche), je dirais qu'ils ont dans la vingtaine… dans cette optique, je n'ai pas trouvé leur comportement, leurs pensées crédibles. Je veux bien que dans certaines situations, l'être humain soit obligé de grandir/mûrir plus vite mais là… non, je n'y ai jamais cru. A aucune des histoires d'amour impossibles. Quant au retournement de situation et au changement de comportement de Johan dans les dernières pages… non. Encore une fois, c'est « too much » et ça ne m'a pas convaincue.
De ce fait, l'intrigue essentiellement tournée vers le devenir des personnages et l'évolution de leurs histoires d'amour ne m'a pas emballée des masses… d'où ma lenteur dans ma lecture. La première partie m'a tout de même plus convaincue que la seconde. D'ailleurs, les deux sont tellement différentes qu'on pourrait presque les considérer comme deux tomes rassemblés en un seul (mêmes personnages et même univers mais aventures différentes). le début m'a tenue en halène. En effet, on découvre l'univers qui entoure les personnages et c'est ce qui m'a le plus charmée. A la fin, les personnages affrontent un « grand méchant », je me suis plus ennuyée.
L'univers, le contexte est véritablement intéressant. L'action prend place, dans les premières pages, à Aurillac (dans le Cantal, en Auvergne !) en 2035. Quelques années plus tôt, un voile s'est déposé devant le soleil. L'alternance jour/nuit a quasiment disparu, faisant place à un crépuscule rouge éternel. Les radiations provenant de ce phénomène ont transformé la faune, la flore… et les hommes ! Une forêt de « pins-vampires » a rapidement vu le jour et a pris le contrôle, envahissant tout, tuant les hommes et cachant des bêtes étranges et féroces en ses profondeurs. Les survivants ont dû s'adapter et apprendre à vivre dans ce nouveau monde où, finalement, les personnages et le lecteur le comprennent durant cette aventure, les véritables ennemis ne sont ni les pins ni les bêtes modifiées, mais les hommes. « L'homme est un loup pour l'homme » et seul l'Amour peut triompher, voilà le grand message délivré par ce livre.
Le concept général est intéressant mais je regrette que, finalement, arrivé à la fin du texte, le lecteur n'ait pas beaucoup d'éléments de réponse. Ceux-ci ne sont pas indispensables à la lecture, mais, personnellement, j'aurais aimé en apprendre plus sur les modifications génétiques liées aux radiations, par exemple.
Côté plume, j'ai apprécié. Jean-Luc Marcastel a un joli style. C'est fluide, joliment écrit même si, évidemment, ça reste de la littérature « de gare ». J'ai apprécié la plupart des dialogues (même si certains sont vraiment grandiloquents, ce qui rejoint mon impression sur l'aspect « non crédible » du comportement des personnages) et la grande majorité des descriptions. Certaines scènes sont très marquantes, j'en retiens surtout une qui a entraîné quelques mauvais rêves : alors que Fanie est blessée, le petit groupe se réfugie dans une maison abandonnée. L'atmosphère est lourde, quelque chose ne va pas. Théo monte la garde la première partie de la nuit et, alors qu'il lit, il sent une présence tout près de lui. Il quitte le salon pour aller voir du côté de la cage d'escaliers… et là, grosse flippe ! Je m'en souviendrai !
Dans l'ensemble, je trouve que l'atmosphère inquiétante et glaciale (c'est l'hiver, il fait dans les -40° chaque jour, la forêt de pins semble avoir une conscience et oppresse de tous les côtés…) est bien rendue. D'ailleurs, si je peux me permettre une remarque, je trouve que conseiller le Dernier hiver à partir de 13 ans est un peu prématuré. Ce titre est quand même assez dur et particulièrement déprimant pendant la grande majorité du texte !
En bref. J'ai aimé l'univers original, l'ambiance oppressante bien décrite et la plume de Jean-Luc Marcastel en général, mais je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages et à leurs états d'âme (pas très crédibles, un peu « too much ») ce qui m'a enlevé un gros intérêt pour l'intrigue et a donc rendu ma lecture laborieuse. Mon avis est évidemment très personnel et tient vraiment dans ce manque d'attachement à ce groupe de jeunes et à leurs aventures amoureuses… si le devenir de Théo, Johan et Fanie (le trio amoureux) vous intéresse, nul doute que vous allez adorer !
Lien : http://bazar-de-la-litteratu..
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Lire-une-passion
  01 novembre 2013
À vrai dire, je ne sais même pas par où commencer cette chronique. Pas parce que je n'ai pas aimé ce livre, bien au contraire, mais justement, j'ai trop de choses à dire que je ne sais pas par quoi débuter ! Parce que l'auteur m'a fait passer par tellement de sentiments dans ce livre que c'est dur de tout mettre en ordre. J'ai été vraiment heureuse de retrouver sa plume, ses comparaisons et métaphores qui sont toujours autant agréables à lire. Oui, ce sont des petits trucs comme ça qui ont enrichi ma lecture !
