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EAN : 9782228908450
310 pages
Payot et Rivages (06/02/2013)
3.5/5   101 notes
Résumé :
Dans le cercle mondain où gravitent ses parents, Monique Lerbier passe pour originale, sinon même poseuse. En fait, c'est une idéaliste qu'enchantent ses fiançailles avec l'industriel Lucien Vigneret, futur associé de son père. Une déception que rend plus cruelle sa passion pour la franchise et l'honnêteté l'atteint à deux semaines de son mariage. Le choc est rude et la réaction vive. Monique rompt avec un milieu hypocrite qui l’écœure, se fait un nom dans la décora... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (31) Voir plus Ajouter une critique
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Très beau coup de coeur pour ce roman inattendu !

"La garçonne", paru en 1922 et adapté au cinéma l'année suivante (c'est vous dire son succès) fut jugé tellement scandaleux que sa parution valut la perte de sa légion d'honneur à son auteur.

Années de l'après-guerre, dites les Années Folles - Paris.
Monique est une jeune fille issue de la bourgeoisie parisienne, enfant unique. Née avec le siècle, elle est de cette génération écartelée entre deux ères car la Première Guerre mondiale a tout changé dans les moeurs et le système économique. Les femmes ont assuré pendant quatre ans le labeur des hommes et ont gagné par là leur émancipation.

Fiancée sur la volonté de ses parents, Monique perd brutalement son innocence et ses idéaux d'adolescente au spectacle du comportement des hommes envers les femmes. De fil en aiguille, elle s'isole de la société pour devenir indépendante et frondeuse. Dans le cadre terriblement esthétique des Années Folles, elle fait son chemin, passionnée, devenant pour le lecteur une égérie féministe et une femme libre à la beauté inspirante.

"La garçonne" est un superbe roman sexué qui explore en profondeur la psychologie féminine. A travers Monique, c'est la femme moderne qui se dresse et avance vaille que vaille. Attachante, l'héroïne ne fait pas toujours les bons choix mais elle reste ferme dans sa résolution d'indépendance et de liberté. Touchante, on se prend à l'aimer, on voudrait la consoler dans les heures sombres et rire avec elle dans les heures joyeuses.

Cela faisait longtemps que je n'avais pas lu un vrai roman érotique et "La garçonne" en est un, au sens noble du terme. Je ne m'étonne pas qu'il ait eu du succès tout comme il ait soulevé l'indignation. Pas de censure pour les nombreuses scènes intimes à une époque où l'on testait aussi bien des hommes que des femmes, en duo ou en clan. Il se dégage du récit, parfaitement écrit, une vraie sensualité et une beauté magnétique.

Merci à Payot d'avoir redonné à ce magnifique roman une place sur nos étagères.


Challenge XXème siècle - Edition 2019
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C'est incontestable, nous avons là un excellent roman. Un roman qui a marqué son époque ; voire, l'a révolutionnée. À tel point que l'énorme scandale qu'il déclencha, valut à Victor Marguerite d'être radié de la Légion d'honneur.

Une époque où les éditeurs mercantiles ne faisaient pas la loi et où le premier pin-pin venu ne s'autoproclamait pas écrivain au prétexte qu'il pond chaque année une niaiserie lucrative. Une époque où écrire exigeait du temps et de la rigueur.
Quel que soient le style et la teneur, que l'on soit conquis ou non, nous ne sommes jamais déçus par la qualité d'écriture de ces ouvrages d'un autre temps.

Mon seul regret est que, involontairement, j'avais mal choisi mon moment pour aborder cette lecture. En effet, en raison de mon récurrent problème de santé, mes sens cognitifs ont été quelque peu altérés durant un petit mois.
Ce style, ces subtilités, ces expressions datant d'un siècle s'heurtant à mon temporaire manque de concentration, j'avoue n'avoir pas été en capacité d'apprécier ce roman à la hauteur qu'il méritait. Et croyez bien que je le regrette.

Grâce à la pharmacopée, je vais mieux aujourd'hui. Pourvu que ça dure !
Pourvu que ça dure car, passionnée de lecture depuis toujours, j'aimerais bien que ma comprenette ne me cantonne pas qu'à des nanars.

