AccueilMes livresAjouter des livres
Découvrir
LivresAuteursLecteursCritiquesCitationsListesQuizForum
Rejoignez Babelio pour découvrir vos prochaines lectures
ISBN : 2228908452
Éditeur : Payot et Rivages (06/02/2013)

Note moyenne : 3.57/5 (sur 37 notes)
Résumé :
Dans le cercle mondain où gravitent ses parents, Monique Lerbier passe pour originale, sinon même poseuse. En fait, c'est une idéaliste qu'enchantent ses fiançailles avec l'industriel Lucien Vigneret, futur associé de son père. Une déception que rend plus cruelle sa passion pour la franchise et l'honnêteté l'atteint à deux semaines de son mariage. Le choc est rude et la réaction vive. Monique rompt avec un milieu hypocrite qui l’écœure, se fait un nom dans la décora... >Voir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle
Critiques, Analyses & Avis (8) Voir plus Ajouter une critique
ATOS
31 janvier 2014
Paris-1922. Les années folles de Montmartre et de Montparnasse au parfum de lilas après les années terribles de Verdun à l'odeur de moutarde.
La leçon reçue avait elle été délivrée par les bons maîtres ?
Les trois points cardinaux de la société : patrie, famille,honneur venaient de dessiner la pyramide sous laquelle on venait d'ensevelir des millions d'êtres au destin à jamais inconnu.
1920-1929- Neuf années durant lesquelles tous les arts déclarent leur liberté. Les points cardinaux s'échappent et s'élancent, ils dansent sur l'ossuaire des mensonges.
Le roman de Victor Margueritte a son histoire de celle qui résonne sous les grandes voutes de l'Histoire.
Il a le parfum de ces années folles , pleine de vie et de d'absolu, mais qui livrées à leur ivresse avaient oublié la prochaine dureté de leurs jours.
La garçonne a coupé court. Elle choisit sa route et invente son propre destin.
La coupe est nette, franche, trop franche pour que le vieux monde qui coule déjà l'acier, le cuivre, le fer de ses prochaines munitions l'accepte de bon ton.
Accepter que se profile la silhouette de cette nouvelle Eve serait ôter de la bouche de ses canons la prochaine moisson du ventre de la Nation.
Le succès du roman fut immense, le scandale qu'il suscita fut à sa mesure.
Victor Margueritte fut radié de l'ordre de la Légion d'honneur pour l'avoir écrit.
Les légionnaires continuaient à hurler leurs ordres.
L'honneur d'une nation vaut bien plus qu'une médaille.
Et d'ailleurs au dos d'une médaille un maître n'inscrit il pas toujours son nom ?
Le déshonneur est très souvent là où l'on accepte de porter certains noms.
Astrid Shriqui Garain
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          130
MissFoxandMrbird
08 mai 2016
Je n'ai pas besoin de vous en faire un résumé la quatrième de couverture vous dis tout au sujet de l'héroïne Monique. Alors vous me direz pourquoi lire ce livre ?
Parce que ce livre parle d'une France qui se relève difficilement de la première guerre mondiale.
La population cherche a oublier cet évènement tragique et absurde dans des plaisirs intellectuels, physiques et artificiels. Nous sommes dans les années folles (1919-1929), la femme est dépendante financièrement de ces parents puis de son époux, les mariages arrangés sont d'actualité et le droit de vote n'est encore réservé qu'aux hommes. Les moeurs et la loi réduisent la femme à trois chose soit une belle poterie, une épouse fidèle et femme féconde.
Victor Margueritte nous décris parfaitement l'atmosphère qui règne durant las années folles en France. En lisant La garçonne, j'ai eu l'impression de naviguer dans les années folles. A travers Monique, l'auteur nous dévoile une France a deux facettes. D'un côté, une France bourgeoise matérialiste, aux codes sociaux stricts, pincés et remplit de tabous, de l'autre une France qui cherche l'oubli dans l'étourdissement de soirées endiablées (dancing, boîte de jazz, fumerie d'opium), les femmes se libèrent de l'oppression des hommes en se coupant les cheveux ou en se comportant en homme.
Comme vous l'avez compris, l'histoire tourne autour de Monique Lerbier personnage le plus développé. Dans un premier temps, Victor Margueritte nous décris une Monique jeune, naïve encore protégée par le monde et forte de conviction. Pour elle la vie est soit blanche soit noire. Puis à la suite de l'ébranlement de ces convictions, elle fait un virage à l'opposé de son éducation, de ses convictions de « jeunes premières » pour devenir une femme forte, indépendante en obtenant son émancipation.
