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EAN : 9782828912642
204 pages
Éditeur : Favre (01/03/2012)
3/5   5 notes
Résumé :
Jean-Claude Marchand, représentant en assurances, se retrouve sur le carreau après deux restructurations. A plus de 50 ans, après moult recherches, il postule dans une entreprise de Pompes funèbres. Il se présente, on l'engage, le voilà croque-mort. L'auteur nous conte son périple dans cette profession, des premiers pas hésitants aux expériences diverses et parfois difficiles vécues sur le terrain, durant cinq ans. Péripéties hautes en couleurs, à l'humour parfois g... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
titiseb77
  03 septembre 2017
Livre que je ne connaissais pas du tout et qu'une amie m'a prêtée en me disant tu verras c'est drôle.
Et il faut bien l'avouer, ce livre, sans être bidonnant, est drôle.
Jean-Claude Marchand se retrouve au chômage à plus de 50 ans et se voit offrir une place de croque-mort dans une petite entreprise, qui a un patron sympathique, qui décide de lui apprendre le métier sur le tas.
Les anecdotes racontées ne sont pas toutes intéressantes, par exemple, plusieurs pages pour raconter la panne d'essence du corbillard, qui n'était pas de service, c'est long, pareil pour l'oubli des clés du fameux corbillard.
En revanche, d'autres anecdotes valent le coup et surtout nous en apprennent sur ce métier, que j'ai toujours trouvé curieux et méconnu.
Bien sûr, ce n'est pas de la grande littérature et d'ailleurs le métier de Jean-Claude Marchand n'est pas écrivain, il est bien évidemment excuser, malgré tout j'ai trouvé que certains passages étaient assez longuets et pas vraiment utiles.
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Mia
  15 juillet 2012
Le titre est fidèle au contenu. Jean-Claude Marchand nous partage son expérience de croque-mort, métier qu'il a exercé pendant 5 ans, avec le regard décalé nécessaire à une activité éprouvante pour le système nerveux. L'humour noir pourrait bien devoir son origine à la première cérémonie funéraire de l'histoire de l'humanité!
L'auteur a l'esprit vif et le verbe riche, il joue avec les mots, les sortant de leur contexte ou les alliant à des tournures usitées pour mieux les détourner. Au passage, il exprime toute sa verve à l'encontre des jeunes cons avinés qui paient de leur vie leur insolente légèreté : "J'en ai marre de ces insoutenables levées de corps à l'aube dans des tôles tellement entrechoquées dans les chairs que les pompiers ne savent même plus quel jeune conduisait, ni combien il y avait de juvéniles passagers." La confrérie des suicidés est passée au crible et les tentamen vertement décriés : "Le suicide est à consommer avec modération! Ceux qui le galvaudent gâchent et altèrent sa noble posture." Des coups de gueule qui disent la colère et l'impuissance, encaisser encore et toujours dans un métier où l'on ne débriefe jamais.
Jean-Claude Marchand rapporte de nombreuses anecdotes, les aléas de l'oubli, d'une mauvaise organisation ou du hasard de la vie. le métier demande sang-froid, discrétion et quelquefois une bonne dose d'improvisation. Des citations d'auteurs introduisent les chapitres, Céline y côtoie Brel, Boris Vian ou Beaumarchais.
Un ouvrage très intéressant qui lève le voile sur un métier qui concentre sur lui toutes les peurs rattachées à la mort avec un regard lucide et suffisamment caustique pour dédramatiser l'inéluctable.
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arnaudboisse
  18 janvier 2014
Je suis moi-même Maître de Cérémonie dans les pompes funèbres et j'ai maintes fois faillit laisser tomber la lecture de ce ... livre(?)
On y apprend qu'une fois les portes de l'office religieux fermées les croque morts se retrouvent au bistrot pour boire des verres. On y apprend également que les pompes funèbres forment une sorte de coalition où le recrutement se passe en vase clos entre sociétés. de la même façon on est surpris de savoir que le personnel est honteusement exploité et manié comme des pions que l'on s'approprie et que l'on jette selon sa volonté.
Les entretiens d'embauche ainsi que les bons filons à se passer pour trouver un poste s'établissent également dans les bistrots. Ne serions nous qu'une bande de piliers de comptoir? Il faut croire!
En outre, il est impérieux lorsque l'on est confronté à des gens dans la peine de faire montre d'une certaine empathie; toutefois, il me semble que le respect des personnes en face ne doit pas se limiter à l'apparence. On trouvera des descriptions d'intervenants consternantes conférents aux clichés sur les Italiens et les virées nocturnes d'un personnel peu urbain page 138 à 146 et sur les pieds noirs page 196.
Dans un registre plus personnel, je passerai sur un style pompeux et lourd composé d'un vocabulaire riche ( abscons?) vrillé dans des phrases sans fin. Exemple page 28 et 57.
J'ai reçu ce livre pour Noël, d'un ami qui pensait me faire plaisir. Je ne décolère pas de ce que j'ai lu dans cet ouvrage. Pourtant il s'y trouve des anecdotes cocasses ou touchantes. Mais je le dis sans détour: si vous êtes du métier ce livre va vous énerver sans vous apprendre quoi que ce soit que vous n'ayez déjà connu (même de loin), si vous ne connaissez pas ce métier mieux vaut que vous n'en gardiez pas cette image.
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Citations et extraits (2) Ajouter une citation
MiaMia   15 juillet 2012
La liberté la plus fondamentale de notre vie est de jouir du libre arbitre d'y mettre un terme en dernier ressort. La dignité de ce choix réside dans le fait qu'il doit être irrémédiable. Le suicide est livré sans étiquettes d'avertissement préalable. Se suicider tue, tenter de se suicider peut nuire gravement à la santé! Le suicide est à consommer avec modération! Ceux qui le galvaudent gâchent et altèrent sa noble posture. Se méfier des contrefaçons.
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MiaMia   15 juillet 2012
Certaines façons de décéder procèdent d'un manque de savoir-vivre le plus élémentaire de la part de ceux qui se fichent comme d'une guigne du dur labeur du petit personnel méritant qui assure, volens non volens, le service après-vente!
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