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EAN : 9782377359226
352 pages
Éditeur : Archipoche (07/01/2021)

Note moyenne : 3.45/5 (sur 70 notes)
Résumé :
Dans le cercle mondain où gravitent ses parents, Monique Lerbier passe pour originale, sinon même poseuse. En fait, c'est une idéaliste qu'enchantent ses fiançailles avec l'industriel Lucien Vigneret, futur associé de son père. Une déception que rend plus cruelle sa passion pour la franchise et l'honnêteté l'atteint à deux semaines de son mariage. Le choc est rude et la réaction vive. Monique rompt avec un milieu hypocrite qui l’écœure, se fait un nom dans la décora... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (22) Voir plus Ajouter une critique
Gwen21
  08 novembre 2019
Très beau coup de coeur pour ce roman inattendu !
"La garçonne", paru en 1922 et adapté au cinéma l'année suivante (c'est vous dire son succès) fut jugé tellement scandaleux que sa parution valut la perte de sa légion d'honneur à son auteur.
Années de l'après-guerre, dites les Années Folles - Paris.
Monique est une jeune fille issue de la bourgeoisie parisienne, enfant unique. Née avec le siècle, elle est de cette génération écartelée entre deux ères car la Première Guerre mondiale a tout changé dans les moeurs et le système économique. Les femmes ont assuré pendant quatre ans le labeur des hommes et ont gagné par là leur émancipation.
Fiancée sur la volonté de ses parents, Monique perd brutalement son innocence et ses idéaux d'adolescente au spectacle du comportement des hommes envers les femmes. De fil en aiguille, elle s'isole de la société pour devenir indépendante et frondeuse. Dans le cadre terriblement esthétique des Années Folles, elle fait son chemin, passionnée, devenant pour le lecteur une égérie féministe et une femme libre à la beauté inspirante.
"La garçonne" est un superbe roman sexué qui explore en profondeur la psychologie féminine. A travers Monique, c'est la femme moderne qui se dresse et avance vaille que vaille. Attachante, l'héroïne ne fait pas toujours les bons choix mais elle reste ferme dans sa résolution d'indépendance et de liberté. Touchante, on se prend à l'aimer, on voudrait la consoler dans les heures sombres et rire avec elle dans les heures joyeuses.
Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un vrai roman érotique et "La garçonne" en est un, au sens noble du terme. Je ne m'étonne pas qu'il ait eu du succès tout comme il ait soulevé l'indignation. Pas de censure pour les nombreuses scènes intimes à une époque où l'on testait aussi bien des hommes que des femmes, en duo ou en clan. Il se dégage du récit, parfaitement écrit, une vraie sensualité et une beauté magnétique.
Merci à Payot d'avoir redonné à ce magnifique roman une place sur nos étagères.

Challenge XXème siècle - Edition 2019
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raton-liseur
  23 juin 2019
J'ai entendu parler de ce livre des années 1920 il y a quelques mois au détour d'une émission de France Culture. Il était question de la façon dont ce livre avait contribué à définir ce qu'était la garçonne, mais aussi du scandale que ce livre avait créé, allant jusqu'à valoir le retrait de sa légion d'honneur à l'auteur, sanction qui n'avait jamais été prise avant cela… Il était précisé que c'était un livre érotique, ce qui n'est guère ma tasse de thé, mais ce livre m'intriguait et, comme il est maintenant dans le domaine public, j'ai profité de l'acquisition de ma nouvelle liseuse pour me plonger dedans.
Il me faut d'abord préciser, avec une lecture près de centa ans après la publication de ce livre, que le qualificatif érotique ne s'applique pas. Beaucoup de choses qui peuvent choquer certes, les relations hors mariage, mais surtout la bissexualité assumée, la domination de la femme dans le couple, mais aucune description explicite, rien de graveleux. Mais Victor Margueritte n'a pas pour autant froid aux yeux. Il décrit une certaine réalité des années folles, concentre sur son personnage toutes les extravagances du moment, et il faut avoir le coeur bien accroché pour la suivre dans toutes ses expériences et expérimentations. Il y a le sexe, mais aussi la frénésie des soirées dansantes, la décadence de la consommation de drogue, tout y passe.
Mais Victor Margueritte donne un sens à tout cela. Monique Lerbier, son héroïne est en fait une femme de principe. D'une morale pure et exigeante, elle refuse les compromissions de la société et c'est parce qu'elle est bafouée qu'elle décide de vivre de façon libre et au grand jour. Mais très vite, Monique Lerbier se retrouve face à une existence vide de sens. Elle cherche alors dans la maternité ce sens qui lui échappe, mais la maternité lui étant refusée, elle se laisse sombrer dans une spirale d'auto-destruction, dont elle ne sortira que grâce à une confiance retrouvée dans les hommes (du moins certains hommes) et dans l'amour.