Celle-ci, passe par son indépendance financière grâce à son métier de décoratrice mais aussi par une vie sexuelle débridée (multiplication des partenaires, lesbianisme), l'expérimentation de drogue. Mais l'auteur fait le choix de rendre au fur et à mesure son héroïne faible tout d'abord en recherchant son bonheur à travers la maternité puis fait volte face sur sa vie de garçonne après avoir trouvé l'amour auprès d'un homme.
Je ne vous dis pas ma déception. Cette féministe naissante laisse penser que son émancipation l'entraîne dans la débauche, que son comportement est dû au fait qu'elle est dépressive et trouve quelques réconfort dans les drogues. Mais elle retrouve le droit chemin et le bonheur grâce à un homme, son sauveur. La femme moderne que je suis (sans être une féministe) a été meurtrie par ce revirement.
Les autres personnages sont tour à tour des stéréotypes familiaux et sociaux mais bizarrement cela ne m'a pas empêché d'apprécier certains d'entre eux comme Mme Ambrat ou la tante vielle fille.
Je suis habituellement peu attirée par ce genre littéraire, vous savez à la Marcel Prévost (il faudrait qu'un jour je lui redonne une chance !) mais ici j'ai adoré. L'auteur arrive à faire passer son message sur cette France rigide qu'il souhaite voir entrer dans la modernité des moeurs. La plume de l'auteur est simple mais efficace.
Aujourd'hui, le sujet de ce roman n'est plus vraiment d'actualité (quoi que…) mais permet de se rendre compte des avancés des droits civiques des femmes qui nous permettent aujourd'hui en France de faire entre autre le choix de celui ou celle avec qui ont souhaite faire sa vie.
Dire que ce livre a fait scandale lors de sa publication aussi bien auprès des conservateurs que chez les féministes par les thèmes qu'il aborde entraînant la destitution de l'auteur de sa légion d'honneur alors que je trouve les propos et les détails sur les moment de sexes et de drogues soft. Je me dis qu'ils seraient choqués par notre société !
Ce livre fut un bon moment de lecture. L'auteur décris avec finesse l'atmosphère qui règne durant les années folle mais j'ai été déçu par le choix à 360° qu'a effectué l'auteur sur le devenir de son héroïne, son revirement de sa vie de garçonne sous prétexte qu'elle aurait trouvé l'AMOUR. ( Non je ne suis aigries !)
Rare sont les fois où je trouve grâce à une préface. Ici celle de Yannick Ripa apporte des informations sur le contexte historique, politique et sociale qui entoure le livre. Mais je vous conseille de la lire à la fin du livre même si elle ne dévoile pas l'histoire.
Lien : http://pourvoyagerjai.blogsp..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
enigma78
27 mai 2013
L'histoire se déroule pendant dans la période des années folles (1920-1929). Cette période est marquée par une effervescence culturelle et intellectuelle, mais aussi par une remise en cause des valeurs d'avant-guerre et notamment, comme dans la garçonne sur le statut de la femme en France. En effet, nous sommes loin de l'égalité des droits entre hommes et femmes qui n'apparaissent qu'en 1946. Les mariages « arrangés » sont encore pratiqués. Force est de constater que la femme passe de la tutelle patriarcale à celle matrimoniale. Elle ne dispose ni de ses biens (1965), ni de son corps (en 1920 une loi interdit la contraception ainsi que l'avortement).
En 1922, Monique Lerbier n'a que 19 ans et pourtant dans quelques jours à peine elle va épouser l'homme qu'elle aime et qui pense en être aimé. Cette fille de bonne famille place son entière confiance en son fiancé, jusqu'au soir où elle le surprend en compagnie de sa maîtresse.
Son petit monde idyllique dans lequel elle s'imaginait vivre éclate en morceaux. Alors, son attitude change radicalement en effaçant la jeune fille naïve qu'elle était de sa mémoire.
Nous retrouvons quelque mois plus tard une Monique transfigurée par son nouveau mode de vie. En effet, notre protagoniste va multiplier les conquêtes d'un soir, qu'elles soient masculines ou féminines pendant les soirées mondaines. Elle expérimentera la drogue avec notamment, la prise d'opium. Son émancipation passera aussi par son indépendance financière grâce à son métier de décoratrice dans lequel elle excelle.
Pourtant, cette superficialité la rend-elle plus heureuse?