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J'ai entendu parler de ce livre des années 1920 il y a quelques mois au détour d'une émission de France Culture. Il était question de la façon dont ce livre avait contribué à définir ce qu'était la garçonne, mais aussi du scandale que ce livre avait créé, allant jusqu'à valoir le retrait de sa légion d'honneur à l'auteur, sanction qui n'avait jamais été prise avant cela… Il était précisé que c'était un livre érotique, ce qui n'est guère ma tasse de thé, mais ce livre m'intriguait et, comme il est maintenant dans le domaine public, j'ai profité de l'acquisition de ma nouvelle liseuse pour me plonger dedans.
Il me faut d'abord préciser, avec une lecture près de centa ans après la publication de ce livre, que le qualificatif érotique ne s'applique pas. Beaucoup de choses qui peuvent choquer certes, les relations hors mariage, mais surtout la bissexualité assumée, la domination de la femme dans le couple, mais aucune description explicite, rien de graveleux. Mais Victor Margueritte n'a pas pour autant froid aux yeux. Il décrit une certaine réalité des années folles, concentre sur son personnage toutes les extravagances du moment, et il faut avoir le coeur bien accroché pour la suivre dans toutes ses expériences et expérimentations. Il y a le sexe, mais aussi la frénésie des soirées dansantes, la décadence de la consommation de drogue, tout y passe.
Mais Victor Margueritte donne un sens à tout cela. Monique Lerbier, son héroïne est en fait une femme de principe. D'une morale pure et exigeante, elle refuse les compromissions de la société et c'est parce qu'elle est bafouée qu'elle décide de vivre de façon libre et au grand jour. Mais très vite, Monique Lerbier se retrouve face à une existence vide de sens. Elle cherche alors dans la maternité ce sens qui lui échappe, mais la maternité lui étant refusée, elle se laisse sombrer dans une spirale d'auto-destruction, dont elle ne sortira que grâce à une confiance retrouvée dans les hommes (du moins certains hommes) et dans l'amour.
Et c'est dans ce propos que le livre pêche un peu car au fond, la morale est sauve, tout rentre finalement dans l'ordre et la société bourgeoise sort tout juste un peu égratignée. Certes, Monique Lerbier ne renie pas ses convictions profondes et réussit finalement à trouver un mode de vie qui convient tout autant à la société qu'à elle-même. Si bien que ce roman provoque beaucoup mais ne va pas au-delà. Il ne présente rien de radicalement différent, et finalement Monique Lerbier ne trouve son équilibre qu'en réalisant son rôle de femme, à savoir celui de l'épouse et probablement de la future mère.

Malgré cela, ce livre a été passionnant à lire. D'abord parce qu'il faut le replacer dans son époque, celle de l'entre deux-guerres, ensuite parce qu'il est intéressant de comprendre pourquoi il a en même temps été un grand succès de librairie et a fait scandale. Il met en effet à mal beaucoup des faux semblants de la société de l'époque, les tiraillements qui existent déjà entre la morale sociale et la libération de l'individu, il s'inscrit dans les débuts de l'émancipation des femmes, fruit inévitable des bouleversements de la première guerre mondiale car on ne envisager un simple retour en arrière.
En lisant ce livre, j'ai pensé au Tour du malheur de Kessel pour la période historique et la façon dont on a pu s'enivrer de musique et de danse pour oublier la vacuité de la vie ou bien aux Chemins de Katmandou de Barjavel pour les personnages qui cherchent l'oubli dans la drogue. C'est une lecture parfois déstabilisante, parfois frustrante, mais intéressante pour son caractère historique et pour ce qu'elle dit de la société de l'époque et du chemin que l'on a fait depuis et qu'il reste à faire. Et si ce livre est plein d'imperfections, je crois que l'on peut lui appliquer ce que l'auteur écrit à propos de son personnage : elle a beaucoup tenté, mal peut-être, maladroitement parfois, mais elle a tenté.
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Paris-1922. Les années folles de Montmartre et de Montparnasse au parfum de lilas après les années terribles de Verdun à l'odeur de moutarde.
La leçon reçue avait elle été délivrée par les bons maîtres ?
Les trois points cardinaux de la société : patrie, famille,honneur venaient de dessiner la pyramide sous laquelle on venait d'ensevelir des millions d'êtres au destin à jamais inconnu.
1920-1929- Neuf années durant lesquelles tous les arts déclarent leur liberté. Les points cardinaux s'échappent et s'élancent, ils dansent sur l'ossuaire des mensonges.
Le roman de Victor Margueritte a son histoire de celle qui résonne sous les grandes voutes de l'Histoire.
Il a le parfum de ces années folles , pleine de vie et de d'absolu, mais qui livrées à leur ivresse avaient oublié la prochaine dureté de leurs jours.
La garçonne a coupé court. Elle choisit sa route et invente son propre destin.
La coupe est nette, franche, trop franche pour que le vieux monde qui coule déjà l'acier, le cuivre, le fer de ses prochaines munitions l'accepte de bon ton.
Accepter que se profile la silhouette de cette nouvelle Eve serait ôter de la bouche de ses canons la prochaine moisson du ventre de la Nation.
Le succès du roman fut immense, le scandale qu'il suscita fut à sa mesure.
Victor Margueritte fut radié de l'ordre de la Légion d'honneur pour l'avoir écrit.
Les légionnaires continuaient à hurler leurs ordres.
L'honneur d'une nation vaut bien plus qu'une médaille.
Et d'ailleurs au dos d'une médaille un maître n'inscrit il pas toujours son nom ?
Le déshonneur est très souvent là où l'on accepte de porter certains noms.