Et c'est dans ce propos que le livre pêche un peu car au fond, la morale est sauve, tout rentre finalement dans l'ordre et la société bourgeoise sort tout juste un peu égratignée. Certes, Monique Lerbier ne renie pas ses convictions profondes et réussit finalement à trouver un mode de vie qui convient tout autant à la société qu'à elle-même. Si bien que ce roman provoque beaucoup mais ne va pas au-delà. Il ne présente rien de radicalement différent, et finalement Monique Lerbier ne trouve son équilibre qu'en réalisant son rôle de femme, à savoir celui de l'épouse et probablement de la future mère.
Malgré cela, ce livre a été passionnant à lire. D'abord parce qu'il faut le replacer dans son époque, celle de l'entre deux-guerres, ensuite parce qu'il est intéressant de comprendre pourquoi il a en même temps été un grand succès de librairie et a fait scandale. Il met en effet à mal beaucoup des faux semblants de la société de l'époque, les tiraillements qui existent déjà entre la morale sociale et la libération de l'individu, il s'inscrit dans les débuts de l'émancipation des femmes, fruit inévitable des bouleversements de la première guerre mondiale car on ne envisager un simple retour en arrière.
En lisant ce livre, j'ai pensé au Tour du malheur de Kessel pour la période historique et la façon dont on a pu s'enivrer de musique et de danse pour oublier la vacuité de la vie ou bien aux Chemins de Katmandou de Barjavel pour les personnages qui cherchent l'oubli dans la drogue. C'est une lecture parfois déstabilisante, parfois frustrante, mais intéressante pour son caractère historique et pour ce qu'elle dit de la société de l'époque et du chemin que l'on a fait depuis et qu'il reste à faire. Et si ce livre est plein d'imperfections, je crois que l'on peut lui appliquer ce que l'auteur écrit à propos de son personnage : elle a beaucoup tenté, mal peut-être, maladroitement parfois, mais elle a tenté.
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ATOS
  31 janvier 2014
Paris-1922. Les années folles de Montmartre et de Montparnasse au parfum de lilas après les années terribles de Verdun à l'odeur de moutarde.
La leçon reçue avait elle été délivrée par les bons maîtres ?
Les trois points cardinaux de la société : patrie, famille,honneur venaient de dessiner la pyramide sous laquelle on venait d'ensevelir des millions d'êtres au destin à jamais inconnu.
1920-1929- Neuf années durant lesquelles tous les arts déclarent leur liberté. Les points cardinaux s'échappent et s'élancent, ils dansent sur l'ossuaire des mensonges.
Le roman de Victor Margueritte a son histoire de celle qui résonne sous les grandes voutes de l'Histoire.
Il a le parfum de ces années folles , pleine de vie et de d'absolu, mais qui livrées à leur ivresse avaient oublié la prochaine dureté de leurs jours.
La garçonne a coupé court. Elle choisit sa route et invente son propre destin.
La coupe est nette, franche, trop franche pour que le vieux monde qui coule déjà l'acier, le cuivre, le fer de ses prochaines munitions l'accepte de bon ton.
Accepter que se profile la silhouette de cette nouvelle Eve serait ôter de la bouche de ses canons la prochaine moisson du ventre de la Nation.
Le succès du roman fut immense, le scandale qu'il suscita fut à sa mesure.
Victor Margueritte fut radié de l'ordre de la Légion d'honneur pour l'avoir écrit.
Les légionnaires continuaient à hurler leurs ordres.
L'honneur d'une nation vaut bien plus qu'une médaille.
Et d'ailleurs au dos d'une médaille un maître n'inscrit il pas toujours son nom ?
Le déshonneur est très souvent là où l'on accepte de porter certains noms.
Astrid Shriqui Garain
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Analire
  02 février 2021
Paru en 1922, ce roman d'après-guerre prend place dans les années folles, contexte d'intense activité sociale, artistique et culturelle, où les populations s'amusent et rêvent d'un monde nouveau, sans plus jamais de conflit. Une parution célèbre pour les nombreux scandales qu'elle a engendrée dès sa sortie : accusé de pornographie, largement critiqué, pointé du doigt par les féministes, censuré abondamment, notamment par le Vatican… pour finalement être traduit dans de nombreuses langues à travers le monde et adapté pas moins de quatre fois au cinéma !
