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Citations sur Le roi de coeur (28)

Enya75
Enya75   10 février 2021
- Lo que vol petar pus nalt que son cuol, se fa un trauc à l'esquina *
Malo, qui commençait à bien connaitre les expressions d'Albert - plus qu'il ne l'aurait souhaité, d'ailleurs -, avait traduit en lui-même et, malgré tout ce qu'il venait de vivre, n'avait pu retenir un sourire... Et tant mieux si le comte avait entendu. Il se demanderait certainement ce que voulait dire Albert - et Malo lui souhaitait bien du plaisir pour trouver la traduction.

* "Celui qui veut péter plus haut que son cul se fait un trou dans le dos"
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collectifpolar
collectifpolar   30 avril 2021
Personne ne vit donc la jeune femme surgir en courant de la place Saint-André-des-Arts, traverser la rue et passer en trombe devant la fontaine Saint-Michel, si ce n’est, du haut de leur piédestal, la statue armée du saint, le diable à ses pieds et les deux griffons de bronze qui semblèrent la toiser d’un regard scrutateur.
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collectifpolar   30 avril 2021
Malo était sûr que si un graphologue s’était penché sur la calligraphie du commandant Archambault, il en aurait eu des sueurs froides.
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collectifpolar   30 avril 2021
Et encore, nous n’avons pas évoqué la tête qui surmontait ces épaules à donner des complexes à tous les ours du monde, passés ou à venir. Frankenstein sans les boulons, se rappelait avoir pensé Malo la première fois que ses yeux étaient tombés sur ce phénomène, quelques années plus tôt, au commissariat d’Aurillac où Albert avait trouvé sa juste place en ce monde. Un Frankenstein rural, un peu croisé avec le méchant de James Bond – mais si ! Vous savez, celui avec les dents en acier qui bouffe les câbles d’un téléphérique –, en plus jovial, du moins la plupart du temps. Albert n’avait pas de dents en acier, lui, il n’en avait pas besoin. Quand Albert souriait de toutes ses dents à concasser des cailloux, ça donnait généralement envie à n’importe qui d’avouer n’importe quoi pour se trouver ailleurs, de peur qu’il vienne une fringale subite à cet énergumène.
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collectifpolar   30 avril 2021
Hollywood avait créé le Terminator. Le Cantal avait créé Albert. Comme sa main, il était le produit d’une sélection génétique rigoureuse qui avait éliminé de l’arbre les pousses trop faibles ou non adaptées au rude climat et à la société non moins rude de ses montagnes natales. À ce pool génétique exceptionnel, fait pour mater les taureaux salers – même les plus rétifs – et marquer des essais dans les matchs de rugby les plus préhistoriques du monde, il fallait encore ajouter un élevage rigoureux et une alimentation qu’à défaut de mot plus juste on pourrait qualifier de « riche »
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collectifpolar   30 avril 2021
Son regard halluciné balaya le bord de Seine, la façade imposante du Quai des Orfèvres, égayée par ses jeunes nymphes, pétrifiées dans leurs alcôves, de cette époque où la bonne société bourgeoise sculptait ses fantasmes à même la pierre.
Elle hésita.
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collectifpolar   30 avril 2021
Dans ce lignage belliqueux devenu mercanti, il fallait bien, de temps en temps, qu’il y ait des imprévus. Cet imprévu, cela avait été Marie. Une jeune femme superbe, drôle, fantasque, sensuelle, qui se passionnait pour la peinture, la sculpture, le pastel, la photo, la musique, enfin, tous les arts en règle générale – et pour les artistes. Dédaignant la tradition familiale, elle s’était orientée vers un cursus d’histoire de l’art où elle avait fait de brillantes études et passé un master tout en prenant des cours du soir en dessin.
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collectifpolar   30 avril 2021
Marie avait été… Oh ! Un de ces enfants qui naissent parfois dans les familles riches, une sorte d’ovni, une gamine déposée là par les fées…
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collectifpolar   30 avril 2021
Bref, en un mot comme en cent, les de Fontevreaux étaient de ces familles qui avaient traversé les âges et aujourd’hui, au début du XXIe siècle, une des plus grandes fortunes de ce pays, peut-être même d’Europe, mais une fortune qui savait se faire discrète et évitait la publicité comme la peste. Jamais, ou presque, on ne voyait un de Fontevreaux dans la presse ou à la télé. Aucun journaliste n’avait franchi les barrières de leurs domaines aux alentours de Paris ou le long de la Loire, ni de leurs diverses possessions à Monaco ou ailleurs.
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collectifpolar   30 avril 2021
La famille en avait profité pour se donner un vernis de respectabilité en investissant dans la vigne en Bordelais et les conserves dans son château sur les bords de Loire. Là encore, elle avait réalisé une très belle réussite. Les pâtés Le Grand Veneur de Fontevreaux s’arrachaient à prix d’or dans les épiceries fines pour gens de goût.
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