« le dernier hiver » est bien différent de « le monde de Clara » par bien des aspects. Dans ce livre, le monde est ravagé par un mal récurrent : l'hiver trop présent, la Malesève, les arbres vampires, les monstres. Tout est décrit au millimètre près, à tel point que lorsqu'on est plongé dans cette lecture, on y est vraiment, on a l'impression d'être à côté des personnages, de faire partie de l'aventure et de souffrir avec eux.
Johan est un jeune homme qui refuse de se laisser abattre et de se laisser mourir par cet hiver abominable. Mais surtout, il est amoureux. Et par amour, il décide d'aller retrouver celle qu'il aime, partie vivre dans une autre ville, pour tenter d'échapper à la mort. Ce dont il ne se doute, c'est que ses amis et son frère sont bien décidés à le suivre aussi : Fanie, Théo et Khalid. Une cinquième personne est bien avec eux, mais pas autant présent : Corbeau.
Ce qu'ils ne savent pas, c'est que leur voyage va se transformer peu à peu en enfer. Car oui, ils vont souffrir, et croyez-moi, l'auteur n'y a pas été de mains mortes, cette fois. Ce livre est à éviter pour les âmes sensibles, parce que plusieurs fois j'ai eu des haut-le-coeur, des surprises, les yeux ronds. Bref, de blessures en blessures, de combat en combat, les personnages en verront de toutes les couleurs mais resteront très soudés malgré tout. le message d'amitié et d'amour que fait passer l'auteur est tellement fort, puissant, que c'est ça qui a primé sur tout le reste. Un vrai hymne aux vraies valeurs de la vie courante.
Du côté des personnages, je les ai tous aimé, à des degrés différents.
Johan, pour l'amour inconditionnel qu'il voue à celle qu'il aime. Il est passionné, motivé et prêt à tout pour la retrouver, même à aller au-devant du danger et mourir. J'ai adoré ce caractère fort mais en même temps triste, bouleversant et inconscient par moment.
Théo, parce que c'est le grand frère, l'homme raisonné, qui sait prendre les bonnes décisions, et qui malgré l'amour qu'il porte à son frère, est prêt à braver la mort mais aussi se mettre en travers de la route de son frère, quand ce dernier prend de mauvaises décisions
Khalid, parce que c'est Khalid. Parce que malgré la peur, la douleur, le mal, les ténèbres qui s'abattent sur eux, il garde toujours son côté humour qui fait du bien dans un moment où tous pensent être leur dernière heure. Puis après tout, quand son grand-père il faisait des babouches, il disait toujours...
Fanie, parce qu'elle a beau être une fille, elle veut prouver qu'elle est faite pour l'aventure, le risque, les combats. Elle veut prouver à ses amis qu'elle peut les aider, que ce n'est pas parce qu'elle est une fille qu'elle doit rester sagement chez elle, attendant qu'ils reviennent ou non. Certes, à des moments elle m'a un peu énervée à aller carrément au devant du danger, mais son caractère fort m'a bien plu, et montre qu'une femme peut tout à fait faire partie d'un voyage dangereux.
Et pour finir, Corbeau. Un personnage à part entière. Je ne peux pas trop en dire sur lui, mais juste que ce personnage est dépourvu d'émotions et n'a pas peur de la mort. Bizarrement, j'ai adoré ce personnage, même si on ne le voit pas plus que cela.
En somme, une chronique très difficile à écrire, parce que j'ai tellement aimé ce livre que j'ai envie de le relire. Eh oui, c'est rare mais là, l'auteur a mis la barre très haut et l'histoire qu'il a inventée est originale, prenante, effrayante, diabolique. Ses personnages cachent chacun de lourds secrets qui sont dévoilés au fur et à mesure qui fait que l'on s'attache encore bien plus à eux. Une histoire troublante, des valeurs très bien décrites, des amours au-delà du temps, une amitié indéfectible, incassable.
Je tiens à remercier les éditions BlackMoon et Cécile pour m'avoir permis de lire ce livre magnifique d'où l'on ne sort pas indemne et de leur confiance.
Justine P.
« — T'es mignon quand tu te mets en colère. Ça te rajeunit, tu devrais faire ça plus souvent.
Alors que la jeune fille se retournait pour se diriger vers son scooter, avec une démarche de princesse, Théo entendit derrière lui le rire de Khalid.
— Comment elle t'a mouché, mon frère ! Parole, rien que pour ça, ça valait le coup de venir. (l ajouta aussitôt, philosophe:) Mon grand-père, y faisait des babouches, et mon grand-père, y disait toujours : « Les femmes, c'est comme les babouches, y a celles qui te tiennent chaud et qui te dorlotent et celle qui te bottent le derrière. » Notre princesse, à ton avis, c'est quel genre ?
Théo, renonçant à la colère, secoua la tête.
— Je sens que ce voyage va être long. »
« Dans ce nouveau monde, l'impossible d'hier devenait la réalité d'aujourd'hui. Il frapperait le premier, sans laisser à son ennemi la moindre chance de riposter. »
Lien : http://lireunepassion.blogsp..
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Citations et extraits (61) Voir plus Ajouter une citation
petitsoleilpetitsoleil   16 décembre 2013
Aurillac, France. Mardi 2 juillet 2035. 14h30, -31°C