Notre héroïne, Monique Lherbier, appartient, grâce à ses parents, à un cercle de personnalités mondaines, bien loin de ses aspirations personnelles. Hypocrisie, intérêts financiers, malhonnêteté, mariage forcé…. Monique en a marre et décide de rompre avec ces valeurs qu'elle ne partage pas. Elle s'isole, se différencie des autres, trace son propre chemin, sans s'occuper du regard extérieur et des convenances habituelles. Elle revendique son indépendance et sa liberté en tant que femme.
Victor Margueritte met à l'honneur la montée en puissance du féminisme d'après-guerre. Dans une France encore fragilisée et obtus, notre héroïne fait figure de précurseur bienveillante. Elle se fait une coupe de cheveux « à la garçonne », elle ne souhaite pas suivre le chemin déjà tracé des femmes de son âge : s'entraver dans un mariage et concevoir des enfants. Ce qu'elle veut, c'est jouir intensément de sa vie, profiter de tous les plaisirs à portée de main. Elle renvoie l'image d'une femme à la sexualité débridée, qui ne rougie pas de sortir fréquemment dans les bordels et d'en revenir avec des hommes, des femmes, parfois les deux ; une bisexualité qu'elle affiche librement. Elle s'enivre de la vie jusqu'à l'excès : bien qu'elle ne prenne que peu d'alcool, elle se vautre dans les drogues de toutes sortes. Elle a d'ailleurs aménagé un logement spécialement réservé à ses soirées de débauche libertines et à ses pratiques expérimentales nouvelles. Rassurez-vous, rien de graveleux néanmoins, les scènes tendent à être scandaleuses mais aucune description n'est assez explicite pour en devenir abjecte.
La question du mariage est longuement débattu, parfois trop. Des paragraphes entiers sont savamment consacré à cette thématique, dans d'interminables échanges entre des personnages aux points de vue convergents. Des passages qui m'ont passablement ennuyés, je dois l'avouer. D'abord, Victor Margueritte emploie le terme « garçonne » dans le sens où « il faut laisser mener aux jeunes filles aussi, avant le mariage, leur vie de garçon. Elles n'en seront pas moins de bonnes épouses, leur gourme jetée. » Après une expérience de mariage forcé avorti, Monique souhaite réaliser son rôle de femme avant de devenir épouse et mère. Elle apporte d'ailleurs une vision du mariage nouveau : la femme comme dominatrice, à égalité dans son couple avec l'homme.
Face aux hommes, Monique ne se laisse pas assagir. Elle leur tient tête et revendique haut et fort qu'une femme n'a pas que des devoirs, qu'elle a également des droits, qui la placent à égalité de l'homme. L'exemple professionnel de Monique est inspirant : c'est une femme qui a réussi à bâtir son propre empire, qui est devenue indépendante financièrement, sans dépendre de quiconque. Décoratrice d'intérieur, elle a installé un commerce rue La Boétie à Paris, qui a le mérite d'avoir prospéré admirablement. Une femme moderne, avant-gardiste, méritante.
Mais Monique, comme toutes personnes, a également ses faiblesses. Victor Margueritte nous dresse un portrait psychologique tourmenté de notre héroïne, contrebalancé entre les convenances, ses aspirations véritables, ses désirs profonds et la réalité des choses. de déceptions en regain d'espoir, de joies intenses en tristesse, nous cheminons à ses côtés, spectateurs de ses histoires amoureuses débridées, de ses choix de vie pas souvent acceptés, mais longuement jugés. Derrière la femme fatale et sensuelle, se cache une protagoniste particulièrement touchante, insaisissable, surprenante.
Somme toute, ce sont deux mondes qui s'affrontent : un monde de luxe, de vanité, de vices, une société étroite d'esprit, maniérée en parallèle d'un monde de débauche, d'ivresse, d'amoralité, de nécessité absolu de vivre. Un tableau assez juste de deux sociétés disjointes, obligées de cohabiter.
Un roman initiatique d'après-guerre, où l'héroïne Monique se complait dans l'allégresse des années folles. Une histoire féministe engagée et avant-gardiste, qui en dit long sur la société de l'époque.
Lien : https://analire.wordpress.co..
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lechristophe
  29 janvier 2021
"La garçonne" de Victor Margueritte a presque un siècle d'existence puisqu'il a été écrit lors du premier semestre 1922. À l'époque il avait causé un tel scandale que la Légion d'honneur fut retirée à son auteur. Intrigué par ce "roman sulfureux des Années Folles" comme le clame la couverture de sa nouvelle édition, je l'avais donc coché avec d'autres lors de la dernière Masse Critique.
