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ISBN : 2200266979
Éditeur : Armand Colin (05/10/2006)

Note moyenne : 3.43/5 (sur 7 notes)
Résumé :

Massacres en masse de prisonniers de guerre, notamment à Nankin ; asservissement de millions d'Asiatiques et d'Occidentaux, entre camps de la faim et chantiers de la mort ; atmosphère de terreur à l'échelle d'un quasi-continent ; débauche de crimes sexuels et prostitution forcée ; utilisation de cobayes humains ; pillage généralisé ; intoxication par la drogue de populations entières. Cela dura huit ans et... >Voir plus
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art-bsurdeart-bsurde   19 décembre 2015
Aucune armée n'a davantage insisté sur « l'esprit » du combattant que le commandement nippon – en partie parce que les moyens techniques faisaient souvent défaut. Aucune armée moderne n'a davantage demandé à ses soldats, sans qu'ils protestent ou se révoltent : traverser en 1941 la jungle de Malaisie à vélo pour prendre à revers la puissante base navale britannique de Singapour, le « Gibraltar de l'Orient » ; franchir à pieds les montagnes et les marécages bien plus hostiles encore de Nouvelle-Guinée (des 18 000 hommes engagés de 1942 à 1944 dans la grande île, à peine la moitié survécurent, la fièvre et la faim ayant causé plus de ravages encore que les balles australiennes) ; faire fonctionner efficacement des portes-avions avec la moitié des effectifs des navires américains équivalents ; continuer à tenir le terrain, même définitivement coupés d'une métropole distante de milliers de kilomètres (les grandes bases de Rabaul, en Nouvelle-Bretagne, et de Truk, contournées par les offensives américaines, résistèrent jusqu'en août 1945, alors que depuis longtemps plus un navire nippon ne pouvait y accéder) ; patrouiller aux confins désertiques et glacés de la Mandchourie ou de la Mongolie, face à des nuées de partisans et de bandits. La conviction en la force supérieure de la volonté, et donc dans la victoire, fut si forte que pour certains la défaite sera proprement inconcevable.
D'où, fin 1945, dans un camp de prisonniers japonais en Inde, la scission qui apparut entre la faction de la Victoire, qui estimait la nouvelle de la capitulation un effet de la propagande ennemie, et la faction de la Défaite. Finalement les « défaitistes » sont attaqués à coups de bâtons, et les gardes tirent pour réprimer l’émeute : on compta 24 tués. On connaît aussi le cas de ces soldats qui, seuls ou par petits groupes, continuèrent à « se battre », certains jusqu'aux années 1970, dans des jungles reculées des Philippines, de Thaïlande ou de Nouvelle-Guinée. Il fallait souvent retrouver leur ex-supérieur hiérarchique et l'amener muni d'un haut-parleur pour les persuader que la guerre était bien finie … L’entraînement des troupes, dur jusqu'à être inhumain, formait d'excellents soldats, si l'on passe sur les violences qu'ils faisaient subir aux autres après les avoir subies eux-mêmes.
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