Je ne sais pour qui j'écris ces mots, personne ne les lira. Peut-être ne puis-je tout simplement pas m'arrêter, une manière comme une autre de tenir le coup, de résister à l'hiver. Voyons, par où commencer ?

La fin du monde, le monde d'avant, celui du Jour.

Personne ici ne sait exactement comment c'est arrivé.
Certains affirment que toutes les saletés qu'on a rejetées dans l'atmosphère ont fini par obscurcir le ciel, que les courants marins se sont modifiés et que le climat s'est détraqué. Pour d'autres, le seul responsable, c'est ce "nouveau corps astral" venu d'on ne sait où, ce "voile de poussière cosmique" - les restes d'une planète pulvérisée peut-être - qui s'est interposé entre le Soleil et la Terre. Moi, je ne sais pas. Quelle importance, après tout ? on n'y peut rien ou c'est trop tard.

Je n'avais que dix ans quand c'est arrivé, mais je m'en souviens encore, comme si c'était hier. Je me souviens quand les médias ont annoncé qu'un phénomène curieux allait masquer le Soleil, que le jour se transformerait en crépuscule, pour quelques heures. Tout le monde était excité, les gens surveillaient leur montre, attendaient l'heure du spectacle.
Fanie, Théo et moi, on est entrés dans le donjon du château. On est montés tout en haut, même si c'était interdit, pour mieux voir. Le gardien y était aussi, le nez en l'air.

Le ciel est devenu rouge, lentement, sans qu'on s'en rende compte au début, et plus sombre aussi, comme le crépuscule juste avant la nuit.

Comme du sang.
On a trouvé ça drôle la première heure, puis on s'est lassés. Le gardien nous a fait redescendre. Quand on est arrivés chez nous, ça ne nous amusait plus du tout. C'était même plutôt sinistre.

