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Galia Ackerman (Traducteur)Pierre Lorrain (Traducteur)
EAN : 9782020375184
432 pages
Éditeur : Seuil (09/06/2004)

Note moyenne : 3.64/5 (sur 29 notes)
Résumé :
Victoria, secrétaire d'une société privée, est retrouvée étranglée dans un bois. Quelques semaines plus tard, l'enquête n'a pas avancé. Le colonel Gordeïev, directeur de la brigade criminelle de Moscou, révèle à l'inspecteur Anastasia Kamenskaïa qu'un des membres de son équipe, mais il ignore lequel, a été acheté par la mafia. Il confie l'enquête à la jeune femme qui ... >Voir plus
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Critiques, Analyses et Avis (6) Voir plus Ajouter une critique
ELBM
  07 juillet 2016
L'histoire se déroule à Moscou. Une jeune femme a été retrouvée assassinée, et il s'avère qu'elle avait un comportement assez étrange. Contre toute attente, l'enquête est confiée à Anastasia Kamenskaïa, maïor à la Petrovka. Mais, cette dernière, est plus une analyste qu'une enquêtrice de terrain. On apprend assez rapidement que l'enquête lui a été confiée, car son service a été infiltré, et elle est la seule en qui son supérieur à encore confiance. Avec cette affaire, elle va "nager en eaux troubles " et devoir se frotter à la Mafia. Elle va devoir se méfier de tout le monde, y compris de ses plus proches collègues.
J'ai aimé ce roman, car en premier lieu, le personnage principal est une femme, et il est assez rare dans mes lectures policières (hormis chez Agatha Christie), que ce soit le cas. Ensuite, on s'attache assez facilement à Anastasia Kamenskaïa, car elle est comme tout le monde, ou presque, ce n'est pas la super-enquêtrice à laquelle on pourrait s'attendre : elle est lente, elle est assez paresseuse, et elle a des problèmes de santé. Mais, elle fait fi de tout cela, et au final, c'est quelqu'un d'assez tenace. Ses différents défauts et qualités, en font un personnage assez charmant et attachant. Les autres protagonistes, au fil du roman, apparaissent beaucoup plus complexes, que ce qu'ils ne montrent au premier abord. On comprend alors plus facilement le comportement et/ou les agissements de certains.
L'histoire est bien ficelée, on est tenu en haleine jusqu'à la fin. le roman s'attache à la psychologie des personnages et à l'analyse des différentes situations, liées à cette enquête, plus qu'au côté sanglant ou morbide des meurtres. Et, c'est que j'apprécie et retrouve, en général, dans les romans policiers que je choisis de lire. Cette lecture permet aussi de se rendre compte (un peu) de ce qu'est la Mafia et la corruption en Russie; la manière dont ces maux gangrènent une grande partie du pays, et quasiment tous les secteurs d'activités. Certes, c'est une vision un peu sombre du Moscou des années 1990, mais je la pense assez juste, par rapport à ce que je connais de l'histoire russe contemporaine. Par ailleurs, l'histoire paraît plus que crédible, l'auteur ayant été elle-même une policière.
Lien : https://elbooksmovies.wordpr..
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sandrine57
  06 février 2011
J'ai adoré ce livre. C'est la Russie d'aujourd'hui où la police doit se battre contre les nouveaux mafieux mais aussi les anciens du KGB tout en cherchant de nouvelles méthodes de travail, enfin libérée du joug du Parti.
L'héroïne se dit elle-même peureuse, paresseuse et de santé fragile mais elle a un très bon esprit d'analyse et pour une première enquête sur le terrain, elle finit par s'en sortir plus que bien. Bref, je lirai volontiers la suite de ses aventures.
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Villebard
  07 février 2015

Très divertissant de se promener dans le post-soviétisme.
Comme toujours le polar propose de belles analyses sociologiques.
Tous les livres de Marinina sont du m^me tonneau... de vodka.
A consommer sans modération.
Na zdarovié.
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meknes56
  10 septembre 2019
Un bon polar "russe" écrit de main de maitre par une autrice qui nous tient vraiment en haleine par son écriture..Son héroïne, Anastasia, n'est pas un super héros, mais une femme avec ses faiblesses humaines..Et moi, je l'apprécie beaucoup cette Kamenskaia.
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Lowelei
  17 juin 2019
Une auteur qui nous change de la violence des romans policiers russes contemporains. Intéressant et très bien mené.
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Citations et extraits (18) Voir plus Ajouter une citation
okkaokka   30 août 2019
p.151-2.
- Vous savez, notre travail ressemble à du théâtre. Nous devons sans cesse faire semblant. Ou plutôt, non... Nous devons nous interdire des choses, étouffer nos sentiments. Vous, vous pouvez aimer certains de vos clients et en détester d'autres, parler gentiment avec les uns et céder à leurs désirs et faire le strict minimum avec d'autres, voire les envoyer promener. Et eux peuvent se fâcher contre vous et vous prendre pour un homme mal élevé et difficile, mais le monde ne va pas s'écrouler pour autant et vous ne risquez pas de briser la vie de quiconque. Bref, vous pouvez rester vous-même et vivre en accord avec vos goûts. Mais nous... si nous suivons nos goûts et nos émotions, nous pouvons commettre des erreurs catastrophiques et contribuer à la perte de quelqu'un. Dans les manuels, le criminel est mauvais et la victime digne de compassion. Dans la réalité, certains criminels vous font fondre le cœur et certaines victimes sont tellement désagréables qu'elles ne suscitent aucune pitié et qu'on a du mal à les croire. Parfois même, ce sont des gens dont la vraie place serait en prison. Imaginez un peu ce qui se passerait si on ne croyait que les gens sympas !
