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EAN : 9782251448978
Éditeur : Les Belles Lettres (08/02/2019)

Note moyenne : 3.79/5 (sur 14 notes)
Résumé :
Andrea Marcolongo reprend le mythe des Argonautes par Apollonios de Rhodes pour raconter l’histoire universelle et toujours actuelle du délicat passage à l’âge adulte d’un jeune homme, Jason, parti à la quête de la légendaire toison d’or, et d’une jeune fille, Médée, qui trouvent la « part du héros » à travers le voyage et l’amour. C’est le récit de l’art difficile de partir en laissant la terre ferme pour passer le seuil que nous devons franchir chaque fois que nou... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
Achillevi
  08 mai 2019
Dans son avant-propos à l'édition française de son livre, Andréa Marcolongo nous donne les raisons qui le motivent.
"Par ces temps cyniques, apeurés, presque déboussolés, qui sont les nôtres, il n'y a rien de plus étymologiquement grec que de rejeter le mètre stérile de l'utilitarisme et de la banalité dominante pour redécouvrir l'enchantement d'être des hommes appelés à vivre chaque jour dignement et pleinement, comme seuls les Grecs savaient le faire et l'ont toujours fait."
C'est en suivant le Jason et ses compagnons à bord de l'Argo, le premier navire jamais construit, à la quête de la Toison d'Or, qu'Andréa Marcolongo nous invite à réfléchir à ce qui donne à la vie sa vraie densité. Savoir larguer les amarres pour se lancer à la conquête d'un but qui nous dépasse et dont nous ignorons peut-être même ce qu'il recouvre vraiment.
Et l'on découvre à quel point le plus ancien mythe grec, antérieur à l'Iliade et l'Odyssée, reste d'une surprenante actualité en nous offrant des clés pour décrypter le réel.
Au bout de sa quête, après avoir surmonté de multiples obstacles et bien des raisons de renoncer, Jason trouve Médée et découvre l'amour. Cette dernière le suivra sur le chemin du retour vers la citée de Iolcos en Thessalie, où règne le grand Aison, père de Jason. Elle abandonne elle-même la Colchide, son propre pays situé à "une distance égale à ce que l'on voit entre le coucher et le lever du soleil", gouverné par son père Aiétès et accepte, par amour, l'inconnu d'une destinée qu'elle n'avait pas envisagée.
Ce qui donne à cette épopée sa dimension humaine, c'est qu'en dépit de leurs faiblesses et de leurs imperfections, Jason et ses compagnons, ne renoncent jamais et c'est ce qui fait leur héroïsme. le leçon qu'ils nous transmettent est celle de la nécessité de la découverte de soi et celle de ne jamais se trahir. "Mieux vaut se perdre que de ne jamais se trouver. Mieux vaut avoir beaucoup voyagé qu'avoir passé sa vie ancré au port à regretter la mer." conclut l'auteur. Une leçon que notre civilisation tend à nous faire oublier, où il ne faut jamais oser, ne bruler aucun navire, mais au contraire accumuler et ne pas s'exposer.
Ainsi, Andréa Marcolongo, nous invite à poser sur le monde un "regard antique", car pour elle, "aimer l'antiquité ne signifie pas se retrancher derrière la nostalgie d'un monde qui n'existe plus depuis des millénaires, mais c'est bel et bien un acte de courage pour trouver un cap à nos années 2000".
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Borntobealivre
  08 avril 2019
Un an après le succès mondial de "La langue géniale : 9 bonnes raisons d'aimer le grec", la journaliste et auteure italienne Andrea Marcolongo revient en littérature, pour notre plus grand bonheur. Dans son précédent livre, traduit en dix langues, elle avait réussi à rendre une langue morte terriblement vivante.
La jeune helléniste est de ces professeurs de langues anciennes que nous aurions tous rêvé d'avoir au lycée, qui nous auraient convaincus que, oui, comme elle le dit, ces langues sont géniales, nécessaires, tant elles façonnent notre langage et notre mode de pensée.
Dans "La part du héros", elle dépoussière avec une telle passion le mythe des Argonautes que nous voilà, nous aussi, dès les premières lignes, embarqués à bord de l'Argô aux côtés de Jason dans sa quête de la Toison d'Or. Nous voguons à ses côtés sur les flots des Symplégades et du Bosphore direction le Colchide, craignant pour sa vie comme pour la nôtre devant les épreuves imposées par Aiétés, sommes nous aussi bouleversés par sa rencontre avec Médée...
Qu'est-ce que j'ai aimé passer du temps avec Andrea Marcolongo ! J'ai appris tellement de choses avec ce livre et ai corné tellement de pages (oui, je sais, c'est mal), tellement ses mots me parlaient, me touchaient, tellement j'étais heureuse de comprendre certaines choses grâce à elle. Elle nous raconte les mythes, nous parle de héros grecs mieux que quiconque.