Astrid Shriqui Garain
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Cent ans après, il est évidemment difficile de comprendre pourquoi ce roman, best seller des années folles, a causé un tel scandale et coûté à son auteur une déchéance de la Légion d'honneur. On comprend mieux aussi qu'il soit tombé dans l'oubli, Victor Marguerite, fervent pacifiste, ayant eu quelques compromissions pendant l'Occupation.

La lecture reste cependant intéressante, au même titre que la lecture de Zola par exemple, pour se replonger dans les déterminismes sociaux d'une époque coincée entre le traumatisme de la première guerre mondiale et la suite que l'on connaît. le roman est assez inégal, avec des scènes et des réflexions intéressantes sur le mariage, les stéréotypes de genre, mais pas mal de tartes à la crème et un schéma d'ensemble qui s'avère finalement convenu et décevant.
Effectivement, en arrivant au terme du roman, le lecteur comprend que les tentatives d'émancipation de Monique, cette jeune fille révoltée qui décide de vivre "comme un garçon", ne sont décrites que comme une longue et douloureuse errance, dont le dénouement sera un sage retour dans le rang.

Monique apparaît effectivement comme une victime de l'hypocrisie des convenances sociales et de la veulerie des hommes, en quête de sincérité et de vérité, plutôt qu'une féministe qui se construit une autonomie. Son indépendance est d'ailleurs permise uniquement par l'aisance financière que lui confère son statut social et lui donne une chance de pouvoir créer son activité professionnelle.