La nuit est venue. Le lendemain, quand le soleil s'est levé, le ciel était toujours rouge. Il l'est resté le jour suivant. Et le jour suivant.
Les gens ont commencé à s'inquiéter. Les astrophysiciens, à la télé, expliquèrent qu'ils s'étaient trompés, qu'il n'y aurait plus de jour véritable, pas avant dix ans, cent, mille peut-être, ou davantage.
Il y eut des émeutes dans les grandes villes. Des émeutes ! Comme si tout casser pouvait changer quelque chose.

Ce n'était que le début. La température commença de baisser. Il fit froid, de plus en plus froid, et la neige se mit à tomber, sans discontinuer.
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LaLoLaLo   03 novembre 2011
Un premier pas...
- Mon grand-père, y faisait des babouches...
Un deuxième...
- Et mon grand-père, y disait toujours...
Le troisième, guère plus assuré. Il tendit les mains.
- ... "Les babouches, c'est comme les gens, dans ta vie, t'en auras plein : des bonnes, des mauvaises, des belles, des laides, des trop raides, des trop molles, des trop petites, des trop grandes, des qui donnent des ampoules, des plus ou moins confortables. Et si t'as de la chance, tu trouveras celles qu'Allah a faites pour toi... (...) Alors enfile tes babouches, mets-les l'une devant l'autre, et tu verras bien où elles te mèneront.
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petitsoleilpetitsoleil   16 décembre 2013
Dans un coin, un lit étroit, un édredon boursouflé ; dans l'autre, une petite cheminée où quelques braises diffusaient encore une douce chaleur ...
Au-dessus, posé sur son socle tel un serpent assoupi mais toujours vigilant, une longue lame recourbée à la ligne orientale : son sabre, celui que lui avait offert son maître quand il pratiquait encore le kendo au club, avant qu'il ne ferme, trois ans plus tôt ...

Comme beaucoup d'autres avant lui, il s'était longtemps passionné pour l'Orient en général, le Japon en particulier, sa culture, ou l'image qu'il s'en faisait, les samouraïs, le bushido, le zen.
Il espérait alors trouver, dans la philosophie qui accompagnait l'art du sabre, une réponse à ses propres interrogations.
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petitsoleilpetitsoleil   17 décembre 2013
L'univers nous a donné une leçon d'humilité, nous a remis à notre place. (...)

Nous ne sommes que des locataires, des passagers que d'autres remplaceront. C'est à nous de nous adapter, et non au monde de se plier à notre bon vouloir ...

Nous nous adapterons, nous évoluerons, nous survivrons ... toutefois pas à n'importe quel prix, pas en sacrifiant notre âme.
Une nouvelle chance, un nouveau départ, une nouvelle humanité ...
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CoralieLeboucherCoralieLeboucher   02 mars 2012
"Oh ! oui, elle savait rentrer ses émotions, ses blessures, sa douleur, elle ne faisait même que ça. Elle était devenue une championne dans sa catégorie. A part cette nuitn quand elle était venue trouver Johan...Johan qui n'était même pas là pour l'écouter, pour l'entendre. Des mots, des mots bruts sortis du coeur, le sang de son âme, versés en vain. Son père avait peut-être raison, après tout, on ne devrait jamais se livrer, en aucune circonstance, pour ne pas laisser les autres avoir barre sur vous ni leur offrir la possibilité de vous blesser. On se forgeait une armure de silence et de solitude, et on s'y retranchait, pour mieux s'y déssécher, lentement, tranquillement, de l'intérieur, juqu'à ce qu'enfin il ne deumeure plus que cette cuirasse et rien dedans, un tronc sec dont là sève et les entrailles ont disparu, faute d'amour, et de tendresse, de complicité, pour les irriguer."
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Videos de Jean-Luc Marcastel (12) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Luc Marcastel
À l'occasion du salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil 2018, Jean-Luc Marcastel vous présente son ouvrage "Le retour de la bête" aux éditions Gulf stream.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2233071/jean-luc-marcastel-le-retour-de-la-bete
Notes de Musique : Free music archives.
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