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ISBN : 3869300655
Éditeur : Steidl (16/12/2010)

Note moyenne : 4.6/5 (sur 5 notes)
Résumé :
Avec « Détroit, vestiges du rêve américain », les photographes Yves Marchand et Romain Meffre nous offrent une vision sublimée du déclin de la ville de Détroit. Se développant grâce à l'essor de l'industrie automobile, Detroit compte dans les années 1950 presque deux millions d'habitants. Mais vingt ans plus tard, l'augmentation de la ségrégation et la désindustrialisation ont amorcé le déclin et s'illustrent par un nombre important de constructions abandonnées : gr... >Voir plus
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
NievaNieva   02 octobre 2014
La population afro-américaine de Détroit a augmenté brusquement au début des années 1920, avec l'arrivée de nouveaux migrants en quête de d'opportunités économiques. Durant cette période, presque toutes les maisons nouvellement construites comportaient une "restriction raciale" qui stipulait que la propriété ne pouvait être vendue ou louée à un non-blanc. En outre, les blancs de la ville se sont violemment opposés à l'arrivée d'Afro-Américains dans leurs quartiers. Au cours de la période qui va des années 1940 jusqu'aux années 1960, près de 200 "associations de citoyens" furent créées avec pour but principal de protéger leurs quartiers de ce qu'ils appelaient l'"invasion noire". Quand une famille noire emménageait dans un nouveau quartier, les blancs manifestaient devant leur maison, se livraient souvent à des actes de violence et de vandalisme (briser les fenêtres était le plus courant), et parvenaient généralement à les chasser. Quand ils n'y arrivaient pas, ils prenaient rapidement la fuite vers les banlieues tentaculaires désormais accessibles grâce à l'automobile. En raison des plans d'aide au logement et des politiques bancaires fédérales, la ségrégation raciale de ces zones suburbaines a été officielle jusqu'à la fin des années 1960. Le résultat fut une ville de plus en plus noire, entourée d'un anneau de communautés exclusivement blanches.

Dans les années 1950, quelqu'un compara la périphérie à un "noeud coulant blanc" qui étouffait et tuait la ville.
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NievaNieva   02 octobre 2014
Les usines désaffectées, les écoles étrangement vides, les maisons en train de pourrir et les gratte-ciel délabrés qu'Yves Marchand et Romain Meffre racontent dans les pages qui suivent sont les artefacts de l'étonnante ascension de Détroit vers le statut de capitale mondiale du capitalisme et de sa descente encore plus extraordinaire vers la ruine. Un lieu où la frontière entre le rêve américain et le cauchemar américain, entre la prospérité et la pauvreté, entre le permanent et l'éphémère est puissamment et douloureusement visible. Aucun endroit n'incarne davantage les forces créatrices et destructrices de la modernité que Détroit, passé et présent.
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NievaNieva   02 octobre 2014
A son apogée, Détroit fut l'une des villes les plus prospères du monde, dont l'architecture témoignait de l'immense richesse. La métropole a attiré quelques uns des plus grands architectes du début du XXe siècle, parmi lesquels Whitney Warren et Charles Wetmore, Daniel Burnham, Albert Kahn et Eliel Saarinen. L'éclectisme de l'architecture était le reflet de la mode du moment. L'expression achevée de l'opulence de Détroit résidait dans son extraordinaire collection de gratte-ciel, à la fois massifs et décorés à outrance, leurs sommets couronnés de mansardes dorées et leurs halls d'entrée ornés de bronze et de marbre.
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NievaNieva   02 octobre 2014
L'état de ruine est une situation éphémère, le fragile résultat des changements d'ère et de la chute des empires. Les ruines sont une terre fantastique où l'on ne sait plus si c'est la réalité qui glisse vers le rêve ou si c'est, au contraire, un brutal retour du rêve vers la plus violente des réalités. Elles seraient donc une démonstration naturelle et sublime de nos destinées humaines et de leurs paradoxes, une théâtralisation de nos vanités, créatrices et autodestructrices. Un instant décisif durant lequel on pourrait entrevoir soudain sa condition passée, présente et future à la fois.
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NievaNieva   02 octobre 2014
Les matières premières arrivaient par bateau et par train pour être transformées en outils et en pièces automobiles, puis en voitures. Le produit fini, Ford T, Cadillac, Chrysler ou Packard, quittait la ville empilé sur des wagons ou chargé sur des flottes de camions, et se destinait aux marchés des Etats-Unis et du monde entier.
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