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ISBN : 9522731781
Éditeur : Atramenta (01/01/2013)
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Critiques, Analyses et Avis (12) Voir plus Ajouter une critique
LydiaB
  26 mai 2013
"Quand j'étais gone" est une autobiographie dans laquelle Jean Marcel narre ses souvenirs d'enfance. Encore une autobiographie, allez-vous me dire... Oui, mais vous vous doutez bien que si j'en parle, c'est qu'elle a ce petit truc particulier qui m'a fait m'y arrêter dessus. C'est riche, c'est enlevé... L'auteur emploie ici une plume pittoresque pour nous raconter, au final, son quotidien. Exercice peu facile au départ, vous en conviendrez. Et ce qui ne gâche rien, c'est que ce court texte abonde de références culturelles. Entre littérature, chansons et filmographie, vous vous délecterez, j'en suis certaine, de ce plaisant récit.
Vous pouvez retrouver cet auteur sur le site Atramenta et lire quelques-unes de ses oeuvres, histoire de vous faire une idée.
Lien : http://www.lydiabonnaventure..
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sandrine57
  09 juin 2013
Dans ce court récit autobiographique, Jean MARCEL revient sur son enfance lyonnaise pour évoquer un passé de rires et de larmes, de découvertes en tout genre, une vie toute simple dans une famille ouvrière de la fin des années 60.

Un retour sur le passé sans nostalgie, juste un regard ému sur les belles années de la jeunesse, le moment de tous les possibles. Jean Marcel nous fait revivre les parties de billes, les courses en patins à roulettes (les vrais, avec des lanières), l'école communale où les garçons étaient séparés des filles. Plus tard viendront les séries américaines à la télévision (Ah David Vincent!), les westerns au cinéma, les premiers disques qui tournent sur l'antique Teppaz, le passage de Oui-Oui à Bob Morane (le vrai héros de tous les temps!), les magazines pleins de super-héros et les grands évènements historiques : le souffle de liberté de mai 68, le premier homme sur la lune, la guerre du Vietnam. Il n'oublie pas la famille : la mère qui fait les gros yeux quand le père se laisse aller à boire un coup de trop après une partie de boules, les vacances dans l'Aveyron, les visites à l'arrière grand-mère, les promenades avec la grand-mère...Et puis il y a Lyon : la Tête d'Or, le plus beau parc du monde, les parties de boules lyonnaises, le mythique stade Gerland, les joueurs de l'OL, le parler propre à la ville.
Un ton alerte, une pointe d'émotion, un brin d'humour pour un sympathique moment de lecture qui éveillera les souvenirs de ceux qui ont été des gones il y a un certain temps déjà...
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DoVerdorie
  02 juillet 2013
Ce récit autobiographique est constitué d'une vingtaine de moments de bien-être, comme si l'auteur a voulu retenir les plaisants bonheurs de sa jeunesse ; autant de perles qu'il n'avait pas envie de laisser filer...
Les raconter donc, les éterniser noir sur blanc afin de partager ces fragments de vie reliés aux tendres souvenirs qu'il a des personnes qui l'entouraient, les endroits (Lyonnais) qu'il fréquentait, le 7e art des années 1970 de sa pré-adolescence qui le passionnait, ses découvertes de lectures et de la musique....."Oye como va mi ritmo..."

J'ai tout de suite pensé à une personne de mon entourage quand Jean Marcel écrit : « La deuxième chose très singulière que Fleurine a développée lors de son long veuvage est une sorte de polyvalence intellectuelle surprenante, une qualité rare qui consiste à pouvoir faire plusieurs choses à la fois. Elle tricote, lit, regarde la télé, boit le thé et parle avec quelqu'un sans aucun effort apparent. Elle a sans doute un cerveau aux capacités étonnantes dont les performances sont restées ignorées, y compris par elle-même. » Il va sans dire que j'ai ressenti immédiatement de l'affection pour cette grand-mère maternelle de l'auteur. Il en va de même pour son père René dont l'écrivain sait esquisser un portrait vivant en quelques paragraphes. Et c'est là où réside la force de son écriture ; évoquer dans ces chroniques d'à peine quelques pages et en peu de mots, des personnes, des lieux, des instants...qui, sous nos yeux, reprennent vie...avec le sourire (!), parce que l'auteur sait bien manier l'humour. Humour qui reste présent même quand sa parole se fait plus critique comme dans les chapitres "États-Unis" (un quartier de Lyon), "Léo" (une manifestation contre les mauvaises conditions de travail) ou "Les Ritals" (prise de position politique contre le gouvernement).
...mais immanquablement nos propres souvenirs remontent à la surface...et on prend le temps de s'y arrêter un moment....

Un livre de (si) peu de pages...qui fait beaucoup (!) de bien.

