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Gabrielle Danoux (Traducteur)
ISBN : 9730262659
Éditeur : Cetatea Nouă (01/03/2018)

Note moyenne : 5/5 (sur 2 notes)
Résumé :
La poÉsie ne dort jamais
Le poÈte s’est barricadÉ dans l’idÉe
C’est lÀ qu’il mÈne sa vie
Tel un maÎtre marionnettiste
De l’usine de rÊve en prÉfabriquÉs
La poÉsie jamais ne s’endort
Le poÈte meurt en paroles
Les yeux grands ouverts.
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Tandarica
  08 avril 2018
Voici un bel objet sur papier glacé et avec de sublimes illustrations en couleur qui susciterait, je pense, l'admiration de Mircea Cartarescu à qui le poème L'Immortalité au parloir (p. 25) rend hommage en citant explicitement son roman Orbitor.
"OÙ sommes-nous ? RetranchÉs en nous-mÊmes ou bien dans les autres ? OÙ devrions-nous demeurer ? Dans des appartements ÉtriquÉs ou dans la montagne pierreuse ? OÙ puiser notre force ? Dans les chandelles et les larmes oÙ bien en Érigeant les forteresses de l'esprit : autel devant l'assaut provocateur ?" (p. 5, le droit de dire NON : le manif-art). L'ambition de ce recueil, qui se veut engagé, est d'exprimer lucidement des sentiments universels contemporains, mais aussi des pressentiments plus alarmistes, comme dans le tour du monde en 80 mots (p.60) : une liste en forme de feuille d'érable comptabilise nos drames actuels.
La mise à nu est celle qui annonce l'éloge constant des plaisirs charnels les plus simples comme le préfigure le poème Emballage conventionnel (p.54) :
Laissez-moi me plonger
Dans une bouteille d'huile : pinte impÉriale
Et non dans un PET congestionnÉ
De peur d'Être recyclÉ !
Laissez-moi glisser tel un bateau
À travers les graines de tournesols dÉsossÉes
Sans port, ni tempÊte, ni cholestÉrol
Laissez-moi nu,
Avec mon Âme
Dans ma bouteille en verre !
Cette bouteille à la mer contient également un poème dédié à Tristan Tzara (p.22) et des références à Max Blecher (Tissus non-cicatrisÉs : le droit collectif À la mÉmoire publique, p.6).
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
TandaricaTandarica   03 décembre 2019
L’État de reflux

Éloigner le rivage des mÉduses
Synchronisation dÉtestable
Crevasse dans l’ocÉan des doutes
NÉgation, impotence, ivresse des yeux arrachÉs
Vois ce que tu as fait !
Nage, dÉsormais !

(p. 12)
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TandaricaTandarica   07 avril 2018
De saints cierges
Pour partager la lumiÈre du verbe
Aux cours royales comme aux alleutiers
È : le peuple se soulÈve
É : on rÉintroduit le paysan au paradis
Û : nous apprend À rÉclamer notre dÛ
Ç : dans FranÇais on entend son cornement
Ù : on tombe amoureux du mÊme d’oÙ viens-tu
Ce sont les diacritiques :
Vestiges des fils prodigues
En quÊte de leurs racines ÉgarÉes
De l’apparence, de la parole et de la parentÉ avec les soleils,
Ils en sont notre cause.

(p.21, Les diacritiques : les uniques)
+ Lire la suite
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TandaricaTandarica   07 avril 2018
Dans le sang du poÈte se sont mis À se plaindre des ballades sÉdatives
Les jours : des camisoles de force, en chantant le passÉ une balle dans la tempe s’est mis
Le poÈte sur des coussins d’air ne rÉcite plus de vers, mais des thÉories relatives
Je m’accomplis, tu t’accomplis, la parole s’accomplit.

Dans l’esprit du poÈte se sont mis À rÊver des termites grenades
Des souvenirs se jettent dans les tranchÉes, somnambules, rÉveillÉs par des convulsions
Le poÈte sur des blocs de glace ne secrÈte plus de larmes, mais l’aveugle rÉpulsion
Je fais mal, tu fais mal, la parole se fait mal.
Et hurle en cascades.

(p. 44, L’aliÉnation de la parole)
+ Lire la suite
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TandaricaTandarica   03 septembre 2019
Le jardin de souffleurs

La langue roumaine s’empÊtre dans des bouches malodorantes
Des Éventails, faites venir un maximum d’Éventails
Faites dÉmarrer la clim et
Arrosez les suffixes de Chanel, de Dior
Tout ce que vous trouverez, pourvu que se soit télégénique !
Que les machinistes sentent le printemps sur le plateau
Que se remettent À paÎtre les troupeaux de pique-assiettes
Aujourd’hui une voyelle, demain une syllabe.
Qu’ils sont dÉbiles ceux qui gardent l’Œil sur nous comme sur le trait d’union.

(p. 47)
+ Lire la suite
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TandaricaTandarica   07 avril 2018
Depuis un bout de temps par la fenÊtre je regarde
Les gens qui galopent derriÈre leurs ombres sur les trottoirs
Grappes d’Émotions ÉtrangÈres qu’on piÉtine
Amalgame de photographies — photographies d’amalgame
Des bribes d’espoir en lambeaux dans des Êtres abattoirs

Depuis un bout de temps, le soleil est ardent
Il est las de se coucher par-dessus ces affiquets dÉchirants
Grappes de faits divers aux arÔmes astringents,
Des tortures adjacentes — d’adjacentes tortures
Faces sans visages pÉtrifiÉes dans des sables mouvants.

(p. 43, Cartographier les ombres)
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