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Critique de melusine1701


melusine1701
  18 mai 2011
Première critique, à chaud, en refermant ce livre: le titre est très mal choisi et très trompeur. Je m'attendais en effet à quelque chose qui parle réellement de la bonne humeur, à savoir quelque chose de quotidien et de personnel. Parce que franchement, je sais bien que le monde va mal, qu'on pollue la planète, que le Sida fait des millions de mort, que les plus riches exploitent les plus pauvres, mais de là à dire que ça me met de mauvaise humeur en permanence, il faut chercher loin. Loin d'être un guide bien-être et savoir-vivre, ce livre vous propose donc d'explorer ce qui a mené le monde là où il est, d'accepter l'état dans lequel il est et de voir son futur de manière plus posée et moins alarmiste, au moyen d'un dialogue où le sage amène son élève à se poser les bonnes questions et à trouver la vérité en lui. En cela, la structure et la démarche m'ont paru bienvenues, assez similaire à ce qu'avait fait Jostein Gaarder dans le Monde de Sophie. Efficace, cette méthode permet de vulgariser des concepts philosophiques assez d'habitude obscurs ou carrément rébarbatifs. Car pour moi, c'est bien un livre de vulgarisation philosophique sur le monde contemporain du point de vue social, politique, historique et économique: partant du postulat que les gens ont du mal à réfléchir seuls et à voir tout les aspects d'un problème, il leur enseigne une sagesse (sophia) qui consiste à réfléchir posément, voir plus ouvertement et plus largement et envisager tous les aspects d'un problème. Et cet aspect m'a beaucoup plu.

Et pourtant, cela ne m'a pas touchée. Principalement pour deux raisons.
D'abord, parce que cette méthode de réflexion que Papymia se propose d'enseigner au narrateur, ce regard profond, cette superposition des points de vue, j'ai moi-même appris à la faire, dans la douleur parfois, lorsque je planchais sur mes dissertations de philosophie (je ne vous parle pas de la lointaine esquisse de philo qu'on fait durant l'année de terminale, je vous parle de vrais cours de philo, genre prépa ou fac, où vous passer des semaines et des semaines à tourner et retourner dans tous les sens un concepts aussi banal et vide que le temps, le savoir,...). Donc pour faire court, je n'ai été ni admirative ni surprise, simplement satisfaite de trouver un écho à ma propre manière de réfléchir. Oui, ça peut paraître présomptueux, voire carrément vaniteux d'écrire ça, mais tant pis: j'ai fait de la philo, si ça ne doit me servir qu'à une chose dans la vie (à savoir écrire cet article), ça sera déjà ça de pris.
Ensuite, parce que la plupart des constatations que le narrateur en vient à faire, je les avais déjà plus ou moins faites de moi-même. Bon soit, peut-être pas de manière aussi explicite et poussée, mais concrètement, je n'ai rien appris.

Lien : http://mabouquinerie.canalbl..
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