Dans le Paris de l'après Première Guerre mondiale, Monique, fille unique d'un couple bourgeois doit se marier avec un ingénieur. C'est l'occasion pour l'auteur de décrire finement le milieu bourgeois parisien. La mère n'est que dans le paraître ; pour elle, il faut qu'elle soit vue dans les lieux à la mode (opéra, restaurants). le père, lui, est un industriel et le mariage de sa fille ne lui sert qu'à apporter de l'argent frais à son entreprise. Mais tout tombe à l'eau lorsque Monique, l'héroïne naïve, découvre que son fiancé entretient une maîtresse, et que cela ne choque même pas ses parents : ce sont les modes de fonctionnement normaux entre les hommes et les femmes de son milieu. Elle rompt alors avec sa famille et décide de vivre comme les hommes, comme une garçonne. Et c'est là que le roman s'est mis à m'ennuyer de plus en plus. Monique, personnage qui n'a pas réussi à attirer ma sympathie, se met à répéter le même schéma : elle est dépressive, s'enfonce dans la débauche (lesbianisme et/ou partouze et/ou drogue), tombe amoureuse d'un homme qui est l'Elu et la sort de sa fange mais qui finalement la déçoit et qu'elle quitte. Elle retombe alors dans la dépression et un nouveau cycle recommence.
Alors oui, ce roman parle de féminisme, mais, avec un siècle d'écart, ce qui était choquant à l'époque n'est que banal aujourd'hui : les femmes travaillent et ont une vie sexuelle libre.
Quant à la réputation de roman pornographique, elle est totalement usurpée aujourd'hui. Oui, l'héroïne est bisexuelle mais c'est tout. le roman ne comporte aucune scène même légèrement érotique. Je me souviens avoir lu il y a trente-cinq ans, en classe de 5e, "La nuit des temps" de René Barjavel autrement plus explicite sexuellement.
Il faut lire ce roman plus pour mesurer les progrès effectués en un siècle dans la condition féminine que pour ses qualités littéraires. Il est à noter que cette édition de poche de 2021 comporte une préface de Bruno Fuligni qui révèle que Victor Margueritte était tellement pacifiste qu'il était devenu un collaborateur du régime nazi lors de la Seconde guerre mondiale. "Heureusement" pour lui qu'il est décédé en 1942.
Je remercie les Éditions Archipoche de m'avoir envoyé ce roman dans le cadre de la Masse Critique de babelio.
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Citations et extraits (137) Voir plus Ajouter une citation
lechristophelechristophe   18 février 2021
Le rêve de toutes les jeunes filles est le mariage. Une association sans rapports obligatoires avec l’amour.
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fanfanouche24fanfanouche24   12 janvier 2014
- Voyons, Briscot ! C'est donc si extraordinaire qu'en matière ...d'amour- (...)-une femme pense et agisse comme un homme ? Il faut vous faire à cette idée, et me prendre pour ce que je suis : un garçon.
Il eut, au bout des lèvres: une garce, et par politesse, acheva le mot :
-Une garçonne, je sais. -La- garçonne ! (p.126-127)
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LegrenierdelaCelestineLegrenierdelaCelestine   23 octobre 2016
Qu'est-ce, en effet, qu'une révolution, - qu'elle soit morale, politique ou sociale ? - Je l'ai dit d'ailleurs : "Une réaction de l'énergie contre l'oppression d'injustes forces. la femme, prisonnière depuis des siècles, esclave habituée à la résignation et à l'ombre, titube au seuil brusquement ouvert de la lumière et de la liberté."
(...)
Donnons à nos fille et à nos femmes, dans l'usage comme dans la loi, donnons à toutes les mères (fille-mères comprises) les libertés dont on ne conçoit plus que l'homme se réserve, despotiquement, le monopole.
(Note de l'auteur - 1922)
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Gwen21Gwen21   07 novembre 2019
- [...] L'amour, d'abord, ça n'existe pas, c'est des bruits qu'on fait courir ! Y a que des bêtes qui se déchirent, quand elles ne se baisent pas. Le plaisir ?... oui, le cul ! Un cul-de-sac, on en voit vite le fond... [...]
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LegrenierdelaCelestineLegrenierdelaCelestine   23 octobre 2016
Ce qu'on en dira, c'est cela, n'est-ce pas ? Les conséquences ?... Je m'en moque. la société ? Je la récuse. Je romps avec elle pour vivre comme une indépendante, selon ma conscience ! Pour vivre, moi femme, comme... tenez ! ce que vous ne serez jamais : un honnête homme. (p.146)
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