Un P.S. pour la dernière chronique "Rectangle blanc". Je voulais absolument choisir une citation dans ce chapitre ! Impossible d'arrêter mon choix...je vous invite à le lire en entier...vous ne le regretterez pas !
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KATE92
  24 juin 2013
Récit autobiographique sur l'enfance lyonnaise de Jean MARCEL, très facile à lire, fluide comme le temps qui passe… avec des références sur toute une époque dite les « années glorieuses ».
Merci à l'auteur de m'avoir fait découvrir son ouvrage qui m'a parfois rappelé les livres de PAGNOL… sur son enfance en Provence.
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Aline1102
  14 juin 2013
" Quand j'étais gone... " raconte les souvenirs d'enfance de Jean Marcel. L'adulte qu'il est aujourd'hui nous raconte la vie d'un petit garçon lyonnais qui découvre peu à peu le monde, que ce soit à travers le cinéma, la télévision, la lecture ou l'observation attentive des adultes.
Quand Jean Marcel m'a proposé de me procurer gratuitement la version numérique de " Quand j'étais gone... " je n'ai pas hésité. Ma motivation première, je l'avoue, c'était le titre, qui me rappelle celui de " San Antonio chez les gones ". Grande fan de Frédéric Dard (tiens, lui aussi écrivait sous pseudonyme cette aventure lyonnaise), le parallèle (très subjectif) entre les deux titres ne pouvait que titiller ma curiosité.
Et quelle découverte que ce récit autobiographique ! Grâce au regard curieux et attentif d'un petit garçon lyonnais - ce petit gone dont il est question dans le titre - c'est tout un monde qui prend forme sous nos yeux. Avec, tout d'abord, une ambiance unique : celle du quartier populaire où tout le monde se connaît et où les habitants sont travailleurs et courageux. La vie des ouvriers et de leurs familles sont rythmées par des rituels immuables : le cinéma, les illustrés et le catéchisme pour les enfants ; la pétanque pour les grands ; le football (en particulier les matchs de l'Olympique Lyonnais, évidemment !) pour toutes les générations.
" Quand j'étais gone... " c'est aussi le portrait d'une époque. Celle où tout était encore possible parce que toutes les inventions devaient encore être créées. le petit garçon nous parle de son émerveillement face à l'écran de télévision. Et on ne peut s'empêcher de s'étonner, nous, la génération blasée par le petit écran : durant l'enfance de Jean Marcel, les programmes étaient apparemment de meilleure qualité. A l'époque, il était encore possible d'être fasciné par un objet aujourd'hui devenu banal...
Avec Jean Marcel, ce sont les petits événements de la vie quotidienne qui sont importants : les séances de cinéma avec la classe, les visites chez ses grands-parents, la lecture des illustrés, la partie de boules du dimanche... Une vie simple, mais bien remplie.
Merci Monsieur Jean Marcel pour ce beau moment de nostalgie !
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
KATE92KATE92   24 juin 2013
Quand, de bonne heure le matin, nous pêchons au bord du lac, des aigles grands comme des avions nous survolent avec curiosité. Je surveille mon bouchon en serrant les fesses. J'ai lu que, dans les Andes, un condor a enlevé un enfant en le prenant dans ses serres. Le moins que l'on puisse dire c'est que l'endroit est vraiment sauvage.

Et chaque année, quand nous arrivons dans l'Aveyron, la Simca 1300 chargée jusqu'à la gueule, mon père nous montre le paysage et dit : "Ici c'est comme le Vietnam !" Il y a des expressions qui frappent l’esprit d’un enfant. Pendant très longtemps j’ai cru que le Vietnam ressemblait à l’Aveyron... le lac de Sarrans en moins.
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LydiaBLydiaB   26 mai 2013
Et chaque année, quand nous arrivons dans l'Aveyron, la Simca 1300 chargée jusqu'à la gueule, mon père nous montre le paysage et dit : "Ici c'est comme le Vietnam !" Il y a des expressions qui frappent l’esprit d’un enfant. Pendant très longtemps j’ai cru que le Vietnam ressemblait à l’Aveyron... le lac de Sarrans en moins.
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DoVerdorieDoVerdorie   01 juillet 2013
 Mendès France a instauré le célèbre bol de lait scolaire à caractère obligatoire. Il va sans dire que des milliers d'enfants sont dégoûtés à tout jamais et se détournent de la voie lactée. Certains d'entre eux entendent l'appel du raisin fermenté et deviennent même des ivrognes, réduisant à néant les efforts louables de l'homme d'Etat aux tendances laitières. 

(La communale)
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KATE92KATE92   24 juin 2013
La nature sauvage nous entoure. L’homme a défié les éléments en construisant ce barrage mais cette fortification serait bien ridicule s'ils se déchaînaient contre elle. Le fond de ce lac n’est pas fait de terre et d’algues, les silhouettes fantomatiques des maisons immergées surgissent devant les plongeurs téméraires en mal de sensations fortes.

Dans toute la région, des légendes courent sur un village englouti par les eaux dont le clocher sonne le glas en pleine nuit. Le lac bordé de forêts épaisses, avec ses eaux sombres et profondes, est une féerie pour le regard quand le soleil brille mais il donne la chair de poule par temps gris et pluvieux. Dans la vallée de la Truyère un simple orage prend des proportions d’ouragan avec des grêlons gros comme des prunes et des coups de tonnerre à réveiller les morts. Mon imagination d'enfant fait le reste. Les pêcheurs colportent des histoires de poissons monstrueux capables de faire chavirer une barque d’un coup de queue, ce qui donne au site des airs de Loch Ness auvergnat.
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OurgantOurgant   24 juin 2013
Chapitre 16
Trinité

L’église de la Sainte Trinité ressemble à un gigantesque hérisson de béton. C'est un ouvrage à l’architecture moderne, où d'étranges vitraux posés de travers s'accrochent à des lignes futuristes bizarroïdes. On dirait que l’architecte a pris un malin plaisir à bannir l’angle droit pour introduire quelques doutes dans les belles certitudes des croyants du quartier.
C’est un prêtre ultra-conservateur qui a été choisi par le diocèse pour gérer la paroisse, sans doute pour rétablir un peu l’équilibre entre le fond et la forme. Les paroissiens, choqués par l’audace du bâtiment, sont rassurés par la raideur dogmatique du curé chargé de veiller sur eux. Les braves gens veulent bien un Le Corbusier pour la modernité mais pas question de confier la gestion des âmes à un jeune écervelé porteur de blue-jeans et adepte du mouvement hippie.
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