Les noms de Jason, d'Icare, d'Eros, d'Achille, de Charybde et Scylla, m'évoquaient bien sûr des choses, mais bien trop imprécises, à en lire Andrea Marcolongo. Avec ses mots, elle parvient à nous faire découvrir le destin des Argonautes comme s'il s'agissait d'une saga familiale, avec des aventures, des histoires d'amour, des séparations, des conflits. Ses chapitres sont ponctués de réflexions sur notre époque auxquelles le mythe des Argonautes apporte une certaine lumière. On aurait presque l'impression de lire un livre de développement personnel (mais intelligent !), tant elle arrive à nous donner des clés, à nous transmettre les écrits d'auteurs et de philosophes avec ses mots, nous faire relativiser certaines choses de notre existence qui ne sont, au final, pas si dramatiques que ça.
Ce livre est un véritable trésor et est à mettre entre toutes les mains !
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Nadael
  02 avril 2019
Après son essai singulier et captivant La langue géniale, sa déclaration d'amour au Grec ancien, Andrea Marcolongo revient nous ravir et nous transporte cette fois à bord de l'Argo, le premier bateau à prendre la mer, au côté de Jason et ses amis. Avec sagacité et sensibilité, elle va entrelacer chronologiquement le récit du Mythe des Argonautes – raconté par Apollonios de Rhodes dans les Argonautiques – et son propre cheminement intérieur, où elle tend à une universalité.
Ce voyage en quête de la Toison d'Or fait de découvertes, d'expériences, de rencontres, d'obstacles, est une traversée riche en sensations, en bouleversements, en émotions. Jason ne sera plus le même à son retour. Il aura connu l'échec et la réussite, la joie et la peine, la peur, le courage, l'audace, l'amitié et l'amour avec la belle et fascinante Médée…
Selon Andrea Marcolongo, nous sommes tous des Argonautes, aujourd'hui. Nous sommes les héros de notre vie. Sa traversée n'est pas un long fleuve tranquille, et nous en sommes responsable. Au fil de l'existence, on expérimente, on risque, on gagne, on perd, on tombe, on se relève…
Andrea Marcolongo parle en son nom, évoque des périodes de sa vie intime (perte de sa mère, anorexie, études) et de nombreuses situations auxquelles on peut tous s'identifier. Elle aborde ainsi divers sujets contemporains qu'elle « analyse », souvent avec pertinence, mais on ne peut s'empêcher d'y voir parfois un jugement hâtif ou trop convenu. En revanche, son travail sur les mots, leur étymologie est passionnant.
L'idée de mettre le mythe des Argonautes au diapason du monde actuel est belle et pleine de bons sens. le voyage est prenant et favorise une réflexion sur nous-même. Un petit bémol toutefois, le texte est inégal – on frôle parfois le livre de développement personnel.
Lien : https://lesmotsdelafin.wordp..
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AlineMarieP
  22 août 2019
Des Argonautes, j'avais le souvenir douloureux d'une version. Depuis Andrea Marcolongo, ça va mieux. De fait, l'autrice italienne revient sur le mythe, nous le raconte avec fidélité et justesse, tout en l'actualisant. Pas avec des comparaisons fumeuses et vite oubliées d'une actualité qui ne touche pas, non avec celles de son vécu, de ses deuils, de ses joies, de ses tatouages. Car si les mythes sont toujours vivaces c'est qu'ils se sont incarnés dans notre quotidien, qu'ils ont touché nos cordes sensibles et qu'ils nous font prendre du recul. A cela, il faut ajouter les citations du "How to abandon ship", manuel de survie improbable mais terriblement logique et donnent au texte d'autres clés.
"La part du héros" est un texte aussi érudit qu'abordable. C'est un texte cocon que l'on a envie de retrouver le soir après le travail mais c'est aussi et surtout un texte qui donne envie d'avancer, quelle que soit la direction.
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ElizabethBennet
  28 mars 2019
Depuis la parution de son livre La Langue géniale, qui célébrait les beautés du grec ancien, Andrea Marcolongo a acquis une certaine notoriété dans le monde littéraire. Avec ce deuxième ouvrage, superbement édité par les Belles lettres, et plus personnel, elle s'attaque à l'un des mythes les plus connus de la mythologie grecque, mythe sur lequel elle souhaite apporter un regard nouveau, en le faisant résonner avec le monde contemporain.
Sur le papier, l'idée est plutôt intéressante, même si elle traduit une conception de l'Antiquité de plus en plus répandue, et qui consiste finalement à n'y trouver d'intérêt qu'en la mettant en relation avec le monde actuel, comme si l'étrangeté, la distance entre ces deux époques devait à tout prix être abolie, comme si l'Antiquité ne pouvait plus être lue pour elle-même, pour apprécier son exotisme et son écart, sa dissonance, précisément, avec notre présent.
le problème majeur de ce livre est qu'il s'agit d'un ouvrage hybride qui, à force de toucher à tous les genres, en devient totalement indigeste : on passe ainsi, d'un paragraphe à l'autre, d'une sorte de glose savante mais pas inintéressante des Argonautiques d'Apollonios de Rhodes (épopée datant du IIIe siècle avant J.-C. et racontant les exploits de Jason et de ses compagnons), à des réflexions d'une naïveté et d'une platitude sidérante sur la société contemporaine, avec des considérations déjà éculées sur l'individualisme, l'addiction aux réseaux sociaux, le culte de la performance, le conformisme...