- Ce que vous dites est assez évident, fit-il remarquer, mais il ne m'est jamais venu à l'esprit que ça pouvait provoquer une gêne psychologique et que les agents de la milice en souffraient.
Elle eut un geste las de la main.
- Ça ne vient à l'esprit de personne, en effet. Peut-être parce que c'est trop évident. Il m'arrive d'assister à des répétitions théâtrales chez un ami. Il râle tout le temps parce que certains acteurs n'arrivent pas à dissimuler ce qu'ils éprouvent pour les personnages qu'ils représentent. Quand je lui ai conseillé de faire venir un psychologue, il m'a regardée comme si j'étais folle. Il ne comprend pas que l'homme n'est pas un automate qu'on peut brancher et débrancher en fonction des besoins. Certains parviennent facilement à abandonner leur identité pour prendre celle d'un autre. Mais d'autres n'arrivent jamais à oublier leur moi profond. Il en vous est jamais venu à l'idée que lorsqu'un acteur joue bien un rôle, ce n'est pas seulement parce qu'il s'incarne dans un personnage, mais aussi parce qu'il est capable de déformer sa propre personnalité ?
- Non, ça ne m'a pas traversé l'esprit...
- Et pourtant, c'est bien de ça qu'il s'agit. Et n'importe quelle déformation, même volontaire et sanctionnée par le succès, constitue un traumatisme qu'il faut surmonter. Évidemment, personne n'aide l'artiste pour ça. Et personne ne nous aide non plus. Quand on pense à tout ce qu'on dit sur l'indifférence et l'inhumanité de la milice !
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okkaokka   30 août 2019
p.72-3.
Kirill, le berger allemand, satisfait de sa promenade, s'approcha de son maître et s'assit gentiment à ses pieds en posant délicatement la tête sur ses genoux.
- Qu'est-ce qu'il est énorme ! dit Anastasia avec respect. Aucun salaire normal ne peut suffire à nourrir une bête pareille.
- Ça, c'est bien vrai, lui confirma Tchernychev en grattant son chien derrière l'oreille. Une nourriture correcte pour un animal comme celui-là coûte un fric fou.
- Comment fais-tu ?
- Eh bien, c'est plutôt pénible.
Il lui montra son vieux jean, sa veste râpée et ses chaussures usées mais soigneusement cirées.
- Tu vois comment je m'habille ? Je ne bois pas, je ne fume pas, je ne vais pas au restaurant, ni même dans les cafétérias, je me contente de sandwiches pour le repas de midi. Régime d'économies générales. Il est vrai qu'Irina, ma femme, gagne deux fois plus que moi. Elle m'habille et me nourrit et moi, j'assure l'entretien de la voiturer et de Kirill, conclut-il en riant.
- Tu as de la chance d'avoir ton Irina. Avec nos salaires de misère, on ne peut pas se permettre d'avoir une voiture, ni même un chien. Et nous finirons dans la misère. Bon, trêve de lamentation. Allons bosser !
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MarinetteBMarinetteB   18 juin 2012
Anastasia ne parvint à s'endormir qu'au petit matin. En plus de ses problèmes de famille, les paroles de son patron n'arrivaient pas à lui sortir de l'esprit. La corruption de la milice par la mafia n'était pas un phénomène nouveau. Tant que ça n'arrivait qu'aux autres, dans d'autres services et dans d'autres villes, il était encore possible de n'y voir qu'une réalité purement statistique. Mais là, le problème glissait sur le plan de la psychologie et de la morale, et impliquait des décisions douloureuses.
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okkaokka   30 août 2019
p.118-9.
- Compris dit le stagiaire d'un ton affligé. Est-ce que je peux passer un coup de fil ? J'ai peur que mes parents soient rentrés de week-end et s'inquiètent de ne pas me voir à la maison. Je suis parti tellement vite lorsque vous m'avez appelé que je ne leur ai même pas laissé un mot.
- Le téléphone est dans la cuisine, dit-elle en lui indiquant l'endroit du menton.
Oleg à peine sorti, Morozov dit lentement et avec un sourire malicieux :
- Voilà bien la jeunesse d'aujourd'hui ! Un grand type qui sera officier dans six mois, et il faut qu'il justifie ses absences auprès de papa-maman, comme un écolier. Enfant gâté !
- Tu n'as pas honte ? S'écria Anastasia. Il serait peut-être bien content de ne pas avoir à rendre des comptes . Mais son père et sa mère en souffriraient, eux. Il n'y a rien à faire : nous restons toujours petits et bêtes aux yeux de nos parents !
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okkaokka   30 août 2019
p.259-60.
- Moi, à sa place... commença Liocha.
- Justement, le coupa-t-elle durement. Toi, tu es Alexeï Tchistiakov avec ton cerveau et ton expérience. Et lui, c'est Vladimir Lartsev avec sa vie, ses problèmes et ses valeurs, son caractère et son expérience. Chacun est différent et agit de manière différente.
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