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ISBN : 221367065X
Éditeur : Fayard (06/02/2013)

Note moyenne : 3.75/5 (sur 4 notes)
Résumé :
En février 1916, plus d’un millier de soldats cantonnent dans le bois des Caures, au nord de Verdun, presque laissés à eux-mêmes par un état-major convaincu que l’off ensive allemande aura lieu ailleurs. Pourtant, dans les tranchées mal entretenues, l’instinct des uns s’associe à l’expérience des autres pour deviner que «quelque chose se prépare». La rumeur évoque un déluge d’acier, un bombardement de cent heures, que certains prononcent «centaure». Comme en prévisi... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (3) Ajouter une critique
benleb
  27 mars 2015
"Les grands jours" est un court et beau roman consacré à la résistance des chasseurs du Lieutenant-Colonel le Driant, durant les premiers jours de l'offensive allemande de Verdun.

Les débuts du romans sont consacrés à cet officier atypique, freiné dans sa carrière par sa critique de la stratégie de l'état-major et son catholicisme pratiquant. Poussé à la démission, il entame une carrière d'écrivain d'anticipation, sous le pseudonyme du Capitaine Danrit, et de député, pour soutenir ses idées. Volontaire pour reprendre un commandement au début de la guerre, il fait de ses deux bataillons de chasseurs des corps d'élite.

Dans les chapitres suivants, il s'efface au profit de trois personnages de soldats : un lieutenant, un caporal de 46 ans, engagé volontaire, et un tout jeune soldat, recrue inexpérimentée, soit les représentants de trois générations, issus de milieux différents, mais unis dans le combat. Ils croisent de nombreux autres figures de soldats.

On les suit la veille d'une offensive ennemie attendue, puis sous un bombardement long et destructeur ("les cent heures"). Si ce bombardement brise les différentes unités, la résistance désespérée de petits groupes, plus ou moins coordonnée, empêche toute percée allemande. Enfin les personnages sont capturés ou font retraite, mais tous sont conscients de la valeur de leur résistance. le livre s'achève sur une note sombre, s'arrêtant sur le personnage du jeune soldat, protégé par ses compagnons, mais traumatisé de guerre.

L'écriture est belle, rendant bien la violence et la confusion des combats, où les soldats se retrouvent souvent seuls.
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coriala
  10 août 2013
Les grands jours relatent l'attente des soldats dans les tranchées de Verdun et l'attaque des allemands. L'attente permet à l'auteur de croquer des personnages connus de la première guerre mondiale, tel Driant, et de simples soldats divisés dans l'attente d'une attaque et la peur de cette attaque. L'assaut est décrit dans toute son horreur, la description des bruits seraient presque audibles.
Un court et bon roman sur Verdun, bien écrit.
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JAsensio
  21 février 2013
L'imminence qu'annonce Pierre Mari est moins celle d'un pilonnage massif des lignes françaises par les artilleurs allemands (puis de l'avancée des ennemis s'enfonçant dans les lignes de défense françaises si imprudemment réputées infranchissables par l'état-major) que celle d'un événement qui, quel que soit sa nature, ne peut qu'impliquer l'homme d'une façon radicale.
Lien : http://www.juanasensio.com/a..
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Citations et extraits (9) Voir plus Ajouter une citation
rkhettaouirkhettaoui   08 avril 2013
Une encyclopédie des manières de ne pas avancer sur ses deux pieds. Il rampe sur les coudes, se faufile, enjambe les gouffres en pressant des mains ce qui reste de paroi, écarte des emmêlements qui aussitôt se reforment, nage sur des matelas de branches sans savoir s’ils ne vont pas céder la seconde qui vient.
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rkhettaouirkhettaoui   08 avril 2013
Chaque fois qu’on tombe sur un talent, on l’enlève des lignes, on lui donne de quoi s’exercer. Au bout d’un moment, il n’y a presque plus de soldats – il n’y a plus que des artistes, installés dans les villages de cantonnement. Chacun glorifie la patrie à sa façon.
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rkhettaouirkhettaoui   08 avril 2013
Les sarcasmes vont bon train, on lui reproche de ne pas vouloir mener les hommes au combat, de les dorloter, de ne penser qu’à ménager l’électeur. Il y a des jours où il se sent écœuré : à se demander, même, s’il restera au front, s’il ne vaudrait pas mieux retourner à la Chambre, où la commission de l’Armée lui permettrait de faire œuvre plus profitable.
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rkhettaouirkhettaoui   08 avril 2013
Une fois Verdun pris, c’est la paix, une solide alliance franco-allemande qui jette les Anglais à la mer et pose les bases d’une Europe toute neuve.
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rkhettaouirkhettaoui   08 avril 2013
Flèche, javelot ou dard, qu’importe la métaphore, il faut garder le bois enfoncé dans la chair de l’ennemi.
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