Ces remarques sans aucun intérêt, sans aucune profondeur ni originalité, sont émaillées de certitudes horripilantes, constituant autant d'aphorismes dont la forme ciselée masque souvent la vacuité. À la longue, on a parfois plus l'impression de lire un ouvrage de développement personnel comme les éditeurs en publient à la chaine, qu'une analyse érudite de l'un des plus grands mythes grecs. C'est dommage, car les quelques passages où Andrea Marcolongo se livre à des digressions sur l'étymologie sont passionnants et riches d'enseignements, mais dès que la pensée semble s'élever un peu, elle retombe lamentablement dans l'anecdote personnelle ou, pire, la réflexion dont le style ampoulé et prétentieux dissimule mal la platitude.
Finalement, le véritable héros, c'est peut-être celui qui arrive au bout de ce livre, dont la lecture est une réelle épreuve.
Ouvrage reçu dans le cadre de l'opération Masse Critique. Merci aux éditions des Belles lettres et à Babelio.
Retrouvez cette critique en cliquant sur le lien ci-dessous :
Lien : http://ars-legendi.over-blog..
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critiques presse (1)
LeSoir   06 mai 2019
Nées le 17 juin 1919, Les Belles Lettres célèbrent leur centenaire par la sortie sous forme neuve, illustrée, de traductions qui font partie de leur fond classique et l’édition d’un essai très personnel d’Andrea Marcolongo.
Lire la critique sur le site : LeSoir
Citations et extraits (21) Voir plus Ajouter une citation
NadaelNadael   02 avril 2019
« Si seulement nous pouvions ne pas oublier que nous avons été un jour des Argonautes à qui peu importait que tout le monde dise c’est impossible – pour nous, non seulement c’est possible, mais nécessaire. Nous avions l’urgence, le besoin de tenter, pour ensuite vivre. Inaccomplissement : voilà le nom exact de ce qui nous arrive, à nous tous, voyageurs sans cap. À toi aussi. À toi qui a perdu le contrôle de ton navire. Une tempête en a éraflé la coque. Ou bien il s’est échoué quelque part, en un endroit qui n’était pas prévu sur tes cartes, qui n’était pas tracé – et maintenant tu ne peux plus dire ça ne dépend pas de moi, ce n’est pas ma faute. Tu as raison, mais cela ne sert à rien. »
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NadaelNadael   02 avril 2019
« Mais à la différence de l’Iiade et de l’Odyssée, l’unique protagoniste féminin des Argonautiques est Médée, qui est la synthèse, le prologue et l’épilogue des femmes d’Homère. L’indice, la trace, le tout. C’est la solitude, et la multiplicité à la fois, de Médée qui nous éblouissent. C’est Médée toute seule, mais ce sont en même temps toutes les femmes d’Homère – Calypsô l’amoureuse, Andromaque l’alliée, Circé la sans-scrupule, la magnifique Hélène, la sage Nausicaa -, l’étrangère connaît de chacune d’elles les sentiments, et les actes. Médée représente toutes les femmes qui habitent en nous. Filles, mères, épouses, amantes, séductrices, amies, depuis le jour où nous sommes venues au monde, au féminin. »
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NadaelNadael   02 avril 2019
« Pendant des années, j’ai eu une peur folle de devenir écrivain. J’avais peur parce que je n’écrivais pas. Et j’étais en colère parce que j’avais peur. Je demandais, j’aspirais à pouvoir écrire, telle était là ma Toison d’Or. Mais je n’avais pas compris que ma bataille était vaine, grammaticalement incorrecte : je ne prenais jamais en considération ce qui m’en empêchait. Je me trompais sans cesse de cap, je me perdais à la moindre houle. Maintenant je connais le nom de ce quelque chose : cela s’appelle un alibi. C’est-à-dire, par l’union de deux mots latins alius, »autre », et ubi, « là », ailleurs. Je voulais à tout prix écrire, mais chaque fois que j’essayais de me mettre en route vers l’écriture, je m’inventais mille excuses pour m’arrêter ailleurs, dans le premier port sûr où débarquer, en oubliant bien vite de repartir. »
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AchilleviAchillevi   27 avril 2019
Les larmes sont souvent le meilleur moyen de se préparer à la nouveauté.
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AchilleviAchillevi   01 mai 2019
Voilà pourquoi celui qui vit éternellement tourné vers la veille ou vers le lendemain, perd sans cesse un jour du calendrier.
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Videos de Andrea Marcolongo (16) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Andrea Marcolongo
Andrea Marcolongo vous présente son ouvrage "Etymologies pour survivre au chaos" Belles lettres.
Retrouvez le livre : https://www.mollat.com/livres/2413100/andrea-marcolongo-etymologies-pour-survivre-au-chaos
Notes de Musique : Youtube Library
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