Ce roman fit scandale à sa sortie en partie à cause des scènes de « lesbianismes » qui pouvaient choquer à cette époque. Ce livre met les hommes face à leur injustice envers les femmes, en particulier pour l'inégalité sexuelle au XXe siècle. En effet, pourquoi les femmes devaient-elles rester absolument vierges avant le mariage contrairement aux hommes ? Comme le montre très justement un des protagonistes à ce sujet : « le pucelage est la source des vices et des malheurs qui suivent nos mariages actuels ».
Note: 7,5/10
Lien : http://metamorphoselivresque..
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          20
Ubikson
31 octobre 2015
Lire aujourd'hui la Garçonne n'a presque plus rien de choquant, il suffit d'allumer sa télé pour y voir bien pire. Mais il faut se replacer dans le contexte de 1922 pour saisir l'électro-choc qu'a pu causer ce livre.
Alors que les femmes n'ont ni droit de vote, ni droit sur leur corps, ni droits tout court (si on pousse un peu, mais juste un peu) mais surtout des devoirs vis à vis des hommes, la jeune Monique décide, à la suite d'une cruelle désillusion amoureuse, d'un conflit familial et de la perte d'un être cher, de tourner le dos aux conventions et de vivre comme un homme, à savoir comme elle l'entend.
A grimper dans les couches de la société alors qu'elle s'abîme dans la dépression, elle découvrira la luxure, la drogue et la débauche qui tapissent les hautes strates des milieux huppés. (Constatation qui coûtera à Victor Margueritte sa légion d'honneur)
Ce livre est aussi un coup d'oeil dans le miroir, pour se souvenir de la condition de la femme d'hier, et jeter un regard neuf sur celle d'aujourd'hui.
Mais plus qu'un roman social, qu'un roman initiatique, La Garçonne est est le cri d'une âme blessée qui cherche tant bien que mal son droit au bonheur, au travers des cicatrices, des déceptions et de l'amertume.
+ Lire la suite
Commenter  J’apprécie          00
FW
30 mars 2016
Roman édifiant un tantinet Balzacien ou l'émancipation de la femme par la débauche puis sa rédemption par le mariage. C'est beau! C'est chiant. Gageons que ce livre a déchaîné la censure non pour la légèreté de quelques scènes mais plus certainement pour la mise en lumière des différences de moeurs entre les deux sexes. Et si les femmes se mettaient à vivre comme nous? Quelle horreur !
Commenter  J’apprécie          20
Citations & extraits (34) Voir plus Ajouter une citation
fanfanouche24fanfanouche2412 janvier 2014
- Voyons, Briscot ! C'est donc si extraordinaire qu'en matière ...d'amour- (...)-une femme pense et agisse comme un homme ? Il faut vous faire à cette idée, et me prendre pour ce que je suis : un garçon.
Il eut, au bout des lèvres: une garce, et par politesse, acheva le mot :
-Une garçonne, je sais. -La- garçonne ! (p.126-127)
Commenter  J’apprécie          90
MissFoxandMrbirdMissFoxandMrbird07 mai 2016
la virginité, chère aux anciens acheteur d'épouses, ne me semble pas avoir plus d'importance qu'une dent de lait! Et la superstition que certains y attachent m'apparaît plutôt comme une sorte de sadisme, que comme une preuve d'intelligence. Je suis du parti de Stendhal, pour qui "le pucelage est la source des vices et des malheurs qui suivent nos mariages actuels"!
Commenter  J’apprécie          20
LegrenierdelaCelestineLegrenierdelaCelestine23 octobre 2016
Ce qu'on en dira, c'est cela, n'est-ce pas ? Les conséquences ?... Je m'en moque. la société ? Je la récuse. Je romps avec elle pour vivre comme une indépendante, selon ma conscience ! Pour vivre, moi femme, comme... tenez ! ce que vous ne serez jamais : un honnête homme. (p.146)
Commenter  J’apprécie          20
zazimuthzazimuth17 août 2012

On n'a de droits sur la personne qu'on aime, que ceux qu'elle vous donne. (p.367)
Commenter  J’apprécie          90
ATOSATOS31 janvier 2014
La maternité n'a de raison d'être, et de grandeur, que consentie. Mieux : voulue.
Commenter  J’apprécie          90
autres livres classés : féminismeVoir plus
Acheter ce livre sur

AmazonFnacPriceministerLeslibraires.frGoogle





Quiz Voir plus

Quelle guerre ?

Autant en emporte le vent, de Margaret Mitchell

la guerre hispano américaine
la guerre d'indépendance américaine
la guerre de sécession
la guerre des pâtissiers

12 questions
901 lecteurs ont répondu
Thèmes : guerre , histoire militaire , histoireCréer un quiz sur ce livre