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Jean-Pierre Jackson (Éditeur scientifique)
ISBN : 2849670499
Éditeur : Coda (02/06/2008)

Note moyenne : 3.33/5 (sur 3 notes)
Résumé :
" Nous avons recueilli non pas seulement les principaux sentiments des athées connus, mais encore une infinité de témoignages en leur faveur, d'autant moins suspects qu'ils sortent de la bouche ou de la plume de leurs adversaires. Nous avons surpris plusieurs théologiens de bonne foi débitant des maximes beaucoup plus philosophiques' qu'ils ne pensaient, et rendant hommage à la pureté de conduite et d'intention des Hommes-sans-dieu. Disons aussi que beaucoup d'honnê... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (1) Ajouter une critique
Luniver
  19 juillet 2013
Au milieu du 18ème siècle, l'athéisme est encore fortement tabou en France, et peu de gens osent avouer qu'ils en sont. Sylvain Maréchal fait exception à la règle, et l'affirme avec fracas, ce qui lui valut d'ailleurs quelques soucis et la perte des postes qu'il occupait.
L'athée, selon lui, doit mener sa vie avec pour seules compagnes la Vérité et la Vertu : « le sage, seul, a le droit d'être Athée. » Les libertins, les hypocrites qui nient la religion tout en admettant qu'elle est nécessaire pour le peuple, sont sévèrement critiqués.
Dans ce livre, il compile pas moins de 800 noms de philosophes, rois ou hommes de science qui ont selon lui professé leur athéisme. Et je dis bien « selon lui », car il brasse très très large : il suffit d'avoir nié ou simplement remis en doute les dogmes catholiques de l'époque pour être qualifié d'athée. Ainsi, on voit apparaître dans la liste Saint Augustin (pour avoir dit « Dieu est un être dont on parle sans en pouvoir rien dire. ») ou encore Saint Thomas d'Aquin.
Quelques constantes reviennent : l'absence de religion chez les peuples « primitifs », jugés moins corrompus et plus fiables que les autres sur le bon sens, et l'agacement de l'auteur de voir des philosophes proclamer leur attachement à la religion en public pour avoir la paix et ne parler d'athéisme qu'en secret ou au seuil de la mort.
À noter aussi une misogynie radicale, même pour l'époque, puisqu'il s'agace de devoir mettre des femmes dans la liste, alors qu'elles n'ont pas leur place dans la vie publique : « Elles n'ont d'autre culte à remplir que celui du temple de l'hymen. Des questions métaphysiques sont tout à fait étrangères à leur esprit léger, à leur âme sensible. » Misogynie qui sera confirmée quelques mois plus tard par un « projet d'une loi portant défense d'apprendre à lire aux femmes. »
Le livre est au final plus intéressant pour découvrir l'époque, qui imposait visiblement une certaine hypocrisie sur les croyances, que pour l'athéisme en lui-même.
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Citations et extraits (17) Voir plus Ajouter une citation
LuniverLuniver   18 juillet 2013
Eh que me fait un Dieu ? J’arrête ma pensée à ce qui frappe mes sens, et ne pousse point la curiosité jusqu'à vouloir trouver dans le ciel un maître de plus ; j'en rencontre assez déjà sur la terre. Croire qu'il y a quelque chose au-delà de ce Tout dont je fais partie, répugne à ma raison : si pourtant cet objet existe, il m'est parfaitement étranger. Où est le rapport entre nous ? Renfermé dans les limites de l'univers que j'habite, ce qui se passe chez mes voisins ne me regarde pas. Ce n'est point mon affaire. Le seuil de ma maison est pour moi les colonnes d'Hercule. Il y a bien loin de l'homme à ce qu'on appelle un Dieu. Ma vue est trop courte pour porter jusque là. À de si grandes distances on ne peut guère s'entendre. J'ai d'ailleurs tout ce qu'il me faut sous la main ; des droits à exercer, des devoirs à remplir, et des jouissances, résultat de mes devoirs et de mes droits. Les plus tendres affections du cœur, les plus douces illusions de l'esprit trouvent autour de moi, en moi, et à chaque instant de ma vie, des aliments pris dans la nature des choses. Je n'ai pas un moment à perdre. Chaque saison de mon existence m'offre des sujets variés de contentement.
[...]
Entouré, pressé de mes parents, de ma femme, de mes enfants, de mon ami, où est la place d'un Dieu ? Il n'a que faire au milieu d'une famille bien unie. On n'en sent point du tout la nécessité. Il ne manque rien à un bon fils, à un bon mari, à un bon père de famille.
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LuniverLuniver   19 juillet 2013
D'ailleurs, sur une population de cent mille têtes, il n'en est peut-être pas cinquante qui se soient donné la peine de raisonner leur croyance. Le peuple la reçoit sur parole. Il est catholique, comme il serait Athée, si ses ancêtres l'eussent été. Dieu ressemble à ces vieux meubles qui, loin de servir, ne font qu'embarrasser, mais que l'on se transmet de la main à la main, dans les familles, et que l'on garde religieusement, parce que le fils l'a reçu de son père, et son père de son aïeul.
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LuniverLuniver   22 juillet 2013
ÉCÉBOLE ; l'un des instituteurs de l'Empereur Julien. Indifférent sur le chapitre des religions, pour vivre tranquille, il se tourna toujours du côté de la dominante ; c'est n'en avoir aucune. Cette sorte d'athéisme a toujours compté beaucoup de partisans. On craint plus les hommes que Dieu. Beaucoup d'honnêtes gens aiment à reposer la tête sur leur oreiller, sans avoir l'appréhension d'en être arrachés par des fanatiques. C'est ce qui empêcha toujours une foule de bons Athées de se déclarer.
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LuniverLuniver   20 juillet 2013
Le préjugé est si fort que malgré l'expérience de tous les jours, l'on ne peut persuader qu'un Athée soit un honnête homme. Habitué à ne faire le bien que par crainte, le vulgaire s'imagine que l'esprit humain n'a pas d'autre mobile... Comme si la vertu n'était pas à elle même sa récompense. Comme si un génie assez fort pour secouer les préjugés, n'annonçait point un caractère assez sublime, une âme assez noble pour faire le bien...
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LuniverLuniver   21 juillet 2013
On demanda un jour au législateur des premiers Indous : « Pourquoi n'admets-tu pas un Dieu ? » Il répondit : « La matière occupe toutes les places ; je ne saurais où le mettre. »
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Dans la catégorie : AthéismeVoir plus
>Philosophie et théorie de la religion>Concepts de Dieu>Athéisme (15)
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