Victor Margueritte semble croire aux contes de fées en concluant le roman sur une happy end pénible pour la lectrice contemporaine, où la jeune femme, telle une Marie Madeleine moderne, se confond dans le repentir sous le regard bienveillant de son ultime (espérons le) amant. Avouons que c'est décevant et difficile à avaler. Mais La garçonne reste une lecture agréable et intéressante pour qui s'intéresse à la représentation de l'émancipation féminine dans la littérature.
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Citations et extraits (144) Voir plus Ajouter une citation
- Monique, voyons, tu...
Elle n'acheva pas. Son enfant était devant elle, comme devant une étrangère. Une pâleur glaçait le visage douloureux. Les yeux baissés disaient un affreux désarroi. Mme Lerbier voulut l'embrasser, l'attirer contre son pauvre cœur corrompu, maternel quand même.
- Monique ! répéta-t-elle.
- Laisse-moi.
Repoussée, et ne sachant que faire, Mme Lerbier prit le parti de se draper dans sa dignité.
- Tu réfléchiras ! dit-elle. Et sans insister, elle battit en retraite, noblement. Monique, la tête dans ses mains, ne la vit pas sortir. Un second écroulement venait de se faire en elle.
L'affection, le respect filial gisaient, parmi les décombres.
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Il faut te faire une raison, avoir un peu de bon sens. Oui, le romantisme, les Comédies de Musset, A quoi rêvent les jeunes filles !... Et tu dis que tu t'éveilles? Eh bien, ouvre les yeux, regarde autour de toi, sois moderne.
- Le rêve de Ginette et de Michelle n'est pas le mien.
- Le rêve de toutes les jeunes filles est le mariage. Une association sans rapports obligatoires avec l'amour. Et le mariage est... ce qu'il est.. Prétends-tu réformer d'un coup la société ?...
- Non, certes ! Pas plus que tu ne dois prétendre à me faire voir dans le mariage autre chose qu'un besoin d'union absolue, une mise en commun de tout l'être, sans restriction d'aucune sorte ! Le mariage sans l'amour n'est pour moi qu'une forme de prostitution. Je n'aime plus Lucien, et je ne me marierai jamais !
- Par exemple ! Mme Lerbier ouvrit des yeux ronds.
- Dès que le calcul s'en mêle, ton association n'est plus qu'un accouplement d'intérêts, un contrat réciproque d'achat et de vente ! Une prostitution, je te dis, une prostitution !
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- Voyons, Briscot ! C'est donc si extraordinaire qu'en matière ...d'amour- (...)-une femme pense et agisse comme un homme ? Il faut vous faire à cette idée, et me prendre pour ce que je suis : un garçon.
Il eut, au bout des lèvres: une garce, et par politesse, acheva le mot :
-Une garçonne, je sais. -La- garçonne ! (p.126-127)
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Qu'est-ce, en effet, qu'une révolution, - qu'elle soit morale, politique ou sociale ? - Je l'ai dit d'ailleurs : "Une réaction de l'énergie contre l'oppression d'injustes forces. la femme, prisonnière depuis des siècles, esclave habituée à la résignation et à l'ombre, titube au seuil brusquement ouvert de la lumière et de la liberté."
(...)
Donnons à nos fille et à nos femmes, dans l'usage comme dans la loi, donnons à toutes les mères (fille-mères comprises) les libertés dont on ne conçoit plus que l'homme se réserve, despotiquement, le monopole.
(Note de l'auteur - 1922)
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- Ils traversèrent les grands parterres où couples et familles musaient, dans la magnificence du jour apaisé. Elle contemplait avec tristesse les femmes suspendues d’un air tendre, au bras de leurs compagnons, les bandes d’enfants qui jouaient, entre les chaises, autour des groupes de parents, cousant, lisant. Elle envia leur indifférence. Combien de ces promeneurs portaient, comme elle, une âme de tourment ? Elle cherchait à lire à travers les faces leur secret… Que d’insoucieux et de résignés ! Et comme, au milieu de cette foule, elle était seule !…
Régis marchait à sa hauteur. En étendant le bras, elle l’eût touché. Elle le regarda, surprise de se sentir, si près de lui, comme à cent lieues. Enfin, sous le grand arbre qui ombrage la statue de Mme de Ségur, ils trouvèrent deux fauteuils libres. Elle dit :
— Ici… on ne sera pas trop mal.
Le silence entre eux pesa, un moment encore. Enfin Régis, refoulant sa rancœur, trouva le mot qu’elle n’attendait pas, et qui l’émut :
— Je ne mérite pas que tu m’aimes… si tu m’aimes encore. Je me suis conduit, cet après-midi, comme un goujat.
Il avait levé ses yeux, jusque-là baissés, et humblement l’implorait. Surprise, elle se recueillit… Elle avait été si écœurée par son inqualifiable attitude chez Mme Ambrat, qu’elle s’était tue, depuis. Le silence, plus méprisant que toute récrimination ! Attaquer ? Il ne valait pas cet honneur ! Mais elle se tenait sur ses gardes, prête à toute riposte… Et voilà que cette humilité imprévue la désarmait. À son tour elle l’interrogea, jusqu’au fond de l’âme :
— Es-tu sincère ?
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Videos de Victor Margueritte (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Victor Margueritte
La Commune de Paris : Analyse spectrale de l’Occident (1965 / France Culture). Diffusion sur France Culture le 12 juin 1965. Illustration : Une photo de la Barricade de la Chaussée Ménilmontant, Paris, 18 mars 1871 © Getty / Bettmann / Contributeur. Pierre Sipriot s'entretient avec Henri Guillemin (critique littéraire, historien, conférencier, polémiste, homme de radio et de télévision), Emmanuel Berl (journaliste, historien, essayiste), Adrien Dansette (historien, juriste), Pierre Descaves (écrivain, chroniqueur, homme de radio), Jacques Rougerie (historien spécialiste de la Commune de Paris), Philippe Vigier (historien contemporanéiste spécialiste de la Deuxième République), Henri Lefebvre (philosophe), et Georges Lefranc (historien spécialiste du socialisme et du syndicalisme). Dans les années 60, la Commune de Paris était encore "un objet chaud" qui divisait profondément les historiens. Comme en atteste ce débat diffusé pour la première fois sur les ondes de France Culture en juin 1965 et qui réunissait sept historiens, journalistes ou philosophes spécialistes du XIXe siècle. Textes d'Élémir Bourges, Jules Claretie, Lucien Descaves, Paul et Victor Margueritte, Jules Vallès et Émile Zola lus par Jean-Paul Moulinot, Robert Party et François Périer.
« La Commune, objet chaud, a longtemps divisé les historiens. Elle a eu sa légende noire, sitôt après l’événement : celle de la révolte sauvage des barbares et bandits. Elle a eu sa légende rouge : toutes les révolutions, les insurrections socialistes du XXe siècle se sont voulues filles de l’insurrection parisienne de 1871 ; et c’était à tout prendre, politiquement, leur droit. Historiquement, cette légende a pu se révéler redoutablement déformante. L’historiographie socialiste s’assignait pour tâche de démontrer "scientifiquement" que l’onde révolutionnaire qui parcourt le premier XXe siècle trouvait sa source vive dans une Commune dont elle se déclarait légitime héritière. On quêtait, par une analyse anachroniquement rétrospective, les preuves de cette filiation, oubliant le beau précepte que Lissagaray, communard, historien « immédiat » de l’événement avait placé en 1876 en exergue à son Histoire de la Commune. "Celui qui fait au peuple de fausses légendes révolutionnaires, celui qui l’amuse d’histoires chantantes est aussi criminel que le géographe qui dresserait des cartes menteuses pour les navigateurs." » Jacques Rougerie (in "La Commune, 1871", PUF, 1988)
Source : France Culture
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