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Baptiste Piégay (Collaborateur)
ISBN : 2702141366
Éditeur : Calmann-Lévy (22/09/2010)
  Existe en édition audio

Note moyenne : 3.16/5 (sur 28 notes)
Résumé :

Décalé. Il paraît que je le suis. Il est certain que je ne suis calé en rien.Après cinquante ans à promener sa haute silhouette devant les caméras ou sur les planches, Jean-Pierre Marielle se confie pour la première fois. Dans cette balade au cœur de son intimité, on croise les copains de toujours, Belmondo, Rochefort, Salavador et les autres, les auteurs vénérés, Ionesco, Camus, ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (10) Voir plus Ajouter une critique
brigittelascombe
  20 janvier 2013
"Je suis un misanthrope peu mondain, un solitaire bavard" confie au lecteur Jean-Pierre Marielle, ce pudique versatile, qui se met pourtant à nu sans fausse modestie dans le grand n'importe quoi, une autobiographie sans complaisance qui est tout sauf du n'importe quoi.
L'acteur connu, à présent âgé, le comédien reconnu qui joue sur tous les registres, reste flou sur son intimité (trois mariages, deux divorces, un enfant), ce sont plutôt ses souvenirs qu'il classe ici en un précieux abécédaire (on pense au dernier Philippe Claudel Parfums en moins poétique), ses amitiés indéfectibles (de Jean-Paul Belmondo le copain de toujours à Henri Salvador qui lui manque), son admiration pour Ingmar Bergman "le cinéaste ultime",le conservatoire,ses débuts au cabaret avec Guy Bedos,ses grands films (comme Les grands Ducs ou La petite Lili),ses habitudes au café de Flore...etc
J'avoue que le fait de savoir que Jean-Pierre Marielle aime le thé plus très chaud mais pas encore froid m'a laissée tiède! par contre j'ai apprécié les définitions pertinentes et pétillantes distillées dans le grand n'importe quoi (ex: "J'habite une langue plutôt qu'un pays.Je me sens ainsi partout chez moi" ou "les zoos me dépriment: fait-on visiter des prisons aux ours et aux girafes?" ou à propos de sa moustache: "je pense être né avec" ou au sujet du désespoir: "être confronté au réel sans rien pour le colorier").
De plus j'ai apprécié la personnalité sensible (fidèle en amitié,discret,drôle,observateur,modeste,franc,exigent,solitaire,chanceux,attaché à la terre) de ce grand acteur qui se dessine entre les lignes.
Enfin ce que j'ai trouvé intéressant pour le lecteur ce sont ses confidences de comédien qui joue pour "s'inventer un destin", qui éprouve de la "compassion" pour les personnages qu'il doit interpréter, des personnages qui sont pour lui "comme un voyage".
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VivianeB
  01 avril 2018
Par un abécédaire, le grandiloquent acteur Jean-Pierre Marielle se raconte dans sa vie personnelle et artistique. J'ai été touchée par la différence entre l'image personnelle qu'il nous livre ; d'un homme simple qui aime les choses de la vie où amour et amitié sont de mise, au grès de lectures et de solitude voulue et celle d'un grand acteur qui a donné tout son talent dans des rôles truculents, drôles, coquins et sans barrière.
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carre
  06 janvier 2012
Cet abécédaire se lit avec beaucoup de plaisir, on retrouve toute la truculence, l'humour mais aussi le côté bourru du personnage public. Ici ou là,
Marielle dévoile un peu de sa personnalité, son amitié avec ces potes du conservatoire, les petits plaisirs de la vie. Et l'on ferme ces mémoires avec regret car le bougre est drôlement attachant.
P.S : Ces pages sur Alain Corneau ou Delphine Seyrig sont magnifiques.
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Carosand
  07 novembre 2011
Jean Pierre Marielle a écrit son livre comme un journal par lettre alphabétique, chaque mot choisi peut alors le révéler par le sens qui lui ai propre et livrer les anectodes et souvenirs qui ont jalonnés sa vie, pour le plus grand plaisir de ses admirateurs dont je fais partie.
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Floccus
  25 septembre 2014
[Livre audio lu par Jean-Pierre Marielle]
Le « petit frère de la comtesse » n'a pas « la voix dans les couilles ». de son timbre chaleureux, il évoque vieux amis et bonnes bouteilles. Un humour discret, fraternel, détend l'auditrice, qui s'est laissée bercer. Pas de surprise cependant, pas d'envolées. L'homme est égal à l'image qu'on a de lui. Regarder, traîner, voyager, sont les aspirations qui habitent sa vie; faire des lectures de poèmes en prose en échange d'une chambre au bord de la mer, son projet dans l'idéal.
Le titre était prometteur. J'attendais une pensée incisive, ironique, baroque. Elle n'est que simplicité et bonheur de vivre. Jean-Pierre Marielle ayant l'élégance d'être concis , ce court livre audio m'a procuré une déception, certes, mais une déception agréable.
Lien : http://versautrechose.fr/blo..
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Citations et extraits (31) Voir plus Ajouter une citation
carrecarre   06 janvier 2012
Lorsque mon téléphone sonne, j’espère l’entendre m’apprenant que nous tournons ensemble. Charme, intelligence, gentillesse, écoute : de l’homme idéal, il a toutes les qualités. Tous les matins du monde m’a offert l’un de mes souvenirs les plus chers. Je ne pensais pas être l’homme de la situation, c’est lui qui m’a convaincu que la gravité de Sainte-Colombe me siérait, insistant sur la place centrale de la musique. On se croisait de temps à autre à des concerts de jazz, et je ne peux qu’accorder ma confiance à un cinéaste qui va écouter Ornette Coleman au lieu d’écumer les dînes mondains. Je pense souvent à ce tournage, il était de ceux qui rendent ce métier digne d’être fait.
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CarosandCarosand   06 novembre 2011
C'est mon moment favori. Il est vrai que je vis peu le matin, que je mets à profit pour dormir, je préfère que les journées commencent sans moi, les attraper en route comme un train au démarrage. Je suis davantage du soir ou de la nuit. J'aime les fins de journée, cet instant de transition entre deux états, quand le soleil envisage de se coucher : la lumière décline, s'adoucit, ses ombres se dessinent, les bruits changent, des animaux se réveillent. De même, j'aime le thé lorsqu'il n'est plus chaud mais pas encore froid - bref, je le bois quand il a un goût d'après-midi.
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CarosandCarosand   06 novembre 2011
Ces images-là ne marquèrent pourtant pas la naissance d'une vocation, elles m'encouragèrent à vouloir vivre entre deux mondes, et de préférence plutôt du côté de la rêverie, ce qui est assez contradictoire avec toute vélléité de carrière, c'est-à-dire de travail.
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CarosandCarosand   06 novembre 2011
Un air qui n'évoque rien, aucune image, n'apporte aucune vision, ne me sert à rien. En quelques minutes, une mélodie peut vous offrir un film, un tableau, un roman, oblitérer le quotidien, suggérer une autre vie.
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brigittelascombebrigittelascombe   20 janvier 2013
L'esprit du vêtement c'est toujours de l'ordre du détail,mais un détail qui vous rend complet,si j'ose dire.
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Videos de Jean-Pierre Marielle (2) Voir plusAjouter une vidéo
Vidéo de Jean-Pierre Marielle
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